Exécutions en France

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Article énumérant les dernières personnes condamnées à mort et exécutées en France métropolitaine et en outre-mer (y compris l'Algérie). Cette liste est non exhaustive.

Derniers hommes exécutés au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Criminels(les) Présidence Exécuteur Année Lieu Crime(s) et victime(s)
Hamida Djandoubi Valéry Giscard d'Estaing Marcel Chevalier Marseille (Prison des Baumettes) Le 3 juillet 1974, commet un meurtre précédé et accompagné de tortures sur son ancienne maîtresse Élisabeth Bousquet, âgée de vingt et un ans, qu'il tenta de prostituer
Jérôme Carrein Valéry Giscard d'Estaing Marcel Chevalier 1977 Douai Le 27 octobre 1975, tente de violer puis étrangle et noie une fillette de huit ans. Sa première condamnation est cassée, puis il est à nouveau condamné à mort.
Christian Ranucci Valéry Giscard d'Estaing André Obrecht Marseille (Prison des Baumettes) Le 3 juin 1974, enlève à Marseille Marie-Dolorès Rambla, huit ans, avant de la lapider puis de la poignarder dans un bois près de Peypin à la suite d'un accident de voiture. Trois requêtes en révision rejetées.
Ali Ben Yanes Georges Pompidou André Obrecht Marseille (Prison des Baumettes) Le 28 septembre 1971, à Gattières, entre par effraction chez la famille Marra avec son frère Hocine. Après avoir blessé grièvement à coups de couteau la mère Cortena, enceinte, il tue Danièle Marra, une fillette de sept ans, qui avait assisté à la scène.
Claude Buffet Georges Pompidou André Obrecht Paris (Prison de la Santé) Incarcéré pour meurtre, il prend en otage, le 21 septembre 1971, le gardien Guy Girardot, l'infirmière Nicole Comte et un détenu-infirmier à la prison de Clairvaux. Après avoir relâché le détenu, il égorge les deux premiers lorsque la police prend l'assaut. Ne s'est pas pourvu en cassation.
Roger Bontems Georges Pompidou André Obrecht 1972 Paris (Prison de la Santé) Incarcéré pour vol à main armé, il prend en otage, le 21 septembre 1971, le gardien Guy Girardot, l'infirmière Nicole Comte et un détenu-infirmier à la prison de Clairvaux. Son complice égorge les deux premiers, il n'a donc tué personne, mais n'en est pas moins condamné à mort pour prise d'otage et complicité d'assassinats.
Jean-Laurent Olivier Charles de Gaulle André Obrecht Amiens Meurtre de deux enfants et viol de l'un d'entre eux, condamné à Laon.
Günther Volz Charles de Gaulle André Obrecht Metz Viol et meurtre d'une fillette de 12 ans
Saïb Hachani Charles de Gaulle André Obrecht Lyon (Prison Montluc) Assassina trois coreligionnaires en leur tendant un guet-apens
Landry-Lambert Gau Charles de Gaulle André Obrecht Fort-de-France (Martinique) 28 ans. Le 1er novembre 1963, dans le quartier Dumaine, au François (Martinique), il étrangla Pierre Louisy, 76 ans, et blessa grièvement Valentine et Gilles Daude, qui vivaient au même endroit, pour les voler.
Mazouz Ghaouti Charles de Gaulle André Obrecht Lyon (Prison Montluc) Assassina un poissonnier à Lyon, et agressa plusieurs commerçants dans le Sud de la France en 1961.
Robert Actis Charles de Gaulle André Obrecht 1964 Lyon (Prison Montluc) Le 31 mai 1963, abat un convoyeur de fonds de la société Berliet pour lui voler plus d'un million de francs.
Raymond Anama Charles de Gaulle André Obrecht 1964 Fort-de-France (Martinique) Assassin d'une petite fille de 8 ans, qu'il noya, en novembre 1962 en Martinique.
Stanislas Juhant Charles de Gaulle André Obrecht 1964 Paris (Prison de la Santé) Avec son complice Pawel Simsic (gracié), tue une épicière parisienne
Jean Bastien-Thiry Charles de Gaulle Peloton d'exécution Fort d'Ivry Ingénieur français, lieutenant-colonel de l'armée de l'air, qui organisa en 1962 l'attentat du Petit-Clamart dans le but d'assassiner le général de Gaulle.
Roger Degueldre Charles de Gaulle Peloton d'exécution Fort d'Ivry Ancien lieutenant de la Légion Étrangère, condamné à mort le 28 juin 1962 par la Cour militaire de justice pour trahison et multiples meurtres.
Claude Piegts Charles de Gaulle peloton d'exécution 1962 Fort du Trou-d'Enfer Le 31 mai 1961, assassine le commissaire central d’Alger Roger Gavoury.
