Arica (Chili)

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Arica
ville et commune du Chili
Blason de Arica
Héraldique
Drapeau de Arica
Drapeau
Arica (Chili)
Administration
Pays Drapeau du Chili Chili
Région Région d'Arica et Parinacota
Province Province d'Arica
Maire Waldo Sankán Martínez
Code postal 1000000
Indicatif téléphonique +56
Démographie
Gentilé Ariqueño/a
Population 239 710 hab. (2016)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 18° 28′ 28″ sud, 70° 18′ 01″ ouest
Altitude m
Superficie 479 900 ha = 4 799 km2
Divers
Fondation
Localisation
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Arica
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Arica
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Arica
Liens
Site web www.muniarica.cl

Arica (officiellement San Marcos de Arica) est une ville portuaire et une commune du nord du Chili située dans le désert d'Atacama. C'est la capitale de la province d'Arica, dans la région d'Arica et Parinacota.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Arica se trouve tout au nord du Chili, sur l'océan Pacifique, à l'embouchure de la rivière andine San José, à deux kilomètres au sud de la rivière Lluta (en) et à dix kilomètres au sud de la frontière péruvienne[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom précolombien Ariaka ou Ariki peut provenir, selon les historiens péruviens Carlos Auza-Arce et Rómulo Cúneo-Vidal, des mots aymaras ari (« colline, éminence, rocher, bord ») et aka (« pointe proche ») ou bien iki (« bivouac, halte, couchage »), mais l'auteur canadien Jean-Hervé Daude le rapproche aussi du mot polynésien ariki (« guerrier, chef, roi ») pour souligner les contacts anciens entre les peuples océaniens et amérindiens, selon une thèse auparavant défendue par Thor Heyerdahl[2].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2016, la population d'Arica s'élevait à 239 710 habitants[3]. La superficie de la commune est de 4 799 km2 (densité de 50 hab./km2).

Histoire[modifier | modifier le code]

Située dans la zone d'influence de la civilisation Tiwanaku, Arica avait un forte économie agro-maritime étendant son emprise vers les vallées andines. Son épanouissement culturel se manifeste dans son iconographie textile et céramique, formée de figures géométriques : volutes, cercles concentriques et figures animales (lamas, singes, oiseaux marins, condors, etc.)[4]

Par la suite, la région fut dominée par l'Empire Inca puis conquise par les Espagnols en 1572 et rattachée à leur vice-royauté du Pérou. Arica fut Péruvienne de l'indépendance (1824) jusqu'à 1885.

Un voyageur et naturaliste français, Jean-François Dauxion-Lavaysse, né entre 1770 et 1775, fut le premier directeur du jardin botanique et du Musée national d'histoire naturelle du Chili ; il mourut à Arica le 8 juillet 1829[5],[6]. Un autre lien avec la France est la charpenterie métallique du bâtiment des douanes et de la Cathédrale Saint-Marc (Arica) (en), construite dans les ateliers de Gustave Eiffel et achevée en 1875[7].

En 1880, au cours de la Guerre du Pacifique (1879-1884), eut lieu la prise du Morro de Arica par les forces chiliennes, et la ville fut annexée au Chili à l'issue du conflit. Arica abrite le stade Estadio Carlos Dittborn qui fut l'un des quatre stades où se disputèrent les matchs de la phase finale de la Coupe du monde de football de 1962.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat d'Arica est de type (BWh) selon la classification de Köppen soit un climat désertique doux sans chaleur excessive.

Arica est aussi connue comme étant l'une des villes les plus arides au monde, selon les mesures de pluviométrie : les précipitations moyennes annuelles sont de 0,8 mm[8]. Entre 1903 et 1918, il n'y a pas eu une goutte de pluie durant 173 mois. Elle est surnommée la « ville de l’éternel printemps ».

Arica - latitude : 18° 20' S - longitude : 70° 20' W - altitude  : 58 m
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température moyenne (°C) 22 22,3 21,4 19,5 17,6 16,4 15,6 15,7 16,3 17,5 19,1 20,6 18,7
Précipitations (mm) 0 0,1 0 0 0 0,2 0,1 0,1 0 0 0 0 0,5
Source : (es) « Cartografía interactiva de los climas de Chile » (consulté le )


Économie[modifier | modifier le code]

Près de la ville se trouve la vallée d’Azapa, une oasis où des légumes et olives d’Azapa sont cultivés. Économiquement, c’est un port important, tandis que son climat doux et très sec ainsi que ses plages ont fait d’Arica une destination touristique populaire. C’est également un centre ferroviaire de communications avec la Bolivie. Elle possède un aéroport international (Chacalluta, -code AITA : ARI).

Presse[modifier | modifier le code]

Jumelage[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Hans Niemeyer & Pilar Cereceda, (es) Geografía de Chile — Tome 8 : Hidrografía, Instituto Geográfico Militar, Santiago de Chile 1983.
  2. Charles-Édouard Duflon et Denise Wenger, L'île de Pâques est ailleurs, éd. Frédéric Dawance 2011.
  3. (en) « Countries > Americas > Chile > Chile extended », sur Geohive (consulté le )
  4. Hernán Mondaca-Raiteri, (es) « Une histoire ancienne : 11 500 ans pour Arica et Parinacota », dans Arica et Parinacota Terre millénaire du cœur de l'Amérique, ed. N/A, 2017, (ISBN 978-956-362-846-3), pp. 65-77.
  5. Bernard Gainot et Joan Johnson 729826, « Jean-François Dauxion-Lavaysse (circa 1770– circa 1830). From recognition of the land to social recognition », Annales historiques de la Revolution francaise, vol. 385, no 3,‎ , p. 67–86 (ISSN 0003-4436, lire en ligne Accès libre, consulté le )
  6. « Une chronique de Patrick Puigmal : Plus de 300 militaires napoléoniens luttèrent pour l’indépendance du Chili », sur napoleon.org (consulté le )
  7. [1]
  8. « Où pleut-il le moins dans le monde ? », Météo-France,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]