Film pornographique

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Article principal : Pornographie.
Tournage d'un film pornographique.
Affiche du film Gorge profonde (1972).

Un film pornographique, aussi appelé film X, film pour adultes ou film rose, est un film contenant des scènes où le rapport sexuel, non simulé, est montré de manière explicite dans le but de provoquer l'excitation sexuelle du spectateur. Contrairement aux films érotiques, le pénis en érection, la vulve sont directement montrés à l'image, avec de fréquents gros plans, dans des scènes représentant le coït dans son intégralité.

Dans les premiers temps, les films pornographiques sont destinés à des projections personnelles, ou à des clubs privés, dans des conditions souvent clandestines. Par la suite, ils sont projetés dans des salles de cinéma spécialisées. À compter des années 1980, les films pornographiques gagnent beaucoup en visibilité grâce à leur diffusion en cassettes puis en DVD, ainsi que sur certaines chaînes de télévision. La pornographie connaît ensuite une nouvelle révolution avec l'ère de l'Internet, qui facilite beaucoup l'accès à ce type de productions.

Un genre cinématographique[modifier | modifier le code]

Julien Servois et Linda Williams notent « l'existence d'un lien essentiel entre la pornographie et le cinéma »[1] qui se traduit par une volonté de décomposer les mouvements involontaires du corps humain qui échappe à la perception naturelle afin de les rendre visible[2].

Les films pornographiques renvoient souvent à des codes de représentation rigides. Il est fréquent que la scène sexuelle se déroule selon un ordre précis qui se traduit par la pratique d'une fellation, d'un cunnilingus, pénétration anale et/ou pénétration vaginale et se termine par une éjaculation externe[3]. Les gros plans sur les organes génitaux sont très couramment employés dans les films pornographiques[4].

Le public hétérosexuel masculin constitue la majeure partie du marché, bien que diverses niches existent (pornographie gay, lesbienne, SM...). L'industrie du cinéma pornographique propose à ses clients, en fonction des demandes du marché et des législations nationales, toutes les formes de pratiques sexuelles autorisées. Les films sont interprétés par des personnes rémunérées - sauf dans certains cas relevant de la pornographie amateur - et majeures.

Les actrices sont choisies en fonction de leur correspondance à des critères de beauté ainsi que de leur capacité à se livrer à telle ou telle pratique sexuelle, la bisexualité (aptitude à tourner aussi bien avec des hommes qu'avec des femmes) étant l'une des plus courantes.

Les acteurs masculins ne sont pas toujours sélectionnés en fonction de leur âge ou de leur physique, les éléments les plus importants étant plutôt leur capacité à maintenir une érection et à éjaculer sur demande (l'usage de produits « dopants » peuvent les aider). Dans le porno hétérosexuel, les acteurs masculins sont moins nombreux que les actrices, et leur salaire sensiblement inférieur. Leur rôle étant de servir de substitut au spectateur masculin et de produire un effet d'identification, ils sont généralement moins mis en vedette, la caméra et la promotion des films mettant plutôt l'accent sur leurs partenaires féminines. Un phénomène de starisation peut cependant exister pour certaines vedettes masculines, comme les Américains John C. Holmes et Harry Reems, ou l'Italien Rocco Siffredi.

Histoire[modifier | modifier le code]

Photographies d'un film érotique autrichien, vers 1906, par le photographe Johann Schwarzer.

On relève des films pornographiques parmi les premières oeuvres réalisées à la suite de l'invention du film cinématographique par les frères Lumière. Le coucher de la mariée , réalisé par Albert Kirchner en 1896, 11 mois après les premières représentations publiques du procédé Lumière, est considéré comme l'un des tous premiers films à caractère érotique. Les premiers films montrant des rapports sexuels non simulés sont fortement marqués d'amateurisme : les interprètes sont anonymes et beaucoup de films sont tournés dans des maisons closes, les actrices étant fréquemment des prostituées. Ces films sont notamment destinés à être projetés dans ces mêmes maisons closes afin d'émoustiller les clients.

Années 1970[modifier | modifier le code]

Article connexe : Porno chic.

Les films pornographiques après guerre suivent les innovations techniques du cinéma conventionnel et des salles de cinéma spécialisées les projettent. Plusieurs tentatives ont eu lieu aux États-Unis dans les années 1970 pour proscrire la pornographie, mais les tribunaux établissent une distinction entre une personne qui reçoit de l'argent en contrepartie d'un rapport sexuel et la représentation cinématographique ou photographique d'un rapport sexuel.

