Bianca Castafiore

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Bianca Castafiore
Personnage de fiction apparaissant dans
Les Aventures de Tintin.

Alias La Castafiore
Le Rossignol milanais
Origine Italienne
Sexe Féminin
Cheveux Blonds
Activité Cantatrice, diva
Caractéristique Dame bien charpentée, élégante, dotée d'une voix puissante, mondialement reconnue
Famille Aucune connue
Entourage Tintin
Archibald Haddock
Irma
Igor Wagner
Ennemi de Aucun

Créé par Hergé
Interprété par Jenny Orléans
Kim Stengel
Voix Jean Nohain
Micheline Dax
Marie Vincent
Véronique Alycia
Albums sept, plus deux dans lesquels on ne la voit pas, mais on l'entend chanter à la radio
Première apparition Le Sceptre d'Ottokar (1939)
Dernière apparition Tintin et l'Alph-Art (1983)
Éditeurs Casterman

Bianca Castafiore, dite la Castafiore, est un personnage récurrent des Aventures de Tintin, imaginé par Hergé.

Présentation[modifier | modifier le code]

Fichier audio
Air des bijoux
L’Air des bijoux, grand succès de la Castafiore (interprété par Nellie Melba en 1910)
Des difficultés à utiliser ces médias ?
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Bianca Castafiore est une cantatrice italienne[h 1] de renommée internationale[1], surnommée le Rossignol milanais par la presse, avec laquelle elle entretient des rapports variables, en fonction du silence sur sa corpulence. La Castafiore est constamment accompagnée dans ses pérégrinations par son pianiste Igor Wagner, ainsi que par sa camériste Irma, avec lesquels elle n'a que des rapports professionnels, quoiqu'elle n'hésite pas à prendre la défense d'Irma lorsque les Dupondt accusent cette dernière de vol[2]. Elle possède de nombreux bijoux dont une émeraude de grand prix, offerte par le maharadjah de Gopal, qui lui sera dérobée, et un collier de perles sans grande valeur, de marque Tristian Bior[3], qu'elle casse dans le parc de Moulinsart.

Volubile, exubérante et bien charpentée, la Castafiore est dotée d'une voix puissante[4]. Son morceau de bravoure — le seul et unique qu'elle interprète durant les sept albums où elle participe aux aventures de Tintin — est l’Air des bijoux, chanté par Marguerite dans l'opéra Faust de Charles Gounod, mais elle obtient aussi un succès triomphal (quinze rappels) à la Scala de Milan dans La gazza ladra, de Gioachino Rossini[5]. Toutefois, son entourage ne semble guère apprécier son art vocal. Tintin, qu'elle a pris en auto-stop, préfère continuer à pied plutôt que de subir plus longtemps sa voix[6]. Le capitaine Haddock a, lui aussi, une aversion pour ce type d'air d'opéra, bien que la cantatrice le poursuive par son chant, en personne ou sur les ondes, et ce à travers toute la planète, jusque dans l'Himalaya. Cependant, la Castafiore éprouve pour lui une certaine affection, malgré sa difficulté à retenir le nom exact du capitaine : « Karpock », « Kodak », « Harrock » (« Harrock'n roll » complète ce dernier), etc. En retour, le capitaine Haddock ne manquera pas de l'appeler « Castafiole », « Catastrophe » et « Castapipe ». Elle appellera également Séraphin Lampion « monsieur Lanterne », « monsieur Lampadaire » et « monsieur Lampiste », lequel écorchera le nom de la cantatrice en « Castagnette ». Nestor, le majordome du château de Moulinsart, deviendra tour à tour « Norbert » et « Prosper ». Le professeur Tournesol se fera quant à lui appeler « professeur Tournedos ».

Dans L'Affaire Tournesol, son aide s'avère décisive pour Tintin et le capitaine Haddock, à qui elle fournit cachette et déguisement. Elle fait même montre d'un sang-froid et d'un sens de l'à-propos remarquables. Ainsi, lorsque le colonel Sponsz s'assied sur la casquette oubliée par le capitaine Haddock, elle invente aussitôt une histoire tout à fait crédible pour expliquer la présence d'un tel couvre-chef dans sa loge.

