ESIEA

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ESIEA École d'ingénieurs du monde numérique
Logo de l'ESIEA
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Devise Former l'Ingénieur(e) et l'Homme
Informations
Fondation 1958
Fondateur Maurice Lafargue
Type Grande École d'ingénieurs privée
Budget Association Loi 1901
Localisation
Coordonnées 48° 48′ 51″ nord, 2° 22′ 41″ est
Ville Paris, Ivry-sur-Seine, Laval
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France, Pays de la Loire
Région Île-de-France, Pays de la Loire
Campus Paris, Ivry, Laval
Direction
Président Simon Tournadre
Directeur Louis Jouanny
Chiffres clés
Étudiants 1000[1]
Doctorants 9[1]
Niveau Bac+5 et Bac+6 (Mastère Spécialisé)
Diplômés/an 200 en 2016[1]
Divers
Particularités École à classes préparatoires intégrées
Affiliation CGE, CDEFI, UGEI
Site web esiea.fr

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
ESIEA École d'ingénieurs du monde numérique

L'École supérieure d'informatique électronique automatique (ESIEA)[2], aujourd'hui École d’ingénieurs du monde numérique, est l'une des 210 écoles d'ingénieurs françaises habilitées par la Commission des Titres d’Ingénieurs (CTI) à délivrer un diplôme d'ingénieur.

Implantée à Paris 5e (siège), Ivry-sur-Seine (94) et Laval (53), elle forme des ingénieurs généralistes dans le domaine des sciences et technologies du numérique. L'ESIEA est titulaire du label EESPIG[3] (Établissement d’Enseignement Supérieur Privé d'Intérêt Général). L'école est reconnue par l’État et est membre de la Conférence des Grandes Écoles (CGE) et de l'Union des Grandes Écoles Indépendantes (UGEI).

Histoire[modifier | modifier le code]

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En 1958[4], Maurice Lafargue [5] crée l'École supérieure d'applications électroniques et automatismes (ESEA) qui avait pour vocation de former des ingénieurs d'interface et de dialogue entre les concepts scientifiques de ces techniques et leur domaine d'application. En 1973, l'ESIEA s'installe rue Vésale dans le 5e arrondissement de Paris, dans un ancien garage à proximité de la rue Mouffetard et du Quartier latin. En 1975, Maurice Lafargue fait don de l'école à l'Association des anciens élèves et amis de l'ESIEA (AAEA-ESIEA). En 1985, la Commission des titres d'ingénieur (CTI) habilite l'école à délivrer le diplôme d'ingénieur. Un nouveau campus s'ouvre à Ivry-sur-Seine, dans l'ancienne usine Pierrot Gourmand.

En 1993, l'école ouvre un nouveau campus à Laval, en coopération avec les collectivités locales et régionales de la Mayenne. Ce campus propose le même enseignement et délivre le même diplôme d'ingénieur que celui de Paris. Le premier centre de recherche de l'ESIEA ouvre à Laval en 1996. En 2002, le Groupe ESIEA crée une deuxième école, IN'TECH (École supérieure d'ingénierie informatique), qui s'installe sur le campus d'Ivry-sur-Seine. En 2004, l'ESIEA ouvre un mastère spécialisé en sécurité de l'information et des systèmes (MS-SIS), accrédité par la Conférence des grandes écoles. La recherche du Groupe ESIEA se diversifie en 2007 avec la création du laboratoire Cryptologie et virologie opérationnelles, aujourd'hui dénommé CNS (pour Confiance numérique et sécurité), sur le campus de Laval (dirigé par Éric Filiol).

En 2009, l'ESIEA s'associe avec Euridis Business School pour ouvrir un centre de formation d'apprentis, le CFA-ITE, spécialisé dans les métiers du numérique. Le campus de Paris-Ivry ouvre un nouveau pôle de recherche Art et Recherche Numérique (ARNUM) en 2010. En 2015, le campus de Laval obtient l'autorisation par la CTI d'ouvrir une formation d'ingénieur par l'apprentissage en collaboration avec le CFA Inter-Universités des Pays de la Loire[6]. Elle ouvre également à Paris le laboratoire LDR[7] (Learning Data Robotics) dirigé par Lionel Prevost.

En 2016, l'école est reconnue comme Établissement d'Enseignement Supérieur Privé d'Intérêt Général[8] (EESPIG).

Conditions d'admission[modifier | modifier le code]

L'admission est possible à différents niveaux selon le cursus scolaire :

Formation[modifier | modifier le code]

L’ESIEA applique le système européen LMD (licence master doctorat) et ECTS, destiné à favoriser la compréhension de la formation par des entreprises et des universités étrangères. La formation principale dure cinq ans[9].

Cycle préparatoire[modifier | modifier le code]

Lors de la première année du cycle préparatoire, les étudiants acquièrent les méthodes de travail spécifiques aux études supérieures et à l'élève ingénieur. En deuxième année, ils sont initiés à la gestion de projet et présentent leurs premières réalisations concrètes.

