Roger Degueldre

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Roger Degueldre
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Roger Hercule Gustave DegueldreVoir et modifier les données sur Wikidata
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Roger Degueldre, né le à Louvroil (Nord) à quelques kilomètres de la frontière belge et fusillé au fort d'Ivry[1] (région parisienne), le 6 juillet 1962, est un officier qui fut condamné à mort le par la Cour militaire de justice pour les nombreux attentats dont il fut jugé responsable en tant que fondateur et numéro un des commandos Delta de l'Organisation armée secrète (OAS) pendant la Guerre d'Algérie.

Lieutenant du 1er régiment étranger de parachutistes, il avait déserté quatre mois avant le putsch des généraux d'avril 1961, puis a rejoint l'OAS. Sa compagne, Nicole Gardy, également condamnée à mort, s'est enfuie avec sa famille en Amérique du Sud, où elle a acheté des terres à la frontière entre le Paraguay et l'Argentine.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Né d'un père manœuvre à la SNCF et d'une mère au foyer, sa famille se réfugie en zone libre dans le sud de la France[réf. nécessaire] pendant l'occupation allemande.

Armée[modifier | modifier le code]

Libération[modifier | modifier le code]

À la Libération, il combat dans la 10e division d'infanterie motorisée qui participe à la réduction de la poche de Colmar en . Il aurait rejoint cette unité vers la fin septembre 1944.

Le 20 septembre 1945 à Marseille, il s'engage dans la Légion étrangère, sous un faux nom de famille, une fausse nationalité et une date de naissance modifiée de quelques mois: Roger « Legueldre », né le à Gruyères, dans la Confédération suisse.

Par décision ministérielle, il reprendra dix ans plus tard son identité le après avoir été naturalisé français.

Dès ses débuts en Indochine en 1948[2], il est promu maréchal des logis, au 1er régiment étranger de cavalerie[3], le régiment des cavaliers légionnaires[2], puis maréchal des logis chef, près de 3 ans après son incorporation[3]. Omis du recensement de la classe 45, il est recensé ultérieurement avec la classe 51[4].

Indochine[modifier | modifier le code]

Pendant la guerre d'Indochine, il porte secours le 21 janvier 1950, lors d'un accrochage dans le delta du Mékong, à son supérieur direct, le capitaine Hervé Le Barbier de Blignières[2], ce qui lui vaut la médaille militaire et la croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs[3].

Fait prisonnier par les Allemands en Belgique en 1940, De Blignières n'avait été libéré qu'en 1945, puis affecté à l'École militaire de cavalerie de Saumur avant d'entrer dans la Légion étrangère en 1948, date du départ en Indochine de Degueldre. En Belgique, il aurait tenté de s'évader plusieurs fois.

Chef d'état-major de l'OAS en France en 1960-1961, il sera arrêté en septembre 1961 et condamné en septembre 1963 à six ans de prison. C'est lors de son sauvetage en 1950 par Degueldre qu'est née l'amitié entre les deux militaires, a souligné le journaliste Rémi Kauffer[2]. Pendant la guerre d'Algérie, le premier va « servir de relais parisien »[2], quand le second « cherchera avec l'aide de son camarade de régiment Pierre Sergent » à « recruter des généraux prêts à prendre la tête du pusch des généraux d'Alger »[2], alors seulement « en gestation »[2].

De Blignières a lui fait dater cette amitié de l'été 1948, dès l'incorporation de Degueldre. Emprisonné lui aussi, De Blignières a transmis à la Cour de Justice le 20 juin 1962, quelques jours avant le procès Degueldre, un texte dénonçant une campagne pour ridiculier certaines décorations militaires et affirmant que le 21 janvier 1950 dans le delta du Mékong, Degueldre combattit « seul sans aucun soutien » après avoir perdu un tiers de ses hommes et réussit à sauver les blessés[5], le « soulevant dans ses bras » pour le « mettre à l'abri »[6]. Son témoignage aurait selon lui été refusé au procès[6].

En 1954, après la défaite de Điện Biên Phủ, Degueldre est muté au 1er bataillon étranger parachutiste, ancêtre du 1er régiment étranger de parachutistes[3] .

Crise de Suez[modifier | modifier le code]

Roger Degueldre fut envoyé en Égypte en novembre 1956[4] lors de la crise du canal de Suez, quand l'Égypte est attaquée par une alliance secrète, conclue à Paris du 21 au 24 octobre 1956 entre la France, le Royaume-Uni et Israël, en réaction à la nationalisation du canal de Suez. Français et Britanniques bombardent à partir du 31 octobre, puis parachutent le 5 novembre des commandos du 11e Choc, qui perd deux hommes, avec le 2e RPIMa du Colonel Château-Jobert. Début 1957, ce dernier se présentera au général Salan, pour déplorer de ne pas avoir reçu l’ordre d'aller au-delà de Port-Saïd et Port-Fouad, jusqu’au Caire et à Suez, puis sera en 1965 condamné à mort par contumace pour son action au sein de l'OAS mais bénéficiaire de l'amnistie de juin 1968.

Guerre d'Algérie[modifier | modifier le code]

Il participe ensuite à la Guerre d'Algérie. Fait chevalier de la légion d’honneur le 26 septembre 1958[4], il est promu lieutenant en décembre 1959[4].

Le colonel Godard veille à ce qu'il soit l'adjoint du patron des services de contre-terrorisme en Algérie[7],[8]. Mais plus tard, le même colonel Godard affichera cependant une « inquiétude devant le jusqu'au boutisme de Degueldre »[9]. Les deux hommes sont cependant à la tête de l'OAS et dans la même caserne.