La première femme à avoir été considérée comme une vedette du X est Linda Lovelace à la suite de sa participation dans le film Gorge profonde (Deep Throat en version originale) de 1972. Le succès de ce film, qui connu des recettes record, engendra bien d'autres films et de nouvelles vedettes comme Marilyn Chambers (dans Behind the Green Door), Gloria Leonard (dans The Opening of Misty Beethoven), Georgina Spelvin (dans The Devil in Miss Jones), Tina Russell, Leslie Bovee, Sharon Mitchell, Colleen Brennan, Careena Collins, Sharon Kane, Constance Money, Linda Wong, Bambi Woods (dans Debbie Does Dallas).

En France, les vedettes étaient Claudine Beccarie (dans Exhibition, de Jean-François Davy, 1975), Sylvia Bourdon, Brigitte Lahaie, Cathy Stewart, Karine Gambier et Barbara Moose.

Années 1980[modifier | modifier le code]

Cette période est qualifiée d'« âge d'or de la pornographie », au début des années 1980. Aux États-Unis, les principales vedettes féminines de cette époque sont Kay Parker, Seka, Ginger Lynn, Annette Haven, Veronica Hart, Desiree Cousteau, Vanessa del Rio, Savannah, Traci Lords, Nina Hartley et Hyapatia Lee. Parmi les vedettes masculines américaines, minoritaires par rapport aux femmes, on note John C. Holmes, Harry Reems, Jamie Gillis et John Leslie.

En France, les stars étaient Marilyn Jess, Olinka Hardiman, Dominique Saint Claire, Élisabeth Buré et Mina Houghe. À partir de 1985, le cinéma pornographique fait son apparition à la télévision française par le biais de Canal+, qui lui réserve une tranche horaire un samedi par mois, à minuit.

Années 1990[modifier | modifier le code]

Le développement des technologies de support comme les cassettes vidéo VHS puis le DVD, permit l'accès au grand public des films pornographiques dans le cadre de la vie privée, en quittant le milieu restreint des cinémas X. La qualité des productions déclina généralement pour répondre à une demande continuellement croissante. Il existe plusieurs centaines de studios qui produisent des dizaines de milliers de films chaque année, et plusieurs milliers de personnes travaillent comme acteur ou actrice pornographique.

On compte parmi les vedettes américaines de cette décennie Jenna Jameson, Aurora Snow, Asia Carrera, Jill Kelly, Chloe Jones, Heather Hunter, Ashlyn Gere et Racquel Darrian.

C'est aussi l’arrivée des stars venues d'Europe de l'Est comme Silvia Saint, Daniella Rush, Monica Sweetheart, Anita Dark, Lea Martini et Sandra Romain.

Parmi les vedettes du X en France, on peut citer Tabatha Cash, Laure Sainclair, Julia Channel, Rebecca Lord, Yasmine, Dolly Golden, ou la Néerlandaise Zara Whites.

Rocco Siffredi, Ron Jeremy, Lexington Steele, Rodney Moore, Sean Michaels, Ed Powers, Vince Vouyer ou Peter North, font partie des acteurs hétérosexuels les plus connus de la décennie.

Les vedettes masculines françaises apparues à cette époque sont Titof, Sebastian Barrio, HPG, Philippe Dean et Ian Scott.

La capacité de production commençant à saturer le marché du film pornographique, les pratiques évoluèrent vers des pratiques jusqu'ici plus confidentielles, comme la sodomie, le BDSM, les pénétrations multiples, etc. Certaines de ces pratiques furent incorporées aux films pornographiques plus conventionnels, créant une nouvelle norme de pratiques sexuelles. D'autres studios se sont tournés vers un système à longue traîne, se spécialisant dans la réalisation de fantasmes plus spécifiques et ne touchant qu'un nombre limité d'amateurs, mais en diversifiant leur offre afin d'occuper ces niches commerciales. Le studio japonais[réf. souhaitée] s’est ainsi spécialisé dans ce type de marché, proposant aux consommateurs de signaler les fantasmes qui les intéressent, le studio réalisant les films ensuite. Les acteurs et actrices les plus recherchés devinrent donc ceux qui incorporaient ces pratiques à leur répertoire de jeu d'acteur.

