Menton (Alpes-Maritimes)

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Ne doit pas être confondu avec Menthon-Saint-Bernard.

Menton
Menton (Alpes-Maritimes)
Vue d'une partie de la vieille ville de Menton, depuis le vieux port.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Nice
Canton Menton
(bureau centralisateur)
Intercommunalité La Riviera française
(siège)
Maire
Mandat
Jean-Claude Guibal
2014-2020
Code postal 06500
Code commune 06083
Démographie
Gentilé Mentonnais ou Mentonasques
Population
municipale
28 231 hab. (2015 en diminution de 2,17 % par rapport à 2010)
Densité 1 661 hab./km2
Population
aire urbaine
75 064 hab. (2008)
Géographie
Coordonnées 43° 46′ 33″ nord, 7° 30′ 10″ est
Altitude 16 m
Min. 0 m
Max. 774 m
Superficie 17 km2
Localisation

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Menton (Mentan en mentonasque ; Mentone en italien) est une commune française du département des Alpes-Maritimes située à la frontière franco-italienne, proche de la principauté de Monaco (7 km), et une célèbre station touristique de la Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ancien poste frontière du pont Saint-Ludovic (bord de mer).

Localisation[modifier | modifier le code]

Menton est située à la frontière franco-italienne (la ville frontière du côté italien est Vintimille) et elle est surnommée « Perle de la France » (cette appellation est due au géographe Élisée Reclus dans sa Géographie universelle).

La ville est ouverte sur la mer Méditerranée et possède un campanile.

Vintimille est à 11 km de Menton.

1 078 km séparent, à vol d'oiseau, Menton de la pointe du Corsen en Bretagne dans le Finistère et c'est donc la plus grande distance possible à vol d'oiseau de France. En voiture, c'est 1 845 km pour rejoindre la pointe du Corsen.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Situation de la commune.
Vallées
Reliefs
  • On distingue les reliefs des sommets des Alpes-Maritimes.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Menton
Sainte-Agnès Castillon Castellar
Gorbio Menton Vintimille(Drapeau de l'Italie Italie)
Roquebrune-Cap-Martin Mer Méditerranée Mer Méditerranée

Sismicité[modifier | modifier le code]

La commune se trouve sur une zone de sismicité moyenne[1],[2].

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Menton est à l'embouchure de quatre petits fleuves côtiers :

  • le Gorbio à l'ouest, qui est aussi à la limite avec Roquebrune-Cap-Martin ;
  • le Borrigo[3] ;
  • le Careï[4], qui a une zone d'activités en haut de sa vallée et a son embouchure sous le casino ;
  • le Fossan, qui passe dans la vieille ville, et se jette près du nouvel espace Jean-Cocteau, et à l'ouest du Bastion.

La première amenée d'eau à Menton date de 1779[5].

Menton dispose d'une station d'épuration d'une capacité de 80 000 Équivalent-habitants[6].

Climat[modifier | modifier le code]

Menton dispose d'un climat méditerranéen exceptionnel avec des hivers doux et ensoleillés et des étés chauds et secs. Variant de 8 degrés en janvier à 28 en août, Menton dispose d'un microclimat qui la protège des vents froids venus des Alpes. On dit souvent que Menton dispose d'un climat quasi subtropical avec des températures élevées, un taux d'humidité fort (chaleur étouffante l’été) et des orages assez rares mais violents.

Températures et précipitations moyennes[modifier | modifier le code]

Minimum Maximum Précipitations (mm)
Janvier 8 13 80.3
Février 8 14 70.7
Mars 10 16 66.8
Avril 13 19 72
Mai 17 23 52.3
Juin 20 26 35.8
Juillet 22 28 13.1
Août 22 28 28.3
Septembre 18 25 68.9
Octobre 15 21 106.5
Novembre 12 18 109.6
Décembre 8 14 84.7
Annuel 13,4 19,4 789

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune de Menton est également desservie par autobus, depuis Nice via Monaco.
TER Monaco en gare de Menton.
Vieille ville et Port

Voies routières[modifier | modifier le code]

Ville desservie :

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Lignes SNCF[modifier | modifier le code]

Transports aériens[modifier | modifier le code]

Aéroport et héliport les plus proches :

Ports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La ville dispose d'un plan local d'urbanisme[9] et d'un Plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV) et notamment ceux du Parc national du Mercantour.