Albert Dovecar Charles de Gaulle peloton d'exécution 1962 Fort du Trou-d'Enfer Jugé pour « participation à un complot formé en vue d’un attentat destiné à exciter les citoyens à s’armer les uns contre les autres, de meurtre avec guet-apens et de désertion à l’intérieur en temps de paix ».
Pierre Louis Jalbaud Charles de Gaulle ? Marseille Le 27 août 1957, à Marseille, vole et abat un armurier. Le 20 septembre, à Montferrand, braque et blesse un épicier. Le 1er octobre, à Albi, vole et abat un comptable.
Georges Rapin Charles de Gaulle André Obrecht Paris le 4 avril 1958 à Villejuif « Monsieur Bill » tue un pompiste. Le 30 mai 1959, en forêt de Fontainebleau, abat et incinère une prostituée dont il est le proxénète.
René Charles « Raymond » Pons Charles de Gaulle ? 1960 Bordeaux Le 2 mars 1958, au hameau des Coulauds à Montpeyroux, il tue sa mère.
Jean Dupont Charles de Gaulle André Obrecht Paris Le soir de Noël 1956, au lieu dit le Chêne-Simon, il étrangle et brûle sa fille de 6 ans.
René Delville Charles de Gaulle André Obrecht Paris Le 18 février 1956, à Houilles, fracasse la tête et abat une retraitée, abat et vole un médecin retraité.
Jean-Marcel Guyenot Charles de Gaulle ? 1958 Lyon Dans la nuit du 11 au 12 septembre 1956, sur la route entre Divonne-les-Bains et Gex, abat un chauffeur de taxi, blesse gravement le neveu de celui-ci et vole le taxi.
Jean-Claude Vivier Charles de Gaulle André Obrecht 1958 Paris Le 21 décembre 1956, au parc de Saint-Cloud, Abat un couple d'amoureux pour leur voler leur voiture.
Alexandre Nickichine René Coty ? Marseille le 28 juillet 1956, à Vallauris viole, étrangle et jette dans un puits André Maubert 10 ans.
André Paul Lods René Coty ? 1957 Besançon Le 5 février 1956, au lieu-dit « Le Moulin », à Luze, décapite et vole son ancienne patronne.
Jacques Fesch René Coty André Obrecht 1957 Paris Le 18 février 1954, à Paris rue Vivienne, vole un changeur, sur le boulevard des Italiens abat un policier qui le poursuit et blesse un passant.
Kléber Delaire René Coty ? 1957 Amiens Le 7 juin 1955, à Vadencourt-et-Bohéries, assassine et vole une institutrice retraitée, incendie la maison, dépèce le cadavre et le jette dans un canal.
Émile Buisson René Coty André Obrecht Paris Le 14 mars 1949, 28 boulevard Jean-Jaurès à Boulogne-sur-Seine, vole et tire sur un bijoutier. Le 27 juillet 1949, rue Galliéni, attaque deux livreurs à main armée.
Louis Mathiau René Coty André Obrecht 1956 Paris Le 7 septembre 1953, à Gonesse, abat et vole un chauffeur de taxi.
Jules Duhameau René Coty ? Douai Le 29 avril 1954, à Sailly-sur-la-Lys, poignarde sa fille dont il abusait depuis l'enfance.
Anatole Just Payet René Coty ? Saint-Denis Viole et assassine une fillette de 6 ans.
René Peter Vincent Auriol ? Nancy Le 29 janvier 1952, à Saint-Dié-des-Vosges, ivre, abat et vole un couple de rentiers.
Ameur Messaoud Vincent Auriol ? 1953 Metz Algérien, avait été acquitté d'un meurtre en Algérie. Le 12 novembre 1949, à Réhon, assomme, égorge et vole un couple de gérants d'une épicerie.
Eugenio Cocchi Vincent Auriol ? Metz Le 14 octobre 1950, à Metz, Italien évadé de prison « Migliardini » vole et poignarde à coups de ciseaux une veuve et sa domestique.
Raymond Perat Vincent Auriol ? 1952 Laon De 1944 à 1948, en Picardie, chef de la "Bande d'Albert" de 15 pillards de fermes, 11 vols à main armée, 2 attaques de banque et le 13 janvier 1948 à Vauchelles-lès-Authie, abat un marchand de bestiaux
Michel Courtin Vincent Auriol ? 1952 Amiens le 27 septembre 1950, à Rieux-en-Cambrésis, assassine sa patronne cultivatrice et sa fille. Le 1er janvier 1952 s'évade avec Léon Meurant. Le 2 janvier 1952, ils sont rattrapés.
