Château de Moulinsart

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Château de Moulinsart
Moulinsart.jpg
Le château de Moulinsart d'après une photographie modifiée du château de Cheverny.
Univers de fiction
Présent dans lʼœuvre
Créateur
Première apparition
Caractéristiques
Type
Localisation

Le château de Moulinsart est un château situé dans la localité fictive éponyme et imaginé par Hergé pour sa série de bande dessinée Les Aventures de Tintin. Tintin y est l'hôte du capitaine Haddock à la fin de la série.

Inspiration[modifier | modifier le code]

C’est dans l’album Le Secret de La Licorne que le château apparaît pour la première fois.

Tintin découvre d'abord de vastes souterrains où il est retenu prisonnier. Au mois de mai 1942, période pendant laquelle Hergé prépare l'aventure, la presse fait un large écho des fouilles archéologiques dans les cryptes romanes de Nivelles et de l'abbaye Saint-Martin de Tournai. Elles sont peut-être une source d'inspiration des lieux dessinés par Hergé. Justement, ces sites se trouvent dans la région où furent établis les Mérovingiens, dont le Professeur Tournesol cherche un de leurs tombeaux dans le parc de Moulinsart[1],[2].

Gravure d'un canope étrusque publiée vers 1910 dans le Larousse en deux volumes et source d'inspiration pour Hergé[3].

Ces caves servent de dépôt d'antiquités. Pour dessiner les pièces accumulées, Hergé emprunte aux gravures publiées dans l'encyclopédie Larousse en deux volumes[4]. Il en fera de même pour dessiner l'ameublement intérieur du château, mêlant les différentes époques[a].

Tintin découvre ensuite des parties supérieures du château dont l'escalier d'honneur et la pièce à l'étage d'où il téléphone au capitaine Haddock. La cheminée de cette pièce s'inspire de celle de la chambre du roi du château de Cheverny[b], dont Hergé utilisa une brochure touristique[c],[d]. C'est dans cette pièce que Tintin découvre, et l'identité de ses geôliers, les frères Loiseau, antiquaires, et le nom du lieu, Moulinsart. Ce document sert aussi à Hergé pour dessiner l'escalier dans lequel il arrive en sortant de la crypte dans laquelle il fut enfermée, reprenant lors de cette scène le même angle que celui d'une photo du prospectus, reproduisant jusqu'aux sculptures champêtres.

Ce n'est que vers la fin de l'aventure suivante, Le Trésor de Rackham le Rouge, que l'aspect général de l'extérieur est dévoilé. Moulinsart est une réplique du château de Cheverny auquel on aurait retiré les deux imposants pavillons latéraux[5],[e]. Ce, afin de lui donner une allure moins imposante pour le style de vie de ses personnages et pour le format de sa feuille à dessin. Il a également pris d'autres libertés avec ce château, en inventant pour le besoin de l'intrigue une crypte[6].

Hergé n'a jamais clairement expliqué la raison de son choix de modèle. Mais à l'époque de la création du château fictif, la plus grande densité de châteaux ouverts au public était ceux de la vallée de la Loire. Aussi, la symétrie du château de Cheverny correspond parfaitement avec la ligne claire[6].

Dans Coke en stock (page 10), le capitaine Haddock acquiert une peinture d'Alfred Sisley : Le Canal du Loing. À cette époque, en 1956, Hergé a une passion naissante pour la peinture et songe même abandonner la bande dessinée. Il devient propriétaire imaginaire de cette toile, qu'il ne pouvait, ni peindre ni s'offrir, grâce au capitaine Haddock[7].

Le blason qui trône au-dessus de la porte d'entrée représente un poisson (sans doute un églefin, ou haddock), coiffé d'une couronne, manifestement de baron. Ce blason n'apparait dans la série que dans Les Sept Boules de cristal, après que le château soit en possession du capitaine, peut-être est-ce le capitaine qui l'a rajouté pour affirmer son nouveau statut social[2]. Mais dans le film Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne, le blason est visible sur la porte dès que Tintin voit le château pour la première fois.