OAS[modifier | modifier le code]

C'est lui, selon de nombreuses sources, qui a donné à l'OAS, groupe terroriste clandestin s'opposant à la fin de la Guerre d'Algérie, son poids et son influence[4]. Il est en principe numéro 2 de la branche armée, les "commandos Delta", autour desquels est bâtie l'OAS, mais en réalité le vrai leader[2]. Des assassinats sont effectués après ses ordres écrits[10]. Il a eu, avec le Colonel Godard, une « importance décisive en termes d’action malgré un grade de simple lieutenant », a souligné l'historien Olivier Dard. Si l’idée de l'OAS viendrait de Pierre Lagaillarde et Jean-Jacques Susini, civils qui « échafaudent quelques projets depuis leur refuge de Madrid début 1961 », c'est le colonel Yves Godard qui lui donne corps, selon l'historien Olivier Dard, « en proposant une structuration qui reprend très largement ses idées et reflète son passé d’ancien chef de la sûreté d’Alger »: son schéma d’organisation est « pensé et imposé » par le colonel Godard, pour qu'elle soit « extrêmement structurée et tournée vers la guerre subversive ».

Présent avec son régiment pendant la semaine des barricades de janvier 1960 à Alger, puis engagé dans la défense de l'Algérie française, il est soupçonné d’avoir participé au complot avorté de décembre 1960 contre le général de Gaulle peu après sa visite à Alger.

Il dément mais est muté au 4e régiment étranger d'infanterie, qu'il décide de ne pas rejoindre[4].

Désormais désireux de lancer la lutte armée, il passe alors dans la clandestinité le ou début janvier[11], quatre mois avant le Putsch des généraux d'Alger, qui a eu lieu du 22 au 25 avril 1961. Il est prêt à brûler les vaisseaux en liquidant quelques-uns des prisonniers des putschistes[4] comme le général Gambiez et le délégué général Jean Morin[4].

Au cours de la même année 1961, il est le créateur et responsable des commandos Delta, bras armé de l'Organisation armée secrète, qui ont exécuté la plus grande partie de ses attentats. Delta était son indicatif radio[2].

Le nombre de victimes de l'OAS est difficile à établir précisément, selon Bertrand Le Gendre, journaliste au quotidien Le Monde. Selon lui, la Sûreté nationale a le décompte le plus fiable: « 1 622 morts dont 1 383 musulmans et 239 Européens. Et de 5 148 blessés dont 4 086 musulmans et 1 062 Européens », soit près de 7 000 victimes au total.

Ce décompte a été établi au , le jour de l'arrestation général Salan.

Parmi les nombreux attentats réalisés, il tente d'achever sur son lit d'hôpital l'ex-résistant Gaston Pernot[2], un gaulliste opposé à la guerre[2]. Le 15 mars 1962 près d'Alger, un « commando Delta » pénètre au centre d'éducation social (CES) de Château-Royal, service de l'éducation nationale créé par la résistante Germaine Tillion[11]. Une trentaine de salariés des CES, accusés de sympathie pour la rébellion algérienne, arrêtés en 1956 puis en 1959, avaient été relaxés, sauf 4 condamnés à de courtes peines de prison. Les six cadres des CES présents dans la salle, alignés contre un mur de la cour et assassinés à l'arme automatique étaient :

  • Marcel Basset, directeur du Centre de formation de l'éducation de base à Tixeraine, ancien résistant du réseau « Voix du Nord » [11];
  • Robert Eymard, ancien instituteur et chef du bureau d'études pédagogiques aux CSE ;
  • Mouloud Feraoun, directeur adjoint au chef de service des CSE, ancien instituteur et écrivain ;
  • Ali Hammoutène, inspecteur de l'Éducation nationale, directeur adjoint aux CSE et ancien instituteur ;
  • Max Marchand (né en 1911), inspecteur d'académie, chef de service et ancien instituteur, croix de guerre et croix de la valeur militaire [11];
  • Salah Ould Aoudia, ancien instituteur et inspecteur des centres de la région Alger-Est.

Arrestation et procès[modifier | modifier le code]

Il est arrêté le , condamné à mort par la cour militaire de justice, puis fusillé peu après le au fort d'Ivry. Jean-Louis Tixier-Vignancour et Denise Macalgne, les avocats qui assistaient Degueldre, ont déposé sans succès une requête aux fins de renvoi pour cause de suspicion légitime, devant la Cour de cassation[12]. Ils avaient consulté l'un et l'autre deux avocats au Conseil d'État, envisageant un recours, mais se virent répondre que la « cadence accélérée à laquelle était menée la procédure pénale » rendait difficile d'obtenir une date pour plaider assez rapprochée[13]. « Un chef de tueurs à gages ne peut invoquer les circonstances atténuantes » plaide lors du procès l'avocat général Gerthoffer[14].

« Cantonné dans un mutisme prévisible », l'accusé est reconnu coupable sans circonstances atténuantes de tous les crimes qui lui étaient reprochés, au terme d'une journée d'audience et « d'un débat sans éclat oratoire »[14].

Degueldre fut le troisième condamné à mort exécuté pour des crimes commis au nom de l'OAS. Un mois plus tôt, Albert Dovecar et Claude Piegts avaient été fusillés ensemble le 7 juin au fort du Trou-d'Enfer après avoir été condamnés pour l'assassinat du commissaire Roger Gavoury[15]. Huit autres membres des commandos Delta, « organisés et dirigés par Roger Degueldre, dont trois légionnaires déserteurs : Celia, Angelman et Zajek », comparaissent plus tard, fin juillet 1962, pour des faits qui leur furent déjà reprochés lors du procès Degueldre : 17 attentats commis à Alger de juillet à septembre 1961, puis l'assassinat d'Alfred Fox, attaché maritime au consulat de Grande-Bretagne à Alger, le 26 septembre 1961[16].