Cycle ingénieur[modifier | modifier le code]

En cycle ingénieur (3e année, 4e et 5e année) les étudiants acquièrent et approfondissent les capacités, compétences et connaissances scientifiques, technologiques et humaines indispensables à un ingénieur en sciences et technologies du numérique.

En 4e année, l'étudiant opte pour une grande filière: systèmes d'information ou systèmes embarqués.

En 5e année, il choisit une majeure parmi celles-ci[10] :

L'école délivre le titre d'ingénieur diplômé[11] de l'ESIEA. L'étudiant peut obtenir d'autres diplômes dans le cadre de partenariats académiques : mastères spécialisés avec Skema Business School, Centrale Supelec ou GEM (Grenoble École de management), master Recherche en partenariat avec l’université d’Angers, Dauphine et ParisTech[12]

Mastères spécialisés[modifier | modifier le code]

Sécurité de l’information et des systèmes[modifier | modifier le code]

Le Mastère Spécialisé Sécurité de l’information et des systèmes[13] (MS-SIS) est principalement enseigné en français à Paris. Cette formation spécialisée (Bac+6) en sécurité informatique a obtenu le label SecNumedu. Le programme s'articule autour des points suivants :

Network and Information Security[modifier | modifier le code]

Le programme du mastère spécialisé Network and Information Security (en anglais) comprend l’enseignement des fondamentaux de la sécurité (algorithmes de sécurité, virologie…), ainsi qu’une formation avancée : cryptologie, virologie, certification Arkoon

Formation à l'international[modifier | modifier le code]

Les étudiants doivent effectuer un séjour d'au moins trois mois à l'étranger : stage, summer school, semestre ou double diplôme (Bachelor of Sciences, Master of Sciences). Ils peuvent partir dès la première année, pendant 6 mois à deux ans, par le biais des programmes Erasmus-Socrates et BRAFITEC. L'école a mis en place des partenariats avec plus de 60 universités étrangères : Illinois Institute of Technology, Plymouth University, Beijing Jiaotong University, University Of Tokyo, Queensland University of Technology, University of Sydney, Macquarie University, University of New South Wales, University of Melbourne, Curtin University, University of Victoria, University of Auckland, University of Waikato, Concordia University, Mid Sweden University, Wrexham Glyndŵr University (Pays de Galles), Seoul National University of Science and Technology (en), Chinese Language Summer School, Tamkang University...

Un score de 800 au Test of English for International Communication est exigé pour l'obtention du diplôme d'ingénieur ESIEA[14]. Depuis la rentrée 2017, l'école propose un cursus international[15] dès la première année (bac+1), avec 75 % des cours dispensés en langue anglaise.

Parcours en sécurité informatique[modifier | modifier le code]

L’ESIEA propose un parcours spécialisé en sécurité informatique, de la 2e année (L2) à la 5e année d’étude (M2), qui peut être prolongé par un mastère spécialisé comme le MS-SIS ou un BADGE. L'école est labellisée SecNumedu[16] par l’Agence nationale pour la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) pour son parcours sécurité[17] qui forme des ingénieurs des technologies du numérique option cyberdéfense/sécurité autour de quatre perspectives :

  • une vision scientifique solide ;
  • la vision opérationnelle de l’ingénieur ;
  • la vision du hacker ;
  • une vision éthique, citoyenne et légale.

Les étudiants sont associés aux activités opérationnelles du laboratoire CNS[18] (Confiance numérique et sécurité) et au processus de valorisation de la recherche, au travers du dispositif Espoir, recherche et innovation[19]. 

Laboratoires de recherche[modifier | modifier le code]

L'école mène des projets de recherche applicative en partenariat avec des entreprises et universités françaises et étrangères. L'activité des laboratoires et pôles de recherche concerne les domaines suivants : confiance numérique et sécurité, art et recherche numérique, interactions numériques santé et handicap et Learning, Big Data & Mobile Robotics (LDR).

Confiance numérique et sécurité (CNS) [modifier | modifier le code]

Laboratoire à finalité opérationnelle, le CNS[18] (Confiance numérique et sécurité) aborde l’ensemble des domaines liés à la cyberdéfense et à la cybersécurité (sécurité de l’information et des systèmes). La recherche permet d’actualiser en permanence les enseignements et d’entraîner les étudiants dans des démarches innovantes, dès la 2e année. Le CNS[20] traite de l’application des technologies et des méthodes de la sécurité de l’information et des systèmes. Il adopte comme démarche méthodologique principale la vision de l’attaquant. Principaux thèmes de recherche du laboratoire :

En 2016, les étudiants de l’ESIEA ont conçu et développé CheckMyHTTPS[21], un logiciel qui vérifie que les connexions web sécurisées ne sont pas interceptées.

Interactions numériques santé et handicap (INSH)[modifier | modifier le code]

Le laboratoire Interactions numériques santé et handicap[22] (INSH) traite de l’apport des technologies de la réalité virtuelle et des systèmes embarqués, et plus généralement des systèmes numériques interactifs, dans le champ de la santé et du handicap[23]. Il vise la conception de modèles et de méthodes pour la prise en charge des incapacités, ainsi que l’intégration des technologies pour le développement d’outils et d’interfaces (tout ce qui touche à la réalité virtuelle).

