Ovidie

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Ovidie
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Ovidie en 2014.
Nom de naissance Éloïse Becht
Naissance (38 ans)
Lille, Nord, France
Nationalité Drapeau de la France française
Profession
Autres activités
Formation
Études de philosophie et de lettres

Ovidie, pseudonyme d'Éloïse Becht[1],[2],[3], née le à Lille, est une réalisatrice française. Après avoir débuté comme actrice pornographique, elle passe derrière la caméra, devenant également par la suite documentariste et journaliste. Elle a par ailleurs écrit plusieurs livres.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Ovidie naît à Lille, de parents fonctionnaires[4], plutôt à gauche[5]. Pendant son adolescence, elle milite à l'extrême gauche — elle crée avec son petit ami de l'époque une antenne locale du SCALP (Section carrément anti-Le Pen) — et a des convictions féministes qu'elle décrit par la suite, avec ironie, comme « intégristes ». Après un bac L, elle entame des études de philosophie[4].

À seize ans, elle découvre la pornographie, sur laquelle elle avait des a priori très négatifs[4] et arrive à la conclusion que le porno peut, au contraire de ce que pensent les féministes traditionnelles, être un outil de libération de la femme[6]. Elle rompt alors avec la cellule féministe qu'elle fréquentait et se passionne pour le féminisme pro-sexe dont les idées sont incarnées par des personnalités comme la hardeuse américaine Annie Sprinkle[4].

Carrière[modifier | modifier le code]

Pornographie[modifier | modifier le code]

Actrice[modifier | modifier le code]

Désireuse d'émuler les actrices américaines, elle décide d'approcher le milieu de la pornographie. En 1999, elle rencontre à un salon de la vidéo érotique une collaboratrice de Marc Dorcel, par laquelle elle est « bien briefée » sur le métier. Après cet entretien, elle envoie une lettre de candidature à la maison de production[4]. Elle tourne peu après pour Dorcel son premier film, La Fête à Gigi, réalisé par Alain Payet[4] : elle choisit comme pseudonyme Ovidie, qui est une référence non pas à Ovide comme certains journaux ont pu l'écrire, mais à un personnage de la bande dessinée de Ptiluc Destin farceur, une rate vivant en marge de la société dans laquelle elle se reconnaissait à l'époque[7].

Au début des années 2000, elle devient très rapidement une vedette du porno français. Remarquée par les médias grand public pour sa personnalité et son look « gothique », elle apparaît dans diverses émissions de télévision. Elle se distingue non seulement par son parcours d'étudiante en philosophie, mais aussi par un discours revendicatif — elle se présente comme une « travailleuse du sexe » — et féministe, qui lui vaut d'être surnommée à l'époque l'« intello du X »[4]. Sa carrière provoque la rupture avec ses anciens amis d'extrême gauche, qui la considèrent comme vendue au patriarcat[8].

Ovidie photographiée en 2002 par John B. Root sur le tournage du film Xperiment (explicite-art.com).

Elle dit alors vouloir « déculpabiliser les femmes vis-à-vis de leur corps afin qu'elles cessent d'avoir peur de leur désir ». Elle refuse les pratiques sexuelles qu'elle estime dégradantes[9] et exige — dès son deuxième film comme actrice — d'utiliser un préservatif sur les tournages[4].

Au bout de quelques années, alors qu'elle est déjà passée à la réalisation, Ovidie juge que sa carrière d'actrice stagne. Elle ne peut en effet tourner à l'étranger, en raison de son refus de travailler sans préservatifs. Elle décide alors en 2003 de mettre fin à son activité de hardeuse, pour se concentrer sur son travail derrière la caméra. Son dernier film en tant qu'actrice X, Katsumi à l'école des sorcières, sort en 2004[10].

Avant de mettre fin à sa carrière de hardeuse, elle tourne pour quelques réalisateurs de films dits « traditionnels » : Le Pornographe de Bertrand Bonello avec Jean-Pierre Léaud (prix international de la critique à Cannes en 2001), Mortel Transfert de Jean-Jacques Beineix, All About Anna, produit par Lars von Trier et La Nuit des horloges réalisé par le cinéaste fantastique Jean Rollin. En 2016, elle fait une apparition dans Saint Amour, de Benoît Delépine et Gustave Kervern, où elle donne la réplique à Benoît Poelvoorde.