Le Schéma de cohérence territoriale (SCOT)[10] de la Communauté d'agglomération de la Riviera Française en cours d’élaboration[11],[12].

Quartiers[modifier | modifier le code]

Centre Historique :

  • La vieille Ville, ses ruelles et façades colorées, et murs, linteaux[13] et enseignes gravés[14], la basilique Saint-Michel, monument incontournable à voir absolument.
  • La rue Longue et ses Ateliers D'art(Source de la liste des quartiers)[15]

En bord de mer de l'ouest à l'est :

  • Madone-Carnoles,
  • Bioves-Casino, avec les jardins Bioves et le casino,
  • Hôtel de Ville,
  • Saint-Paul Garavan, surtout remarquable par les belles propriétés et les jardins somptueux qui les entourent. Les fruits tropicaux y parviennent à maturité grâce à son climat, le plus tempéré de France.

Un peu en retrait :

  • Riviera, du nom d'un grand hôtel[16],
  • Terres Chaudes.

Dans les hauteurs :

  • Vallée de Gorbio, conduisant au village de Gorbio,
  • Haut Borrigo du nom de la petite rivière du Borrigo, canalisée et recouverte,
  • Carei Monti, du nom de Carei une autre petite rivière canalisée et recouverte et de Monti un hameau sur la route de Sospel,
  • Mont-Gros, du nom du sommet proche de même nom,
  • Ciappe - Fossan, avec les hauteurs des Ciappes et la vallée du Fossan.

Espaces verts[modifier | modifier le code]

Serre de la Madone.
Article détaillé : Parcs et jardins de Menton.

Plages[modifier | modifier le code]

Plage des sablettes.
  • Hawaï, première plage de France lorsque l'on arrive de l'Italie. Petite, elle est souvent exposée à la houle, et beaucoup peuvent s'amuser dans ses vagues.
  • Rondelli, première plage de sable, au niveau du supermarché dans le quartier de Garavan.
  • Les Sablettes, qui avant 1969 était une toute petite plage de sable, agrandie artificiellement entre 1968 et 1969. Protégées des houles et des vents d'est par 3 digues, elles rassemblent depuis cette date foule de touristes au pied de ce joyau qu'est le vieux Menton.
  • Marché (ou Bastion), proche des anciennes halles et du nouveau musée Jean-Cocteau.
  • Casino, juste derrière le casino de Menton.
  • Borrigo, cette plage et les deux précédentes ont fait dans les années 1995 l'objet de profonds travaux structurels qui, notamment grâce à la construction d'une digue sous marine de plus de 1 kilomètre, limitant leur érosion par les courants et coups de mer, ont permis leur élargissement à, au moins 30 mètres.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Affiche d'Hugo d'Alesi (1906)

Le nom de la localité est attesté sous la forme Mentonum en 1262[23].

Albert Dauzat et Charles Rostaing hésitent entre un nom de personne latin Mento, -onis, pris absolument, et un thème préceltique men-t- « rocher », suivi du suffixe -onem[24] Par "préceltique", sans doute entendent-ils le ligure, langue mal connue, mais qui a laissé de nombreuses traces dans la toponymie provençale jusqu'aux Alpes et même dans la manière de nommer les habitants mentonasque, avec le suffixe -asque, considéré comme ligure par les spécialistes. L'homonymie avec Menthon (Haute-Savoie, sans forme ancienne) renforce cette hypothèse, les toponymes ligures étant généralement cantonnés à la partie sud-est de la France jusqu'aux Alpes.

Ernest Nègre reprend leur première proposition et explication par le nom propre romain Mento[25].

L'hypothèse *Mons Othonis basée sur le nom de l'empereur Othon ne se justifie pas, car tout d'abord, il n'y a aucune forme ancienne pour évoquer cette possibilité, ensuite, *Mons Othonis, ou plutôt sa forme bas latine, aurait abouti à *Montodon. Elle relève juste d'une tentative d'expliquer des faits linguistiques par des faits historiques.

La ville est appelée, en mentonasque, [meⁿˈtaⁿ], que l'on écrit localement Mentan (occitan: Menton en norme classique ou Mentan en norme mistralienne). Le gentilé (singulier) est ou mentounasc (norme mistralienne, la seule utilisée localement[26]).

