Montsenelle

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Montsenelle
Montsenelle
Le village de Lithaire pris du point de vue panoramique du mont Castre.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Coutances
Intercommunalité Communauté de communes Côte Ouest Centre Manche
Maire
Mandat
Thierry Renaud
2020-2026
Code postal 50250
Code commune 50273
Démographie
Population
municipale
1 412 hab. (2019)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 18′ 00″ nord, 1° 29′ 01″ ouest
Altitude Min. 1 m
Max. 123 m
Superficie 43,08 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Créances
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Montsenelle est une commune française située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 1 412 habitants[Note 1]. Elle est créée le par la fusion de quatre communes, sous le régime juridique des communes nouvelles. Les communes de Coigny, Lithaire, Prétot-Sainte-Suzanne et Saint-Jores deviennent des communes déléguées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 2]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 10,9 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,5 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 0,7 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 3] : 11,3 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 4] : 1 013 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 14,1 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,4 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Ste Marie du Mont », sur la commune de Sainte-Marie-du-Mont, mise en service en 1997[7] et qui se trouve à 21 km à vol d'oiseau[8],[Note 5], où la température moyenne annuelle est de 11,4 °C et la hauteur de précipitations de 913,5 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 6], « Cherbourg – Maupertus », sur la commune de Cherbourg-en-Cotentin, mise en service en 1935 et à 39 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 10,4 °C pour la période 1971-2000[11] à 10,7 °C pour 1981-2010[12], puis à 11,1 °C pour 1991-2020[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Montsenelle est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 7],[14],[15],[16]. La commune est en outre hors attraction des villes[17],[18].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom a été choisi pour faire référence au mont Castre et à la rivière Senelle ; ce choix a permis de ne pas faire référence aux anciennes communes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les quatre communes déléguées.

La commune est créée le par un arrêté préfectoral du [19], par la fusion de quatre communes, sous le régime juridique des communes nouvelles instauré par la loi no 2010-1563 du de réforme des collectivités territoriales. Les communes de Coigny, Lithaire, Prétot-Sainte-Suzanne et Saint-Jores deviennent des communes déléguées et Lithaire est le chef-lieu de la commune nouvelle.

Les quatre conseils municipaux avait officialisé leur union le [20]. Ce projet est le deuxième qui aboutit dans la Manche dix jours après le vote des conseils municipaux composant la commune voisine de La Haye.

En 1973, la commune de Prétot avait déjà fusionné avec Sainte-Suzanne-en-Bauptois, qui avait gardé le statut de commune associée jusqu'en 1980, date à laquelle la commune avait pris le nom de Prétot-Sainte-Suzanne.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie de Lithaire.

En attendant les élections municipales de 2020, le conseil municipal élisant le maire est composé des conseillers des quatre anciennes communes.

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
janvier 2016[21] En cours Thierry Renaud[22] SE Maire délégué de Prétot-Sainte-Suzanne, fonctionnaire à la DDTM

Démographie[modifier | modifier le code]

Liste des communes déléguées
Nom Code
Insee
Intercommunalité Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. légale)
Densité
(hab./km2)
Lithaire
(siège)
50273 CC de la Haye-du-Puits 14,21 576 (2019) 41


Coigny 50136 CC de la Haye-du-Puits 4,50 167 (2019) 37
Prétot-Sainte-Suzanne 50415 CC de la Haye-du-Puits 11,64 299 (2019) 26
Saint-Jores 50497 CC de la Haye-du-Puits 12,73 370 (2019) 29

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis sa création.

En 2019, la commune comptait 1 412 habitants[Note 8].

Évolution de la population  [ modifier ]
2014 2015 2016 2017 2019
1 3801 3891 3981 4071 412
(Sources : Insee à partir de 2014[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le mont Castre avec les ruines du château et les vestiges d'un ancien camp romain qui lui a valu son nom de « camp de César ».
  • Château de Sainte-Suzanne du XVIIIe siècle.
  • Château de Coigny, dit le Vieux château (ancienne ferme-école du Cotentin) : douves, restes du corps central, cheminée Renaissance XVIIe au 1er étage, classée Monument historique[24] ; vastes communs XVIIe.
  • Château de Franquetot XVIIe/XVIIIe inscrit aux Monuments historiques[25] : logis rectangulaire, avant-corps central à fronton, deux ailes en retour d'équerre, combles à lucarnes ; plan en fer à cheval : les deux bâtiments en équerre sont des XVIe et XVIIe, les deux de droite datent du milieu XVIIIe, construits dans le style des précédents ; mobilier ; chapelle ornée de boiseries XVIIIe ; vestiges (murs) des écuries XVIIIe ; vaste parc.
  • L'église Saint-Georges de Saint-Jores qui abrite six bas-reliefs classés à titre d'objets aux Monuments historiques[26], ainsi qu'une Vierge à l'Enfant du XIIIe siècle et une statue de saint Georges du XVe également classées.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2019, légale en 2022.
  2. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[3].
  3. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  4. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  5. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  6. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  7. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Normandie », sur normandie.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  7. « Station Météo-France Ste Marie du Mont - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Montsenelle et Sainte-Marie-du-Mont », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Ste Marie du Mont - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Montsenelle et Cherbourg-en-Cotentin », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Cherbourg – Maupertus - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Cherbourg – Maupertus - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Cherbourg – Maupertus - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  18. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. « Recueil des actes administratifs de novembre 2015 », sur le site de la préfecture de la Manche (consulté le ).
  20. Une nouvelle commune est née. Montsenelle réunit quatre communes
  21. « Commune nouvelle : Thierry Renaud maire de Montsenelle », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  22. Réélection 2020 : « Municipales à Montsenelle. Le maire Thierry Renaud conserve son siège », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le )
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  24. « Vieux château », notice no PA00110371, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  25. « Château de Franquetot », notice no PA00110370, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  26. « Œuvres mobilières à Saint-Jores », base Palissy, ministère français de la Culture.

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