Craon (Mayenne)

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Craon
Craon (Mayenne)
Le plan d'eau du Mûrier et l'église Saint-Nicolas.
Blason de Craon
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Mayenne
Arrondissement Château-Gontier
Canton Château-Gontier
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Craon
Maire
Mandat
Claude Gilet
2014-2020
Code postal 53400
Code commune 53084
Démographie
Gentilé Craonnais
Population
municipale
4 509 hab. (2015 en diminution de 1,03 % par rapport à 2010)
Densité 184 hab./km2
Population
aire urbaine
4 821 hab. (2013)
Géographie
Coordonnées 47° 50′ 53″ nord, 0° 56′ 59″ ouest
Altitude Min. 32 m
Max. 83 m
Superficie 24,56 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-craon53.fr

Craon (prononciation : [kʁã]) est une commune française située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire et peuplée de 4 509 habitants[Note 1].

Craon se trouve dans le pays du Craonnais, situé dans la partie occidentale de la Mayenne angevine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Craon est située au sud-ouest de la Mayenne, à 30 km au sud-ouest de Laval, 20 km à l'ouest de Château-Gontier, 20 km au nord de Segré et 23 km au nord-est de Pouancé.

Les communes limitrophes sont Athée, Denazé, Pommerieux, Chérancé, Bouchamps-lès-Craon, Niafles et Livré-la-Touche.

Communes limitrophes de Craon
Livré-la-Touche Athée Denazé
Niafles Craon
Bouchamps-lès-Craon Chérancé Pommerieux
Carte de la commune de Craon.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Carte géologique du massif armoricain.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le repère de crue de l'Oudon à son plus haut niveau connu, en 1995.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Craon est ancien. On le retrouve au VIIe siècle sur une monnaie mérovingienne : Cr[od]eno, ainsi qu'au IXe siècle, Ciron pour Credonem.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Le territoire est défriché à partir du IIIe millénaire av. J.-C..

De l'époque gallo-romaine, subsiste une inscription au dieu Mars.

Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au IXe siècle, à l'époque des guerres entre Francs et Bretons, Craon fut la ville de Lambert, comte des marches nantaises où il s'installa en 847. Lambert s'empara du Mans en 850 et fut tué par le comte du Maine Gausbert, le . Après la défaite de Charles le Chauve face aux Bretons, en 851 le traité d'Angers concède à Erispoë de Bretagne, fils de Nominoë, la possession de tout le territoire du Maine et de l'Anjou jusqu'à la Mayenne : Craon était compris dans cette concession. Le successeur d'Erispoë, Salomon, fut confirmé dans les mêmes droits en 863 par le traité d'Entrammes ; il ne faut cependant pas en conclure que le cours supérieur de la Mayenne était alors la limite de la Bretagne[1][réf. incomplète], d'autant plus que les Bretons durent abandonner ces territoires au début du Xe siècle.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Ce fut une redoutable forteresse médiévale composée de 27 tours et de 1 600 mètres de murailles, servant à garder la frontière angevine face à la Bretagne. Ce fut une ville marchande très importante (connue pour son fil de lin blanchi) dotée de halles fondées au XIIe siècle et réputées parmi les plus grandes de France. Craon qui fut le siège de la première baronnie d'Anjou était une force politique, judiciaire et religieuse importante, gérant une quarantaine de paroisses.

Au Moyen Âge puis sous l'Ancien Régime, le fief de la baronnie angevine de Craon dépendait de la sénéchaussée principale d'Angers et du pays d'élection de Château-Gontier. La baronnie était qualifiée de « Première baronnie d'Anjou ».

Armoiries : Losangé d'or et de gueules.

En 1343, le sel devient un monopole d'État par une ordonnance du roi Philippe VI de Valois, qui institue la gabelle, la taxe sur le sel. L’Anjou fait partie des pays de grande gabelle et comprend seize tribunaux spéciaux ou greniers à sel, dont celui de Craon.