Jean Trignac Vincent Auriol André Obrecht 1952 Paris 37 ans, voleur et escroc récidiviste. Auteur de huit agressions à la redoute des Hautes-Bruyères, à Villejuif, selon une même technique dans six cas : attirer des commerçants sous prétexte de leur vendre quelque article en gros, puis les menacer pour obtenir leur argent. Le 09 janvier 1946, propose à M.Dutheil, des usines de charcuterie Géo, un lot de porcs, et lui vole 100.000 francs en le menaçant d'un revolver dans la nuque. Fin janvier, sous couvert d'une vente de camionnette, braque MM.Dubrocca et Boucher, garagistes, et vole 95.000 francs. Le 28 février, repropose lot de porcs au mandataire des Halles M.Blanc. Le 13 juin 1946, attaque le garagiste Bret, et vole également son portefeuille, sa montre et sa voiture. Le 24 décembre 1946, attaque le garagiste Giot et vole 300.000 francs. Le 13 mai 1947, attaque à Paris le boulanger Bocarelli, déguisé en policier, pour voler 120.000 francs. Agresse le 23 juillet 1947, le père Pierre de Gibergue, économe des Jésuites, mais face à sa résistance, doit l'assommer à coups de crosse sans pouvoir rien lui voler. Le 04 août 1947, abat de trois balles dans la poitrine à Villejuif le garagiste Guy Lagorce, de Malakoff, attiré dans le piège sous couvert d'une vente de voiture, et lui vole 320.000 francs, son pistolet et sa voiture. Sa maîtresse est condamnée à trois ans de prison avec sursis, son complice à cinq ans de réclusion.
Stanislas Gwisdak Vincent Auriol ? 1952 Melun Polonais, cambrioleur. Le 31 mars 1950, à la prison de Melun, tue un gardien en tentant de s'évader avec un complice.
Nicolas Stephan Vincent Auriol ? 1952 Chalon-sur-Saône Avec Bertrand Mayer, chef d'un groupe de "chauffeurs" gitans. Auteur avec lui de plus de 80 agressions, perpétrées de nuit en ligotant les victimes, en les trempant d'eau froide et en menaçant de leur brûler les pieds. En septembre 1946, à Petitnoir (Jura), tue Mme Mairet et, . le 20 décembre 1946, la veuve Guépy à Bragny. Arrêté avec Mayer en 1949, dénoncé par un passant, après une dispute au cours de laquelle une femme, membre de la bande, menace de tout dire aux gendarmes au sujet du crime de Bragny. 11 accusés : les neuf complices sont condamnés à des peines allant de la perpétuité à deux ans de réclusion. Mayer meurt en prison.
Antoine Véruni Vincent Auriol ? 1952 Marseille 31 ans, chanteur ambulant. Avec Léon Chaudon (voir ci-dessous) et un autre complice, assomme, ligote sur son lit et asphyxie Elysée Brès, 56 ans, tenancier du "Coin Fleuri" à Aix-en-Provence dans la nuit du 05 au 06 février 1948 pour lui voler trois revolvers, quelques bijoux sans valeur, des savons, et quelques billets de banque. Les trois hommes faisaient de la contrebande de cigarettes. Chaudon déjà condamné en 1948 à 15 ans de travaux forcés pour tentative de meurtre sur policier.
Léon Chaudon Vincent Auriol ? 1952 Marseille 44 ans, ouvrier, lutteur forain, repris de justice, déjà condamné en 1948 à 15 ans de travaux forcés pour tentative de meurtre sur policier.
Joseph Jadeau Vincent Auriol André Obrecht Nantes Dans la nuit du 16 au 17 novembre 1947, à Angers, abat une buraliste lors du cambriolage blesse son époux et sa fille. De 1945 à 1948, en Pays de Loire, réalisa plus de 70 cambriolages et vols à main armée.
Jules Grand Armand Fallières Anatole Deibler Nantes Après avoir été condamné par contumace en 1908 pour divers faits (vols, tentatives d'assassinat, assassinat), il viole et assassine en décembre 1909 une bergère, Clémentine Fouché. Quelques jours plus tard, début 1910, il agresse et viole une institutrice de 27 ans. Commet ensuite plusieurs tentatives d'assassinat

Femmes exécutées au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Criminel Présidence exécuteur année lieu crime(s) et victime(s)
Germaine Leloy-Godefroy Vincent Auriol Jules-Henri Desfourneaux 21 avril 1949 Angers Dernière femme guillotinée en France, avait assassiné son mari dans son sommeil, à coup de feuille de boucher.