Selon le récit fait par l'avocat de Degueldre de son exécution, une balle seulement sur les onze du peloton d'exécution l'aurait atteint[17]. Le sous-officier chargé de lui donner le coup de grâce s'y reprendra à six fois et devra aller chercher un second revolver avant que Degueldre ne meure[17].

Les trois premiers officiers ayant refusé l'ordre de former le peloton d'exécution, les capitaines Jean de Balby de Vernon, Michel Cabanes et Michel Martet, du 501e régiment de chars de combat de Rambouillet, sont sanctionnés, rayés des cadres et mis aux arrêts. Les officiers suivants qui ont refusé l'ordre ont également été sanctionnés.

Polémiques[modifier | modifier le code]

Date de la désertion[modifier | modifier le code]

Roger Degueldre n'a pas déserté l'armée française lors du putsch des généraux d'Alger mais 4 à 5 mois avant, afin de préparer ce putsch. Le quotidien Le Monde du 5 novembre 2004[11] a publié une lettre de Jean-Philippe Ould Aoudia, fils de Salah Henri Ould Aoudia, l'un des six inspecteurs des Centres éducatifs sociaux (CES) assassinés par l'OAS le [18],[19], lors de l'attentat dit Assassinat de Château-Royal. La lettre estime que le journal venait de publier un résumé biographique doublement erroné[11], sous la forme d'une notice de 3 lignes commençant par "Résistant FTP, il s'engage dans la Légion. Il déserte le 22 avril 1961 lors du putsch"[20], alors qu'il n'était pas résistant[11] et que cette désertion s'est en fait produite le 25 janvier 1961[11], lui permettant de contribuer à la préparation du putsch « en faisant la navette entre les comploteurs d'Algérie et de France »[11].

La désertion aurait pu même se produire, plus tôt, Degueldre la justifiant aux hommes de son ex-unité dans un circulaire qu'il diffuse en janvier 1961, selon un livre consacré à son ami De Blignères[6].

Participation alléguée à la Résistance[modifier | modifier le code]

Une lettre de Jean-Philippe Ould Aoudia, publiée dans Le Monde du 5 novembre 2004[11], affirme que Roger Degueldre n'a jamais été résistant, participant au contraire très jeune à des « actions criminelles contre des résistants à Charleroi en 1944 »[11], et ne rejoignant la Légion étrangère en 1945, sous un faux nom, une fausse nationalité suisse et une date de naissance retouchée, que pour « échapper à sa condamnation par la justice belge »[11].

Rappelant que Degueldre a été « naturalisé français » seulement « après 5 ans de légion », la lettre précise que l'attentat de 1961 contre le père de Jean-Philippe Ould Aoudia visait un service de l'Éducation nationale fondé par l'ex-résistante Germaine Tillion[11], deux des quatre européens également tués étant d'anciens résistants: Max Marchand, croix de guerre et croix de la valeur militaire[11] et Marcel Basset, ancien du réseau « Voix du Nord »[11].

En 1962, l'article du Monde [21] annonçant l'arrestation de Roger Degueldre ne mentionnait pas qu'il s'agit d'un ancien résistant, précisant au contraire dès les premières lignes qu'il dément avoir appartenu à la division SS Wallonie[21], créée en août 1941 par l'occupant allemand et Fernand Rouleau, bras droit de Léon Degrelle[22], pour enrôler des rexistes belges sur le front de l'Est, ouvert par la rupture du pacte germano-soviétique. Ignorant que Degueldre ne fut naturalisé français qu'en 1950, le quotidien estimait alors qu'il « est possible qu'il ait appartenu à une organisation pro-allemande en France, mais alors très jeune », tout en précisant qu'« aucune preuve n'en a été avancée jusqu'à présent »[21].

À la Bataille de Tcherkassy de janvier 1944, Léon Degrelle, leader des SS Wallons, réclama une offensive contre les Russes cachés dans la forêt de Teklino, en Ukraine. Cet allant, célébré par la propagande nazie, lui valut une rencontre le à Berlin avec Adolf Hitler qui le fit croix de fer. Mais les lourdes pertes subies à Tcherkassy obligèrent à enrôler dans les SS Wallons des franquistes espagnols de la División Azul, prêtés depuis 1941 à la Wehrmacht. Entre-temps, les rexistes revenus de ce front de l'Est avaient infiltré les administrations de Wallonie, aidant les Allemands à assassiner des sympathisants de la résistance belge: le bourgmestre Georges Pètre le puis l'ex-gouverneur de Namur François Bovesse le .

Le doyen de Charleroi Pierre Harmignie[23] fut ensuite tué comme 18 autres des 100 otages raflés les 17 et 18 août 1944 par les rexistes de Bruxelles et de Charleroi, sous les ordres de Victor Matthys, condamné à mort peu après[24],[25]. Cette "tuerie de Courcelles" répliquait au meurtre d'Oswald Englebin, bourgmestre rexiste de Charleroi par les occupants d'une voiture en fuite, dont l'identité et les motivations ne furent jamais établies[26],[27]. L'exécution de 20 autres otages par les Allemands s'ajouta au bain de sang 6 jours après[28].

Après la lettre publiée par Le Monde en novembre 2004, au cœur d'une série de polémiques mémorielles sur la décolonisation, Jean-François Collin, président de l'Association pour la défense des intérêts moraux et matériels des anciens détenus de l'Algérie française (Adimad), s'en étonne dans un courrier de protestation[29]. Le journal lui répond qu'on pouvait lire dans le journal L'Europe réelle de décembre 1961, que « Roger Degueldre, dirigeant aux Serments de la Jeunesse Rexiste, partit comme volontaire à seize ans, pour le Front de l'Est », où « il se couvrit de gloire dans la Légion Wallonie », et que « condamné à mort en 1945, comme des milliers de ses camarades, par les sanglants Tribunaux de Répression imaginés en Belgique par les Spaak, Demany et autres énergumènes de gauche », il parvient à s'enfuir et s'engager « parmi les Volontaires qui partaient lutter contre le communisme en Indochine ».