Elle avait déjà sauvé Tintin dans Le Sceptre d'Ottokar en ne le dénonçant pas aux autorités syldaves et tire involontairement Tintin et Haddock des griffes du marquis di Gorgonzola dans Coke en stock. Tintin et le capitaine Haddock lui doivent donc plusieurs fois la vie.

L'apparente phobie du capitaine Haddock pour l'univers du bel canto conduira à une fameuse vignette[7] parue dans les Bijoux de la Castafiore : le capitaine Haddock y est reprėsenté, endormi et rongé par les soucis liés à l'envahissement du château de Moulinsart, faisant un cauchemar dans lequel il se voit, torse nu et le visage écarlate, assis au premier rang d'un parterre de perroquets en habits de soirée, assistant au déchaînement lyrique, sur la scène, d'une Castafiore à tête et ailes de perroquet.

Après la parution d'un article de presse annonçant qu'elle va épouser le capitaine Haddock, la Castafiore révèle[8] que la presse l'a déjà faussement fiancée, entre autres, au maharadjah de Gopal, au baron Halmaszout, au colonel Sponsz et au marquis di Gorgonzola.

La Castafiore inspire au Professeur Tournesol, sur qui elle a fait une forte impression, le nom de la nouvelle variété de rose immaculée qu'il vient de créer[9].

Une place de la ville d'Amsterdam porte son nom, la Bianca Castafioreplein.

Inspiration[modifier | modifier le code]

La Callas et Renata Tebaldi auraient servi de modèles pour ce personnage[10],[11], bien que leurs carrières fussent postérieures à l'arrivée de la Castafiore dans Le sceptre d'Ottokar, ou encore Emma Calvé qui interpréta l’Air des bijoux en 1882, ou Aino Ackté. Hergé avait également une tante surnommée Ninie, qui, accompagnée au piano, régalait la famille du dessinateur des puissantes modulations de sa voix perçante[12]. En 2007, Bruno Costemalle émit l'hypothèse que le personnage de la Castafiore pût aussi être inspiré de l'inénarrable (et catastrophique) soprano américaine Florence Foster Jenkins ayant la réputation de chanter faux[13], mais Hergé n'a semé aucun indice, dans les albums, qui indiquerait que la Castafiore eût pu chanter faux ou avoir cette réputation.

Clara Clairbert, née à Saint-Gilles (Bruxelles) le et morte à Bruxelles le , est une soprano belge également parfois évoquée comme source d'inspiration d'Hergé[14]. On peut lire ce détail sur l'épitaphe de sa pierre tombale au cimetière de Bruxelles.

La Castafiore est le seul personnage féminin de premier plan de la série Tintin. Elle n'est que très rarement mise en valeur, bien que la signification de son nom (« Blanche Chaste Fleur ») soit tout un programme. Attribuer ce type de rôle à un personnage chaste (et castrateur) a valu à Hergé quelques accusations de misogynie et de machisme. On a également suggéré que Hergé lui-même détestait l'opéra. Cependant, le rejet par Hergé de l'art lyrique semble un peu contradictoire avec la présence dans son équipe, dans les années 1940, d'Edgar P. Jacobs, ancien chanteur lyrique, avec lequel les rapports d'amitié continueront au-delà du Temple du Soleil. Et Hergé devait très bien connaître l'opéra, comme en témoigne la plaisanterie de l'affiche en page 2 du Trésor de Rackham le Rouge annonçant Rino Tossi dans Boris Godounov (un opéra où le rôle principal est tenu par une basse, alors que Tino Rossi était un ténor chanteur d'opérettes).

Le personnage dans la série[modifier | modifier le code]

Bianca Castafiore apparaît ou est citée dans dix albums des Aventures de Tintin, mais ses interventions sont le plus souvent limitées à quelques cases. Si ses premières apparitions sont espacées, elle est un des personnages récurrents des derniers albums de la série. Elle joue notamment le premier rôle dans Les Bijoux de la Castafiore, ce qui en fait d'ailleurs le seul personnage de la série, avec le professeur Tournesol, dont le nom figure dans le titre d'un album[15]. Par ailleurs, la Castafiore figure dans le film Tintin et les Oranges bleues, ainsi que dans les films d'animation Tintin et le Lac aux requins et Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne.

