Portet-sur-Garonne

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Portet-sur-Garonne
Clocher du XIVe de l’église Saint-Martin classée aux monuments historiques
Clocher du XIVe de l’église Saint-Martin classée aux monuments historiques
Blason de Portet-sur-Garonne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Haute-Garonne
Arrondissement Muret
Canton Portet-sur-Garonne
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Muretain
Maire
Mandat
Thierry Suaud
2014-2020
Code postal 31120
Code commune 31433
Démographie
Gentilé Portésiens
Population
municipale
9 406 hab. (2012)
Densité 581 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 31′ 23″ N 1° 24′ 24″ E / 43.5230555556, 1.4066666666743° 31′ 23″ Nord 1° 24′ 24″ Est / 43.5230555556, 1.40666666667
Altitude Min. 142 m – Max. 235 m
Superficie 16,19 km2
Localisation

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Portet-sur-Garonne
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Site web Site officiel

Portet-sur-Garonne (occitan : Portèth de Garona) est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne et la région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Portésiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Portet-sur-Garonne est une commune limitrophe de la Ville de Toulouse, au confluent de l'Ariège et de la Garonne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Portet-sur-Garonne
Cugnaux Toulouse Vieille-Toulouse
Villeneuve-Tolosane Portet-sur-Garonne Vigoulet-Auzil
Roques Pinsaguel Lacroix-Falgarde

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est surmontée sur son flanc est par la colline de Pech David, forgée par la Garonne. Le sud de la commune offre un panorama sur la chaîne montagneuse des Pyrénées.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune se situe au confluent de l'Ariège et de la Garonne. Le Ruisseau de Cassignol rejoint l'Ariège en rive droite juste avant de se jeter dans la Garonne.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Portet-sur-Garonne est traversée par la "route d'Espagne" (route nationale 20) et l'autoroute française A64.

Accès par la SNCF : Gare de Portet-Saint-Simon.

Accès par le réseau de transport en commun Tisséo ligne 52, ligne 50.

Transport local gratuit en minibus TAMtam.

Le bac, ouvert d'avril à septembre, permet de traverser gratuitement la Garonne.

L'aéroport de Francazal est en partie situé sur la commune.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La ville est composée de 5 grandes zones :

  • le centre-ville ;
  • le quartier du Récébédou / Clairfont (occitan : recebedor) ;
  • la zone commerciale Grand Portet abritant l'un des plus grands hypermarchés Carrefour d'Europe avec une superficie de 24 000 m2
  • Le ramier et les alentours de la Garonne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village était appelé Portellum en latin médiéval (du Xe au XVe siècle), ce qui dénote la présence d'un passage à gué sur la Garonne (portus, diminutif portellum). Du fait de sa position à l'extrême limite de la Gascogne linguistique, il a présenté deux formes occitanes. Portèl (prononcé "pourtèl" IPA [pur'tɛl]) en languedocien - c'est ainsi que le désignaient les Toulousains, et Portèth (prononcé "pourtètt" IPA [pur'tɛt]) en gascon local. La forme languedocienne Portel est utilisée dans les premiers documents rédigés en français au début XVIe siècle, probablement sous l'influence du parler des membres du parlement de Languedoc de Toulouse, puis Le Portet au XVIIe siècle. Ce n'est qu'en 1921, que le village prendra le nom de Portet-sur-Garonne[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la septième circonscription de la Haute-Garonne.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 en cours Thierry Suaud PS conseiller régional
1977 2008 François Peraldi PS Conseiller général
1955 1977 Robert Saintigny    
1946 1955 Pierre Guicheteau    

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Cette sous-section présente la situation des finances communales de Portet-sur-Garonne[Note 1].

Pour l'exercice 2013, le compte administratif du budget municipal de Portet-sur-Garonne s'établit à 13 324 000 € en dépenses et 16 786 000 € en recettes[A2 1] :

En 2013, la section de fonctionnement[Note 2] se répartit en 10 291 000 € de charges (1 076 € par habitant) pour 11 945 000 € de produits (1 249 € par habitant), soit un solde de 1 654 000 € (173 € par habitant)[A2 1],[A2 2] :

  • le principal pôle de dépenses de fonctionnement est celui des charges de personnels[Note 3] pour une valeur de 5 226 000 € (51 %), soit 547 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Sur la période 2009 - 2013, ce ratio augmente de façon continue de 477 € à 547 € par habitant ;
  • la plus grande part des recettes est constituée des impôts locaux[Note 4] pour une somme de 3 950 000 € (33 %), soit 413 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio augmente de façon continue de 347 € à 413 € par habitant.

Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité de Portet-sur-Garonne[A2 3]. Ils ont varié de la façon suivante par rapport à 2012[A2 3] :

La section investissement[Note 5] se répartit en emplois et ressources. Pour 2013, les emplois comprennent par ordre d'importance[A2 4] :

  • des dépenses d'équipement[Note 6] pour une valeur de 2 508 000 € (83 %), soit 262 € par habitant, ratio inférieur de 32 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (385 € par habitant). Depuis 5 ans, ce ratio fluctue et présente un minimum de 188 € par habitant en 2011 et un maximum de 539 € par habitant en 2012 ;
  • des remboursements d'emprunts[Note 7] pour une valeur totale de 474 000 € (16 %), soit 50 € par habitant, ratio inférieur de 37 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (79 € par habitant).

Les ressources en investissement de Portet-sur-Garonne se répartissent principalement en[A2 4] :

  • subventions reçues pour une valeur totale de 1 286 000 € (27 %), soit 134 € par habitant, ratio supérieur de 91 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (70 € par habitant). Sur les 5 dernières années, ce ratio fluctue et présente un minimum de 16 € par habitant en 2011 et un maximum de 134 € par habitant en 2013 ;
  • fonds de Compensation pour la TVA pour un montant de 317 000 € (7 %), soit 33 € par habitant, ratio inférieur de 20 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (41 € par habitant).

L'endettement de Portet-sur-Garonne au peut s'évaluer à partir de trois critères : l'encours de la dette[Note 8], l'annuité de la dette[Note 9] et sa capacité de désendettement[Note 10] :

  • l'encours de la dette pour 1 823 000 €, soit 191 € par habitant, ratio inférieur de 78 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (881 € par habitant). Sur la période 2009 - 2013, ce ratio diminue de façon continue de 464 € à 191 € par habitant[A2 5] ;
  • l'annuité de la dette pour une valeur totale de 544 000 €, soit 57 € par habitant, ratio inférieur de 49 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (112 € par habitant). En partant de 2009 et jusqu'à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 57 € par habitant en 2013 et un maximum de 103 € par habitant en 2010[A2 5] ;
  • la capacité d'autofinancement (CAF) pour une somme de 2 204 000 €, soit 230 € par habitant, ratio supérieur de 27 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (181 € par habitant). Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 230 € par habitant en 2013 et un maximum de 301 € par habitant en 2011[A2 6]. La capacité de désendettement est de moins d'un an en 2013. Sur une période de 14 années, ce ratio présente un minimum en 2013 et un maximum d'environ 8 années en 2000.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 9 406 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 11],[Note 12].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
700 749 794 730 807 914 871 1 027 1 073
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 108 1 121 1 117 1 006 1 042 1 024 1 017 1 060 937
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
897 874 870 827 898 987 1 209 2 071 3 820
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
4 398 5 432 6 014 6 872 8 030 8 733 9 532 9 763 9 435
2012 - - - - - - - -
9 406 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Portet-sur-Garonne fait partie de l'académie de Toulouse.

L'éducation est assurée sur la commune de Portet-sur-Garonne depuis la crèche « Bambou-Bambin » jusqu'au collège Jules Vallès, en passant par les écoles maternelles (école George Sand, école Jacques Prévert, école de Clairfont et l'école Jean Jaurès) et les écoles élémentaires (école Pierre et Marie Curie, école Marguerite Picart, école de Clairfont).

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Festival La Méditerranée de Portet, un festival de musique avec un panorama d’artistes de différents pays méditerranéens : des musiques populaires, originales, modernes, festives partout dans la ville, mais aussi un village gourmand. Le festival a lieu tous les ans depuis 2005 vers le 22 septembre.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Salle omnisports, 2 salles de gymnastique, dojo, piscine, 2 stades, salle de danse, salle de squash, boulodrome...

