Albert Dovecar

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Albert Dovecar
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Albert Dovecar, né le à Tuzno dans l'ex-Yougoslavie (aujourd'hui en Croatie) et mort fusillé au fort du Trou-d'Enfer à Marly-le-Roi le , était un sergent au 1er régiment étranger de parachutistes (1er REP) de la Légion étrangère.

Biographie[modifier | modifier le code]

Dovecar souscrit un contrat d’engagement au titre de la Légion étrangère le à Marseille, sous le nom d'emprunt de Paul « Dodevart », né à Vienne en Autriche le . Après son instruction de base à la 2e compagnie d’instruction du 1er régiment étranger de parachutistes à Mascara, il est affecté au 1er RE. Il retrouve son patronyme en même temps que sa nomination au grade de sergent, le .

Il participe à la guerre d'Algérie, blessé au combat il est titulaire de trois citations. Après la participation de son régiment au putsch des généraux du , il décide de rompre son contrat le en rejoignant l'Organisation de l'armée secrète (OAS).

Il intègre les commandos Delta de l'OAS sous les ordres du lieutenant Roger Degueldre. Chef de ce commando, il participe à l’assassinat du commissaire central d'Alger Roger Gavoury () et est condamné avec Claude Piegts. Recherché, il est appréhendé boulevard Marcel-Duclos à Alger, avec cinq de ses compagnons, le , au PC de Degueldre. Sa fiancée Michelle Gomez est également arrêtée ; sévèrement violentée, enceinte, elle perdra l'enfant d'Albert Dovecar.

Jugé pour « participation à un complot formé en vue d’un attentat destiné à exciter les citoyens à s’armer les uns contre les autres, de meurtre avec guet-apens et de désertion à l’intérieur en temps de paix » il est condamné à mort par la justice française. Il est fusillé le , au fort du Trou-d'Enfer en banlieue parisienne[1].

3 680 personnes ont été jugées et condamnées pour leur participation à l'OAS ou à des activités connexes et 41 d'entre elles l'ont été à la peine capitale. Sur ces 41 condamnations, seules quatre ont été appliquées à l'encontre du lieutenant-colonel Jean Bastien-Thiry, chef du commando de l'attentat du Petit-Clamart contre le général de Gaulle, du lieutenant Roger Degueldre, le chef des commandos Delta, de Claude Piegts et d'Albert Dovecar.

Services[modifier | modifier le code]

  • Albert Dovecar s'engage dans la Légion étrangère
  • , le sergent Dovecar déserte et rejoint Roger Degueldre dans les rangs de Delta 1

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]