Gamekult

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Logo de Gamekult

Adresse gamekult.com
Publicité Oui
Type de site Média vidéoludique
Langue Français
Inscription Gratuite (compte Prémium payant)
Siège social Levallois-Perret
Drapeau de la France France
Propriétaire CUP Interactive (depuis 2014)
CNET Networks (2007 - 2014)
Rédacteur en chef Thomas Cusseau
Créé par Kévin Kuipers
Clément Apap
État actuel En activité
Label Sélection Gamekult.

Gamekult est un site web français spécialisé dans le jeu vidéo fondé par Kévin Kuipers et Clément Apap. Lancé en décembre 2000, le site propose des actualités, des dossiers, des tests de jeux vidéo ou des présentations par vidéo. Le site traite également de l'aspect financier et business du jeu vidéo, via une rubrique dédiée.

Gamekult attribue un label Sélection Gamekult aux jeux les plus estimés selon la rédaction. Une offre premium propose un abonnement mensuel ou annuel permettant différents avantages dont l'accès sans publicité au site.

Le site emploie 23 personnes[1]. Son webmestre est Frédéric Bertrand (SbebiWan), et le rédacteur en chef est Thomas Cusseau (Yukishiro).

Historique[modifier | modifier le code]

Le 29 janvier 2007, le site annonce qu'il rejoint le réseau CNET Networks[2], ce qui permet de rendre ses archives à nouveau gratuites.

Le 21 mars 2008, les deux fondateurs du site annoncent officiellement leur départ[3]. Gaël Fouquet succède à Clément Apap au poste de rédacteur en chef, et Frédéric Bertrand hérite du poste de webmaster, jusque-là confié à Kevin Kuipers.

Le 3 février 2014, la rédaction du site annonce un changement de propriétaire et dévoile son appartenance depuis la fin décembre 2013 à CUP Interactive, un éditeur fondé par d'anciens responsables du groupe CNET en France. Ce même jour il est annoncé que Gaël Fouquet (Poischich), quitte ses fonctions de rédacteur en chef, il est remplacé par Thomas Cusseau (Yukishiro) à ce poste[4].

La notation[modifier | modifier le code]

Gamekult utilise un barème sur 10, dont chaque note désigne la qualité du jeu par un terme, comme suit :

  • 1/10 : Honteux :

"Rares sont les titres à obtenir l'appréciation la plus basse de notre notation. Ils existent cependant et incarnent la lie du monde vidéoludique. Inutile de dire qu'ils doivent être évités à tout prix, même en collection budget à deux euros, sauf si vous voulez faire une mauvaise blague à quelqu'un. On en rigole généralement, mais il s'agit d'un titre tout simplement honteux qui n'aurait jamais du voir le jour."

  • 2/10 : Navet.

"Une belle bouse qui fleurit généralement au moment de Noël, mais les autres mois de l'année ne sont pas épargnés. Le titre n'est pas honteux, mais il n'en est pas loin. De graves lacunes à de multiples niveaux, autant dire qu'il faut s'en détourner."

  • 3/10 : Mauvais.

"Pas une infâme bouse, tout simplement un mauvais jeu. Les quelques efforts sont visibles mais loin d'être suffisants pour justifier un achat, tant le plaisir de jeu est aux abonnés absents."

  • 4/10 : Faible.

"Les idées sont là, malheureusement trop mal exploitées. Un titre qu'on préférera éviter, même si on peut prendre un peu de plaisir à y jouer. Trop faible dans de nombreux compartiments de jeu pour pouvoir prétendre à la moyenne."

  • 5/10 : Moyen.

"Un jeu qui obtient 5/10 est un titre moyen qui ne laissera pas de souvenirs impérissables mais qui pourra cependant satisfaire les mordus du genre, en manque de titres de la catégorie."

  • 6/10 : Honnête.

