Vezouze

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Vezouze (homonymie).
Vezouze
La Vezouze en crue.
La Vezouze en crue.
Caractéristiques
Longueur 75,1 km [1]
Bassin 563 km2 [2]
Bassin collecteur Rhin
Débit moyen 6,82 m3/s (Lunéville) [3]
Régime pluvial
Cours
Source source
· Coordonnées 48° 30′ 12″ N, 7° 01′ 00″ E
Confluence Meurthe
· Coordonnées 48° 34′ 42″ N, 6° 28′ 07″ E
Géographie
Pays traversés Drapeau de la France France
Département Meurthe-et-Moselle
Régions traversées Grand Est
Principales localités Cirey-sur-Vezouze, Blâmont

Sources : SANDRE:A6--0110, Géoportail, Banque Hydro

La Vezouze est une rivière française qui coule dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est. Elle est un affluent de la Meurthe en rive droite, donc un sous-affluent du Rhin par la Moselle.

Géographie[modifier | modifier le code]

La longueur de son cours d'eau est de 75,1 km[1].

La Vezouze naît dans le massif du Donon. Elle se forme par la réunion de deux ruisseaux, le ruisseau du Val et le ruisseau de Châtillon, sous la salle des fêtes de Cirey-sur-Vezouze. La rivière arrose Cirey-sur-Vezouze et Blâmont. Elle conflue avec la Meurthe au sud-ouest de Lunéville, précisément en limite de Vitrimont et de Lunéville.

La rivière à Frémonville, déjà eutrophisée dans son cours amont entre Cirey et Blâmont.

Les deux ruisseaux affluents concernent les localités vosgiennes de Sausserupt, de Val-et-Châtillon, Norroy, Saint-Sauveur, Angomont, sans tenir compte des forêts communales alsaciennes, vosgiennes ou mosellanes plus en amont[pas clair]. Après Cirey, la Vezouze coule sur les territoires communaux de Frémonville et Blâmont, forme la limite méridionale de Verdenal, arrose Domèvre en son milieu, longe au nord Herbéviller en s'insinuant sur le territoire de Saint-Martin, passe au nord de la grande forêt du Mondon sur Frémesnil, Domjevin, Bénaménil, Manonviller, Thiébauménil, Marainviller, Croismare, puis instaure une séparation entre Jolivet et Chanteheux, aux portes de Lunéville.

Sa vallée est une plaine basse et inondable caractérisée par une faune riche et originale. Pourtant son état est terriblement dégradé par rapport à la rivière du début de l'époque contemporaine.[réf. nécessaire]

Affluents[modifier | modifier le code]

Hydronymie et toponymie[modifier | modifier le code]

Le Vezouze aux berges effondrées à Chanteheux dans son cours aval près de Lunéville

La Vezouze se nomme Visosa dans le monde gallo-romain. Il s'agirait d'un terme préceltique selon Fabien Régnier et Jean-Pierre Drouin[4].

Ce nom contiendrait la racine hydronymique *vez- / *viz-, pré-indo-européenne, que l'on retrouve dans de nombreux noms de cours d'eau (Vèze, Ouvèze, Vésanne, Vézère, Vesonne, Weser…).

Question book-4.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (septembre 2017)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

La Vezouze possédait autrefois selon les légendes lorraines[réf. nécessaire], en partie confirmées par les géologues spécialistes des glaciations vosgiennes[Lesquels ?], un lit divaguant et changeant, à fort pouvoir d'épanchement, dans une plaine de faible pente et potentiellement marécageuse en saison humide, une fois passées les dernières ruptures de pente du piémont lorrain. C'est pourquoi la définition traditionnelle de son cours, très différente de la norme hydronymique vosgienne qualifiant un cours d'eau d'après sa zone de naissance amont, rejette les principaux ruisseaux d'alimentation avant qu'ils se joignent au niveau du piémont.[pas clair]

La rivière était autrefois louée pour ses riches pâturages[réf. nécessaire]. Elle a donné son nom à la commune de Cirey-sur-Vezouze, de Domèvre-sur-Vezouze.... ainsi qu'à la communauté de communes de la Vezouze.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'aménagement anthropique en prairies humides sur certains secteurs plans marécageux et en étangs est précoce, de même que les installations pour le flottage. Ces deux types d'aménagement, évidemment peu compatibles avec un élevage libre et itinérant, remonte à la période antique. Ils avaient déjà provoqué, avant la période de la Tène finale, de nombreux changements dans l'économie et la maîtrise des terres, avec la fondation de nombreux domaines et maisonnées, à l'origine des hameaux et villages actuels de la vallée de la Vezouze, typiques de cette riche civilisation de la céramique qui puise sa lointaine origine des terres méditerranéennes. Il est aussi incontestable que ces aménagements soignés ont amené localement une certaine rectification et creusement des lits choisis, et corrélativement un entretien ou une consolidation régulière des berges.[réf. nécessaire]

Enfin, l'époque romaine a apporté les grosses installations hydrauliques à meules tournantes, les moulins gallo-romains.[réf. nécessaire]