Entrée dans Le Sceptre d'Ottokar[modifier | modifier le code]

Bianca Castafiore fait son apparition le , dans la 43e planche de la version originale du Sceptre d'Ottokar, la huitième aventure de la série, lorsque sa voiture, qui se dirige vers Klow, prend Tintin en auto-stop[16]. Assise à l'arrière du véhicule, au côté de son pianiste Igor Wagner qui n'est pas nommé, elle indique à Tintin qu'elle doit se produire le soir même au Kursaal de Klow, et se met à chanter pour lui l'Air des bijoux, extrait du Faust de Charles Gounod[17]. Effrayé par la voix de la cantatrice, Tintin préfère descendre du véhicule quand celle-ci propose de poursuivre son récital[15].

Cette scène est reprise à l'identique dans la 28e planche de l'édition en couleurs[h 2]. Dans la planche suivante, le héros, qui passe la nuit en prison après son arrestation par la gendarmerie syldave, entend de nouveau le fameux air, retransmis par la radio Klow PTT que son geôlier écoute dans son bureau[h 3]. C'est d'ailleurs à cette occasion que le nom de la cantatrice est cité pour la première fois[15]. La dernière vignette de cette planche montre la Castafiore sur scène, dont la voix stridente semble même surprendre l'un des musiciens, au visage effaré[h 3].

La cantatrice fait une dernière apparition dans la 38e planche : elle se produit dans le grand salon du palais royal, devant Muskar XII et sa cour, quand Tintin, qui veut avertir le roi du complot qui se trame contre lui, entre par effraction. Bouleversée par cette apparition soudaine, la Castafiore s'évanouit[h 3],[15]. Au terme de cet album, où la cantatrice fait une entrée remarquée mais ou elle n'est finalement présente que dans neuf vignettes, rien n'indique qu'elle deviendra par la suite l'un des personnages récurrents de la série[15].

Apparitions furtives[modifier | modifier le code]

La Castafiore tarde à s'installer dans l'univers de Tintin. Les lecteurs la retrouvent dans Les Sept Boules de cristal, la treizième aventure de la série : elle se produit sur la scène du music-hall de Bruxelles où le capitaine Haddock a conduit Tintin pour percer le secret de l'illusionniste Bruno, capable de changer l'eau en vin. Au jeune reporter, qui dit l'avoir rencontrée en Syldavie, Haddock répond : « Je ne sais pas pourquoi, mais chaque fois que je l'entends, je pense à ce cyclone qui s'est un jour abattu sur mon bateau, alors que je naviguais dans la mer des Antilles »[h 4]. Milou, qui goûte aussi peu que son maître les qualités vocales de la Castafiore, interrompt le récital par ses aboiements. Tandis que les héros quittent la salle, la cantatrice reprend sa performance[h 4].

Dans les albums suivants, Bianca Castafiore est citée plusieurs fois sans jouer un rôle majeur. Dans Tintin au pays de l'or noir, Tintin l'entend à la radio quand il se trouve chez son ami le marchand portugais Oliveira da Figueira[h 5]. Dans Objectif Lune, elle est citée par le capitaine Haddock qui trouve un air de ressemblance entre le tableau de commande de la fusée et un piano. Haddock entonne le célèbre Air des bijoux que le professeur Tournesol prend pour une sirène d'alarme[h 6]. Dans Tintin au Tibet, vingtième album de la série, la Castafiore réalise une nouvelle apparition surprise à la radio. Alors qu'ils s'apprêtent à passer leur première nuit de bivouac, Tintin et le capitaine sont réveillés par le transistor de leurs coolies, installés dans une tente voisine, qui retransmet un concert de la cantatrice[h 7].