En italien, le nom s’écrit Mentone ([menˈtone]), le e final étant prononcé comme un é français au lieu d'être muet. Le gentilé est au pluriel, plus souvent mentonaschi, rarement mentonesi.

Mentona est une forme attestée en russe (de l’italien). Une église orthodoxe et le cimetière russe de Menton témoignent de la présence russe dans la région vers 1900.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Menton.
Le Bastion bâti en 1636-1639

Les fouilles des Balzi Rossi (grottes de Grimaldi), à la frontière italienne, attestent une présence humaine dès le paléolithique supérieur.

La via Julia Augusta, (ancienne voie romaine qui reliait Vintimille à Nice-Cimiez et à Rome), devait traverser Menton[27]. On n'a jamais pu identifier de traces archéologiques dans la ville, même si l'on a pensé qu'elle pouvait suivre la rue Longue.

C’est sur la colline de Pépin, à l’ouest de la ville actuelle, que se groupait sans doute l’agglomération primitive, autour de son château fondé sous l’impulsion du comte de Vintimille[28]. La seigneurie de Puypin (Podium Pinum) échut avec celle de Menton au XIIIe siècle aux Vento, famille génoise qui y construisit un autre château : celui-ci donna naissance à la ville actuelle. La première mention de la ville date du , dans le traité de paix entre Charles d'Anjou et Gênes. Sa position à la limite du comté provençal angevin et de la république de Gênes - qui revendiquait alors Monaco comme sa limite occidentale - en fait une position relativement convoitée.

Acquise en 1346 par Charles Grimaldi de Monaco, Menton resta sous la suzeraineté des princes monégasques (cf. la liste des souverains de Monaco) pendant cinq siècles, jusqu’en 1848, époque où elle se proclama Ville Libre avec sa voisine Roquebrune, en se plaçant sous la protection du roi de Sardaigne. Menton n’a jamais fait partie du comté de Nice historique.

Menton fut annexée à la France durant la Révolution et le Premier Empire et fit alors partie du département des Alpes-Maritimes (qui incluait alors Monaco et Sanremo). Elle faisait partie de l’arrondissement de Sanremo.

La principauté de Monaco fut reconstituée en 1814, mais passa en 1815 sous le protectorat des rois de Sardaigne et les princes durent rendre l’hommage féodal pour Menton à ces rois — de façon anachronique (mais non pour Monaco proprement dit).

Rue piétonne, rue Saint-Michel vue dans le sens est-ouest.

1848 fut l’année des révolutions en Europe, Menton (tout comme Roquebrune) fit sécession de la principauté de Monaco avec sa voisine. Il est vrai que le prince Florestan Ier de Monaco s’obstinait à percevoir une taxe sur l'exportation des citrons, principale ressource de la ville.

Les deux cités se constituèrent alors en Villes libres, demandèrent la protection du Royaume de Sardaigne et furent administrées de fait par la maison de Savoie. Ces deux villes libres devinrent françaises un an après le rattachement du comté de Nice, en 1861.

Au plébiscite organisé cette année-là, Menton se prononça massivement en faveur du rattachement à la France. Consultation qui fut clairement pilotée par les Français et par la Maison Royale italienne (Savoie).

Napoléon III paya un dédommagement d’un montant de 4 millions de francs au prince Charles III de Monaco pour le préjudice territorial causé à la principauté.


Port de Menton, avril 1906 par Eugène Trutat. Document conservé au Muséum de Toulouse

À la suite de l’armistice du 24 juin 1940, les deux tiers du territoire de la commune sont annexés à l’Italie de l’été 1940 jusqu’au (armistice de Cassibile). L'évacuation des habitants français avait été organisée dès le et se fait à partir du 3 juin, d'abord vers Antibes et Cannes, puis à partir du 7 juin vers les Pyrénées-Orientales où les 15700 mentonnais sont répartis entre 83 communes, la mairie s'installant à Prades. Il y restent jusqu'au mois d'octobre avant d'être envoyés pour la plupart dans le Var jusqu'à la fin de la guerre[29].

Les italiens occupent Menton dès le 24 juin et italianisent la ville en Mentone, notamment par le changement des panneaux de signalisation. À partir de septembre 1943, la ville est occupée par les Allemands jusqu’à leur départ le , tout en continuant plusieurs semaines à bombarder les positions adverses. Américains et Canadiens sont rentrés dans Menton dès le 8 septembre[30].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Menton est membre de la Communauté d'agglomération de la Riviera Française, dont le siège est situé sur son territoire.

