Bédeilhac-et-Aynat

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Bédeilhac-et-Aynat
Bédeilhac-et-Aynat
Entrée de Bédeilhac et le roc du Sédour (1070 m).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Foix
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Tarascon
Maire
Mandat
Michel Anquet
2020-2026
Code postal 09400
Code commune 09045
Démographie
Gentilé Bédeinatois
Population
municipale
199 hab. (2019 en augmentation de 2,05 % par rapport à 2013)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 52′ 24″ nord, 1° 33′ 55″ est
Altitude Min. 549 m
Max. 1 424 m
Superficie 6,38 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Foix
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Sabarthès
Législatives Première circonscription
Localisation
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Bédeilhac-et-Aynat
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Bédeilhac-et-Aynat

Bédeilhac-et-Aynat (Vedelhac (e Ainat) en occitan) est une commune française, située dans le département de l'Ariège en région Occitanie.

Le patrimoine architectural de la commune comprend un immeuble protégé au titre des monuments historiques : la grotte de Bédeilhac, classée en 1929.

Bédeilhac-et-Aynat est une commune rurale qui compte 199 habitants en 2019, après avoir connu un pic de population de 611 habitants en 1851. Elle appartient à l'unité urbaine de Tarascon-sur-Ariège et fait partie de l'aire d'attraction de Foix. Ses habitants sont appelés les Bédeinatois ou Bédeinatoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Cartographies de la commune
Maki2-town-12.svg La commune dans le département
Carte OpenStreetMap
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte topographique
Avec les communes environnantes
Avec les communes environnantes
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  • 3Carte topographique
  • 4Carte avec les communes environnantes

La commune de Bédeilhac-et-Aynat se trouve dans le département de l'Ariège, en région Occitanie[I 1].

Elle se situe à 11 km à vol d'oiseau de Foix[1], préfecture du département, et à 4 km de Tarascon-sur-Ariège[2], bureau centralisateur du canton du Sabarthès dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[I 1]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Tarascon-sur-Ariège[I 1].

Les communes les plus proches[Note 1] sont[3] : Surba (1,7 km), Rabat-les-Trois-Seigneurs (2,1 km), Saurat (2,3 km), Arignac (3,0 km), Quié (3,8 km), Gourbit (4,1 km), Bompas (4,4 km), Tarascon-sur-Ariège (4,4 km).

Sur le plan historique et culturel, Bédeilhac-et-Aynat fait partie du pays de Sabarthès, structuré par la haute vallée de l'Ariège en amont du pays de Foix avec Tarascon-sur-Ariège comme ville principale[4].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bédeilhac-et-Aynat[5]
Montoulieu
Saurat Bédeilhac-et-Aynat Arignac
Rabat-les-Trois-Seigneurs Surba

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est située dans les Pyrénées, une chaîne montagneuse jeune, érigée durant l'ère tertiaire (il y a 40 millions d'années environ), en même temps que les Alpes. Les terrains affleurants sur le territoire communal sont constitués de roches pour partie sédimentaires et pour partie métamorphiques datant pour certaines du Mésozoïque, anciennement appelé Ère secondaire, qui s'étend de −252,2 à −66,0 Ma, et pour d'autres du Protérozoïque, le dernier éon du Précambrien sur l’échelle des temps géologiques. La structure détaillée des couches affleurantes est décrite dans la feuille « n°1075 - Foix » de la carte géologique harmonisée au 1/50 000ème du département de l'Ariège[6],[7] et sa notice associée[8].

La superficie cadastrale de la commune publiée par l’Insee, qui sert de références dans toutes les statistiques, est de 6,38 km2[9],[Note 2]. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de 6,59 km2[7].Son relief est particulièrement découpé puisque la dénivelée maximale atteint 875 mètres. L'altitude du territoire varie entre 549 m et 1 424 m[12].

Le territoire de la commune se trouve dans la vallée du Saurat[5]. Son altitude varie de 549 à 1 424 mètres, et s'étend sur plus de 6 km2 (638 hectares)[13].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentant les réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Bédeilhac-et-Aynat.