XVe et XVIe siècles[modifier | modifier le code]

Au XVe siècle, la ville placée aux confins de la Bretagne, duché longtemps allié aux Anglais, devint une place importante à conserver. Les passages des troupes royales et les montres d'hommes d'armes y sont fréquentes.

Lors de la huitième guerre de religion, la ville est assiégée par l’armée royale, mais dégagée par les Espagnols débarqués en Bretagne le [2].

Article détaillé : Bataille de Craon.

Henri IV de France, après être monté sur le trône, fait détruire dans le Comté de Laval un grand nombre de maisons de campagne et châteaux garnis de murs et fossés, petits forts qui auraient pu servir encore de retraite à quelques restes de la Ligue. Les murailles de la ville de Craon qui lui avaient résisté pendant longtemps, et devant lesquelles ses généraux avaient reçu un échec, furent rasées.

Craon, qui était aussi une ville de grenier à sel et d’hôpitaux vit sa puissance décliner avec la Révolution française.

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Carte de l'Anjou au XVIIIe siècle.
La sénéchaussées de l'Anjou au XVIIIe siècle.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Le 25 messidor an II, la Commission militaire révolutionnaire du département de la Mayenne s'installe à Craon et, en quelques jours, envoie plusieurs personnes à la guillotine. La Commission Huchedé et de l'accusateur Publicola Garot opère jusqu'au 9 thermidor.


Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Craon en 1868 (dessin de Félix Benoist et Henri-Désiré Charpentier).

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
septembre 1815   Michel Guesdon   Militaire
         
1835 1852 Bernard-Pierre Allard   Notaire et propriétaire, conseiller général (1845 → 1860)
1855 1861 Auguste Morillon père    
1861 1868 Prosper Jamet   Médecin et propriétaire, conseiller général (1863 → 1871)
1871 1883
(décès)
Élie-René Herrouet Républicain Conseiller général (1883)
1884 1895 Victor Belsoeur    
septembre 1895 février 1921
(décès)
Auguste Morillon fils[7] Conservateur Médecin, conseiller général (1906 → 1921)
février 1921 septembre 1939
(décès)
Ferdinand Le Pelletier[8] UR Enseignant et économiste
Sénateur de la Mayenne (1934 → 1939), conseiller général (1921 → 1939)
         
mai 1953 mars 1977 Simon Faligant MRP puis CD
puis CDP
Médecin, conseiller général (1945 → 1979)
mars 1977 mars 1989 Henri de Gastines UDR puis RPR Agriculteur, député de la 2e circonscription de la Mayenne (1968 → 2002), conseiller général (1973 → 2004)
mars 1989 mars 2014 Paul Chaineau[9] DVD Comptable, conseiller général (1998 → 2011), vice-président du conseil général de la Mayenne
mars 2014[10] en cours Claude Gilet SE Cadre notarial, vice-président de la CC du Pays de Craon
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[12].

En 2015, la commune comptait 4 509 habitants[Note 2], en diminution de 1,03 % par rapport à 2010 (Mayenne : +0,52 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 5871 4941 4483 5913 6103 8133 8574 0884 171
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 2184 2914 4014 2544 6754 5274 5324 4344 249
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 1043 9773 7943 6153 5813 6473 6923 8393 837
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
4 1464 4824 6614 8294 7674 6594 6294 5224 509
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (33,9 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (23,7 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,2 %) est supérieur au taux national (51,9 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 46,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,8 %, 15 à 29 ans = 16,3 %, 30 à 44 ans = 16,3 %, 45 à 59 ans = 20,3 %, plus de 60 ans = 29,3 %) ;
  • 53,2 % de femmes (0 à 14 ans = 13,8 %, 15 à 29 ans = 13,3 %, 30 à 44 ans = 16,4 %, 45 à 59 ans = 18,5 %, plus de 60 ans = 38 %).
Pyramide des âges à Craon en 2008 en pourcentage[15]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,7 
90  ans ou +
2,8 
11,7 
75 à 89 ans
17,2 
16,9 
60 à 74 ans
18,0 
20,3 
45 à 59 ans
18,5 
16,3 
30 à 44 ans
16,4 
16,3 
15 à 29 ans
13,3 
17,8 
0 à 14 ans
13,8 
Pyramide des âges du département de la Mayenne en 2008 en pourcentage[16].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
1,4 
7,4 
75 à 89 ans
10,7 
12,9 
60 à 74 ans
14,1 
20,3 
45 à 59 ans
19,6 
20,5 
30 à 44 ans
19,0 
17,8 
15 à 29 ans
16,0 
20,7 
0 à 14 ans
19,1 