"Un titre qui obtient 6/10 peut flirter sans honte avec vos économies. Il s'agit de jeux honnêtes qui peuvent figurer dans la ludothèque de tout joueur qui se respecte mais il leur manque ce petit quelque chose pour pouvoir prétendre aux plus hautes marches du podium."

  • 7/10 : Bon.

"On commence à taper haut. Un 7/10 est un jeu séduisant sur de nombreux aspects, qui fera le bonheur ludique de nombreux joueurs. Une valeur sûre pour peu qu'on aime le genre, les autres peuvent se laisser tenter sans être déçus."

  • 8/10 : Très bon.

"Une très bonne note. Un jeu qui peut trôner fièrement sur une étagère, même s'il sera plus souvent dans la console et le PC, tout en occupant une bonne place dans le coeur d'un joueur. Une franche réussite, généralement affublée du logo Sélection Gamekult."

  • 9/10 : Excellent.

"Rares sont les titres à obtenir 9/10 et ils incarnent sans conteste le sommet d'un genre. Le jeu peut avoir quelques défauts mais le plaisir de jeu est si présent que ce serait un crime de passer à côté. Une réussite qui fera date, susceptible de séduire même les réfractaires au genre."

  • 10/10 : À posséder.

"La note ultime de notre grille d'appréciation. Très rares sont les titres à pouvoir prétendre à cette note suprême, à tel point que nous ne l'avons pas encore attribuée. Cela viendra probablement un jour, nous ne désespérons pas. Un 10/10 n'incarne pas forcément le jeu parfait mais plutôt un titre qui marquera l'histoire vidéoludique par un gameplay et un plaisir de jeu quasiment infaillible. Le jeu \'kult\' par excellence"

Une mention "sélection Gamekult" apparaît aussi sur certains titres, mention subjective propre à la rédaction pour donner un coup de cœur à un jeu. Elle peut apparaître dès la note de 6.

Aucun 10/10 n'a encore été attribué sur Gamekult à l'heure actuelle.

L'équipe[modifier | modifier le code]

L'équipe fixe qui compose la rédaction de Gamekult se compose des personnes suivantes :

  • Thomas "Yukishiro" Cusseau : Rédacteur en chef.
  • Nicolas "Puyo" Verlet : Rédacteur en chef adjoint.
  • Gauthier "Gautoz" Andres : Journaliste PC.
  • Matthieu "boulapoire" Hurel : Journaliste console.
  • Hubert "Snaken" Petit : Journaliste reporter d'images.
  • Frédéric "Sbebiwan" Bertrand : Webmaster.
  • Alexandre "Noon" Jacono : Chef de projet.

L'éditorial[modifier | modifier le code]

Dans un souci de transparence, en réponse aux polémiques qui surgissent parfois dans la presse spécialisée du médium, Gamekult a publié une charte[5] de fonctionnement de la rédaction, en même temps que la refonte du système prémium. Gamekult clame ainsi son indépendance vis-à-vis des éditeurs de jeux vidéo, en spécifiant dans ses conditions d'utilisation son refus d'aller tester les jeux directement chez eux, mais aussi en ne parlant pas aux attachés de presse des notes données aux titres, avant la publication des tests[6].[réf. nécessaire][non neutre]

Marchant sur un modèle économique hybride, entre revenus des abonnements, et revenus de la publicité, il est alors mentionné que les espaces publicitaires du site sont commercialisés par une régie externe, sans que la rédaction ne soit impliquée dans les transactions. De même, les contenus éditoriaux ne sont pas relus par des tiers.

Postulat du Premium[modifier | modifier le code]

À la différence de l'offre Premium lancée en 2013, cette nouvelle instance démarrée le 7 juillet 2015 se base sur un contexte économique différent. "La gratuité absolue du site, par exemple, n'est pas envisageable"[7]. Ainsi, là où l'intégralité du site restait gratuit en 2013, certains contenus sont aujourd'hui intégrés derrière un paywall, rendant alors leur lecture impossible par un internaute sans abonnement.