Années 2000 - 2010[modifier | modifier le code]

L'internet et le web vont changer la donne, les films X sont téléchargés illégalement et parallèlement les sociétés de production adoptent la VOD comme mode de distribution. Tout cela donne accès à un plus large public international. Les actrices X sont rapidement propulsées au rang de « starlettes » par le web. Les amateurs peuvent aussi devenir stars avec leur webcam. Mais les Américaines dominent toujours le marché comme Belladonna, Jenna Haze, Tory Lane, Brooke Haven, Sasha Grey, Stoya ou Asa Akira. Des nouvelles vedettes masculines apparaissent également, comme James Deen.

Parmi les principales actrices françaises apparues dans les années 2000, on compte Clara Morgane, Estelle Desanges, Katsuni — qui s'expatrie aux États-Unis au milieu de la décennie —, Nina Roberts, Melissa Lauren ou Liza Del Sierra. Ovidie, apparue à la fin des années 1990, passe quant à elle à la réalisation. Du côté des hommes, Sebastian Barrio se démarque tandis que Manuel Ferrara, devenu une vedette au cours des années 2000, poursuit sa carrière aux États-Unis.

En 2005, avec Pirates, des films pornographiques d'un nouveau genre commencent à faire leur apparition, ces derniers se rapprochant plus du cinéma traditionnel avec un scénario travaillé, des costumes, et même des effets spéciaux. En 2008, ce film connait une suite, Pirates II, La vengeance de Stagnetti, qui réunit ce qui est alors le plus gros budget de l'histoire du cinéma X[5].

Durant l'année 2008, la chaîne Canal+ a commencé à produire la série de films X-Femmes, des films destinés à un public plutôt féminin[6].

À partir des années 2000, le développement d'Internet — conjugué au déclin du marché du DVD — conduit cependant à un changement profond de l'industrie du cinéma pornographique. L'apparition des « tubes » — des sites web conçus sur le modèle de YouTube, parmi lesquels YouPorn, PornHub ou xHamster, qui proposent massivement en streaming gratuit du contenu pornographique, souvent piraté — a contraint les sociétés de production à revoir radicalement leur modèle économique. Beaucoup ont dû cesser leur activité ou revoir leurs budgets de production à la baisse, et le groupe international MindGeek (anciennement Manwin) propriétaire de plusieurs des principaux tubes comme PornHub et YouPorn, a progressivement racheté de nombreuses entreprises survivantes, s'assurant dans les années 2010 une situation de quasi-monopole dans l'industrie pornographique sur le continent américain en contrôlant toute la chaîne de distribution[7],[8]. Cette évolution s'est accompagnée d'une dégradation des conditions de travail pour les professionnels du cinéma pornographique[9].

L'industrie pour adultes[modifier | modifier le code]

Manuel Ferrara et Katsuni, deux acteurs pornographiques français expatriés aux États-Unis, en 2011 lors de la cérémonie des AVN Awards à Las Vegas.

L'industrie mondiale du film pornographique est dominée par les États-Unis. Avec la zone de la vallée de San Fernando — surnommée la « Porn Valley », du fait des nombreux studios qu'elle héberge — la Californie est au cœur de cette industrie[10]. En Europe, la Hongrie est devenue dans les années 1990 l'un des principaux centres de production, de nombreux tournages se déroulant à Budapest[11],[12].

Préparation du tournage d'une scène pour le studio américain Kink.com.

L'industrie des films pornographiques en France[modifier | modifier le code]

Pour le cinéma français, de tels films ont longtemps été soumis à la censure. C'est après la sortie du film Emmanuelle en 1975 qu'est appliquée la "Loi X" en France, expression employée par Mathieu Trachman et soulignée par Marie-Anne Paveau dans son ouvrage Le discours pornographique[13]. Aujourd'hui, la classification X est adoptée volontairement par les producteurs de certains films. Toutefois, certains films peuvent être interdits aux moins de 18 ans. Les interdictions d'un film à certains publics sont réalisées par la commission d'exploitation dépendant du ministère de la Culture et peuvent avoir des conséquences importantes sur la viabilité économique du film. L'appellation X viendrait du fait que l'on barrait autrefois de croix les affiches des films censurés. Elle est devenue une convention internationale.[réf. nécessaire]

Toutes les prises de vues des films pornographiques contemporains sont effectuées en vidéo et leur exploitation se fait uniquement par la vente de celles-ci sous la forme de DVD, par la télévision et par internet, et non plus par exploitation en salle. Il subsiste néanmoins une salle consacrée au cinéma X dans la région de Reims[Laquelle ?], et une autre à Paris « Le Beverley » ainsi qu'à Metz « le Royal ». À ce titre, les films X ne sont plus soumis à la législation du cinéma, mais à celle du multimédia. Les seules obligations en sont donc le dépôt légal et d'en empêcher l'accès aux mineurs.