La rivière est flottable sur tout son cours, selon la plupart des modèles historiques au moins depuis le XIIe siècle. Elle faisait aussi tourner autrefois de nombreuses scieries, moulins ou installations d'usines. Son aménagement hydraulique a joué un rôle dans les festivités du château de Lunéville, au début du XVIIIe siècle sous Léopold jusqu'à la mort du roi Stanislas.[réf. nécessaire]

La rivière Vezouze, comme les nombreux affluents de la rivière Meurthe, est poissonneuse au début du XVIe siècle, elle accueille les migrations ultimes des saumons, ainsi que le rappelle le chroniqueur historien Nicolas Volcyr de Serrouville dans son Traicté des singularitez du parc d'honneur, petit ouvrage republié de manière posthume en 1546. Ces migrations marquent déjà le pas au début du XVIIe siècle, du fait de la surpêche des salmonidés dans les hautes vallées, recherchés pour la table des fortunés, à cause de leur chair estimée plus savoureuse, et surtout de l'effet à long terme des aménagements hydrauliques de plus en plus importants, en particulier les drainages de zones humides, à la mode italienne de la Renaissance, induisant des mutations typiques d'écosystèmes fragilisés.[réf. nécessaire]

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Son débit dépend des précipitations, qui se répercutent rapidement sur le cours d'eau. La Vezouze est une rivière abondante.

La Vezouze à Lunéville[modifier | modifier le code]

La Vezouze à Thiébauménil, vue aérienne
Vue aérienne sur la plate vallée de la Vezouze à Thiébauménil.

Son débit a été observé sur une période de 39 ans (1969-2008), à Lunéville, ville où se situe son confluent avec la Meurthe [3]. Le bassin versant de la rivière y est de 559 km2, soit plus de 99 % de la totalité de ce dernier 563,4 km2[2].

Le module de la rivière à Lunéville est de 6,82 m3/s.

La Vezouze présente des fluctuations saisonnières de débit modérées. Les hautes eaux surviennent en hiver portant le débit mensuel moyen à un niveau situé entre 10,5 et 12,5 m3/s, de décembre à mars inclus (avec un maximum peu marqué en février). Dès fin mars, le débit baisse progressivement tout au long de la période du printemps. Les bassent eaux se déroulent en été, de début juillet à septembre inclus, amenant une baisse du débit moyen mensuel jusqu'à 1,9 m3 au mois d'août, ce qui est encore très consistant. Mais les fluctuations de débit peuvent être bien plus considérables sur des périodes plus courtes. Elles sont aussi variables d'après les années.

Débit moyen mensuel (en m3/s)
Station hydrologique : A6571110 - La Vezouze à Lunéville pour un bassin versant de 559 km2[3]
(données calculées sur 39 ans)

Étiage ou basses eaux[modifier | modifier le code]

À l'étiage, le VCN3 peut chuter jusque 0,73 m3, en cas de période quinquennale sèche, soit 730 litres par seconde, ce qui est loin d'être très sévère.

Crues[modifier | modifier le code]

Crue d'octobre 2006 sur la Vezouze
Crue d'octobre 2006 sur la Vezouze

Les crues peuvent être fort importantes, caractéristique partagée par la plupart des affluents de la Moselle et de la Meurthe. Les QIX 2 et QIX 5 valent respectivement 84 et 120 m3/s. Le QIX 10 est de 140 m3/s, le QIX 20 de 170 m3, tandis que le QIX 50 vaut 200 m3/s.

Le débit instantané maximal observé à Lunéville durant cette période a été de 203 m3/s le , tandis que le débit journalier maximal était de 160 m3/s le . En comparant la première de ces valeurs à l'échelle des QIX de la rivière, on constate que cette crue était d'ordre cinquantennal, et donc assez exceptionnelle. Il en va de même de la crue du , qui correspond avec la valeur du QIX 50 de la rivière (160 m3/s également.)

Lame d'eau et débit spécifique[modifier | modifier le code]

Un moulin à Marainviller

Au total, la Vezouze est une rivière abondante. La lame d'eau écoulée dans son bassin versant est de 385 millimètres annuellement, ce qui est un peu supérieur à la moyenne d'ensemble de la France tous bassins confondus, mais légèrement inférieur à la moyenne du bassin de la Meurthe (425 millimètres). Le débit spécifique de la rivière (ou Qsp) atteint 12,2 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Sandre, « Fiche cours d'eau - La Vezouze (A6--0110) » (consulté le 26 décembre 2014)
  2. a et b [PDF] « Vezouze - Débits caractéristiques en m3/s », sur www.lorraine.developpement-durable.gouv.fr (consulté le 26 décembre 2014)
  3. a, b et c Banque Hydro - MEDDE, « Synthèse de la Banque Hydro - La Vezouze à Lunéville (A6571110) » (consulté le 26 décembre 2014)
  4. Les peuples fondateurs à l'origine de la Gaule, France, Yoran embanner, 904 pages, ISBN 978-2-914855-94-5. en particulier, page 824.