Hôtel de ville de Menton.
Médaille de la ville de Menton par Gaston Bigard (1953), bronze 67 mm.
Revers de la médaille.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Budget et fiscalité 2016[modifier | modifier le code]

En 2016, le budget de la commune était constitué ainsi[31] :

  • total des produits de fonctionnement : 61 648 000 , soit 2 153  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 62 933 000 , soit 2 198  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 18 318 000 , soit 640  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 14 545 000 , soit 508  par habitant ;
  • endettement : 63 041 000 , soit 2 202  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 19,82 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 17,98 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 25,64 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2015 : médiane en 2015 du revenu disponible, par unité de consommation : 20 400 [32].


Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1953 Pierre Parenthou-Dormoy SFIO
1953 1954 Julien Kubler RPF
1954 1977 Francis Palmero DVD Sénateur des Alpes-Maritimes
1977 1989 Général Emmanuel Aubert RPR Député des Alpes-Maritimes
1989 en cours Jean-Claude Guibal UMP-LR Député des Alpes-Maritimes

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Ville fleurie 

Menton est classée régulièrement 4 fleurs depuis plusieurs années et est également régulièrement lauréate du Grand prix national du fleurissement depuis 1990.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Mentonnais, ou bien Mentonasques, appellation traditionnelle et littéraire telle qu'employée par Guillaume Apollinaire[33].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[34],[Note 1].

En 2015, la commune comptait 28 231 habitants[Note 2], en diminution de 2,17 % par rapport à 2010 (Alpes-Maritimes : +0,34 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1858 1861 1866 1872 1876 1881
3 0603 2893 3364 8374 9045 6996 6447 81911 000
1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931
9 3879 0509 0449 94413 02918 00118 64522 60423 417
1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999
21 70313 86417 10919 90425 04025 14325 08629 14128 812
2006 2011 2015 - - - - - -
27 65528 92628 231------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[35] puis Insee à partir de 2006[36].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignements[37] :

Écoles maternelles et primaires :

Collèges :

  • Collège André-Maurois
  • Collège Guillaume-Vento
  • Collège Villa-Blanche. Institution Notre-Dame-du-Sacré-Cœur-Villa Blanche (établissement privé)

Lycées et institut :

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Fête du citron, Décoration des jardins BIOVES.
Fête du Citron, entrée des jardins BIOVES (2007).
  • La Fête du citron (qui se passe durant les trois derniers week-end de février) où de magnifiques motifs sont réalisés avec des citrons et des oranges ;
  • La Saint-Pierre le premier dimanche de juillet, où une barque est brûlée.

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé :

Sports[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

  • L’agrumiculture[47].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Commerces[modifier | modifier le code]

  • Marchés des Halles, du Carei alimentaire, du Borrigo[50]...
  • Magasins de proximité[51].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Une partie de la vieille ville de Menton vue de l'avenue « Porte de France ».
Le clocher de la basilique Saint-Michel vu du cimetière de la Montée du Souvenir.

Menton est classée ville d'art et d'histoire.

Monuments civils[modifier | modifier le code]

Le palais de l’Europe.

Monuments commémoratifs[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Le site de la basilique Saint-Michel-Archange, place de la Conception, est un joyau de l'art baroque du pays mentonnais. Construite en 1619[62], elle est l'œuvre du génois Lorenzo Lavagna. La façade du parvis ainsi que les 2 clochers ont été repeints en 1975 avec des peintures se rapprochant de celles "d'époque".
  • L'église russe-orthodoxe de Menton, rue Paul Morillot, construite en 1892 par l'architecte danois Hans-Georg Tersling, dans un style russe du XVIIe siècle, nous rappelle que la colonie aristocratique russe était nombreuse au XIXe siècle dans la région. Elle desservait aussi la base marine russe de Villefranche.
  • Monastère de l'Annonciade, corniche André Tardieu XVIe siècle, agrandi XIXe siècle avec chapelle XVIIIe siècle
  • Église du Sacré-Cœur, avenue Edouard VII, construite en 1910 de style roman.
  • Chapelle de la Miséricorde des Pénitents Noirs[63],[64],[65],rue Bréa, ancien couvent des capucins XVIIe siècle.
  • Chapelle de l'Immaculée-Conception ou chapelle des Pénitents blancs, place de la Conception, construite entre 1680 et 1687, de style baroque.
  • Chapelle de la Madone de Carnolès, rue Paul Morillot, reconstruite XIVe siècle XVe siècle
  • Chapelle Saint-Christophe, avenue Pigautier, construite en 1874 de style néo-gothique.
  • Chapelle Saint-Roch XVe siècle, place Saint-Roch. La première procession dite du vœu de Saint-Roch a eu lieu en 1731 pendant une épidémie de variole[66].
  • Chapelle Saint-Vincent, avenue Laurenti.
  • Chapelle Sainte-Jeanne d'Arc, promenade du Val de Carei.
  • Chapelle Notre-Dame de Fatima, avenue des Acacias.
  • Chapelle Sainte-Alexandrine, chemin du Trabuquet XIXe siècle de style byzantin.
  • Chapelle du Musée des Beaux-Arts du Palais Carnolès, avenue Madone.