Le Syndicat des Acteurs de l'Industrie Pornographique édite une charte signée par les sociétés de productions qui s'engagent à respecter une certaine déontologie.

Films autorisés à la distribution en France[modifier | modifier le code]

Films autorisés à la vente et à la location :

Ces catégories peuvent être déclinées chacune selon des pratiques sexuelles (fellation, sodomie, gang-bang, fist fucking, etc) ou encore des spécialités (fétichisme, sadomasochisme, gérontophilie, urophilie, etc).

Cependant de nombreux films sont multicritères, ainsi de nombreux films qualifiés de films hétérosexuels incorporent des scènes homosexuelles mais uniquement féminine. Les films transsexuels sont souvent catalogués comme films gay ou lesbien.

Films autorisés à la télédiffusion[modifier | modifier le code]

En France les films à caractère pornographique sont autorisés uniquement entre minuit et cinq heures du matin, sur des chaînes payantes (abonnement en double cryptage ou Pay per view) avec de nombreuses restrictions par rapport aux films autorisés à la vente et à la location.

Films autorisés sur chaîne à abonnement[modifier | modifier le code]

Les films doivent avoir un scénario, lequel ne doit pas comporter de scènes de viol ou d'inceste. Ils ne peuvent pas se référer aux déclinaisons des pratiques ou des spécialités.

En pratique, les chaînes n'ont pas utilisé pleinement cette semi-liberté, ainsi l'homosexualité masculine avant l'apparition de la chaîne Pink TV était absente (hors événement exceptionnel type Gay pride ou le film mensuel de la chaîne XXL), tandis que l'homosexualité féminine est très présente dans le porno à destination d'un public hétérosexuel. Enfin, le choix des films privilégie les acteurs et actrices jeunes et en bonne santé (pas de handicap physique, actrice de moins de 35 ans, pas de femmes enceintes…).

Films autorisés en Pay-per-view[modifier | modifier le code]

Tous les films autorisés à la vente, avec comme restriction l'absence de scène de viol ou d'inceste et les déclinaisons de spécialité.

L'industrie des films pornographiques au Canada[modifier | modifier le code]

Le cinéma L'Amour, à Montréal (Québec), est l'un des derniers cinémas pornographiques d'Amérique de Nord. Selon Luc Bourdon, la vocation du cinéma est plutôt un lieu de rencontre et d'échange, comme le démontre les salles privées du cinéma[14].

Motifs d'interdiction[modifier | modifier le code]

En France[modifier | modifier le code]

Le fait de réaliser un film de l'une des catégories suivantes constitue un délit pénal, pouvant aboutir à des peines de prison et d'amendes :

Pornographie dans les films non classés X[modifier | modifier le code]

Divers films comportent des rapports sexuels non simulés, sans être pour autant classés comme pornographiques.

  • Caligula de Tinto Brass est un film de 1979 traditionnel retraçant le règne de Caligula césar de 37 à 41 apr. J.-C., agrémenté de scènes pornographiques rajoutées au montage (pour une version longue de 3 heures) contre l'avis du réalisateur.
  • Les Idiots de Lars von Trier contient de la nudité et une courte scène de groupe avec pénétration non simulée (1998).
  • Baise-moi de Virginie Despentes défraye la chronique lors de sa sortie en 2000 par le caractère complètement explicite de toutes les scènes sexuelles et violentes. La question de savoir s'il s'agit d'un film pornographique suscite le débat. Un temps classé X, le film est finalement distribué sans ce classement mais frappé d'une « simple » interdiction aux moins de 18 ans[17].

Bareback contre rapports protégés[modifier | modifier le code]

Préservatif masculin

Les films pornographiques représentent traditionnellement des rapports non protégés. Avec l'apparition du SIDA, l'usage du préservatif s'est répandu et les films pornographiques gays ont été les premiers à adopter majoritairement l'usage du préservatif. Toutefois, et jusqu'à maintenant, très peu de films pornographiques hétérosexuels ont adhéré à cette politique de préservation de la santé publique[réf. nécessaire].