La démarche a donné lieu à l'apparition de contenus réguliers, entièrement financés par les abonnements. On distingue notamment :

  • Gaijin Dash : Un podcast mensuel dédié à l'actualité du jeu vidéo japonais, avec l'intervention de Puyo, Grégoire Hellot et Kamui.
  • Les comptes de M. Lemaire : Papiers mensuels qui permettent de décrypter l'actualité économique du médium à travers des analyses chiffrées, les performances des différents acteurs de l'industrie du jeu vidéo, ainsi que des déclarations de ses représentants.
  • Virgile mais correct : Rubrique vidéo mensuelle animée par Virgile Rasera, journaliste ayant autrefois officié sur le site d'actualité Jeuxvideo.fr, avant sa fermeture en le 19 mai 2015. La chronique est avant-tout dédiée à une prise de position critique vis-à-vis de l'industrie du jeu vidéo dans son ensemble, allant de la pratique des éditeurs, au milieu de la presse elle-même.
  • After Bit : Rendez-vous mensuel qui étudie le produit vidéoludique par le prisme de sa bande-son, de son style mais aussi de ses références, mettant parfois en évidence le travail d'un compositeur en particulier. En témoigne le numéro consacré[8] à Olivier Derivière, son travail sur le jeu Harold[9]
  • 24 FPS : Étude mensuelle des liens entre cinéma et jeu vidéo, présentée par l'ancien journaliste Gamekult GKPlugInBaby dit "Papa" durant la première saison, mais aujourd'hui remplacé par Meeea. La seconde saison de cette émission, nommée Director's Cut change d'angle, non plus en mettant l’œuvre d'un réalisateur en corrélation avec le jeu vidéo, mais un genre tout entier.
  • In Dev With : Podcast également mensuel, présenté par le journaliste boulapoire, qui s’entretient avec un acteur de l'industrie du jeu vidéo pouvant occuper des postes divers au sein d'une entreprise éditant ou développant des jeux.
  • Quick Load : Podcast mensuel animé par Gautoz présentant le jeu PC par le prisme de la rédaction Gamekult, traitant de sujets multiples, comme l'actualité des MMORPG, de l'esport ou encore de l'aspect technique dans les produits sur PC.
  • Les Cahiers de Gamekult[10] : Format au rythme de parution non régulier, qui traite par le biais de plusieurs articles, différents angles d'un jeu qui fait l'actualité, par sa sortie, ou l'empreinte qu'il a laissé dans l'industrie en tant que série.

Partage et partenariat[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de son offre premium, Gamekult s'est également associé[11] au magazine papier JV Sortons le Grand Jeu, œuvrant également dans le secteur du jeu vidéo. Amenant les deux médias à proposer des offres d'abonnement transversales, mais également d'alimenter le contenu premium de Gamekult, avec des versions numériques d'écrits parus dans le magazine papier JV.

Une stratégie similaire a été déployé avec un autre magazine francophone, Games (magazine français), mais sa publication est pour le moment en arrêt à la suite de difficultés financières.

Polémiques[modifier | modifier le code]

En février 2010, le site subit des pressions de Sony France après la publication de son test sur le jeu Heavy Rain. L'attaché de presse de l'éditeur aurait critiqué la notation du jeu. Sony n'aurait pas contacté Gamekult mais aurait critiqué le site auprès des rédactions d'autres sites vidéoludiques[12].

En mars 2015, Julien Chieze, rédacteur en chef du site concurrent Gameblog, déclenche une polémique en affichant une photo réunissant plusieurs rédacteurs de médias vidéoludiques, dont un journaliste de Gamekult, dînant ensemble lors d’un voyage au Japon, l'ensemble payé par Sony. Cela anime un débat sur l’indépendance des rédactions consacrées aux jeux vidéo, notamment remise en question en 2012 à la suite du Doritos Gate[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]