Garavan[modifier | modifier le code]

  • Chapelle Sainte-Anne, avenue Laurenti XVIIe siècle
  • Chapelle Saint-Jacques[67], porte de France construite en 1687 de style baroque.
  • Chapelle Saint-Laurent, rue Saint-Laurent construite en 1882

Monti[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Honoré, route de Sospel construite en 1822 de style néo-gothique.
  • Chapelle Saint-Roman, allée du Stade d'origine médiévale, reconstruite au XVIIe siècle de style classique.

Autres cultes[modifier | modifier le code]

  • Église anglicane Saint-John, avenue De Gaulle construite en 1868
  • Temple écossais, rue de la République ancien temple construit vers 1880
  • Temple Église réformée, rue de la République, inauguré en 1868
  • Temple protestant baptiste, rue Albert-1er
  • Synagogue, cours du Centenaire
  • Salle du Royaume des Témoins de Jéhovah, 8 Avenue Rivièra.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Musées et galeries d'art[modifier | modifier le code]

La ville dont la devise placée à l'entrée de l'hôtel de ville est Artium Civitas - Cité des Arts - possède plusieurs musées et galeries[69] :

  • Musée Jean-Cocteau - Collection Séverin Wunderman[70] ;
  • Musée du Bastion, aménagé à la demande de Jean Cocteau pour recevoir ses œuvres ;
  • Salle des mariages de l'Hôtel de ville décorée par Jean Cocteau en 1957 ;
  • Musée des Beaux arts, installé au Palais Carnolès[71] depuis 1961, ancienne résidence d'été des princes de Monaco. Depuis 1994, des statues et sculptures d'art contemporain sont exposées dans les jardins.
  • Musée de la préhistoire régionale constitué à partir des résultats de recherches entreprises autour de Menton, en particulier avec un moulage de l'Homme de Menton. Le musée comprend une section arts, traditions populaires et histoire locale ;
  • Galerie d'art contemporain au palais de l'Europe.

Langue régionale[modifier | modifier le code]

Les langues des Alpes-Maritimes avec la zone du mentonasque
  •      vivaro-alpin (mentonasque)
  •      vivaro-alpin ou gavot intermédiaire
  •      vivaro-alpin (alpin)
  •      provençal maritime
  •      niçard
  •      Brigasque (Royasque)
  •      Tendasque (Brigasque-Royasque)
  •      Figoun (ligure colonial)

Les associations locales considèrent généralement le mentounasc (nom du parler local) comme un parler de l’occitan, appelé vivaro-alpin ou, plus communément, gavot. Décrit pour la première fois de façon scientifique par James Bruyn Andrews à la fin du XIXe siècle[72], il fait l'objet d'études plus récentes. Werner Forner[73],[74] bien qu'insistant sur le caractère intermédiaire du mentonnasque, le classifie comme ligurien intémélien alpin. Jean-Philippe Dalbera[75] et Michèle Olivieri[76] soulignent la présence de traits structurels vivaro-alpins.

Il est enseigné comme une variété de l’occitan-langue d’oc, selon les règles en vigueur dans l’Éducation nationale française, c'est-à-dire en respectant ses traits spécifiques et ses usages graphiques locaux.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Le poste de douane du Pont Saint Louis rendu célèbre par le film de Gérard Oury « Le Corniaud ».