Signé "Tcherkassy", en référence à la Bataille de Tcherkassy de 1944, cet article est bien paru en décembre 1961 dans le numéro 44 du mensuel L'Europe réelle, fondé en 1957 sous le nom Le Peuple réel puis rebaptisé en 1958, une revue néo-rexiste du Nouvel ordre européen, parti dirigé par Jean-Robert Debbaudt[22],[30], ex-combattant SS wallon du Front de l'Est[22],[31],[32],[30] et bras-droit de Léon Degrelle[30],[32]. Le parti de Jean-Robert Debbaudt s'est ensuite fondu en avril 1966 dans la FANE[33],[34] de Mark Fredriksen, avec les "Cercles Charlemagne" qui venaient de quitter Occident après l'éviction fin 1965 de Pierre Sidos, puis s'est présenté aux législatives belges de 1974 sous l'étiquette "Front rexiste"[22]. Arrêté en 1945 à la Libération de la Belgique puis jugé en 1946[22], Jean-Robert Debbaudt fut acquitté en raison de son âge[22]. Deux ans plus jeune que Degueldre, il « fit partie des quelque 7500 hommes de la Légion Wallonie, combattant sur le front de l'Est sous l'uniforme SS »[22],[31],[32], âgé d'à peine 17 ans, selon la presse belge[31],[22]. Il est resté réfugié en Espagne jusqu'à sa mort en juillet 2003 à l'âge de 76 ans, ses nécrologies étant alors critiquées par les lecteurs de plusieurs quotidiens belge[32], pour avoir ressemblé à « une choquante apologie » de sa croix de fer gagnée avec les SS de la seconde Guerre mondiale[31],[22],[32].

Peu avant ce décès et la protestation de Jean-Philippe Ould Aoudia en 2004, le journaliste Rémi Kauffer avait au contraire jugé « parfaitement faux » de présenter Roger Degueldre comme « un ex-collabo », dans un livre de 2002[35]. Kauffer y exhume un témoignage inédit de l'ex-résistant français Roger Pannequin, décédé l'année précédente : Pannequin lui aurait confié dix-sept ans plus tôt, en 1985, que « Degueldre a fait la Résistance à nos côtés »[29],[35] et n'aurait fait que « continuer dans la ligne politique ultra-nationaliste que nous, les communistes, suivions à la Libération » en s'engageant dans la Légion étrangère en 1945[29],[35]. Roger Pannequin ne citait cependant pas Degueldre dans ses mémoires, publiées en 1976 et 1977, qui fourmillent pourtant de noms[36],[37] et Rémi Kauffer ne donne pas d'autre précision sur leur entretien de 1985. Le livre auquel cette conversation a servi, publié en 1989[2], ne donne aucune précision non plus sur le passage allégué de Degueldre dans la Résistance[2], ne citant pas Pannequin sur ce point, bien que le nom de Degueldre y soit cité une dizaine de fois[2].

Dans un autre livre publié beaucoup plus tard, en 2018[38], Rémi Kauffer ne parle plus d'un Roger Degueldre résistant, et explique, pour la première fois, que son appartenance à la division SS Wallonie serait à la fois une « rumeur »[38], propagée dans le cadre d'une « campagne de désinformation », menée par les services secrets est-allemands de la Stasi dès les années 1960[38], et une « légende dorée virant au noir », découlant de « l'assassinat expiatoire » par Degueldre[38] « d'un ancien ami, qui lui avait confié s'être enrichi pendant la guerre en tuant un couple de juifs pour récupérer leurs biens »[38].

La mention d'une participation de Roger Degueldre à la résistance était apparue pour la première fois dans Le Monde du 29 juin 1962[39]. Publié une semaine avant son exécution, juste avant sa condamnation[39] et basé seulement sur ses déclarations[39], l'article contrebalançait ceux de la semaine précédente évoquant les accusations du journal L'Europe réelle de décembre 1961 d'avoir été un SS. Selon sa propre version, Degueldre aurait franchi les Pyrénées à 16 ans[39], entre mai 1941 et mai 1942, pour tenter de rejoindre « les éléments encore incertains de la France libre »[39] puis fait « six mois de prison » en Espagne[39], avant de retourner dans le Nord en 1943[39], « pour rejoindre cette fois un groupe de FTP » avec lequel il « fait la résistance jusqu'à Libération »[39], mais n'en « a gardé aucun papier, n'en ayant d'ailleurs pas sollicité, n'ayant pas eu le souci de faire homologuer sa situation »[39], faute de temps ou d'envie[39].

Le journal de l'ADARS, Association des amis de Raoul Salan[4], un autre leader de l'OAS, a repris cette version un demi-siècle plus tard, en ajoutant que Degueldre aurait disparu ensuite de Louvroil (Nord)[4] pour se réfugier à Paris chez sa sœur[4], sur les conseils de l'abbé Jean de Beco[4]. L'ADARS affirme tirer ce détail d'un article d'Éric Deschodt dans L'Esprit public, revue politique ayant paru de 1960 à 1966[4]. Belge naturalisé français, Jean de Beco fut ordonné prêtre en 1939, puis a combattu en avril 1940 dans l'armée régulière française[40], fut déporté en Allemagne[40], avant de revenir dans la France libérée[40]. Il est célèbre pour avoir désamorcé le 2 septembre 1944[40], avec son petit frère[40], les charges des allemands contre le pont Michot à Louvroil[40], près de l'usine sidérurgique familiale[41], accélérant l'arrivée des alliés[40]. Dès octobre 1944[40], il était la Bataille de Dunkerque, à 170 kilomètres au Nord de Louvroil[42], accompagnant la compagnie FFI-FTP de Maubeuge-Louvroil comme aumônier du régiment d'infanterie qu'elle a intégré[40], mais tombant le 11 avril 1945 dans les combats de Brouckerque[40], le jour même où son frère jumeau, fut libéré du camp de Buchenwald[43].