La commune est dans le bassin versant de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[14]. Elle est drainée par le Saurat, le ruisseau de la Coume et le ruisseau de Saint-Pierre, constituant un réseau hydrographique de 5 km de longueur totale[15],[16].

Le Saurat, d'une longueur totale de 15,6 km, prend sa source dans la commune de Saurat et s'écoule d'ouest en est. Il traverse la commune et se jette dans l'Ariège à Arignac, après avoir traversé 3 communes[17].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat semi-continental », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[18]. En 2020, la commune ressort du type « climat de montagne » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, la température décroît rapidement en fonction de l'altitude. On observe une nébulosité minimale en hiver et maximale en été. Les vents et les précipitations varient notablement selon le lieu[19]. À l'est du département, l’influence méditerranéenne accentue les contrastes saisonniers, le climat y est plus sec[20].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[Note 3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré suivant[18].

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 10,6 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 4,9 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 4,4 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 4] : 14,3 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 1 067 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 10,5 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,6 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[22] complétée par des études régionales[23],[24] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Tarascon-sur-Ariège », sur la commune de Tarascon-sur-Ariège, mise en service en 1959[25] et qui se trouve à 4 km à vol d'oiseau[26],[Note 5], où la température moyenne annuelle est de 11,9 °C et la hauteur de précipitations de 769,3 mm pour la période 1981-2010[27]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Saint-Girons », sur la commune de Lorp-Sentaraille, mise en service en 1949 et à 40 km[28], la température moyenne annuelle évolue de 12,2 °C pour la période 1971-2000[29], à 12,3 °C pour 1981-2010[30], puis à 12,7 °C pour 1991-2020[31].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Espaces protégés[modifier | modifier le code]

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[32],[33].

La commune fait partie du parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises, créé en 2009 et d'une superficie de 245 973 ha, qui s'étend sur 138 communes du département. Ce territoire unit les plus hauts sommets aux frontières de l’Andorre et de l’Espagne (la Pique d’Estats, le Mont Valier, etc) et les plus hautes vallées des avants-monts, jusqu’aux plissements du Plantaurel[34].

Un autre espace protégé est présent sur la commune : le « roc de Sédour », objet d'un arrêté de protection de biotope, d'une superficie de 115,2 ha[35].

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Site Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 6]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats[37] :

  • les « quiès calcaires de Tarascon-sur-Ariège et grotte de la Petite Caougno », d'une superficie de 2 478 ha, un espace constitué des massifs calcaires de la vallée de l'Ariège avec station "intra pyrénéenne" de nombreuses espèces méditerranéennes[38]

et un au titre de la directive oiseaux[37] :

  • les « quiès calcaires de Tarascon-sur-Ariège et grotte de la Petite Caougno », d'une superficie de 2 479 ha, des milieux rupestres exceptionnels. Sont présents deux couples de vautours percnoptères, l'aigle royal (plusieurs couples), des sites de nidifications pour le faucon pèlerin et le hibou grand-duc[39].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Quatre ZNIEFF de type 1[Note 7] sont recensées sur la commune[40] :

  • le « massif de l'Arize, versant sud » (8 013 ha), couvrant 14 communes du département[41] ;
  • le « massif de l'Arize, zone d'altitude » (15 897 ha), couvrant 26 communes du département[42] ;
  • les « parois calcaires et quiès du bassin de Tarascon » (8 161 ha), couvrant 58 communes du département[43] ;
  • le « ruisseau du Saurat et affluents » (29 ha), couvrant 3 communes du département[44] ;

et deux ZNIEFF de type 2[Note 8],[40] :

  • le « massif de l'Arize » (42 110 ha), couvrant 40 communes du département[45] ;
  • les « parois calcaires et quiès de la haute vallée de l'Ariège » (9 891 ha), couvrant 40 communes du département[46].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Bédeilhac-et-Aynat est une commune rurale[Note 9],[47]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[I 2],[48]. Elle appartient à l'unité urbaine de Tarascon-sur-Ariège, une agglomération intra-départementale regroupant 9 communes[I 3] et 6 120 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[I 4],[I 5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Foix, dont elle est une commune de la couronne[Note 10]. Cette aire, qui regroupe 38 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 6],[I 7].