Le nom de Moulinsart[modifier | modifier le code]

Le nom de Moulinsart a été inventé par Hergé en inversant celui d'un hameau de Braine-l'Alleud, Sart-Moulin, situé au sud de Bruxelles[8]. Le premier élément en est l'appellatif toponymique sart, forme déglutinée d’essart « défrichement », fréquent en Belgique romane ainsi que dans le Nord de la France[9]. Ce hameau, dont le nom signifie donc « la terre défrichée (près) du moulin », est connu de Hergé par les visites qu'il rendait à José De Launoit[10], alors dessinateur au journal Le Vingtième Siècle et habitant de Braine-l'Alleud. L'épouse de ce dernier, Alice Devos, devint ensuite la collaboratrice d'Hergé[11]. Curieusement, dans l'adaptation radiophonique de l'album, diffusée par la RTF dans le cadre de la série des aventures de Tintin du 24 décembre 1959 au 6 février 1960[12], le château de Moulinsart devint pendant quelques semaines celui des Moulinettes.

Le château s'appelle en néerlandais Molensloot (« Fossé du moulin »), en danois Møllenborg Slot (« Château du moulin »), en allemand Mühlenhof (« Domaine du moulin »), en espagnol — premières éditions — Castillo del Molino (« Château du moulin »), en catalan Molins de Dalt ( « Moulins d'en haut »). Il n'est par contre pas question de moulin dans les traductions anglaises, où le château est nommé Marlinspike Hall, marlinspike signifiant « épissoir », allusion à la dynastie de marins dont est issu le capitaine Haddock.

Dans la série[modifier | modifier le code]

  • À la fin de l'épisode Le Secret de La Licorne, le capitaine Haddock et les Dupondt viennent rejoindre Tintin pour lui prêter main-forte. Ils y font connaissance du majordome, Nestor, employé des frères Loiseau.
  • Dans l'aventure Le Trésor de Rackham le Rouge, il apparait que le château de Moulinsart avec ses dépendances a été offert par le roi Louis XIV au chevalier François de Hadoque, lieutenant de marine et ancêtre du capitaine Haddock. L'acte de propriété a été signé à Versailles le 15 juillet 1684[f]. Par la suite, le château de Moulinsart est devenu la propriété des frères Loiseau.
  • Grâce à la vente du brevet de son sous-marin de poche en forme de requin, le professeur Tournesol permettra au capitaine Haddock d'acquérir le château. C'est en faisant pour la première fois le tour du propriétaire que Tintin et le capitaine Haddock découvriront dans les souterrains de celui-ci, le trésor du pirate, Rackham le Rouge.
  • Le majordome Nestor reste au château. Le professeur Tournesol s’y installe également. Cependant, on ne voit Tintin y vivre qu’à partir de L'Affaire Tournesol, préférant jusqu'alors son appartement du 26, rue du Labrador à Bruxelles.
  • Les Bijoux de la Castafiore est le seul album dont l’intrigue se déroule intégralement à Moulinsart, au château, dans son parc et dans le village.

Apparence du château[modifier | modifier le code]

L'intérieur du château de Moulinsart varie d'un album à l'autre Certaines pièces sont similaires dans tous les albums comme la « salle de marine » ou le « grand salon ». Mais l'entrée ou encore les escaliers sont toujours différents. Bien qu'il n'existe aucun plan, ni liste des salles du château, au fil des albums, on peut noter la présence des lieux suivants[2],[6] :

Le vestibule[modifier | modifier le code]

Présent dans la plupart des albums où apparait le château, il est doté d'un grand escalier de marbre. Celui-ci joue un rôle important par le biais de sa marche cassée dans Les Bijoux.

La salle de marine[modifier | modifier le code]

C'est dans cette salle au plafond à caissons et à cheminée que sont exposés les objets rapportés de l'expédition sur l'épave de La Licorne, ainsi que les legs du chevalier François de Hadoque. Ainsi, on y découvre à la fin du Trésor de Rackham le Rouge les pièces suivantes : la figure de proue, les trois parchemins indiquant l'emplacement de l'épave, les trois maquettes du navire, des lampes, une ancre, le portrait du corsaire (réparé depuis qu'il fut troué dans Le Secret de La Licorne), ses mémoires, son chapeau, son pistolet...

Cette même salle accueille le piano sur lequel Igor Wagner répète ses gammes dans Les Bijoux de la Castafiore, ainsi que l'équipe de tournage qui interviewe la cantatrice. Dans ce même album, on remarque que cette salle occupe la partie gauche du château (en le voyant de face).

Le grand salon[modifier | modifier le code]

Abdallah et sa suite y campent dans Coke en stock.

La cuisine[modifier | modifier le code]

Dans Coke en stock, Abdallah y martyrise d'abord Nestor qu'il ligote sur une chaise, puis le professeur Tournesol juché sur des rollers télécommandés qu'il pousse, le transformant en toupie brisant toute la vaisselle.

Les chambres[modifier | modifier le code]

La chambre du capitaine est équipée d'une salle de bain, tout comme celle de Tintin, comme on le découvre dans L'Affaire Tournesol.

Dans Les Bijoux (page 11), la Castafiore est logée dans une autre chambre. Nestor lui fait remarquer que le mobilier qu'elle suppose être du style Henry XV (roi fictif) est en fait du Louis XIII. C'est un portrait du cardinal Mazarin qui semble être accroché. On y trouve également un lit à baldaquin recouvert de broderies persanes datant de 1550.

Le grenier[modifier | modifier le code]

Visible uniquement dans Les Bijoux, le grenier se trouve au-dessus de la chambre qu'occupe la Castafiore, dans les combles. Une lucarne à œil-de-bœuf brisée y laisse entrer un hibou (ou une chouette), qui effrayait alors la cantatrice en marchant sur le sol, qu'elle prend pour un voleur. L'endroit sert de stockage d'objets divers, tel qu'un gramophone.

La crypte[modifier | modifier le code]

Sous le château se tient une vaste crypte, soutenue par des voûtes à croisée d'ogives. Une partie sert d'entrepôt d'antiquités aux frères Loiseau, dans ce qui servait autrefois de chapelle, comme l'atteste la présence d'une statue de Saint-Jean, un des quatre Évangélistes et des Douze Apôtres. Ce saint a pour attribut un aigle, ce qui lui vaut le surnom « d'aigle de Patmos ». Justement, cette statue tient une croix et est accompagnée d'un aigle, correspondant à "la ✝ de l'aigle" de l'énigme des parchemins de La Licorne. Se trouve également à ses pieds le globe contenant le trésor. Par la suite, on n'entend plus parler de cette crypte dans la série.

Les jardins et le parc[modifier | modifier le code]

Devant le château s'étend un jardin à la française, que le capitaine parcourt à la fin du Trésor de Rackham le Rouge en tant que nouveau propriétaire de l'édifice, accompagné de Tintin. La case représentant la scène reprend l'aspect symétrique du jardin et de la demeure. Sa symétrie est toutefois mise à mal par le désordre causé par le rallye automobile organisé par Séraphin Lampion, dont la dernière étape s'y déroule.

Quant au parc, il est vaste, comme le constate Tintin y courant pour fuir les bandits dans Le Secret de La Licorne. Rien n'indique qu'à l'image de celui de Cheverny, il mesure près de 100 hectares. Mais il permet à un campement de Roms de s'y installer sans problème dans Les Bijoux, au bord du ruisseau le franchissant.

Le laboratoire du le professeur Tournesol[modifier | modifier le code]

Au début de sa vie au château, le professeur travaille dans la partie droite du bâtiment. Mais les expériences explosives avec les comprimés de N.14 qu'il y réalisa à la fin L'or noir y causèrent d'importants dégâts, à en juger par les photos qu'il a envoyé à ses amis. Par la suite, son laboratoire sera installé dans une annexe situé dans le parc. C'est là où il réalise ses expériences sur les ultrasons dans L'Affaire Tournesol, mettant au point son appareil destructeur. Au cours de ce même épisode, le laboratoire sera cambriolé par des espions bordures, qui le vidèrent totalement.

On revoit le laboratoire dans Les Bijoux, remeublé, où le professeur invite tous les occupants du château à découvrir sa nouvelle invention. Il s'agit du « Supercolor tryphonar », un téléviseur couleur (à l'époque de l'album, on ne trouvait en Europe que les tubes cathodiques en noir et blanc).

Le village de Moulinsart[modifier | modifier le code]

Un gendarme belge en 1947

Moulinsart est un village imaginaire à proximité duquel se situe le château de Moulinsart.

Même si Hergé gomme progressivement les références trop explicites à la Belgique, des traces permettent d'y situer Moulinsart, non loin de Bruxelles[13]. Par exemple, l'uniforme des gendarmes dans Les Sept Boules de cristal et L'Affaire Tournesol.

Moulinsart semble être un gros bourg, puisqu'on y retrouve des commerces : la boucherie Sanzot ; la laiterie Lactas (L'Affaire Tournesol) ; un marbrier, Isidore Boullu ; un élagueur, Émile Vanneau. Mais aussi une fanfare municipale (« l'Harmonie de Moulinsart »), des services publics — une gendarmerie, une décharge municipale (Les Bijoux de la Castafiore) — et même une gare (Les Sept Boules de cristal). Moulinsart est aussi desservi par un service d'autobus, un arrêt s'appelle Moulinsart église, d'où la direction du château, éloigné de trois kilomètres, est signalée par un panneau indicateur[g].

Renommée[modifier | modifier le code]

Actualité[modifier | modifier le code]

À propos de la visite du colonel Kadhafi en France en décembre 2007, Dominique Dhombres, journaliste du Monde, titra son article du 12 décembre 2007 : Le petit Abdallah campe à Moulinsart, le dirigeant libyen ayant demandé qu'une tente bédouine soit installée sur la pelouse de l'hôtel de Marigny[14]. On peut effectivement y voir un parallèle à l'album Coke en stock, où Abdallah, envoyé en Europe par son père pour le protéger, campe dans une grande tente de Bédouins, à l'intérieur d'une salle du château.

Château de Cheverny[modifier | modifier le code]

Après qu'Hergé a « déplacé » le Château de Cheverny à Moulinsart, le Château de Moulinsart a été « déplacé » à Cheverny. En effet, depuis le 27 juin 2001, le Château de Cheverny accueille une exposition permanente, « Les Secrets de Moulinsart ». Admirateur des Aventures de Tintin, l'actuel propriétaire Charles-Antoine Hurault de Vibraye y a reconstitué différents décors de la série : la crypte dans laquelle fut enfermé Tintin, la chambre de ce dernier (dans laquelle on trouve plusieurs costumes qu'il a porté)… Un hommage rendu au personnage qui a grandement contribué à la renommée de son château. Ce qui fait suite à la codécision prise en 1994 de renforcer les liens unissant Cheverny à Moulinsart, passé entre le propriétaire et la Fondation Hergé, sa demeure étant devenue selon ses mots « une ambassade qui fasse autant l'unanimité autour de Tintin et de son monde »[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Il va même jusqu'à équiper une armure du XVe s d'une épée de Bertrand du Guesclin (qui vécut au XIVe siècle), mêlant ainsi les schémas issus de son dictionnaire représentant deux armures différentes. D'après Philippe Godin, La Malédiction de Rascar Capac 1 : Le mystère des boules de cristal, Casterman, 2014
  2. Photo de cette cheminée sur le site de l'Institut national d'histoire de l'art (Saint-Bris 2011, p. 117)
  3. Cette brochure fut exhumée par Benoît Peeters. Une photo du dépliant, recto et verso, est présentée dans l'article de Gonzague Saint-Bris (Saint-Bris 2011, p. 117).
  4. De même qu'il reprend aussi de la brochure l'ameublement des styles Louis XIII et de Louis XV.
  5. Certains émettent une autre hypothèse qui donne une origine sarthoise au château de Moulinsart qui serait inspiré du domaine de Rivesarthe près de la commune de Malicorne-sur-Sarthe, connue pour ses faïences. La première faïencerie, créée avant la Révolution française, l'aurait été par un certain Jean Loyseau. Ils voient dans ces noms des coïncidences frappantes (Malicorne/Licorne, Rivesarthe/Moulinsart, Loyseau/Loiseau) (Sertillanges 2006).
  6. Le Trésor de Rackham le Rouge, p. 58
  7. Le Temple du Soleil, version parue dans le Journal de Tintin en 1949 (Hergé 1988).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Hergé et al. 2006, p. 76
  2. a b et c Philippe Godin, La Malédiction de Rascar Capac 1 : Le mystère des boules de cristal, Casterman,
  3. Claude Augé (dir.) et Henri Faucher-Gudin (illustrateur), Le Larousse pour tous : Nouveau dictionnaire encyclopédique, vol. 1 : A-K, Paris, Librairie Larousse, 1907-1910, p. 619
  4. Hergé et al. 2006, p. 86
  5. Peeters 1984, p. 116-117
  6. a b c et d « Les personnages de Tintin dans l'histoire : Les événements de 1930 à 1944 qui ont inspiré l'œuvre d'Hergé », Historia, Hors-série,‎
  7. Couvreur 2011, p. 40
  8. Soumois 1987, p. 185
  9. Jean-Jacques Jespers, Le nouveau dictionnaire des noms de lieux en Wallonie et à Bruxelles, Bruxelles, Éditions Racine, , 752 p. (ISBN 978-2873867331), p. 582
  10. « De Sart-Moulin à Moulinsart, il n’y a qu’un pas », La Dernière Heure,‎ (lire en ligne, consulté le 25 mars 2018).
  11. Hergé et al. 2006, p. 94
  12. Site de l’INA.
  13. Couvreur et al. 2011, p. 9
  14. « Sous la tente de Kadhafi », sur Le Point.fr,

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel Couvreur, Archibald Haddock : Les mémoires de Mille Sabords, Bruxelles, Éditions Moulinsart, , 64 p. (ISBN 978-2-87424-256-4)
  • Daniel Couvreur, Clément Kreit, Dominique Maricq et Christine Verneuil (préf. Philippe Geluck), Tintin chez les Belges, Éditions Moulinsart, , 64 p. (ISBN 978-2-87424-238-0)
  • Hergé, Le Temple du Soleil : version originale, Tournai, Casterman, coll. « Bibliothèque de Moulinsart », (ISBN 2-203-01706-6)
  • Hergé, Daniel Couvreur, Frédéric Soumois et Philippe Goddin, Les vrais secrets de la Licorne, Éditions Moulinsart, , 128 p. (ISBN 2-87424-118-0)
  • Hergé, Daniel Couvreur et Frédéric Soumois (préf. Dominique Maricq), À la recherche du trésor de Rackham le Rouge, Éditions Moulinsart / Casterman, , 136 p. (ISBN 978-2-87424-160-4)
  • Benoît Peeters, Le monde d'Hergé, Tournai, Casterman, , 2e éd., 320 p. (ISBN 2-203-23124-6)
  • Gonzague Saint-Bris, « Cheverny, un modèle de château », Historia, Paris « Hors-série » « Les personnages de Tintin dans l'histoire : Les événements de 1930 à 1944 qui ont inspiré l'œuvre d'Hergé »,‎ , p. 112-117
  • Thomas Sertillanges, La vie quotidienne à Moulinsart, Hachette Littérature, coll. « La vie quotidienne », , 206 p. (ISBN 978-2012351813)
  • Frédéric Soumois, Dossier Tintin : Sources, Versions, Thèmes, Structures, Bruxelles, Jacques Antoine, , 316 p. (ISBN 2-87191-009-X)