Roger Pannequin fut lui résistant d'abord en 1941-1942, arrêté dès le 6 mai 1942 à Lens, dans le Pas-de-Calais[44],[36]. Parvenant à s'évader seulement le 17 juillet 1943[44],[36], il ne s'est réfugié que brièvement[36] dans les Ardennes belges[44],[36], avant de revenir dès octobre ou novembre 1943[44], dans le Pas-de-Calais, à près de 120 kilomètres de Louvroil, pour y devenir l'un des rédacteurs du "Patriote du Pas-de-Calais"[36]. Sa seconde arrestation, neuf mois après la première, eut lieu dès le 24 mai 1944[44],[36], suivie d'une nouvelle évasion [44] le 26 juin 1944 avec d'autres prisonniers lors d'un transfert entre la prison et l'hôpital de Douai[36]. C'est seulement après qu'il devint le « commandant Marc » des FTP[36], mouvement de résistance communiste très cloisonné jusqu'en 1944 afin de limiter les risques de dénoncations sous la torture. Dès son évasion fin juin 1944, il fut ainsi exfiltré, par précaution, de la Région Nord-Pas-de-Calais et chargé des liaisons entre Front national et FTP dans 3 départements plus au sud: Aisne, Ardennes et Meuse[36]. Les notes biographiques sur le site mémoriel commandos Delta ne donnent aucune autre précision que "FTP" ou "Pannequin"[45].

Participation alléguée à la légion rexiste et aux Waffen SS[modifier | modifier le code]

Affiche de recrutement de la division SS « Wallonie ».

De nombreuses sources, y compris rexistes, considèrent que Roger Degueldre a combattu pendant la seconde Guerre mondiale avec la division SS Wallonie des rexistes belges[46] ,[47],[48],[49],[21], mais le quotidien Le Monde avait tempéré, estimant en 1962 qu'« aucune preuve n'en a été avancée jusqu'à présent »[21].

Une lettre de Jean-Philippe Ould Aoudia en 2004, protestant contre une notice biographique erronée de Degueldre dans un dossier d'Histoire du "Monde", déclare qu'il y a combattu très jeune, à l'époque où il était encore de nationalité belge, une décennie avant de devenir français. Cette lettre reprend l'enquête publiée en 1992 par Jean-Philippe Ould Aoudia dans la revue universitaire Matériaux pour l'histoire de notre temps[48] puis la même année aux Editions Tirésias[50].

Selon lui, l'assassinat de Château-Royal commis le par un commando Delta, était couvert par six décrets comportant soixante articles, qui ont « conféré une impunité à tous les instigateurs et à tous les exécutants d'un crime qui, par sa nature demeure un crime contre l'Humanité »[48]. Cette couverture d'État, qui n'a finalement pas suffi à protéger Roger Degueldre, a selon lui prouvé « la mystification d'une OAS comme expression spontanée du désespoir d'un petit peuple pied-noir »[48] craignant en 1961 l'exode, pour plutôt illustrer un « fonctionnement »[48] rôdé depuis des années, l'assassinat de Château-Royal n'ayant « rien d'improvisé »[48] mais répondant au contraire « à une "logique" criminelle ancienne »[48], s'acharnant depuis cinq ans contre l'institution visée. Une logique amplifiée, selon Ould Aoudia, dès le 10 août 1956 par l'attentat de la rue de Thèbes, tuant 60 civils à Alger, perpétré « malgré le couvre-feu »[48] par l'ORAF[51], dont on découvira beaucoup plus tard qu'elle était « la première mouture de l'OAS »[48].

En annonçant l'arrestation de Degueldre en avril 1962, Le Monde s'était demandé: « fut-il un partisan de Léon Degrelle, chef du mouvement fasciste Rex, et pendant la guerre un membre de la légion de Wallonie ? »[21], pour observer que « certains l'ont affirmé ». Le journal avait posé à nouveau la question le 20 juin 1962, juste avant son procès[52] puis donné quelques jours après, peu avant sa condamnation, la version de l'accusé, décidé à rester silencieux durant tout son procès. Selon cette version, Degueldre aurait au contraire été un résistant[39], mais sans avoir le moyen de l'étayer[39].

Degueldre aurait fui la Belgique quelques semaines après la disparition du bâtonnier de Bruxelles Louis Braffort, arrêté à son domicile par trois rexistes dans la soirée du 22 août 1944 tandis que la radio annonçait la libération imminente de Bruxelles. Le dirigeant des Serments de la Jeunesse Rexiste fut à partir d'octobre 1941 John Hagemans (1914-1942), fils d’un banquier belge, libéré fin septembre 1940 par les Allemands[53] qui en mars 1942 entraîna vers la légion wallonne 170 jeunes puis décéda sur le Front de l'Est, en août 1942. À partir de cette date des aventuriers et des personnes cherchant à fuir la faim s'y font nombreux[54].

Le cardinal Léon-Étienne Duval, plus haute autorité catholique en Algérie, a qualifié l'OAS de « nazis d’aujourd’hui » au début des années 1960 et réitéré ces propos 20 ans après[55], le comité Maurice Audin dénonçant une « nouvelle Gestapo »[56]. Les légionnaires, pendant la bataille d'Alger, opéraient nombreux au centre de détention et de torture de la Villa Sésini d'Alger[57], dirigée par Paul Aussaresses[58],[59]. Des interrogatoires y furent menés par le soldat de première classe Feldmayer, sujet allemand, qui déclarait « aux détenus qu'il se vengeait ainsi de la victoire de la France en 1945 », selon la lettre de démission de Paul Teitgen, secrétaire général de la préfecture de police d'Alger", parue dans Le Monde du 1er octobre 1960[60] ,[61],[62],[63], sous les ordres du capitaine français Roger Faulques[56], démission qui remontait déjà au , en réaction aux actes de tortures, et annoncée dans une lettre du . Selon sa victime Mohamed El Badji, torturé durant huit nuits, Roger Faulques se surnommait lui-même "capitaine SS" et était réputé pour sa férocité, selon Henri Alleg. Mis en disponibilité en 1960, il a ensuite encadré les mercenaires menant le Siège de Jadotville du 13 au 17 septembre 1961 contre les forces des Nations unies.