L'amie de Tintin[modifier | modifier le code]

Le véritable retour de la Castafiore se produit dans L'Affaire Tournesol, la dix-huitième aventure de la série. Bien qu'elle ne soit encore une fois qu'un personnage secondaire, présente sur trois planches seulement, la cantatrice joue un rôle déterminant dans l'intrigue[15]. À la fin de sa prestation sur la scène de l'opéra de Szohôd, elle reçoit dans sa loge Tintin et le capitaine Haddock et les cache précipitamment dans sa penderie quand survient le colonel Sponsz, chef de la police bordure à la recherche des deux héros. Tout acquis au charme de la cantatrice, ce dernier lui révèle qu'il détient le professeur Tournesol à la forteresse de Bakhine. Tintin et le capitaine mettent la main sur l'ordre de libération de leur ami, dissimulé dans une poche de manteau de Sponsz[h 8].

Dans l'album suivant, Coke en stock, elle apporte une nouvelle fois son aide, sans le savoir, à Tintin. Alors que le capitaine et ce dernier sont recueillis à bord du Shéhérazade, elle s'élance vers eux et prononce le nom du propriétaire du yacht, le marquis di Gorgonzola, qui n'est autre que Roberto Rastapopoulos et qui souhaitait pourtant garder l'anonymat[15]. Son intervention, qui s'étale sur une seule planche[h 9], est encore très réduite, mais elle revêt un intérêt particulier sur le plan de la narration[15].

Une place importante dans les derniers albums[modifier | modifier le code]

Tandis que les apparitions de la cantatrice sont de plus en plus fréquentes, Hergé lui offre le premier rôle dans Les Bijoux de la Castafiore[15]. Ce vingt-et-unième épisode des Aventures de Tintin est aussi le plus déroutant[18], une « anti-aventure » dans laquelle les héros sont réduits à l'inaction et contraints de subir la présence de la Castafiore qui « envahit tout l'espace du château par son chant et ses cris, comme par ces médias qu'elle prétend fuir et dont elle ne peut se passer »[19].

Dans une moindre mesure, la Castafiore occupe une nouvelle fois le devant de la scène dans Tintin et les Picaros, le dernier album achevé de la série. C'est du moins son arrestation au San Theodoros, en compagnie de son pianiste Igor Wagner, de sa femme de chambre Irma et des Dupondt chargés de veiller à sa sécurité, qui sert de moteur à l'intrigue[15]. Elle est accusée par le dictateur de ce pays d'Amérique du Sud, le général Tapioca, de prendre part à un complot fomenté par le capitaine Haddock et Tintin pour tenter de le renverser[h 10]. Emprisonnée dans les geôles santhéodoriennes au terme d'un simulacre de procès, comme ses camarades, elle est tout à sa joie d'être libérée par les deux héros, soutenus par leur ami de longue date, le général Alcazar[h 11].

Un autre rôle important attend Bianca Castafiore dans le scénario de Tintin et l'Alph-Art, qu'Hergé ne peut cependant mener à son terme avant sa mort. C'est en effet sur les conseils de la cantatrice que le capitaine Haddock fait l'acquisition d'une sculpture en forme de « H » de l'artiste Ramo Nash. La Castafiore est en fait sous l'emprise du mage Endaddine Akass, à l'origine d'un trafic de faux tableaux et qui a juré de faire disparaître Tintin sur l'île d'Ischia[20].

Analyse[modifier | modifier le code]

Une évolution positive au fil de la série[modifier | modifier le code]

Pour la première apparition de Bianca Castafiore, dans Le Sceptre d'Ottokar, Hergé la présente sous un aspect ridicule. Il affuble cette grande dame, blonde et opulente, d'un costume de bourgeoise allemande de la Renaissance[21],[22]. Le critique Nicolas Rouvière note cependant qu'elle évolue positivement au cours de la série. Dans L'Affaire Tournesol, elle abandonne selon lui « son caractère de dondon casse-tympan »[21]: si elle n'a rien perdu de son extravagance, elle n'est pas moquée pour autant, et joue même un rôle décisif, bien qu'indirect, dans la libération du professeur Tournesol. En cachant Tintin et Haddock dans sa loge juste avant l'entrée du colonel Sponsz, elle démontre à la fois son habileté et sa détermination, feignant la sottise pour aider ses deux amis, ce qui conduit la philosophe Manon Garcia à en faire « une figure de la ruse féminine »[23].

