Guillaume Coustou

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Guillaume Coustou
Guillaume Coustou.jpg

Guillaume Coustou par Jean-François Delyen. Versailles

Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 68 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Lieu de travail
Père
François Coustou (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Claudine Coysevox (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Nicolas Coustou
Éléonore Coustou (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Distinctions
Deuxième prix de Rome en sculpture (d) ()
Premier prix de Rome en sculpture ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres réputées

Guillaume Coustou (né à Lyon, le , et mort à Paris, le ), est un sculpteur français. C'est le frère de Nicolas Coustou et le père de Guillaume Coustou (fils), tous deux aussi sculpteurs de renom.

Biographie[modifier | modifier le code]

Médaillon de bronze à l'effigie de Guillaume Coustou, par Étienne Pagny, au musée des beaux-arts de Lyon.

Guillaume Coustou suit le même cursus que son frère aîné Nicolas ; accueilli à Paris par ce dernier, il suit un enseignement artistique et obtient le prix Colbert, ce qui lui permet de parfaire sa formation à l'Académie de France à Rome. Cependant, il est rétif à la discipline et quitte la Villa Médicis peu après pour mener une vie de bohême à Rome. Lors de ce séjour, le sculpteur rencontre en effet quelques difficultés financières. Il cherche alors à gagner sa vie, et très découragé, il envisage même de partir à Constantinople afin de chercher fortune. C’est son ami sculpteur René Frémin qui l’en dissuade et lui présente Pierre II Legros, dit Le jeune. Ce dernier le prend alors sous son aile, sous sa tutelle et le fait travailler[1].

En 1704, de retour à Paris, il est admis à l'académie royale de peinture et de sculpture, et, comme son frère en deviendra par la suite directeur. Il travaille alors pour les commandes officielles des grands travaux de Louis XIV et il commence à partager celles confiées à son frère aîné.

Chronologie de sa carrière à l’Académie[modifier | modifier le code]

Lors de son retour en France, il est agréé à l’Académie royale de peinture et de sculpture. Le il est reçu comme académicien grâce à la présentation d’une statuette en marbre représentant La Mort d’Hercule ou Hercule sur le bûcher, aujourd’hui conservée au Louvre. Il est nommé adjoint à professeur le , professeur le , adjoint à recteur le , recteur le et enfin directeur le au .

Les commandes officielles[modifier | modifier le code]

À partir de 1707, il collabore à la décoration de la chapelle du Château de Versailles et il réalise de nombreuses sculptures pour le parc de Marly en collaboration avec son frère Nicolas Coustou. Il travaille ensuite à Trianon. Le nom des deux frères devient célèbre par les travaux qu’ils réalisent pour le parc de Marly, situé dans le département des Yvelines. Ils exécutent par exemple le duo de statue Apollon et Daphné, qui se situait sur un îlot dans le bassin des Carpes à Marly.

En 1745, un an avant sa mort, Guillaume Coustou vit l’un de ses plus grands succès quand son œuvre, Les chevaux de Marly sont mis en place à côté de l’abreuvoir de Marly. Ces impressionnantes statues en marbre de Carrare peuvent être admirées au musée du Louvre. Des moulages de ces statues originales ornent aujourd’hui l’entrée des Champs-Élysées à Paris, Place de la Concorde, un emplacement qui leur avait été décerné sous la Révolution.

Avec son frère Nicolas Coustou, Guillaume se distingue également par la réalisation de l’Allégorie du Rhône, le pendant de l’Allégorie de la Saône exécutée en 1720 par son frère aîné, toutes deux situées au pied de la statue équestre de Louis XIV sur la Place Bellecour de Lyon. Ces deux statues ont été épargnées à la Révolution car elles ont été déplacées au sein de l’hôtel de ville. Elles y restent jusqu’en 1953 et sont ensuite replacées de part et d’autre du socle de la statue équestre.

Œuvres attribuées à Guillaume Coustou[modifier | modifier le code]

Allégorie du Rhône par Guillaume Coustou, (1720), bronze, Lyon.
  • Lyon, place Bellecour :
  • Paris, musée du Louvre :
    • La statue de Marie Leszczynska en Junon, 1731, musée du Louvre[2] ;
    • La mort d’Hercule, marbre, 1704, morceau de réception (25 octobre 1704)
    • Buste de Nicolas Coustou, plâtre, 59 cm. Le département des sculptures du Louvre possède le modèle en terre cuite de ce buste qui fût donné au musée des Monuments français par Guillaume-Nicolas Coustou, petit-fils du sculpteur[3] ;
  • Tombeau du cardinal Dubois, vers 1725, Église Saint-Roch, Paris ;
  • Les Chevaux de Marly constituent son œuvre la plus connue. Ce sont deux groupes identiques en marbre réalisés entre 1743 et 1745, originellement destinés au parc du château de Marly. En 1794, ils furent placés place de la Concorde à l'entrée des Champs-Élysées. Des copies les remplacèrent en 1984, tandis que les originaux furent envoyées au musée du Louvre. D'autres copies sont également présentes dans le parc de Marly ;
  • L'Océan et la Méditerranée, groupe en bronze, parc de Marly ;
  • Diane à la biche, marbre, jardin des Tuileries ;
  • Buste de Samuel Bernard, vers 1727, New-York, Metropolitain Museum of Art ;

Hommages[modifier | modifier le code]

En 1864, la rue Coustou dans le 18e arrondissement de Paris prend son nom en hommage.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Paul Alaux, Académie de France à Rome. Ses directeurs, ses pensionnaires, Paris, Éditions Duchartre, 1933. Chapitre VII "Les Coustou" p. 42
  2. « Marie Leszczynska en Junon », notice du musée du Louvre.
  3. « Nicolas Coustou », notice du musée du Louvre.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Paul Alaux, Académie de France à Rome. Ses directeurs, ses pensionnaires, Paris, Éditions Duchartre, 1933.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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