Avec l'apparition du relapse[18] dans le milieu gay, phénomène se traduisant par l'abandon du préservatif dans les relations sexuelles car il est de plus en plus mal supporté, est apparue dans les films pornographiques une nouvelle catégorie de films dit « barebacks » (« chevauchée sauvage », ou plus littéralement « cul à cru »[18]) qui présentent des rapports sexuels entre hommes consentants non protégés. Ces films, libérant l'imaginaire de ceux qui les regardent qui les trouvent plus excitants, connaissent un grand succès et représentent maintenant plus de 25 % du marché pornographique en France alors que pendant près de 20 ans ils n'étaient qu'une production très marginale[réf. nécessaire].

Toutefois les associations de prévention et de lutte contre le SIDA ont jusqu'à ce jour toujours essayé de lutter contre ces productions, tentant même en vain de les faire interdire. Ce phénomène se répand de plus en plus même si les studios précisent que leurs acteurs sont tous séropositifs ou tous séronégatifs vérifiés, et mettent systématiquement en préambule de leur film un message d'avertissement sur les dangers du SIDA. Dans les faits, d'une part, il existe toujours un délai d'incubation de la maladie pendant laquelle la personne parait séronégative, et d'autre part, la surinfection d'un individu séropositif par un partenaire séropositif complique la prise en charge médicale et réduit l'espérance de vie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Julien Servois, Le cinéma pornographique, Paris, Librairie Philosophique J. VRIN, , 150 p. (ISBN 978-2-7116-2217-7), p. 12
  2. (en) Linda Williams, Hard Core, Berkeley, University of California Press, , p. 34-57
  3. Parfois obtenue à l'aide d'un « faux sperme », dont l'utilité est d'amplifier le sentiment de virilité exprimé par une éjaculation abondante. Il est éjecté au moyen d'un discret système de tube transparent placé sur la face non visible du sexe de l'acteur. Plusieurs recettes sont utilisées, en particulier un mélange de méthylcellulose et d'eau. Cf Faux sperme. Une autre, classique des années 1980, (3/4 de blanc d'œuf cru + 1/4 de lait concentré sucré) était moins anodin bactériologiquement mais « agréable à avaler ».
  4. Julien Servois, Le cinéma pornographique, Paris, Librairie philosophique J. VRIN, , 150 p. (ISBN 978-2-7116-2217-7), p. 13
  5. (fr) Yopadato, « “Pirates II”, le film X de Digital Playground le plus cher jamais réalisé »,‎ (consulté le 29 août 2009) : « “Pirates II : Stagnetti’s Revenge“, le film X le plus cher de tous les temps avec un budget de 10 000 000 $. »
  6. (fr) Clarence Edgard-Rosa, « Porno pour femmes : « Ça manque de sale, de bestial » », sur Rue89,‎ (consulté le 13 février 2014)
  7. Vampire Porn, Slate, 23 octobre 2014
  8. Le porno en quête d’une nouvelle vigueur, Le Monde, 10 avril 2015
  9. L'ex-actrice porno Ovidie sort une enquête à charge sur l'ubérisation du X, Huffington Post, 11 janvier 2017
  10. (en) Rebecca Leung, « Porn In The U.S.A. », sur CBS News.com,‎  : « The epicenter of the porn industry is Chatsworth, Calif., a quiet suburb north of Los Angeles. »
  11. Le ciné porno fait son marché à Budapest. Hongroises «canons» et loi permissive. Les maîtres du X se précipitent, Libération, 28 août 1995
  12. Budapest, le plan cul, Libération, 24 avril 2002
  13. Marie-Anne Paveau, Le discours pornographique, Paris, La Musardine, , 395 p. ( (ISBN 978-2-84271-762-9))
  14. (fr) « Le cinéma L'Amour a 100 ans | SILVIA GALIPEAU | Sexualité », sur La Presse (consulté le 8 novembre 2015)
  15. Art. 225-17 du Code Pénal
  16. Art. 521-1 du Code Pénal et Art. L215-6 du Code Rural
  17. Pascal Virot, « Le Conseil d'Etat, raide mais juste avec les lois », Libération,‎ (lire en ligne)
  18. a et b http://www.cairn.info/revue-mouvements-2002-2-page-70.htm

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Zimmer (dir.), Le Cinéma X, La Musardine, 2012 (ISBN 978-2842715083).
  • Legs McNeil et Jennifer Osborne, The Other Hollywood, Allia, 2011.
  • François Jouffa & Tony Crawley, L'âge d'or du cinéma érotique et pornographique 1973-1976, Ramsay Cinéma, 2003.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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