La Castafiore et la place des femmes dans l'univers de Tintin[modifier | modifier le code]

Selon l'universitaire Jean-Marie Apostolidès, la Castafiore n'est « qu'un exemple de ces grosses dames encombrantes que Tintin croise sur sa route et qu'il ne supporte pas, tant elles incarnent à ses yeux une dimension maternelle qu'il cherche à fuir »[24].

Interprétations[modifier | modifier le code]

Caroline Cler est la première interprète de Bianca Castafiore, dans le feuilleton téléphonique de près de 500 épisodes produit entre 1959 et 1963 par Nicole Strauss et Jacques Langeais pour la radiodiffusion-télévision française et proposé à l'écoute sur la station France II-Régional[Note 1],[25].

En 1964, dans le téléfilm L'Affaire Tournesol, septième et dernier volet de la série animée Les Aventures de Tintin, d'après Hergé, produit par la société Belvision et réalisé par Ray Goossens, c'est la comédienne Lita Recio qui lui prête sa voix[26],[27]. Au cinéma, la même année, Jenny Orléans joue le rôle de la cantatrice dans Tintin et les Oranges bleues, mais c'est Micheline Dax qui lui prête sa voix pour le chant[28]. Cette dernière assure également le doublage de la Castafiore dans Tintin et le Lac aux requins en 1972[29]. Dans le film de Steven Spielberg, Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne, sorti en 2011, la cantatrice est interprétée par Kim Stengel, tandis que la voix française est assurée par Véronique Alycia[30].

Dans la série télévisée d'animation Les Aventures de Tintin, réalisée en 1991, Bianca Castafiore est doublée dans les neuf épisodes dans lesquels elle apparaît par la comédienne Marie Vincent[31],[32].

Le personnage apparaît sur scène le , incarnée par la soprano Michèle Lagrange, au Grand-Théâtre de Bordeaux, dans un spectacle de Numa Sadoul intitulé Bianca Castafiore, le récital. Ce spectacle est retransmis en direct à la télévision sur la chaîne Mezzo, ainsi qu'en léger différé sur France 3[33].

Au théâtre, dans une adaptation des Bijoux de la Castafiore mise en scène par la compagnie Am Stram Gram de Genève en 2001, Kathia Marquis joue le rôle de la cantatrice, au milieu d'une vingtaine de comédiens[34]. En 2015, ce même album est adapté en un opéra par l'association belge « Opéra pour Tous » qui en donne huit représentations au château de La Hulpe. Les paroles, tirées du texte d'Hergé, sont mises en musiques sur des airs classiques d'opéras de Charles Gounod, Gioachino Rossini, Giuseppe Verdi ou encore Jacques Offenbach. La mise en scène est assurée par François de Carpentries tandis que la soprano belge Hélène Bernardy prête sa voix au personnage de Bianca Castafiore[35],[36].

Enfin, en 2020, une nouvelle adaptation radiophonique des Bijoux de la Castafiore est enregistrée puis diffusée du 26 au [37] par France Culture, en coproduction avec la Comédie-Française et la société Moulinsart. La Castafiore est alors interprétée par Sylvia Bergé[38].

Mise à l'honneur de Bianca Castafiore[modifier | modifier le code]

L'astéroïde (1683) Castafiore de la ceinture principale découvert le a été nommé en son honneur.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Chaîne de radio dont la fusion avec France I entre octobre et décembre 1963 aboutit à la création de la station France Inter.

Références[modifier | modifier le code]

  • Albums d'Hergé :
  1. Les Bijoux de la Castafiore, planche 49, case 8.
  2. Le sceptre d'Ottokar, planche 28.
  3. a b et c Le sceptre d'Ottokar, planche 29.
  4. a et b Les Sept Boules de cristal, planche 11.
  5. Tintin au pays de l'or noir, planche 42.
  6. Objectif Lune, planche 29, cases 2 et 3.
  7. Tintin au Tibet, planche 16, case 12 et planche 17, cases 1 à 4.
  8. L'Affaire Tournesol, planches 53 à 55.
  9. Coke en stock, planche 40.
  10. Tintin et les Picaros, planches 4 à 6.
  11. Tintin et les Picaros, planche 60.
  • Autres références :
  1. Outre en Syldavie (dans le Sceptre d'Ottokar) et en Bordurie (dans L'Affaire Tournesol), elle se produit aux Indes et en Italie, puis projette une tournée aux États-Unis et en Amérique du Sud (dans Les Bijoux de la Castafiore).
  2. Les Bijoux de la Castafiore, page 46, vignette D3 : « Vous avez eu l'audace d'accuser Irma, mon honnête Irma !… (…) S'attaquer à une faible femme !… Je me plaindrai à la Ligue des Droits de l'Homme !… »
  3. Nom inspiré de Christian Dior.
  4. Dans Les Sept Boules de cristal, la puissance de sa voix fait flotter la cravate de Tintin et décoiffe le capitaine Haddock qui la compare à un « cyclone qui s'est un jour abattu sur [son] bateau » (page 11, cases 1 et 2).
  5. Les Bijoux de la Castafiore, page 57, vignette C3 : « Triomphe sans précédent… Interprétation inoubliable… Artiste grandissime… Ainsi s'extasie toute la presse italienne à propos du récent gala de la Scala de Milan où la célèbre Castafiore (…) s'est produite dans l'opéra de Rossini, La gazza ladra.
  6. Dans Le Sceptre d'Ottokar, page 28.
  7. Dans l'édition française des Bijoux de la Castafiore, cette vignette est en page 14, dans la quatrième rangée.
  8. Album Les Bijoux de la Castafiore, page 28, vignette B1.
  9. Les Bijoux de la Castafiore, pages 20 et 21.
  10. Géo 2000, p. 37.
  11. Langlois 2011, p. 78.
  12. Bianca Castafiore sur le site tintin.com.
  13. Bruno Costemalle, Mais où est passé le crâne de Mozart ?, Panama, 2007.
  14. jlfoucart, « Du vingt-neuvième Cabaret Classique de Jean-François Zygel », sur Le Blog-Note de Jean-Louis Foucart, (consulté le )
  15. a b c d e f g h i et j Jacques Langlois, La Castafiore, sacrée diva, in Les personnages de Tintin dans l'histoire, volume 1, p. 79-80.
  16. « Le Sceptre d'Ottokar, 43e planche parue dans Le Petit Vingtième du  », sur bellier.co (consulté le ).
  17. François Rivière, Bianca Castafiore, in Le rire de Tintin, p. 30.
  18. Eudes Girard, « Les Bijoux de la Castafiore ou les échecs de la communication », Études, t. 413, nos 7-8,‎ , p. 75-86 (lire en ligne).
  19. Peeters 2006, p. 504.
  20. Volker Saux, « L'Alph-Art en questions », dans Tintin : Les arts et les civilisations vus par le héros d'Hergé, Geo, Éditions Moulinsart, , 160 p. (ISBN 978-2-8104-1564-9), p. 129-133.
  21. a et b Nicolas Rouvière, « Trois figures antimusicales de la BD franco-belge : la Castafiore, Gaston Lagaffe et Assurancetourix », Recherches & Travaux, no 78,‎ , p. 195–212 (ISSN 0151-1874, DOI 10.4000/recherchestravaux.463, lire en ligne, consulté le ).
  22. Le rire de Tintin, p. 30.
  23. Manon Garcia, La Castafiore, c'est la puissance féminine que les hommes redoutent, in Tintin et le trésor de la philosophie, p. 86-89.
  24. Apostolidès 2010, p. 233.
  25. « Les Bijoux de la Castafiore », sur madelen.ina.fr, Institut national de l'audiovisuel (consulté le ).
  26. « L'Affaire Tournesol », sur allocine.fr (consulté le ).
  27. « L'Affaire Tournesol », sur rtbf.be (consulté le ).
  28. « Tintin et les Oranges bleues (1964) », sur Internet Movie Database (consulté le ).
  29. « Tintin et le Lac aux requins (1972) », sur Internet Movie Database (consulté le ).
  30. « Fiche du doublage français du film », sur rsdoublage.com (consulté le ).
  31. « Marie Vincent », sur imdb.com, Internet Movie Database (consulté le ).
  32. « Marie Vincent », sur rsdoublage.com (consulté le ).
  33. « « La Castafiore » d'Hergé, sur la scène de l'Opéra de Bordeaux », sur la-croix.com, La Croix, (consulté le ).
  34. Alexandre Demidoff, « «Ciel, mes bijoux!»: la Castafiore fait trembler Am Stram Gram. Tintin enquête », sur letemps.ch, Le Temps, (consulté le ).
  35. « La Castafiore monte sur scène à l’opéra », sur francemusique.fr, France Musique, (consulté le ).
  36. « Tintin adapté à l'opéra avec "Les Bijoux de la Castafiore" », sur francetvinfo.fr, (consulté le ).
  37. « France Culture // Les Aventures de Tintin Les Bijoux de la Castafiore - Communiqué de presse », sur radiofrance.com, Radio France (consulté le ).
  38. « Les Aventures de Tintin : les Bijoux de la Castafiore », sur franceculture.fr, France Culture (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Albums des Aventures de Tintin[modifier | modifier le code]

Autres ouvrages[modifier | modifier le code]

  • « Une galerie de portraits tout à fait ressemblants », Géo, Paris « Hors-série », no 1H « Tintin, grand voyageur du siècle »,‎ , p. 36-39 (ISSN 0220-8245).
  • Ivan A. Alexandre, Tintin à l'Opéra, dossier paru dans le no 457 de la revue Diapason, .
  • Ivan A. Alexandre, Décibels en ce miroir, in hors-série Télérama (« Tintin, l'aventure continue »), .
  • Albert Algoud, La Castafiore : Biographie non autorisée, éditions Chiflet & Cie, Paris, , 141 p., (ISBN 978-2-35164-006-7).
  • Collectif, Les personnages de Tintin dans l'histoire : Les évènements de 1930 à 1944 qui ont inspiré l'œuvre d'Hergé, vol. 1, Le Point, Historia, , 130 p. (ISBN 978-2-7466-3509-8, ISSN 0242-6005).
  • Collectif, Le rire de Tintin : Les secrets du génie comique d'Hergé, L'Express, Beaux Arts Magazine, , 136 p. (ISSN 0014-5270).
  • Michael Farr, Bianca Castafiore : “Ah, je ris”, Paris, France Loisirs, , 44 p. (ISBN 978-2-298-00099-3).
  • (en) Michael Farr, Bianca Castafiore : “The Milanese Nightingale”, Londres, Egmont Books, , 48 p. (ISBN 978-1-4052-3063-6 et 1-4052-3063-0).
  • Claude Le Gallo et Édouard François, « À propos de la Castafiore », Phénix, no 2,‎ , p. 27-28.
  • Mireille Moons, Bianca Castafiore : La diva du vingtième siècle, Bruxelles, Éditions Moulinsart, , 141 p. (ISBN 2-87424-116-4 et 978-2-87424-116-1).
  • Benoît Peeters, Lire Tintin : Les Bijoux ravis, Les Impressions Nouvelles, (ISBN 2-87449-037-7 et 978-2-87449-037-8).
  • Christophe Quillien, « Enfants terribles et dames indignes : Bianca Castafiore », dans Elles, grandes aventurières et femmes fatales de la bande dessinée, Huginn & Muninn, (ISBN 978-2-36480-185-1), p. 206-207.
  • Frédéric Wandelère, La Castafiore chante bien, Éditions La Pionnière, 2019, (ISBN 978-2-902233-03-8).

Articles connexes[modifier | modifier le code]