Elle assume sa première carrière d'actrice, mais refuse par ailleurs d'être étiquetée comme une ancienne vedette du X lorsqu'elle est interrogée par les médias sur des sujets sans rapport avec le porno[8]. Elle a par ailleurs, à de multiples reprises, pris la défense des autres actrices et acteurs de X. Elle a notamment dénoncé, de manière générale, la stigmatisation sociale dont ils font l'objet[8] (par exemple dans le documentaire Rhabillage, 2011) ou la dégradation de leurs conditions de travail (Pornocratie, 2017) et a également défendu des actrices faisant l'objet de harcèlement ou d'insultes, qu'il s'agisse de Clara Morgane injuriée à l'occasion de sa grossesse[11] ou de Nikita Bellucci victime de cyberharcèlement[8].

Réalisatrice[modifier | modifier le code]

En 2000, alors qu'elle est actrice depuis un an et n'a encore que dix-neuf ans[10], elle passe à la réalisation pour le compte des productions Marc Dorcel, avec Orgie en noir, qui pastiche les films d'horreur et le style d'Ed Wood[12]. Par la suite, elle cesse d'apparaître dans ses propres films[13], tout en continuant pendant un temps à jouer dans les films d'autres réalisateurs. L'année suivante, Dorcel produit son film Lilith, avec lequel elle aborde la pornographie féministe[14] et qu'elle considère comme son premier long-métrage abouti[15]. Elle s'intéresse ensuite à l'éducation sexuelle, avec Sexualité : mode d'emploi (Blue One, 2001), puis Le Point G (V. Communications, 2007).

En 2009, elle co-réalise avec Jack Tyler le film Histoires de sexe(s), qui ambitionne de montrer des scènes de sexe plus réalistes qu'à l'accoutumée et de décrire les différences de perception de la sexualité chez les hommes et les femmes[16]. Destiné par ses auteurs à une sortie en salles, le film est classé X par le CNC[17] Le ministère de la culture invalide ensuite ce classement, ce qui fait d'Histoires de sexe(s) un film sans visa d'exploitation. Diffusé sur Canal+ dans sa tranche horaire destinée au X, il obtient le meilleur taux d'audience de la chaîne depuis trois ans, avec trois fois plus de téléspectatrices que d'habitude[16].

Ovidie continue ensuite de réaliser des films X pour Canal+. En 2010, elle persiste dans la création d'un genre hybride à mi-chemin entre la comédie de mœurs et le film pornographique pour couples, en réalisant Infidélité, un film abordant la crise de la quarantaine et le déclin du désir[18]. Puis en 2012 avec Liberté sexuelle, un film qui s'interroge sur la télé-réalité et le sexe communautaire (dans lequel elle apparaît, uniquement habillée). Elle réalise ensuite en 2013 Pulsion, dans lequel apparaissent le critique de cinéma Christophe Bier et l'animateur Daniel Morin. En 2014, elle réalise Le Baiser, un film X avec la hardeuse féministe américaine Madison Young, dans lequel elle cherche à donner une image réaliste de la bisexualité féminine, qu'elle estime très mal représentée dans le porno mainstream[19].

En 2016, elle co-réalise avec Dist de Kaerth X-Girl contre Supermacho, film pornographique en deux volets avec la vedette américaine Stoya. Les deux parties du film montrent respectivement une vision féminine (réalisée par Ovidie) et une vision masculine (réalisée par Dist de Kaerth)[20].

Dans le cadre de sa carrière X, Ovidie a remporté deux trophées comme actrice et douze comme réalisatrice, dont deux Hot d'or d'honneur en 2001 et 2009, le Hot d’Or du meilleur scénario en 2001, le prix du "Movie of the year" aux Feminist Porn Awards 2013, et le "Best direction" aux Feminist Porn Awards 2014[21]. Par ailleurs, en mai 2008, elle remporte le titre de Dauphine au Marathon de la masturbation de Copenhague, avec 26 orgasmes[22].

