Présidence de Georges Pompidou
Président de la République française
| Type | Président de la République française |
|---|---|
| Résidence officielle | Palais de l'Élysée, Paris |
| Mode de scrutin | Scrutin uninominal majoritaire à deux tours |
|---|---|
| Élection | 1969 |
| Début du mandat | |
| Fin du mandat |
(Décès) |
| Durée | 4 ans, 9 mois et 13 jours |
| Nom | Georges Pompidou |
|---|---|
| Date de naissance | |
| Date de décès | |
| Appartenance politique | Union pour la défense de la République |
| 1re législature |
IVe |
|---|---|
| Membres | 487 députés |
| Groupes politiques |
|---|
| 2de législature |
Ve |
|---|---|
| Membres | 490 députés |
| Groupes politiques |
|---|
| Chaban-Delmas | Messmer I |
| Messmer II | Messmer III |
| Site web | www.elysee.fr |
|---|---|
| Voir aussi | Politique de la France |
La présidence de Georges Pompidou a commencé le lors de la cérémonie de passation des pouvoirs au palais de l'Élysée.
La présidence Georges Pompidou a dirigé quatre gouvernements successifs, placés sous l'autorité des Premiers ministres Jacques Chaban-Delmas puis Pierre Messmer :
- Gouvernement Chaban-Delmas du au ;
- Gouvernement Messmer I du au ;
- Gouvernement Messmer II du au ;
- Gouvernement Messmer III du au .
Contexte
[modifier | modifier le code]Le président du Sénat Alain Poher devient président de la République par intérim, après la démission du général de Gaulle, et présente sa candidature pour l'élection présidentielle à suivre.
Mais il est battu au second de tour des présidentielles le , par l’ancien Premier ministre de De Gaulle, Georges Pompidou, qui devient président de la République avec 58,2% des voix, soit environ 11 millions de voix.
Le parti communiste reste puissant (Jacques Duclos obtient 21,3% des voix) mais le reste de la gauche s’effondre : Gaston Defferre est éliminé dès le premier tour avec ses 5%. Quatre ans plus tôt, Mitterrand mettait De Gaulle en ballotage.
La présidence de Georges Pompidou est aujourd’hui quelque peu oubliée. Cela s’explique par sa brièveté, certes, mais aussi parce qu’elle figure comme une continuation de l’élan fondateur gaulliste.
Investiture
[modifier | modifier le code]La nouvelle société
[modifier | modifier le code]Cependant, en choisissant comme Premier ministre Jacques Chaban-Delmas, le pouvoir s’oriente vers une certaine modernisation. Il ne peut être aveugle aux demandes de changements que portaient mai 68.
Dans son discours du , « Chaban » appelle à la construction d’une « nouvelle société», plus ouverte à la participation des citoyens, au dialogue social, à la liberté d’expression, et servie par un État plus souple.
Il sera remplacé par un autre « baron » du gaullisme plus conservateur, Pierre Mesmer, le .
Une politique d’expansion
[modifier | modifier le code]Le pouvoir, qui bénéficie d'une croissance économique importante (6,6 % en 1973), décide de mener une politique de restructuration et de regroupement d'entreprises pour faire face à la concurrence étrangère. Une politique de construction d'infrastructures est en outre initiée : c'est ainsi qu'est lancée la nouvelle ligne TGV entre Paris et Lyon.
Pour répondre au développement de la voiture, 400 kilomètres d'autoroutes sont mis en chantier. Georges Pompidou veut d'ailleurs adapter Paris à l'automobile : le périphérique est inauguré le . Un grand plan autoroutier pour Paris est établi : il prévoit un maillage serré de la capitale. Les voies sur berge sont construites mais la construction des autres voies sera abandonnée par le président suivant.
En matière de culture, Georges Pompidou est à l'origine du musée qui porte aujourd'hui son nom au centre de Paris à Beaubourg. L'idée est de maintenir le statut de Paris comme capitale mondiale de l'art.
L’entrée du Royaume-Uni dans la CEE
[modifier | modifier le code]Georges Pompidou fait un virage important en politique européenne.
Les partenaires de la France lui demandent l’entrée du Royaume-Uni alors que De Gaulle la refusait.
Le traité de Bruxelles, signé le , acte l’entrée du Danemark, de l’Irlande, du Royaume-Uni et de la Norvège dans la CEE.
Ce premier élargissement européen est approuvé par référendum par le peuple français le .
Seule la Norvège refuse finalement d’adhérer à la CEE.
La fin des Trente Glorieuses
[modifier | modifier le code]La mandature de Pompidou conclut la période des Trente Glorieuses française.
1973 est l'année du premier choc pétrolier. C'est la fin de la « mise à niveau » de l'économie française par rapport à celle des États-Unis.
Le président Pompidou meurt en cours de mandat le de la maladie de Waldenström.
Alain Poher, président du Sénat, conformément à la Constitution, assure l'intérim.
Composition du cabinet
[modifier | modifier le code]| Image | Fonction | Nom | Nomination |
|---|---|---|---|
| Secrétaire général | Michel Jobert Édouard Balladur |
||
| Secrétaire général adjoint | Édouard Balladur Jean-René Bernard |
||
| Directeur de cabinet | Anne-Marie Dupuy | ||
| Chef de l'état-major particulier | Jean Deguil Michel Thénoz |
Article connexe
[modifier | modifier le code]Références
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Sabrina Tricaud, Les années Pompidou, Belin, 2014.
- Serge Berstein et Jean-Pierre Rioux, La France de l’expansion, L’Apogée Pompidou, Points, 1995.