Geneviève Danelle Vincent Auriol Peloton d'exécution 9 juin 1948 Paris Condamnée à Paris le même jour de son amant Roger Calame: ils travaillaient contre de l'argent pour la Gestapo en infiltrant des groupes résistants à Blois, puis à Paris. [1]
Madeleine Mouton Vincent Auriol Maurice Meyssonnier 1948 Sidi-Bel-Abbès (Algérie française) Épouse de gendarme, guillotinée le 10 avril 1948, pour avoir empoisonné 11 personnes (dont quatre victimes survécurent). Ce fut la seule et unique femme exécutée en Algérie durant la colonisation française.[réf. souhaitée]
Lucienne Fournier (née Thioux) Vincent Auriol Jules-Henri Desfourneaux 11 décembre 1947 Melun Semi-clocharde quadragénaire, elle fit noyer son mari de trente ans son ainé, au soir de leurs noces en le balançant d'un pont sur la Marne, avec la complicité de ses filles et du petit-fils de son époux.
Marie-Louise Giraud (née Lempérière) Philippe Pétain Jules-Henri Desfourneaux 30 juillet 1943 Paris (Prison de la Roquette) Mère de famille, guillotinée pour avoir pratiqué 27 avortements dans la région de Cherbourg.
Czeslawa Bilicki (née Sinska) Philippe Pétain Jules-Henri Desfourneaux 29 juin 1943 Chalon-sur-Saône Meurtre de son époux qu'elle avait découpé avec l'aide de son amant (qui lui ne sera pas condamné à mort).
Germaine Legrand (née Besse) Philippe Pétain Jules-Henri Desfourneaux 8 juin 1943 Saintes Meurtre du fils de son mari alors âgé de 8 ans.
Georgette Monneron (née List) Philippe Pétain Jules-Henri Desfourneaux 6 février 1942 Paris Condamnée à Paris pour infanticide, avec la complicité de son mari Émile (qui sera exécuté le 7 juillet 1942)
Première exécution d'une femme à Paris depuis le 21 janvier 1852 (Louise Pichon)[2]
Elizabeth Ducourneau (née Lamouly) Philippe Pétain Jules-Henri Desfourneaux 8 janvier 1941 Fort du Hâ (Bordeaux) Condamnée en Gironde le 26 avril 1940 pour l'empoisonnement de sa mère (1937) et de son mari (1938).
Première exécution d'une femme en France depuis le 24 janvier 1877 (Georgette Thomas)[3]
Mata Hari (née Marghareta Geertruida Zelle) Raymond Poincaré Peloton d’exécution 15 octobre 1917 polygone de tir de Vincennes Condamnée à mort pour intelligence avec l'ennemi en temps de guerre sur réquisitoire de l'avocat général Mornet, elle voit sa grâce rejetée par le président Raymond Poincaré, qui laisse la justice suivre son cours. Son exécution a lieu le par fusillade, au polygone de tir. Il correspond aujourd'hui au terrain de remblai au sud du parc floral de Paris de Vincennes.

La guillotine pendant la guerre d’ Algérie[modifier | modifier le code]

Au cours de la Guerre d'Algérie, le 17 mars 1956 sont publiées au J.O les lois 56-268 et 56-269 qui permettent aux tribunaux militaires français d’appliquer - sans instruction préalable - la peine de mort aux membres du FLN pris les armes à la main. Pour les bourreaux d'Alger, commencent alors les cadences infernales, avec les exécutions multiples qui se poursuivent jusqu'en 1958. Dans ses mémoires, le bourreau Fernand Meyssonnier rapporte « Dans l'histoire, c'est assez rare [...] En Algérie, entre 1956 et 1958, il y a eu seize exécutions doubles, quinze triples, huit quadruples et une quintuple. Oui, pendant le FLN c'était à la chaîne [...] Pour arriver à de telles hécatombes, il faut des époques politiques troubles comme la Terreur pendant la Révolution, l'Occupation où il y a eu neuf exécutés d'un coup le 1er mai 1944, et... les "événements" d'Algérie  »[4]. Au total, entre 1956 et 1962 pour environ 1 500 condamnations prononcées, 222 Algériens ont été officiellement exécutés pendant la guerre d’Algérie. 142 l’ont été sous la IVe République : 45 pendant que François Mitterrand était garde des Sceaux, soit une exécution tous les 10 jours en moyenne. La plus forte fréquence revient au Gouvernement Maurice Bourgès-Maunoury, qui a commis 29 exécutions en trois mois (soit une tous les trois jours). 80 exécutions ont eu lieu sous de Gaulle (soit une tous les 20 jours), bien qu’il ait amnistié 209 condamnés à mort en janvier 1959, commuant leur condamnation en peine de prison à vie[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. Paris Soir, N°A2, N°98, du 7 novembre 1937, p.4
  3. Les femmes, la peine de mort et l'abolition
  4. Fernand Meyssonnier, 'Paroles de bourreau : Témoignage unique d'un Exécuteur des Arrêts criminels, 2002, Imago , p.190
  5. La guillotine et la guerre d’Algérie, LDH Toulon, 23 juillet 2008

Liens externes[modifier | modifier le code]