Haroué

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Haroué
Haroué
Château de Haroué.
Blason de Haroué
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Nancy
Intercommunalité Communauté de communes du pays du Saintois
Maire
Mandat
Guy Bouvier[1]
2020
Code postal 54740
Code commune 54252
Démographie
Population
municipale
510 hab. (2017 en augmentation de 16,7 % par rapport à 2012)
Densité 123 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 28′ 10″ nord, 6° 10′ 43″ est
Altitude Min. 239 m
Max. 314 m
Superficie 4,14 km2
Élections
Départementales Canton de Meine au Saintois
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Haroué

Haroué est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Anciennes mentions[modifier | modifier le code]

Erouel (1241) ; Harouel (1358) ; Herewey, Harowei, Harowel (1371) ; Haruel (1378) ; Haroel (1380) ; Harruel (1386) ; Harowelz (1386) ; Herwel, Harowel (1392) ; Hairowelz (1396) ; Herowel (1399) ; Haruel, Herweil (1403) ; Harrowey (1416) ; Herwelz (1417) ; Hairueilz (1430) ; Harroueilz (1432) ; Harowez (1475) ; Harouelz (1496) ; Harrowel (1522) ; Harruel (1526) ; Herouel (1558) ; Harwoel (1577) ; Haroüel (1782) ; Haroué (1793)[2],[3].

Étymologie[modifier | modifier le code]

On s'accorde généralement sur l'origine du suffixe -oué qui signifie « gué » ou « passage à gué » dans la langue régionale et parfois écrit [4]. On le trouve également sous la forme -wey dans les chartes de la République de Metz[5]. Le préfixe Har- viendrait du nom de personne franque Hariulf[6] mais l'association d'un nom de personne à un pont ou à un gué est assez rare ; on peut se demander si Har ne viendrait pas de l'adjectif germanique hard.

Histoire[modifier | modifier le code]

On a noté à Haroué les traces d'une présence gallo-romaine.

Le fief d'Haroué relevait de la châtellenie et du bailliage de Nancy ; il devint en 1623 le siège d'un marquisat.

Aux XIIe-XIVe siècles, les sires de Haroué y possédèrent leur château, alors environné seulement de quelques dépendances.

Au XVIe siècle, Haroué échut par mariage aux Bassompierre, et son successeur Christophe de Bassompierre fit bâtir un nouveau château dans le style de la Renaissance, qui fut très admiré et dont seuls les communs subsistent en partie. En 1623, le duc de Lorraine Henri II érigea la seigneurie en marquisat, en faveur du célèbre maréchal de Bassompierre[réf. nécessaire].

Le château des Bassompierre fut ruiné lors de la guerre de Trente Ans, et quand le duc Léopold donna Haroué à son favori Marc de Beauvau-Craon, celui-ci fit construire le palais actuel par Germain Boffrand en 1720. Le palais a été depuis, malgré quelques interruptions, la résidence des princes de Beauvau-Craon.

Après Haudonviller[Note 1], Haroué prit le nom de Craon par lettres-patentes de Louis XV, données à Versailles au mois de , pour rappeler Craon (Mayenne), berceau de la famille, et ne reprit son nom qu'à la Révolution.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1981 ? Robert Clausse    
mars 2001 En cours
(au 23 mai 2020)
Guy Bouvier[7],[8]
Réélu pour le mandat 2020-2026
  Ancien agriculteur exploitant

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[10].

En 2017, la commune comptait 510 habitants[Note 2], en augmentation de 16,7 % par rapport à 2012 (Meurthe-et-Moselle : +0,03 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
550623628573622651666594578
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
610597519582551588617602593
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
532489483467443409396419382
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2017
353419424451434457419487510
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église de la Très-Sainte-Trinité, XVIe siècle, agrandie au XVIIIe siècle.
  • Chapelle de l'ancien orphelinat, rue Pouget.
  • Chapelle de Beauvau (devant le cimetière).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Haroué Blason
D’argent à trois chevrons de gueules.
Détails
C’est aussi le blason des villes de Machecoul (Loire-Atlantique) et Chambellay (Maine-et-Loire).

Blason populaire[modifier | modifier le code]

Les habitants d'Haroué étaient affublés de trois sobriquets en lorrain-roman : « les boquawès » ce qui signifie les têtards, probablement en lien avec la proximité du Madon ; « les crôs » ce qui signifie les corbeaux mais il s'agit surtout d'un calembour avec la forme patoise du nom des châtelains, la famille Craon ; « les bawés » qui signifie les rustres.

Les habitants de Saxon-Sion avaient un quolibet à l'égard des habitants d'Haroué : « les chins de Hhérouè venat è lè fête sans ête invitès » ce qui veut dire : « les chiens d'Haroué viennent à la fête sans y être invités »[13].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Voir Croismare.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le maire d’Haroué meurt dans une collision, L'Est Républicain, 24 novembre 2020
  2. Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, Paris, Imprimerie impériale, , p. 65
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Léon Zeliqzon, dictionnaire des patois roman de la Moselle, troisième partie, Nancy, Université de Nancy, , 718 p., p. 703
  5. Dom Jean François, Vocabulaire austrasien, pour service à l'intelligence des preuves de l'histoire de Metz, Metz, Jean-Baptiste Collignon, , 207 p. (lire en ligne), p. 146
  6. Aude Wirth, les noms de lieux de Meurthe & Moselle, Esch-sur-Alzette, Luxembourg, Ediprint, , 313 p. (ISBN 2-914554-43-5), p. 169
  7. « Résultats des élections municipales 2020 - Maire sortant », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le 11 août 2020)
  8. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 11 août 2020)
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  12. « Château de Craon », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. Georges Tronquart, trois patois de la colline inspirée, Saint-Dié, Imprimerie municipale de Saint-Dié, , 182 p. (ISBN 2-900301-76-9)