Sylvia Bourdon

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Sylvia Bourdon
Nom de naissance Sylvia Bourdon
Naissance (66 ans)
à Cologne en Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Nationalité Drapeau de la France France

Sylvia Bourdon, née en 1949 prêt de Cologne en Allemagne, est une personnalité engagée. De l'usage de la pornographie comme outil provocateur à sa vision du féminisme, à son engagement européen pour la monnaie unique, ainsi que son engagement contre le racisme et l'antisémitisme.

Passage cinéma[modifier | modifier le code]

Sylvia Bourdon, féministe, prit l'initiative d'utiliser la pornographie pour démontrer que la femme est libre de son corps sans être soumise à l'homme. Provocatrice, elle fait ses premières apparitions comme actrice du X dans des loops tournés aux Pays-Bas et distribués clandestinement en France (Cake Orgy de Lasse Braun en 1972). En 1975, elle interprète la femme mûre et insatiable nommée Barbara dans le film pornographique Le Sexe qui parle. Son succès d'actrice est couronné par un film compilation qui porte son nom : Sylvia dans l'extase. Elle apparaît aussi aux côtés de Claudine Beccarie, une autre pionnière du X en France dans le documentaire Les Pornocrates. Sa renommée devient internationale avec le succès du film Candice Candy en 1975, où elle joue Candice, une éditrice frigide. Ce film a été distribué aux États-Unis sous le titre Candy's Candy. Elle fait sa dernière apparition au cinéma en 1977[1]. En 1987, elle est filmée par Gérard Courant pour son anthologie cinématographique Cinématon. Sylvia Bourdon a toujours refusé l'appellation « pornostar » destiné aux personnes qui firent carrière dans ce « métier ».

Première galerie d'art érotique en Europe[modifier | modifier le code]

Estimant que son message de liberté était passé, Sylvia Bourdon fondait en 1978 la première galerie érotique en Europe, la Galerie Sylvia Bourdon, qui se trouvait au 16, rue des Grands Augustins, Paris 6.

Les artistes contemporains les plus célèbres y exposent comme Recalcati, Sandorfi, Schlosser, Jean-Jacques Lebel, Bona, Ljuba, Rustin, Mimo Rotella, Pardo, Roussille, Journiac, Moretti, Neiman, Opan (Roger Talon, designer du TGV) des photographes tels que Irina Ionesco, Jean-François Bauret, Claude Alexandre y sont exposés, ainsi que Bellmer et parfois quelques dessins de Picasso. André Pieyre de Mandiargues, Philippe Sollers, Pierre Bourgeade, qui fit la rencontre de Gabriel Matzneff, Isaure de Saint Pierre collaborent régulièrement.

L'exposition la plus originale est « Erotical Portrayal of Sylvia Bourdon » où plusieurs artistes de renom exécutent son portrait érotique. Le texte de Pierre Bourgeade qui accompagne l'exposition fait scandale.[réf. nécessaire]

La Galerie Sylvia Bourdon était devenu un lieu de rencontre célèbre pour la société civile et artistique parisienne. On pouvait y côtoyer Roland Dumas, Ivry Gitlis, Patrice Fontana Rosa, Simone Gallimard, Martine Géliot, Gabriel Matzneff, André Bercoff, Michel Déon, Jiri Mucha, fils du célèbre peintre Alphonse Mucha..., Philippe de Rothschild, Eric de Rothschild, Bettino Craxi ...

Restaurant-Galerie BD[modifier | modifier le code]

En 1985, elle inaugurait le premier restaurant de bandes dessinées, le BD 36, 36, rue Grégoire-de-Tour, Paris 6, avec le Professeur Choron et toute sa bande de dessinateurs, Gébé, Wolinsky, Cavanna, Charlie Schlingo Teulé, Michèle Bernier... Le tout Paris s'y bousculait le soir et le midi c'était Jean Castel, les éditeurs et écrivains célèbres qui s'y pressaient. Malgré le succès, elle dût fermer pour des raisons de santé.

Développement économique Grèce[modifier | modifier le code]

En 1998, elle fut mandatée par le vice-président grec de la BEI, (Banque européenne d'investissement) Panagiotis Gennimatas, pour mettre en œuvre un projet de développement économique pour le Sud Péloponnèse: Le Festival mondial de l'Olive, sous l'égide de la CE et du IOOC (International Olive Oil Council), Madrid, branche de l'ONU, du gouvernement Grec, du Préfet de la Messinie et du Maire de Kalamata.

Engagements[modifier | modifier le code]

Pour l'Union européenne[modifier | modifier le code]

À partir de 1985, Sylvia Bourdon s'engage pour la monnaie unique en organisant dans tous les États membres de l'Union européenne, le « concours graphique pour la monnaie unique » sous l'égide de Icograda (International Council of Graphic Designers), la Commission européenne et le Parlement européen[2].

La chercheuse Oriane Calligaro, du Robert Schuman Center for Advanced Studies de San Domenico di Fiesole, près de Florence, évoque l'initiative de Sylvia Bourdon en faveur de la monnaie unique dans sa thèse de doctorat soutenue en 2011[3].

Le concours graphique pour la monnaie unique fut lancé à partir du toit de la Grande Arche de la Défense, avec l'orchestre symphonique de la garde républicaine, le maître de cérémonie était André Bercoff.

La remise des prix eut lieu au Parlement Européen à Bruxelles, sous égide de Yves-Thibault de Silguy, Commissaire à la Monnaie Unique. Le maitre de cérémonie était Nikos Aliagas.

Contre le racisme et l'antisémitisme[modifier | modifier le code]

Exposition itinérante du peintre Allemand, Hans-Rolf-Maria Koller: Les Ténèbres de l'humanité, œuvre monumentale, inaugurée sous l'égide de Jean-François Hébert alors Président de la Cité des Sciences.

Vie économique[modifier | modifier le code]

En 2008, Sylvia Bourdon créé une entreprise destinée à promouvoir les technologies innovantes française en Arabie Saoudite, Russie et Inde.

Publications[modifier | modifier le code]

  • L'Amour est une fête, éditions Belfond, 1976, réédité aux éditions Blanche en 2001
  • Le Sceau de l'infamie, 2001, Mango Documents
  • Sylvia Bourdon a cessé toute collaboration à Riposte Laïque, Boulevard Voltaire, Dreuz Info et Causeur

Notes et références[modifier | modifier le code]

Autorité[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Filmographie sur imdb.com.
  2. L'Express, « Le témoignage de Sylvia Bourdon », 15 décembre 2001.
  3. Oriane Calligaro, « Negotiating Europe: EU Promotion of Europeanness and Non-Institutional Actors since the 1950s », thèse de doctorat, Florence, Institut universitaire européen, 2011, pp. 266-275.