En 2009, on trouvait 156 logements à Bédeilhac-et-Aynat, dont 55 % étaient des résidences principales, pour une moyenne sur le département de 67 %, et dont 79 % des ménages en étaient propriétaires[I 8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (81,4 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (78,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (47 %), forêts (28 %), prairies (12,3 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (6,4 %), zones agricoles hétérogènes (6,2 %)[49].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 164, alors qu'il était de 161 en 2013 et de 152 en 2008[I 9].

Parmi ces logements, 57,9 % étaient des résidences principales, 40,9 % des résidences secondaires et 1,3 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 94,5 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 4,9 % des appartements[I 9].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Bédeilhac-et-Aynat en 2018 en comparaison avec celle de l'Ariège et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (40,9 %) supérieure à celle du département (24,6 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 76,3 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (77,3 % en 2013), contre 66,3 % pour l'Ariège et 57,5 % pour la France entière[I 10].

Le logement à Bédeilhac-et-Aynat en 2018.
Typologie Bédeilhac-et-Aynat[I 9] Ariège[I 11] France entière[I 12]
Résidences principales (en %) 57,9 65,7 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 40,9 24,6 9,7
Logements vacants (en %) 1,3 9,7 8,2

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Zonage de l'aléa retrait-gonflement des argiles sur la commune de Bédeilhac-et-Aynat.

Le territoire de la commune de Bédeilhac-et-Aynat est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (grand froid ou canicule), feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée)[50],[51].

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par crue torrentielle d'un cours d'eau, ou ruissellement d'un versant[52].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit des chutes de blocs, soit des glissements de terrains, soit des effondrements liés à des cavités souterraines, soit des mouvements liés au retrait-gonflement des argiles. Près de 50 % de la superficie du département est concernée par l'aléa retrait-gonflement des argiles, dont la commune de Bédeilhac-et-Aynat[53]. L'inventaire national des cavités souterraines permet par ailleurs de localiser celles situées sur la commune[54].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Formes anciennes du nom de Bédeilhac : Bedeillac en 1793, Bedeilhac en 1801, puis Bédeilhac-et-Aynat en 1828 à la suite de la fusion de Bédeilhac avec Aynat[Note 11],[55]

Formes anciennes du nom de Aynat : Ainat en 1793, puis Aynat en 1801[56].

Histoire[modifier | modifier le code]

Mentionné pour la première fois au XIIIe siècle, le château de Calamès appartient au comté de Foix. Il a servi de gage dans le différend opposant le comté de Foix et Royaume de France et d'Aragon entre 1272 et 1298.

Les communes de Bédeilhac et d'Aynat étaient indépendantes avant d'être réunies en une seule par ordonnance du [55].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Bédeilhac-et-Aynat est membre de la communauté de communes du Pays de Tarascon[I 13], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Tarascon-sur-Ariège. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[57].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Foix, au département de l'Ariège, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Occitanie[I 13].

Sur le plan électoral, elle dépend du canton du Sabarthès pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 13], et de la première circonscription de l'Ariège pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986[58].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2020 Annick Fournie[59],[60] DVD Employée
2020 En cours Michel Anquet DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Bédeinatois.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[61]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[62].