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la communauté d'agglomération du Muretain[4].

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Clocher du XIVe de l’église Saint-Martin classée aux monuments historiques

Portail du XIVe siècle, retable du XVIIe siècle en bois polychrome et doré provenant de l'église des clarisses à Toulouse, fonts baptismaux de plomb du XVIIe siècle, tabernacle du XVIIIe siècle, cloche du XVIe siècle, missel du XVe siècle enluminé dans une reliure du XVIIe siècle (archives de la mairie), cloche de 1558, 4 chandeliers du XVIIIe siècle.

Musées[modifier | modifier le code]

Situé dans un ancien bâtiment du camp de concentration du Récébédou, le musée accueille une exposition permanente, des reconstitutions, une salle de conférence et une exposition temporaire. Il permet également la consultation sur place d’un certain nombre d’ouvrages traitant plus particulièrement des camps d’internement.

Article détaillé : Camp du Récébédou.

Le musée de la Mémoire a été inauguré le 6 février 2003 par Elie Wiesel, prix Nobel de la Paix et François Peraldi, maire et conseiller général de Portet-sur-Garonne. Lieu de mémoire avant tout le musée se veut aussi un outil pédagogique au service des enfants et de tous ceux qui ont soif de connaissance.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Portet-sur-Garonne

Son blasonnement est : D'argent à la tour de gueules maçonnée de sable et ouverte d'azur, crénelée de deux pièces, sommée de trois tourelles d'argent crénelées chacune de trois pièces et ouvertes d'azur.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Barrios, Portet sur Garonne, histoire d'un confluent, Éditions Eché, 1987

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette sous-section Finances locales est issue d'une synthèse des données du site alize2.finances.gouv.fr du ministère de l'Économie et des Finances. Elle est présentée de façon standardisée pour toutes les communes et ne concerne que le périmètre municipal. Pour constituer cette partie, l'outil Finances locales version 1.2.1 : Yin Yang Kappa Logo de l'outil Finances localesLettre grecque Kappa en majuscule et minuscule a effectué la synthèse des 98 pages du site alize2.finances.gouv.fr concernant Portet-sur-Garonne. Finances locales est un logiciel libre distribué en copyleft sous licence GNU GPL version 3.
  2. La « section de fonctionnement » est constituée des dépenses courantes et récurrentes nécessaires au bon fonctionnement des services municipaux et à la mise en œuvre des actions décidées par les élus, mais sans influence sur la consistance du patrimoine de la commune.
  3. Les « charges de personnel » regroupent les frais de rémunération des employés par la commune.
  4. Les « impôts locaux » désignent les impôts prélevés par les collectivités territoriales comme les communes pour alimenter leur budget. Ils regroupent les impôts fonciers, la taxe d'habitation ou encore, pour les entreprises, les cotisations foncières ou sur la valeur ajoutée.
  5. La section « investissement » concerne essentiellement les opérations visant à acquérir des équipements d’envergure et aussi au remboursement du capital de la dette.
  6. Les « dépenses d’équipement » servent à financer des projets d’envergure ayant pour objet d’augmenter la valeur du patrimoine de la commune et d’améliorer la qualité des équipements municipaux, voire d’en créer de nouveaux.
  7. Les « remboursements d'emprunts » représentent les sommes affectées par la commune au remboursement du capital de la dette.
  8. L'« encours de la dette » représente la somme que la commune doit aux banques au de l'année considérée
  9. L'« annuité de la dette » équivaut à la somme des intérêts d'emprunts de la commune et du montant de remboursement du capital au cours de l'année
  10. La « capacité de désendettement » est basée sur le ratio suivant défini par la formule : ratio = encours de la dette/capacité d'autofinancement. Ce ratio montre, à un instant donné, le nombre d'années qui seraient nécessaires au remboursement des dettes en considérant les ressources de Portet-sur-Garonne.
  11. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  12. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Base de données du ministère du Budget, relative aux comptes des communes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  • Anne Le Stang, Histoire de Toulouse illustrée, Toulouse, Le pérégrinateur,‎ , 224 p. (ISBN 2-910352-44-7)
  1. p. 81.
  2. p. 106.
  • Autres