Action des chrétiens pour l'abolition de la torture

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Action des chrétiens pour l’abolition de la torture

Cadre
Forme juridique ONG
But Combattre la torture partout dans le monde, sans distinction idéologique, ethnique ou religieuse. Promouvoir l'abolition de la peine de mort. Défendre le droit d’asile.
Fondation
Fondation 16 juin 1974
Identité
Siège 7 rue Georges Lardennois 75019 Paris
Présidente Florence Couprie
Secrétaire général Jean Etienne de Linares
Secrétaire Élisabeth Cuillerier
Trésorier Yves Bétremieux
Affiliation internationale Fédération internationale de l’ACAT (FIACAT)
Membres 7 794 (Rapport financier 2015 pour l'année 2014)
Site web acatfrance.fr

L’Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT) est une association qui œuvre depuis sa création en France en 1974 pour le respect des droits de tout être humain, qu'il soit libre ou prisonnier. Elle milite tout particulièrement contre la torture[1] et les mauvais traitements, pour l'abolition de la peine de mort partout dans le monde[2], et pour la défense du droit d'asile en France[3]. Les fondatrices sont deux femmes, Hélène Engel et Edith du Tertre, qui ont été sensibilisées à la question de la torture à la suite d’une conférence du pasteur italien Tullio Vinay à son retour du Sud-Vietnam en 1974.

Association chrétienne reconnue d'utilité publique, l'ACAT est membre de la Commission nationale consultative des droits de l'homme auprès du premier ministre. Œcuménique[4], elle regroupe protestants, catholiques et orthodoxes.

La Fédération internationale de l'action des chrétiens pour l'abolition de la torture (FIACAT) a statut consultatif auprès des Nations unies, du Conseil de l'Europe et de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples. Elle est membre de la Coordination internationale pour la décennie de la culture de paix et de non-violence.

Pour promouvoir son action auprès du public et lui permettre de faire appel au don en confiance, l’association adhère au Comité de la Charte.

En février 2014, l'ACAT est à l'origine d'un coup de froid des relations entre la France et le Maroc[5]. En cause : une plainte contre Abdellatif Hammouchi, le chef de la DGST marocaine. L'ACAT a en effet profité d'un voyage de Abdellatif Hammouchi à Paris, dans le cadre d'une rencontre du ministre marocain de l'Intérieur Mohamed Hassad avec ses homologues européens, pour demander aux autorités françaises de l'entendre au sujet de faits présumés de tortures envers deux citoyens marocains : Adil Lamtalsi et Naâma Asfari.

En mars 2016, l'ACAT publie un rapport intitulé "L'ordre et la force"[6] à propos de l'usage de la force par la police et la gendarmerie française, qui dresse un état des lieux des violences policières en France entre 2005 et 2015.

En juin 2016, l'ACAT soutient une plainte déposée par une famille de la bande de Gaza contre l'entreprise française Exxelia pour complicité de crimes de guerre et homicide involontaire [7]. Les plaignants, assistés par l’ACAT, sont des membres d'une famille dont trois enfants ont perdu la vie lors d’une frappe israélienne lors de la guerre de Gaza de 2014.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Rapport ACAT 2014 : la torture psychologique se répand dans le monde », sur www.lavie.fr, la Vie,
  2. « ACAT France : Notre organisation »
  3. « Droit d'asile | ACAT France », sur www.acatfrance.fr (consulté le 14 septembre 2016)
  4. « Œcuménisme | ACAT France », sur www.acatfrance.fr (consulté le 14 septembre 2016)
  5. « Torture, fouille, diplomatie... pourquoi la France et le Maroc s'étaient brouillés » (consulté le 14 septembre 2016)
  6. Julia Pascual, « Violences policières : un rapport dénonce un risque d’impunité des forces de l’ordre », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  7. « Crimes de guerre : une famille palestinienne va porter plainte contre une entreprise française » (consulté le 14 septembre 2016)

Liens externes[modifier | modifier le code]