Pôle universitaire Léonard-de-Vinci
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| Fondateur | |
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« Aller plus loin » |
| Membre de | |
| Site web |
| Étudiants |
10000 |
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| Enseignants |
300 |
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| Ville |
Le pôle universitaire Léonard-de-Vinci, ou familièrement « Fac Pasqua »[1], est un bâtiment abritant des établissements d’enseignement supérieur ainsi que des services du département des Hauts-de-Seine. Il est implanté à Courbevoie à la limite du quartier d'affaires de la Défense[2].
Histoire
[modifier | modifier le code]Le pôle universitaire Léonard-de-Vinci, ensemble immobilier accueillant des établissements d'enseignement supérieur, a été créé en 1995 à l'initiative du conseil général des Hauts-de-Seine, alors dirigé par Charles Pasqua. Il est ainsi souvent nommé familièrement « fac Pasqua »[1].
Depuis 2018 et le départ de plusieurs écoles, des services du département des Hauts-de-Seine y sont également installés.
En , en raison de la pandémie de COVID-19, le restaurant universitaire du pôle se transforme en centre de vaccination capable de délivrer environ 3 000 doses par jour de vaccin contre le COVID-19[3].
L'établissement est victime en d'une cyberattaque visant les données personnelles des étudiants et employés[4]. Les pirates informatiques sont arrêtés en à la suite d'une enquête de l'Office central de lutte contre la cybercriminalité (OCLCTIC)[5].
En , le magazine Challenge rapporte que l'ensemble va être cédé au groupe AD Education, un groupe contrôlé par le fonds Ardian, fournissant des services d'éducation privée à titre lucratif au travers de diverses écoles[6].
Organisation
[modifier | modifier le code]Le pôle universitaire Léonard-de-Vinci est un bâtiment appartenant au département des Hauts-de-Seine à l'intérieur duquel se trouvent plusieurs occupants ayant signé avec le conseil départemental une convention d'occupation précaire annuelle :
- L'association Léonard de Vinci en tant qu'établissement d'enseignement supérieur regroupe quatre écoles, des départements pédagogiques et des services administratifs transversaux.
- École de management Léonard-de-Vinci (EMLV), école de commerce post-bac
- École supérieure d'ingénieurs Léonard-de-Vinci (ESILV), école d'ingénieurs post-bac
- Institut de l'Internet et du Multimédia (IIM), école spécialisée dans le numérique
- DeVinci Executive Education (Institut Léonard-de-Vinci), destiné à la formation continue
- Institute for Future Technologies (IFT), destiné à la recherche et à l’innovation
Des locaux sont utilisés également par :
Polémiques
[modifier | modifier le code]Le fait que ce pôle soit un établissement privé financé essentiellement par des fonds publics a dès le départ provoqué la réaction de plusieurs médias[7].
Le coût du pôle a aussi suscité l'étonnement : « en 1993, sur les 221 millions de francs consacrés à l'enseignement supérieur [au Conseil général des Hauts-de-Seine], 200 étaient alloués à la construction du pôle. A titre de comparaison, 18 millions de francs sont allés à la construction de l'IUT, à Gennevilliers. En 1994, 600 millions de francs, soit les trois quarts du budget enseignement sont allés au pôle »[8].
La débauche de budget et de locaux débloqués pour le pôle a scandalisé certains élus locaux, « alors que la région Ile-de-France comptait la plus faible surface par étudiant et que 35 000 étudiants s’entassaient à Paris X »[9]dont la capacité maximale était de 18 000 places[8].
L'ALV a bénéficié d'importantes subventions publiques du temps de la présidence de Charles Pasqua au Conseil général, dépenses revues à la baisse par les présidences suivantes après un rapport de la Chambre régionale des comptes, dénonçant les salaires de l'équipe de direction, des effectifs administratifs surdimensionnés, des « dépenses de prestige » peu justifiées et des frais de repas exagérés[1].
Depuis 2015, les écoles du pôle universitaire Léonard-de-Vinci ne touchent plus aucune subvention de la part du Conseil départemental des Hauts-de-Seine. Elles sont hébergées par le Conseil départemental et à ce titre paient un loyer et les charges de fonctionnement.
Le , John Dowling, un enseignant d'anglais de l'ALV est tué par un ancien étudiant de l'École de management Léonard-de-Vinci[10] sur le parvis situé devant le pôle universitaire[11].
En , Mediapart révèle dans une enquête que le président de l'Institut Léonard-de-Vinci est mis en examen dans une affaire de blanchiment d'argent par édition de fausses factures éditées par deux établissements d’apprentissage de l'ALV, reposant sur des prestations fictives[12].
Enseignants
[modifier | modifier le code]Parmi ses enseignants, le pôle a compté notamment la journaliste Natacha Polony[13], la psychanalyste Cynthia Fleury[14], et le géopolitologue Guillaume Bigot[15].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- 1 2 3 « La fac Pasqua apprend à ne plus rouler sur l'or », sur leparisien.fr, .
- ↑ Site officiel, De Vinci
- ↑ Covid-19 : comme l’Arena, le pôle universitaire Leonard de Vinci vise les 3000 doses par jour, « David Livois », sur leparisien.fr, (consulté le ).
- ↑ Louis Adam, « Cyberattaque contre le pôle universitaire Léonard-de-Vinci de Courbevoie : les données des étudiants et du personnel piratées », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Par Julien Constant Le 26 mai 2023 à 19h17, « Hauts-de-Seine : les petits pirates informatiques avaient rançonné le pôle Leonard de Vinci », sur leparisien.fr, (consulté le ).
- ↑ Kira Mitrofanoff, « Comment la "fac Pasqua" est devenue une machine à cash : Révélations sur la lucrative vente du Pôle Léonard de Vinci », sur Challenges, (consulté le )
- ↑ « La fac Pasqua privée de 3,4 M€ d'aides », sur leparisien.fr, .
- 1 2 « La «fac Pasqua» entre vide et trop plein »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), sur humanite.fr, .
- ↑ Patrice Leclerc, « Fac Pasqua, Pole Léonard de Vinci, intervention de Catherine Margaté au conseil général des Hauts-de-Seine », sur Mediapart, .
- ↑ Émilie Trevert & Aziz Zemouri, « Enseignant tué à Courbevoie : l'ex-étudiant voulait se venger de ses profs », sur lepoint.fr, (consulté le ).
- ↑ AFP, « Un professeur tué à coups de couteau devant une université des Hauts-de-Seine », (consulté le ).
- ↑ Fabrice Arfi, Pascale Pascariello (d), Antton Rouget (d) et Marine Turchi, « Les ennuis judiciaires d’un «Monsieur Sécurité» chouchou des médias », sur Mediapart, (consulté le ).
- ↑ « Biographie de Natacha Polony », sur son blog Éloge de la transmission.
- ↑ « Cynthia Fleury, tête chercheuse », sur marianne.net.
- ↑ « Guillaume Bigot nouveau directeur général du groupe IPAG », EducPros.fr