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

  • Le feuilleton télévisé de l'été 2001, Méditerranée.
  • Dans l’épisode « Une nouvelle ère » de la série Hero Corp (2008 - 2009) créé par Simon Astier une séquence se déroule dans le jardin du bastion. Ainsi qu'une courte scène dans le restaurant L’embuscade se situant sur la Route des Ciappes de Castellar.
  • En 2014, l'épisode 10 de la saison 1 de la série Gomorra de Stefano Sollima comporte une courte scène où Salvatore Conte et son chauffeur déjeunent au Sablettes Beach de Menton avec vue sur la vieille ville et on les voit circulant sur l'autoroute A8 avec une vue dominant Menton.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Emile Appay : Vue de Menton

Différents personnages publics sont nés, décédés ou ont vécu à Menton :

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Menton

Parti: au 1er d'azur à saint Michel archange le bras dextre levé tenant un glaive, la pointe en bas, la senestre tenant une balance, terrassant le démon armé de sa fourche, le tout d'or; au 2e d'argent au citronnier au naturel fruité d'or posé entre deux monts de sinople, le tout soutenu d'une mer d'azur mouvant de la pointe et au comble du même chargé de trois étoiles d'argent et au franc-canton senestre de gueules chargé de la lettre capitale F d'or[86].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Plan de prévention des risques naturels prévisibles de mouvements de terrain et de séismes
  2. Didacticiel de la règlementation parasismique
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Borrigo (Y6530520) » (consulté le 9 mai 2014)
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Careï (Y6530540) » (consulté le 9 mai 2014)
  5. Fontaine de la place des Logettes, qui se trouvait primitivement placée près de la porte Saint Antoine
  6. Description de la station
  7. Les ports de Menton
  8. En arrière-plan, on aperçoit le port de Menton-Garavan avec la frontière italienne au fond à droite
  9. Plan local d'urbanisme
  10. Schéma de cohérence territoriale
  11. Concertation du SCOT
  12. Conservatoire du littoral, Évolution de l'urbanisation de la Riviera entre Roquebrune Cap-Martin à l’ouest et Menton]
  13. Murs et linteaux gravés
  14. Enseigne de maison de sage femme
  15. le site officiel de la mairie
  16. « Hôtel Winter Palace », notice no PA00080765, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. Jardins Biovès
  18. Le parc du Pian
  19. Jardin Clos du Peyronnet
  20. Jardin Fontana Rosa
  21. Jardin Colombières
  22. Domaine des Colombières, sur le site Monumentum
  23. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 193), , 1869 p. (ISBN 978-2-600-02884-4, lire en ligne)., § 11 118, p. 664
  24. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 (ISBN 2-85023-076-6), p. 450, sous Menthon.
  25. Ernest Nègre, Op. cité.
  26. Comme dans la revue mensuelle, Ou païs mentounasc.
  27. Via Julia entre La Turbie et Vintimille
  28. Le château de Menton fondé vers 1249
  29. Fabricio Cárdenas, 66 petites histoires du Pays Catalan, Perpignan, Ultima Necat, coll. « Les vieux papiers », , 141 p. (ISBN 978-2-36771-006-8, notice BnF no FRBNF43886275)
  30. Conseil général des Alpes-Maritimes, Menton juin 1940 - septembre 1944
  31. Les comptes de la commune
  32. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  33. « Menton », sur le site habitants.fr de David Malescourt (consulté le 3 juillet 2010).
  34. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  35. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  36. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  37. Établissements d'enseignements
  38. Professionnels de santé
  39. Hôpitaux, Centres hospitaliers
  40. Les infrastructures sportives
  41. Culte catholique, paroisse Notre-Dame des Rencontres
  42. Églises évangéliques Baptistes de France
  43. Église réformée
  44. Communauté israélite de Menton
  45. Mosquée
  46. Mosquées, salles de prière et établissements cultuels islamiques des Alpes-Maritimes
  47. Histoire de l’agrumiculture à Menton
  48. Découvrir Menton
  49. Office de tourisme classé Catégorie 1, pour la commune classée « station de tourisme »