En 2019, la commune comptait 199 habitants[Note 12], en augmentation de 2,05 % par rapport à 2013 (Ariège : +0,39 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
264272278289552536559605611
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
586515533510535506502506502
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
511517513261259303245200166
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
140126120119136150163163199
2014 2019 - - - - - - -
190199-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[55] puis Insee à partir de 2006[63].)
Histogramme de l'évolution démographique

Vie locale[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018, la commune compte 88 ménages fiscaux[Note 13], regroupant 187 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 20 820 [I 14] (19 820  dans le département[I 15]).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
Division 2008 2013 2018
Commune[I 16] 14,1 % 12,5 % 9,6 %
Département[I 17] 8,9 % 11,1 % 11,2 %
France entière[I 18] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 112 personnes, parmi lesquelles on compte 75,4 % d'actifs (65,8 % ayant un emploi et 9,6 % de chômeurs) et 24,6 % d'inactifs[Note 14],[I 16]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département, alors qu'en 2008 la situation était inverse.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Foix, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 2],[I 19]. Elle compte 23 emplois en 2018, contre 29 en 2013 et 24 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 75, soit un indicateur de concentration d'emploi de 30,3 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 49,4 %[I 20].

Sur ces 75 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 14 travaillent dans la commune, soit 18 % des habitants[I 21]. Pour se rendre au travail, 89,6 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 3,9 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 6,5 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 22].

Activités hors agriculture[modifier | modifier le code]

22 établissements[Note 15] sont implantés à Bédeilhac-et-Aynat au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 16],[I 23]. Le secteur de la construction est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 36,4 % du nombre total d'établissements de la commune (8 sur les 22 entreprises implantées à Bédeilhac-et-Aynat), contre 14,2 % au niveau départemental[I 24].

Sur 26 établissements présents sur la commune à fin 2010, 8 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 19 % sur l'ensemble du département), 8 % du secteur de l'industrie, 23 % du secteur de la construction, 54 % de celui du commerce et des services (pour 47 % sur le département) et 8 % du secteur de l'administration et de la santé[I 8].

Agriculture[modifier | modifier le code]

1988 2000 2010
Exploitations 7 5 3
Superficie agricole utilisée (ha) 21 169 73

La commune fait partie de la petite région agricole dénommée « Région pyrénéenne »[64]. En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 17] sur la commune est l'élevage d'ovins et de caprins[65]. Trois exploitations agricoles ayant leur siège dans la commune sont dénombrées lors du recensement agricole[Note 18] de 2010 (sept en 1988). La superficie agricole utilisée est de 73 ha[65].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'entrée de la grotte de Bédeilhac.

La grotte de Bédeilhac[modifier | modifier le code]

Grotte préhistorique au lieu-dit Montagne du Soudour, immense grotte décrite dès 1773 par Marcorelle : grande galerie d'un kilomètre de long, salles d'environ 100 mètres de diamètre, imposantes concrétions : piliers, stalactites, stalagmites... Peintures, gravures et modelages préhistoriques, d'époque magdalénienne (environ 15 000 ans). La première peinture préhistorique découverte en Ariège est le grand bison noir en teinte plate authentifié par l'abbé Henri Breuil en [67].

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chef-lieux de communes à vol d'oiseau.
  2. La superficie publiée par l’Insee est la superficie évaluée en 1975 par le service du cadastre de la Direction Générale des Impôts, corrigée des modifications communales intervenues depuis 1975. Elle comprend toutes les surfaces du domaine public et privé, cadastrées ou non cadastrées, à l'exception des lacs, étangs et glaciers de plus d'un kilomètre carré ainsi que des estuaires et ne correspond pas obligatoirement à la surface géographique[10],[11]
  3. Les normales servent à représenter le climat dans lequel nous vivons. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[21].
  4. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  5. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  6. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[36].
  7. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  8. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  9. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  10. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  11. Nom de la municipalité en 1793 (an II), selon le recensement réalisé sur l’ensemble du territoire français de l’époque, et en 1801, selon les « Arrêtés de réduction des justices de paix » (actes publiés au Bulletin des lois) constituant la première nomenclature officielle des circonscriptions administratives de la France contemporaine.
  12. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  13. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  14. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  15. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  16. Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
  17. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  18. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[66].
  • Cartes
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Références[modifier | modifier le code]

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Autres sources[modifier | modifier le code]

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