Le projet CERVO (Chirurgie éveillée sous réalité virtuelle dans le bloc opératoire) a permis la première opération d’un patient éveillé grâce à des lunettes de réalité virtuelle[24]. L’ARVAD[25] (Apprentissage par la réalité virtuelle de l’autonomie des déplacements) est un outil de réalité virtuelle adapté aux élèves atteints de troubles cognitifs qui entravent leurs capacités de déplacement. Le projet HANDICAP-HESAM[26] est consacré à l’apprentissage par la réalité virtuelle de l’autonomie des déplacements. Il vise notamment à améliorer l’observance et le suivi des patients atteints de lombalgie chronique.

Learning, big data & Mobile Robotics (LDR)[modifier | modifier le code]

Cette équipe de recherche développe des outils d’acquisition et des méthodes d’analyse de données hétérogènes et massives : images, séquences vidéo, séries temporelles et spatiotemporelles. Quatre axes de recherche sont privilégiés :

  1. Mobile Robotic (robotique exploratoire) ;
  2. Data Analysis (analyse de données) ;
  3. Classification de données, Machine Learning et intelligence artificielle ;
  4. La fusion d’informations. Méthodes d’ensembles de classifieurs, opérateurs d’agrégation, apprentissage semi-supervisé.

Art et recherche numérique (ARNUM)[modifier | modifier le code]

Créé en 2007, l’exploratoire ARNUM[27] est un espace de création transdisciplinaire (traitement de l’image, réalité virtuelle, cartographie, robotique, programmation) où s’expriment artistes et étudiants de l’ESIEA grâce aux compétences acquises lors leur formation. L’ARNUM accompagne le développement personnel et l’ouverture d’esprit des étudiants par le biais de la créativité.

Anciens élèves[modifier | modifier le code]

Depuis sa création en 1958, le Groupe ESIEA compte plus de 7 800 anciens élèves[29] qui sont associés à la gouvernance de leur école, organisée sous forme d’association à but non lucratif. L'ESIEA appartient depuis 1975 à l'Association de ses anciens élèves.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c http://www.letudiant.fr/palmares/classement-ecole-ingenieur-apres-bac/fiche/esiea-grande-ecole-d-ingenieurs-6947.html
  2. Historique de l’ESIEA sur son site officiel
  3. « La qualification d'établissement d'enseignement supérieur privé d'intérêt général (EESPIG) », sur www.enseignementsup-recherche.gouv.fr, (consulté le 6 novembre 2017)
  4. « Fiche du groupe ESIEA sur le site de la BNF », sur data.bnf.fr
  5. « Article sur le décès de Maurice Lafargue, fondateur de l'ESIEA », sur http://www.museeinformatique.fr/
  6. « Diplome d'Ingenieur ESIEA, Informatique Electronique Automatique », sur http://www.cfainteruniversites.com/,
  7. « Annonce du lancement du laboratoire "Learning, Data & Robotics" », sur journaldunet.com
  8. « Liste des établissements reconnus EESPIG », sur http://www.fesic.org/,
  9. « Description de la formation d'ingénieur », sur ESIEA,
  10. « Filières et spécialisations ingénieur : Majeures et Mineures | ESIEA », ESIEA,‎ (lire en ligne)
  11. Arrêté du 19 février 2016 fixant la liste des écoles accréditées à délivrer un titre d'ingénieur diplômé.
  12. Site de l'école
  13. « Mastère spécialisé Sécurité de l’information et des systèmes de l’ESIEA : description », sur https://www.ssi.gouv.fr/,
  14. Site de l'école.
  15. « "Du Bac au Bac+5, un parcours international XXL !" - Interview ESIEA », Studyrama.com,‎ (lire en ligne)
  16. « Liste des formations labellisées SecNumedu », sur https://www.ssi.gouv.fr/,
  17. « Description du parcours sécurité - site d'ESIEA », sur https://www.esiea.fr/,
  18. a et b « Description du CNS », sur esiea.fr,
  19. « Le dispositif Espoirs, recherche et innovation », sur https://www.esiea.fr,
  20. « Vidéo : reportage de France 3 sur le CNS », sur https://www.youtube.com/,
  21. « Description de CheckMyHTTPS », sur CheckMyHTTPS
  22. « L'équipe de l'INSH », sur https://www.esiea.fr,
  23. « Projets du laboratoire de recherche : santé et handicap »,
  24. « Première mondiale au CHU d’Angers : la réalité virtuelle pour ôter une tumeur », sur http://www.frcneurodon.org,
  25. « Présentation de l'ARVAD », sur Académie de Nantes,
  26. « Projet Handicap - HESAM », sur http://www.hesam.eu,
  27. « ARNUM : quand les élèves ingenieurs innovent avec les artistes du numerique », sur Sine Nomine,
  28. Site du quotidien Les Échos.
  29. « Association des Alumni d'ESIEA », sur https://www.esiea.fr/,