Tinto Brass

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Tinto Brass
Description de cette image, également commentée ci-après
Tinto Brass et Caterina Varzi
Naissance (85 ans)
Milan
Italie
Nationalité Drapeau de l'Italie Italien
Profession Réalisateur
Films notables Caligula

Giovanni Brass, dit Tinto Brass (né à Milan le ) est un réalisateur de cinéma italien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en 1933 à Milan dans une sévère famille d'origine gorizienne, Giovanni « Tinto » Brass (son oncle Italico l'appelait Tintoretto) déménage très jeune pour Venise, où il obtient son diplôme en 1957.

Passionné de cinéma plus que de droit, il travaille à la fin des années 1950 comme archiviste à la Cinémathèque française, dans l'atmosphère de la Nouvelle Vague naissante. Il retourne en Italie comme assistant-réalisateur auprès d'Alberto Cavalcanti et de Joris Ivens[1] pour le film L'Italie n'est pas un pays pauvre.

Déjà assistant de maîtres du cinéma aussi réputés que son idole Federico Fellini, Roberto Rossellini ou Joris Ivens, il fait ses débuts comme réalisateur avec un long-métrage Chi lavora è perduto (In capo al mondo) (1963), une œuvre influencée par la Nouvelle Vague[1]. Avec une sorte d'humour anarchique, le film traite des mésaventures d'un jeune essayant de s'intégrer à la société.

En 1964, il dirige La mia Signora et Il disco volante, tous les deux avec Silvana Mangano et Alberto Sordi. En 1967, le « polar pop » Col cuore in gola (« En cinquième vitesse ») avec Jean-Louis Trintignant, donne naissance à la série de films londoniens : L’urlo (1968), Nero su bianco (1969) que la censure italienne interdit jusqu'en 1974, Drop Out avec Vanessa Redgrave et Franco Nero. En 1975, il réalise Salon Kitty.

On lui propose en 1976 un sujet érotique, Salon Kitty, dont il réécrit le scénario pour en faire une assez sombre satire sociale. Le succès de ce film amène Bob Guccione, propriétaire de Penthouse, à choisir Tinto Brass pour une adaptation à gros budget du Caligula de Gore Vidal mais Brass refusant d'y inclure les séquences voulues par Bob Guccione, se fait mettre à la porte. Bien que désavoué par Brass, ce film reste la plus célèbre de ses œuvres.

En 1983, La chiave relance Stefania Sandrelli. Il lance Serena Grandi avec Miranda et en 1987 Francesca Dellera avec Capriccio. Snack Bar Budapest est un drame noir[2],[3] avec Giancarlo Giannini d'après le roman de Marco Lodoli et Silvia Bré[4]. En 1991, il réalise Paprika avec Debora Caprioglio, en 1992 Così fan tutte avec Claudia Koll.

Tinto Brass se tourne ensuite vers l'érotisme, manière pour lui de dénoncer l'hypocrisie de la censure comme dans Senso '45 ou la comédie Fallo !, jusqu'à Monamour de 2005.

Au théâtre, il a dirigé Pranzo di famiglia de Roberto Lerici en 1973, spectacle repris cinq fois jusqu'en 1986 ; L’uomo di sabbia de Rehim en 1976, Lulu de Wedekind en 1990.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (it) Tinto Brass, Senso '45, Gremese
  2. « SNACK BAR BUDAPEST - 1988 »
  3. (it) Tinto Brass: il senso dei sensi,
  4. (it) Tinto Brass: Uno sguardo libero, , p. 33
  5. « Des prix quand même... », Le Monde,‎ (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]