  50. Rue piétonne et marchés
  51. Commerces de proximité
  52. Michel Steve, L'Architecture Belle Époque à Menton, Édition demaistre, 1998, p. 34 (ISBN 2-84194-008-X) (notice BnF no FRBNF36992639)
  53. « Ancien hôtel Riviera Palace », notice no PA00080764, base Mérimée, ministère français de la Culture
  54. « Hôtel d'Adhémar de Lantagnac », notice no PA00080763, base Mérimée, ministère français de la Culture
  55. « Hôtel Pretti », notice no PA00080935, base Mérimée, ministère français de la Culture
  56. « immeuble 20 rue de la Marne-Maréchal-Joffre ; 19 rue Loredan-Larchey », notice no PA00080955, base Mérimée, ministère français de la Culture
  57. « maison 15 rue Loredan-Larchey », notice no PA00080937, base Mérimée, ministère français de la Culture
  58. Monument aux morts : Conflits commémorés 1914-1918
  59. Monument aux morts de 14-18
  60. Monument aux morts du Souvenir Français cimetière du Trabuquet carré de la Marne
  61. Monuments commémoratifs en Provence-Alpes-Côte d'Azur : Menton
  62. « Eglise Saint-Michel, chapelle de la Conception et leurs abords », notice no PA00080762, base Mérimée, ministère français de la Culture
  63. Notice no PM06002855, base Palissy, ministère français de la Culture chapelle de la Miséricorde ou des Pénitents Noirs : buffet d'orgue et garde-corps de tribune
  64. Notice no PM06002740, base Palissy, ministère français de la Culture église des Pénitents Noirs : orgue de tribune
  65. Notice no PM06000405, base Palissy, ministère français de la Culture église des Pénitents Noirs : orgue de tribune : partie instrumentale de l'orgue
  66. Histoire de Menton, Louis Caperan-Moreno, Annales de la société d'art et d'histoire du Mentonnais, 5e édition, 1980 p. 58.
  67. « Chapelle Saint-Jacques », notice no PA00080760, base Mérimée, ministère français de la Culture
  68. Au-dessus du parvis Saint-Michel pavé de galets noirs et blancs aux armes des Grimaldi
  69. Ville de Menton : es musées
  70. Musée Cocteau
  71. « Propriété dite Le Palais Carnoles », notice no PA00080767, base Mérimée, ministère français de la Culture
  72. (it)« Il dialetto di Mentone, in quanto egli tramezzi ideologicamente tra il provenzale e il ligure » (le dialecte de Menton, en ce qu'il est intermédiaire idéologique entre le provençal et le ligurien) in Archivio Glottologico Italiano XII, 1890/92, p. 97-106.
  73. (it)« L'Intemelia linguistica », in Intemelion 1, Sanremo, 1995, pp. 67-82.
  74. Ses recherches sont bien résumées dans « Le mentonnais entre toutes les chaises ? », in Lexique Français-Mentonnais (Caserio & al. 2001)
  75. Jean-Philippe Dalbera, Les parlers des Alpes Maritimes : étude comparative, essai de reconstruction [thèse], Toulouse: Université de Toulouse 2, 1984 [éd. 1994, Londres: Association Internationale d’Études Occitanes]
  76. « Les parlers de Menton et de Sospel représentent donc le stade 0 des dialectes occitans, où il n'y a pas de clitique sujet. » Michèle Olivieri, Frontières linguistiques
  77. La fête des citrons à Menton
  78. Guide du Tourisme industriel et technique en Provence-Alpes-Côte d’Azur-Corse, Monuments, Etapes et Curiosités, Paris, Éditions Solar, , 152 p. (ISBN 2-263-01872-7)
    Collection EDF – La France contemporaine. p. 37 Maison Herbin, Confitures
  79. « Domaine des Colombières », notice no PA00080761, base Mérimée, ministère français de la Culture
  80. « jardin du domaine des Colombières », notice no IA06001325, base Mérimée, ministère français de la Culture
  81. « Jardin des Romanciers ou Fontana Rosa », notice no PA00080766, base Mérimée, ministère français de la Culture
  82. « jardin des Romanciers ou Fontana Rosa », notice no IA06001323, base Mérimée, ministère français de la Culture
  83. « Villa Tempe a Pailla », notice no PA00080938, base Mérimée, ministère français de la Culture
  84. La-Croix.com, « Menton, le havre secret de Katherine Mansfield. », sur La Croix, (consulté le 17 août 2018)
  85. (en) « Katherine Mansfield Menton Fellowship », The Arts Foundation,‎ (lire en ligne)
  86. Mentonnais : Menton, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau