Un jour d'hiver, dans un aéroport

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Un jour d'hiver, dans un aéroport est un album inachevé de Tintin.

Historique[modifier | modifier le code]

Au début des années 1970, Hergé décide de produire un album dont le concept suit deux principes[1] :

  • le lecteur doit pouvoir ouvrir l'album à n'importe quelle page et poursuivre le récit jusqu'à la dernière, récit qui reprend au début de la première page.
  • Il ne se passe rien dans cet album, chaque fois que le lecteur croit que l'action va démarrer, il s'agit d'une méprise.

Hergé multiplie les pistes pendant plusieurs années. Cependant, la charge de travail est phénoménale. Découragé, Hergé décide de s'atteler à Tintin et l'Alph-Art, en utilisant certaines idées de cette aventure qui était vouée à se dérouler exclusivement dans une aérogare[2].

Projet[modifier | modifier le code]

Yves Rodier avait prévu de terminer cet album aussitôt sa version de L'Alph-Art terminée. Cependant, devant l'accueil[3] réservé à celle-ci par les ayants droit d'Hergé, il a mis un terme à ce projet. Seuls quelques croquis et une page encrée ont survécu.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lire, hors-série No 4, décembre 2006
  • L’Univers d’Hergé, tome 6. Rombaldi

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lire, hors-série No 4, décembre 2006
  2. « Je songe déjà au prochain Tintin. J’ai une idée, ou plutôt, une fois encore, j’ai un lieu, un décor : j’aimerais que tout se passe dans un aéroport, du début à la fin. L’aéroport est un centre riche de possibilités humaines, un point de convergence de diverses nationalités : le monde entier se trouve en réduction, dans un aéroport ! Là, tout peut arriver, des tragédies, des gags, de l’exotisme, de l’aventure... J’ai donc un lieu, il me reste à trouver une histoire » Entretiens avec Hergé, Numa Sadoul Casterman, 1976, p. 230.
  3. « Rodier », Naufrager