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune de Craon compte cinq monuments historiques :

  • Château de Craon classé du XVIIIe siècle construit en pierre blanche de la Loire. Il est environné d'un vaste jardin à la française et d'un parc à l'anglaise de plus de 40 hectares. Il y a aussi une rivière et un grand jardin potager possédant des serres du siècle dernier. L’ensemble est classé et inscrit aux monuments historiques[17] ;
  • Halles de Craon, achevées en 1850 et inscrites au titre des monuments historiques en 1984[18] ;
  • Grenier à sel, rue du Pavé, classé au titre des monuments historiques en 1991[19] ;
  • Grenier à sel, impasse des Onguents, inscrit au titre des monuments historiques en 1989[20] ;
  • Le prieuré bénédictin Saint-Clément[21]. Une inscription romaine a été découverte[Quand ?] dans le mur de l'ancienne église de Saint-Clément.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Nicolas.
  • Église moderne Saint-Nicolas, construite dans le style néo-gothique.
  • Église Saint-Clément, devenue centre culturel.
  • Chapelle Saint-Eutrope, située dans le parc du château[17].

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Le marché a lieu tous les lundis matin, réunissant une trentaine de vendeurs[22].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2015, légale en 2018.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Abbé Angot.
  2. Pierre Miquel, Les Guerres de Religion, Paris, Club France Loisirs, (ISBN 2-7242-0785-8). p. 382
  3. Extraite des Martyrs du Maine, de Théodore Perrin - 1830. [1]
  4. Il avait provoqué avec son frère le retour de la tyrannie par le cri infâme de vive le Roi.
  5. Ancien canonnier de la marine, nanti de plusieurs fleurs-de-lis et de cinq portraits des anciens tyrans scélérat consommé d'ailleurs par l'ingratitude qu'il a manifestée envers une nation généreuse de qui il venait de recevoir une récompense pour les services civils avait rendus au dernier tyran de la France.
  6. Il est condamné pour avoir joué un grand rôle dans le conseil de l'armée vendéenne.
  7. Paul Chaineau est nommé maire honoraire, Ouest-France, 16 octobre 2014
  8. La fiche de Ferdinand Le Pelletier sur le site de la Société d'économie et de sciences sociales
  9. réélection 2008 : Liste des maires de la Mayenne actualisée au 16 septembre 2009, site de la préfecture de la Mayenne, consulté le 19 septembre 2009
  10. « Claude Gilet est le nouveau maire avec 20 voix sur 27 au conseil », sur Ouest-france.fr (consulté le 9 avril 2014)
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  15. « Évolution et structure de la population à Craon en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 octobre 2012)
  16. « Résultats du recensement de la population de la Mayenne en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 octobre 2012)
  17. a et b Notice no PA00109493, base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. Notice no PA00109494, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. Notice no PA00109635, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. Notice no PA00109634, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. Notice no PA00109495, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. ville.craon53.fr : Marché
  23. Alain Garric, « Pierre Ambroise DE LA FOREST D'ARMAILLÉ », sur le site de généalogie GeneaNet (consulté le 27 mai 2014).
  24. Alain Garric, « DE LA FOREST D'ARMAILLÉ », sur le site de généalogie GeneaNet (consulté le 27 mai 2014)