Documentariste[modifier | modifier le code]

De mai 2008 à septembre 2015, Ovidie est directrice des programmes de la chaîne d'éducation sexuelle pour couples Frenchlover TV diffusée sur Canal Satellite. Elle y réalise plus de 200 films pour adultes à caractère éducatif[23]. Elle quitte la chaîne en octobre 2015.

À partir de 2011, elle s'exerce au documentaire en réalisant Rondes et sexy, un film de 52 minutes sur la sexualité des femmes en surpoids. Elle signe également Le sexe écolo, un 26 minutes sur l'impact de la sexualité sur l'environnement[24].

En 2011, elle réalise pour l'émission Envoyé Spécial (France 2) Rhabillage, un reportage de 35 minutes vu par cinq millions de téléspectateurs[25], produit par Jean-Jacques Beineix, qui se penche sur les discriminations sociales que subissent les anciennes stars du X, tant bien d'un point de vue professionnel que familial et affectif. Ces discriminations affectant plus les actrices que les acteurs, le film s'interroge sur le sexisme en général et sur la non-acceptation de la libération sexuelle féminine. Le reportage contient des témoignages des anciennes vedettes du porno Nina Roberts, Nomi, Eliska Cross et Brigitte Lahaie[26].

En juin 2015, France 2 (case Infrarouge) diffuse son documentaire À quoi rêvent les jeunes filles, produit par Christophe Nick, qui s'interroge sur l'impact des nouveaux médias sur le rapport au corps ainsi que sur la sexualité des enfants du numérique, et plus précisément celle des jeunes filles de la génération Y[27].

Elle réalise ensuite Pornocratie, diffusé en janvier 2017 sur Canal+. Ce documentaire retrace la prise de contrôle de l'industrie du porno par le groupe MindGeek, dont elle dresse un portrait à charge : le film décrit notamment la manière dont la consommation gratuite sur Internet a entraîné une chute des revenus, l'uberisation du X et la dégradation des conditions de travail des acteurs et actrices contraints à des pratiques de plus en plus extrêmes[28],[29],[30]. Le film a été sélectionné par de nombreux festivals de films documentaires tels que SXSW à Austin, CPH:DOX à Copenhague, BAFICI à Buenos Aires, DOXA à Vancouver, DOK.fest à Munich, DOCVILLE à Louvain, Way out West à Göteborg.

En 2017, elle écrit et réalise Là où les putains n'existent pas, produit par Magneto Presse et diffusé sur Arte en février 2018, une réflexion sur la société suédoise et sa politique « abolitionniste » vis-à-vis de la prostitution. Le film retrace le parcours d'Eva-Marree Kullander-Smith dite « Jasmine Petite », prostituée et militante pour les droits des travailleurs du sexe, privée de son enfant puis assassinée de 31 coups de couteau par son ancien compagnon, dans les bureaux des services sociaux suédois. Le film remporte le prix Amnesty International dans la catégorie Human Rights du 20ème Festival International du Film de Thessalonique[31].

Littérature et journalisme[modifier | modifier le code]

En 2002, alors qu'elle est encore hardeuse, elle publie le livre Porno Manifesto, édité chez Flammarion sous la direction de Raphaël Sorin, puis réédité en format poche chez La Musardine. Le livre, qui revient sur son parcours et sur ses convictions féministes pro-sexe, se veut également un manifeste de défense de la pornographie en tant que vecteur de libération sexuelle. Elle est depuis 2004 l'un des auteurs-phares des éditions La Musardine, qui ont publié huit de ses livres, dont Osez découvrir le point G, et La sexualité féminine de A à Z. Elle a également collaboré avec d'autres maisons telles que les Éditions du Camion blanc qui ont publié son historique du groupe post-punk Métal urbain, Un bon hippie est un hippie mort.

Elle a également collaboré avec les éditions Bréal pour l'ouvrage Sexe et Philo, dont elle est coauteur avec le professeur de philosophie Francis Métivier. Elle a également accordé à Philosophie Magazine un entretien avec le philosophe André Comte-Sponville[32].

Après une première publication BD dans l'ouvrage collectif Duo chez Fluide Glacial, elle a travaillé avec les éditions Delcourt en tant que scénariste pour l'album Histoires Inavouables, dessiné par Jérôme D'Aviau. Elle a ensuite publié Libres ! Manifeste pour s'affranchir des diktats sexuels, en collaboration avec la dessinatrice Diglee.

Elle a collaboré en tant que journaliste avec divers journaux et magazines (The Guardian[33], Union (magazine), Newlook, Causette[34], Libération[35], Metronews, Brain Magazine[36]), et radios (OÜI FM, Le Mouv', Nova[37]).

De juillet 2008 jusqu'en février 2009, Ovidie officiait sur la radio parisienne Ouï FM. D'abord le vendredi, dans des chroniques sur le sexe avec Christophe Crénel dans l'émission Spoutnik, puis tous les jours de 20 h 30 à 21 h dans Planète Interdite, toujours avec Christophe Crénel. L'émission s'arrête lors du rachat de la radio par Arthur qui remanie l'ensemble de la grilles des programmes.

De septembre 2012 à juin 2014, elle animait une chronique hebdomadaire, Boy meets Girl, avec Christophe Crénel dans l'émission Rodéo (rebaptisée Le 16/18) sur la radio Le Mouv'.

Depuis septembre 2017, elle anime une chronique tous les vendredis sur Radio Nova, dans l'émission L'Heure de pointe avec Xavier Delaporte.

De 2013 à 2016, elle a tenu un blog féministe sur le site d'informations Metronews. Depuis, elle contribue de façon hebdomadaire au site de Brain Magazine.

En 2014, elle a participé dans le cadre du Conseil de l'Europe à l'élaboration d'un outil pédagogique à destination des journalistes et étudiants en journalisme visant à développer la visibilité des minorités dans les médias dans les questions de rapports de genre et de sexualités[38]. En décembre 2014, elle est intervenue dans le cadre du colloque Borderline[39] organisé par la Bibliothèque publique d'information du Centre Pompidou. Elle a participé à l'exposition de Sophie Calle, Prenez-soin de vous, sélectionnée pour représenter la France à la 52e Biennale de Venise en 2007[40].

En 2018, elle publie le livre À un clic du pire dans lequel, à la suite de son documentaire Pornocratie sorti l'année précédente, elle dénonce la dégradation de l'industrie du porno, et notamment la diffusion gratuite sur Internet, sans aucun contrôle, de vidéos pornographiques accessibles à des mineurs[41].

Elle suit par ailleurs un doctorat en lettres[8].

Positionnement politique[modifier | modifier le code]

Durant ses études, elle milite quelques années dans le milieu libertaire, en particulier au SCALP[42]. Elle est l'auteure de la biographie du groupe anarchiste Metal Urbain, qui retrace la naissance du punk en France, de 1976 à 1979 (Editions du Camion Blanc, préface du musicien anarchiste Jello Biafra). Elle accorde également au début des années 2000 des interviews à la presse de la droite radicale comme Jeune dissidence[43] ou proche du GRECE comme Éléments[44] en 2002. Bien que demeurant féministe, elle se déclare aujourd'hui apolitique[45]. Pourtant, elle figure discrètement dans les remerciements du documentaire Ni dieu ni maître, une histoire de l’anarchisme. Son réalisateur Tancrède Ramonet la cite à plusieurs reprises, affirmant qu’ «Il existe encore de figures anarchistes, de Tardi à Ovidie en passant par Chomsky[46] », ou encore qu’ « En 2017 l’anarchisme s’exprime à Notre-Dame-des-Landes, à Nuit debout ou avec Ovidie[47] ».

Elle s’est prononcée à plusieurs reprises contre l’islamophobie et contre le harcèlement des femmes voilées[48]. Elle fait partie des signataires de la tribune « Stop au cyberharcèlement islamophobe contre l’association Lallab » parue dans Libération en août 2017[49]

Tout au long de sa carrière, elle dénonce les idées reçues sur le monde du cinéma pornographique et défend l'idée d'une pornographie féministe. Bien que dénonçant le sexisme inhérent à la pornographie dominante, s'opposant aux plateformes internet dénuées de contrôle[50], et s'interrogeant sur l'impact des images sur la sexualité des spectateurs, elle s'oppose à l'idée de censure[51]. Elle s'est également prononcée à de nombreuses reprises contre l'homophobie.

