Quiproquo
Un quiproquo est un malentendu où l'on prend un être vivant, un objet ou une situation pour une autre[1]. Erreur aux conséquences potentiellement graves dans la réalité, le quiproquo est aussi un type de péripétie fréquemment utilisé dans la fiction.
Sommaire
Étymologie[modifier | modifier le code]
Le terme est d'origine latine[2], de quid pro quo (latin moderne juridique signifiant « qui pour quoi ») « une chose à la place d'une autre » ; l'expression appartenait au départ au vocabulaire pharmaceutique : un médicament pris ou donné à la place d'un autre.
Emplois du quiproquo au théâtre[modifier | modifier le code]
- Aulularia de Plaute
- La Comédie des erreurs de Shakespeare
- L'Avare de Molière
- Les Deux Canards de Tristan Bernard
- L'École des femmes de Molière
- La Farce de Maître Pathelin, anonyme
- Le Homard et les Plaideurs de René Blain Des Cormiers
- L'Ingénu de Voltaire
- Le Jeu de l'amour et du hasard de Marivaux
- Le Malade imaginaire de Molière
- Le Malentendu d'Albert Camus
- Le Mariage de Figaro de Beaumarchais
- La Puce à l'oreille de Feydeau
- Le Revizor de Nicolas Gogol
- Sganarelle ou le Cocu imaginaire de Molière
Quiproquo tragiques[modifier | modifier le code]
L'accident aérien de Tenerife repose sur la concomitance de deux quiproquos en anglais, d'une part entre le pilote américain du Boeing 747 de la PanAM et les contrôleurs aériens de l'aérodrome de Los Rodeos aux îles Canaries, et d'autre part de l'équipage du Boeing 747 de la KLM qui décolle sans autorisation et la tour de contrôle[3].
Références[modifier | modifier le code]
Voir aussi[modifier | modifier le code]
Bibliographie[modifier | modifier le code]
- Szpirglas Mathias, Genèse et mécanismes du quiproquo : approches théoriques et organisationnelles des nouvelles formes de gestion des risques, Paris, Ecole des Mines Paristech, , 360 p. (lire en ligne) (Analyse et les apports d'une théorie du quiproquo dans la gestion des risques industriels et plus généralement en sciences du management.)