La France avait essayé de dissimuler le rôle joué dans ses guerres coloniales[64][réf. nécessaire] par d'anciens combattants des armées allemandes en raison de polémiques entretenues dans la presse, tendant à réduire leur place à celle d'anciens SS. Mais dès le 20 décembre 1946[65], Grégoire Koulischer, chroniqueur de politique étrangère du quotidien du Parti socialiste belge, Le Peuple, avait observé que l'armée française emploie, via la Légion étrangère, « « des Allemands, anciens soldats de l’Afrika-Korps de Rommel, faits prisonniers en Afrique »[65]. Puis le 22 mars 1947, le jeune résistant René L'Hermitte[66], envoyé à Saïgon par L'Humanité, citait un officier dénonçant des tortures contre des prisonniers Viet-minh[67]. Puis en , le journal Témoignage chrétien publiait le récit de Jacques Chegaray sur l'utilisation de la torture en Indochine par l'Armée française[68], le quotidien chrétien breton Ouest-Matin effectuant d'autres révélations.

Personnalité[modifier | modifier le code]

Les livres sortis au début du XXIe siècle dans le sillage des témoignages dans Le Monde du général Paul Aussaresses ont idéalisé la personnalité de Deguledre, dont l'arrestation aurait été une catastrophe pour l'OAS [69]. Il a cependant été confirmé qu'elle a été causée par une dénonciation dans ses propres rangs[69].

Les historiens Sylvie Thénault et Jean Monneret sont tombés d'accord en 2017 sur le fait que «les commandos Delta acquirent une totale liberté après l’arrestation de leur chef, Roger Degueldre»[70], le second estimant qu'ils sont alors privés « de toute orientation tactique et stratégique claire »[70] mais reprochant à la première d'utiliser le mot "Terroriste" pour qualifier l'OAS dans toute sa durée de vie[70], tout en démentant être favorable à cette organisation[70], car selon lui ses attentats étaient «relativement ciblés»[70] jusqu'à une "seconde phase"[70], commencée le 19 mars et allant jusqu'en juin 1962[70]. Arrêté mi-avril, Degueldre fut fusillé début juillet.

Selon l'historienne des idées politiques Anne-Marie Duranton-Crabol, spécialiste de l'extrême droite[71] Roger Degueldre a témoigné d'un dédoublement de sa personnalité, dans le seul écrit de lui disponible, une lettre écrite 4 jours avant sa mort.

Famille[modifier | modifier le code]

Le 21 avril 1945, sergent, il a épousé à Hautmont, sa première femme, dont il divorcera le 22 décembre 1959, épousant une autre le 4 juin 1960[4].

Sa compagne en 1961, Nicole Bésineau, fille du général Paul Gardy, condamnée à 15 ans de réclusion par contumace, épouse de Michel Bésineau[72], s'enfuit en 1963 avec toute la famille Gardy en Argentine[73]. L'Argentine leur offre alors des terres à Misión Tacaaglé, dans la région de Formosa, près du Paraguay [74].

Mémoire[modifier | modifier le code]

En novembre 1978, le président du Front national Jean-Marie Le Pen, dans son discours de clôture du cinquième congrès de ce mouvement fondé autour de lui en 1972, a rendu hommage à ces « soldats de la fidélité qui ont nom Bastien-Thiry ou Roger Degueldre »[75]. Bastien-Thiry a été fusillé le 11 mars 1963 pour avoir organisé l'attentat du Petit-Clamart contre le général de Gaulle.

L'Adimad a inauguré le 6 juillet 2005 à Marignane, dans les Bouches-du-Rhône, une stèle à la mémoire des fusillés de l'OAS, dont Roger Deguledre[76]. La date a été choisie en hommage à Roger Degueldre, fusillé le 6 juillet 1962[77].

Selon Le Monde, plusieurs semaines avant cette commémoration annoncée, des organisations, parmi lesquelles la Ligue des droits de l'homme (LDH) et le Collectif des historiens contre la loi du 23 février 2005[77], dite "loi portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés", se mobilisent contre cette « forme déguisée de réhabilitation du colonialisme, voire une sorte de repentance subrepticement imposée à la nation »[77]. Un « action culturelle » en faveur de la paix et de la réconciliation, pour l’écriture d¹une histoire partagée réunit alors Mouloud Aounit, secrétaire Général du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP), l'historien Émile Temime et le sociologue Jean-Robert Henri[78].

La loi du 23 février 2005, prévoyait alors que « les programmes scolaires reconnaissent (...) le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord »[77], point sur lequel elle sera par la suite amendée sur décision de Nicolas Sarkozy, afin d'apaiser les polémiques de l'année 2005 sur les enjeux mémoriels.

Décorations[modifier | modifier le code]

Sa condamnation à mort le prive de ses prérogatives en matière de décorations. Il avait été décoré à neuf reprises[79]:

Arts et littérature[modifier | modifier le code]

Le jour de l'exécution de Roger Degueldre, un autre militant de l'OAS est détenu, Jean-Pax Méfret, 17 ans. Selon le magazine Valeurs Actuelles, il s'était s’introduit dans le camp retranché d’Ortiz à seulement 15 ans. Devenu plus tard chanteur[80],[81], il consacrera deux chansons, L'erreur du Général" et Je ne vous garde pas rancune, je vous plains? sous le pseudonyme de Jean-Noël Michelet, à raconter les derniers instants d'un officier français, en dénonçant la cour militaire d'injustice qui a donné ordre à sa milice d'assassiner ce valeureux.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. algerie-francaise.org, « Roger Degueldre, lieutenant au Ier REP, né le 19 mai 1925, fusillé au Fort d'Ivry le 6 juillet 1962 ».
  2. a b c d e f g h i j k l m et n Les Résistants : de la guerre de l'ombre aux allées du pouvoir 1944-1989. Fayard, 1989, par Rémi Kauffer et Roger Faligot.
  3. a b c et d « Degueldre Roger », Pieds-Noirs d'hier et d'aujourd'hui, no 154, juillet-août 2007
  4. a b c d e f g h i j k l m et n "Bulletin des amis de Raoul Salan" 1er trimestre 2005 [1]
  5. [2].
  6. a b et c "Hervé de Blignières Un combattant dans les tourmentes du siècle", par Hugues Kéraly aux Editions Albin Michel en 1990 [3].
  7. "Wolves in the City: The Death of French Algeria" par Paul Henissart, Editions Simon and Schuster, en 1970, page 161 [4].
  8. "Les loups dans la ville : la mort de l'Algérie française" par Paul Hénissart, traduction en français, publiée en 1971 [5]
  9. "Le temps de l'OAS" par Anne-Marie Duranton-Crabol, aux Editions Complexe en 1995, page 122 [6].
  10. "Wolves in the City: The Death of French Algeria" par Paul Henissart, Editions Simon and Schuster, en 1970, page 204 [7].
  11. a b c d e f g h i j k l m n et o Courrier des lecteurs du Monde du 5 novembre 2004, par Jean-Philippe Ould Aoudia [8].
  12. Le Monde du 28 juin 1962 [9].
  13. "André Canal a signé son pourvoi en cassation", dans Le Monde du 23 octobre 1962 [10].
  14. a et b Le Monde du 30 juin 1962 [11].
  15. Le Monde du 7 juillet 1962 [12].
  16. Le Monde du 24 juillet 1962 [13].
  17. a et b Jean-Pax Méfret : 1962, l'été du malheur.
  18. Maurice Pons, L'assassinat de Château-Royal, Le Monde diplomatique, octobre 1992
  19. Jacques Duquesne, Histoires d'une guerre, l'Express, 14 mars 2002
  20. Notice de Roger Degueldre (1925-1962), dans le dossier du Monde 28 octobre 2004 [14].
  21. a b c d e et f "UN TECHNICIEN de l'action directe" le 10 avril 1962 dans Le Monde [15]
  22. a b c d e f g h et i "Le dernier héritier de Léon Degrelle" par Paul Vaute le 05-07-2003 dans La Libre Belgique
  23. "Simenon : le frère encombrant sort de l'ombre" par Olivier Rogeau, journaliste au Vif/L'Express, le 16 août 2015 [16].
  24. Flore Plisnier, « L’ordre nouveau et le rexisme dans la région de Charleroi : Seconde partie : L’ordre nouveau à Charleroi durant la Seconde Guerre mondiale », dans Documents et rapports, t. LXIV, Société royale d’archéologie, d’histoire et de paléontologie de Charleroi, , p. 201-202.
  25. Sur le pro-justitia constatant le décès, Jules Pélerin, commissaire de police faisant fonction, indique comme nom "Harmignies", confondant probablement le nom avec celui du village homonyme.
  26. Maerten 2008.
  27. Pascal Lorent, « Courcelles - Le 18 août 1944, les rexistes vengeaient l'assassinat d'Englebin en exécutant vingt otages », Le Soir,‎ , p. 25 (lire en ligne).
  28. Plisnier 2009, p. 172.
  29. a b et c Version de l'ADIMAD, [17].
  30. a b et c "L'extrême-droite en Belgique" par Étienne Verhoeyen dans la revue Courrier hebdomadaire du CRISP en 1974 [18].
  31. a b c et d "Une nécrologie qui suscite l'indignation" par Christian Laporte, le 7 juillet 2003, dans Le Soir
  32. a b c d et e "Nécro sinistre d'un fach", par Jean-Pierre DE STAERCKE dans Libération le 10 juillet 2003 [19].
  33. Ariane Chebel d'Appollonia, "L'extrême-droite en France. De Maurras à Le Pen", aux éditions Complexe, coll. « Questions au xxe siècle », Bruxelles, en 1996, page 352, note 176.
  34. François Duprat, "Les mouvements d'extrême-droite depuis 1944", aux Éditions Albatros en 1972, page 174.
  35. a b et c "OAS, histoire d'une guerre franco-française", par Rémi Kauffer, aux éditions du Seuil en 2002, page 154
  36. a b c d e f g h i et j Ami, si tu tombes par Roger Pannequin en 1976, Editions du Sagittaire
  37. Adieu Camarades, par Roger Pannequin en 1977 aux Éditions du Sagittaire
  38. a b c d et e "Les hommes du président" par Rémi Kauffer Place des éditeurs, 2018 [20].
  39. a b c d e f g h i j k et l "La défense demande le renvoi en attendant la décision de la Cour de cassation sur la requête qu'elle vient de déposer", par Jean-Marc Théolleyre dans Le Monde du 29 juin 1962 [21].
  40. a b c d e f g h i et j "Jean de Beco un aumônier, un résistant, un militaire disparu au pont de Spycker", biographie par David Debruyne [22].
  41. "Mon vingtième siècle" par Jean Glad en 2015 [23].
  42. Article dans La Voix du Nord du 5 septembre 2014 [24].
  43. La Semaine du Boulonnais, article du 7 avril 2017
  44. a b c d e et f Biographie Le Maitron de Roger Pannequin
  45. "Deltas collines" [25].
  46. "The Damned Die Hard" par Hugh McLeave · 1992 aux Editions Bantam Books page 271
  47. "The Beast Reawakens. Fascism's Resurgence from Hitler's Spymasters to Today's Neo-Nazi Groups and Right-Wing Extremists" par Martin A. Lee · 2013 Édition Taylor & Francis [26]
  48. a b c d e f g h et i "L'attentat contre les Centres Sociaux Educatifs" par Jean-Philippe Ould Aoudia, dans la revue d'histoire Matériaux pour l'histoire de notre temps en 1992 [27].
  49. Article dans L'Europe Réelle de décembre 1961
  50. « L'assassinat de Château-Royal » par Jean-Philippe Ould Aoudia, en 1992 aux Editions Tirésias
  51. Jean-Charles Jauffret, Maurice Vaïsse, Charles Robert Ageron, Militaires et guérilla dans la guerre d'Algérie, Éditions Complexe, 2001, p. 455.
  52. Article le 20 juin 1962 dans Le Monde [28]
  53. Article de Flore Pisnier sur le site Belgium WWII, inspiré par De Bruyne, Eddy. Les Wallons Meurent à l’Est : La Légion Wallonie et Léon Degrelle Sur Le Front Russe 1941-1945. Bruxelles: Didier Hatier, 1991 et par Conway, Martin, Marc Efratas, Alain Dantoing, and José Gotovitch. Degrelle : Les Années de Collaboration : 1940-1944 : Le Rexisme de Guerre. Ottignies: Quorum, 1994. [29].
  54. Article de Flore Pisnier sur le site Belgium WWII
  55. Le cardinal Duval, « évêque en Algérie », entretiens du cardinal Léon-Étienne Duval avec Marie-Christine Ray, Le Centurion, 1984, p. 123 , cité par l'historien Olivier Dard dans "L’armée française face à l’organisation armée secrète" [Éditions de la Sorbonne [30].
  56. a et b "Lettre ouverte à l'ex-général Salan" dans Tribune socialiste numéro 71 daté du 14 octobre 1961 [31]
  57. La question coloniale dans "l'Humanité" (1904-2004)" par Alain Ruscio, en 2005, page 359
  58. "La villa Susini. Torture en Algérie, un appelé parle, juin 1961-mars 1962" par Henri Pouillot, Paris, Éditions Tiresias, 2001
  59. "Guerre d’Algérie : de la violence vécue à la violence analysée". Débat autour du livre Des soldats tortionnaires. Guerre d’Algérie : des jeunes gens ordinaires confrontés à l’intolérable", par Claude Juin et Anne Jollet [32].
  60. " Lettre de démission de Paul Teitgen, secrétaire général de la préfecture de police d'Alger" dans Le Monde du 1er octobre 1960 [33]
  61. "L'attentat contre les Centres Sociaux Educatifs" par Jean-Philippe Ould Aoudia, dans la revue Matériaux pour l'histoire de notre temps en 1992 [34].
  62. "Paroles de torturés" le 24 juillet 2000 dans L'Humanité [35]
  63. "Plaidoiries Dans Le procès du réseau Jeanson (2002) [36]
  64. "Indochine: la légion des inconnus de la Wehrmacht" par Edouard Launet, dans Libération le 5 mars 2014 [37]
  65. a et b "Contre-propagande sur l'Indochine. La France officielle face à l'anticolonialisme en Belgique francophone (1946-1950)" par Catherine Lanneau dans la revue Guerres mondiales et conflits contemporains en 2011 [38].
  66. Biographie Le Maitron de René L'Hermitte [39].
  67. "La fin de la guerre d’Indochine (1953-1954) vue par L'Humanité, article de Alain Ruscio en 1993 dans Les Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique [40].
  68. (en) « Torture, French » [« Torture, Français »], Le dictionnaire de la Guerre d'Indochine, Faculté des sciences humaines, Université du Québec à Montréal, Canada (consulté le ).
  69. a et b "Les Soldats perdus. Des anciens de l'OAS racontent: Des anciens de l'OAS racontent", par Vincent Quivy, aux Editions du Seuil [41].
  70. a b c d e f et g "L'OAS, vue par Sylvie Thénault, par Jean Monneret, dans Etudes coloniales le 3 août 2017 [42].
  71. "Le temps de l'OAS" par Anne-Marie Duranton-Crabol, aux Editions Complexe en 1995 [43].
  72. Michel Bésineau était capitaine de 1er régiment étranger de parachutistes
  73. Escadrons de la mort, l'école française - La Découverte Poche/Essais - Auteur : Marie-Monique ROBIN - Éditeur : LA DECOUVERTE, 2015 - (ISBN 2707186686 et 9782707186683) - Paragraphe 13 : Le putsh d'Alger et l'OAS - Les meilleurs élèves
  74. Marie-Monique Robin, Escadrons de la mort, l'école française [détail des éditions], 2008, p. 180-183
  75. Article de Jean-Marie Colombani, dans Le Monde du 14 novembre 1978[44].
  76. "Rassemblement de nostalgiques de l'OAS à Marignane", dans Le Monde du 7 juillet 2005 [45].
  77. a b c et d "Polémique sur l'inauguration d'une stèle à la mémoire de l'OAS à Marignane", par Laetitia Van Eeckhout dans Le Monde du 17 juin 2005 [46].
  78. "Mille Babords" juin-juillet 2005 [47].
  79. « Décorations de Roger Degueldre ».
  80. "Méfret : le chanteur d’Occident" par Frédéric Valloire, le 27 septembre 2007, dans Valeurs actuelles [48].
  81. édité aux Éditions REDI "Productions recherche - Exploitation des idées" (Réf. 423 E. P.) un LP 45t

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]