Végétarienne depuis l'âge de treize ans [52] elle a offert en 2006 l'un de ses Hot d'Or à l'AFIPA, une association contre la fourrure, en vue d'une vente de charité[53].

Filmographie sélective[modifier | modifier le code]

En tant qu'actrice[modifier | modifier le code]

Pornographique[modifier | modifier le code]

Non pornographique[modifier | modifier le code]

En tant que réalisatrice[modifier | modifier le code]

Films pornographiques[modifier | modifier le code]

Documentaires[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Ovidie, Porno Manifesto, Paris, Flammarion, , 225 p. (ISBN 2-08-068344-6).
  • Des nouvelles du cinéma : une première fois, Thé des écrivains, 2003
  • Ovidie, In sex we trust : Backstage, Paris, Le Grand livre du mois, , 91 p. (ISBN 2-7028-9856-4).
  • Ovidie, In sex we trust : On stage, Paris, Alixe, , 180 p. (ISBN 2-911902-12-2).
  • Ovidie et Marzano Maria Michela, Films X, y jouer ou y être ?, Paris, Autrement, coll. « Le Corps plus que jamais », , 107 p. (ISBN 2-7467-0654-7).
  • Ovidie, Osez tourner votre film X, Paris, La Musardine, , 171 p. (ISBN 2-84271-282-X).
  • Le Corps : Films X : Y jouer ou y être entretien avec Michela Marzano, Autrement, 2005 (ISBN 2746706547)
  • Osez découvrir le point G, La Musardine, 2006
  • Osez l'amour pendant la grossesse, La Musardine, 2007
  • Voyages intérieurs, écriture de la préface du livre de Gaël L. (Ragage, 2007)
  • Osez les sex toys, La Musardine, 2008
  • La sexualité féminine de A à Z, La Musardine, 2010
  • Sexe & Philo, participation au livre de Francis Métivier, Breal, 2012 (ISBN 9782749531038)
  • Un bon hippie est un hippie mort, biographie du groupe Metal Urbain, coécrit avec Eric Débris, préface de Jello Biafra, Camion Blanc, 2012
  • Féminismes et pornographie, écriture de la préface du livre de David Courbet, La Musardine, 2012
  • Histoires inavouables, scénariste BD, dessins de Jérôme d'Aviau, Éditions Delcourt, 2013
  • Osez être une maman sexy, La Musardine, 2016
  • Libres ! Manifeste pour s'affranchir des diktats sexuels, illustré par Diglee, Éditions Delcourt, 2017
  • La Bassine, dans Lettre à l'ado que j'ai été, sous la direction de Jack Parker, Flammarion, 2018 (ISBN 978-2081428652)
  • À un clic du pire : la protection des mineurs à l’épreuve d'Internet, Anne Carrière, 2018 (ISBN 978-2-84337-877-5)

Récompenses[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Ovidie dans le taxi de Jérôme ce dimanche 20 septembre à 22h45 sur la Deux », sur le site de la RTBF, (consulté le 11 mai 2017).
  2. (en) « Ovidie », sur le site IMDB (consulté le 11 mai 2017).
  3. « Ovidie », sur le site Canalplus.fr (consulté le 11 mai 2017).
  4. a, b, c, d, e, f, g et h Emmanuel Poncet, « Major de l'X », Libération, 8 janvier 2002.
  5. « Ovidie, l'éternelle sex worker », Cheek Magazine, 25 juillet 2016.
  6. « Ovidie : “Le plaisir ne se compte pas en nombre d'orgasmes” », France TV Infos, 18 août 2016.
  7. Ovidie ("Histoires inavouables") : "Je ne suis pas forcément douée pour créer une excitation.", Actua BD, 24 février 2014
  8. a, b, c, d et e Ovidie : “Je m’intéresse à tous les  combats oubliés du féminisme”, Télérama, 6 juillet 2018
  9. Zimmer 2012, p. 417.
  10. a et b Zimmer 2011, p. 406.
  11. Ovidie défend Clara Morgane, Gala, 31 août 2015
  12. Pour une pornographie féministe, vacarme.org, 26 avril 2001
  13. Les deux principales exceptions sont Le Point G (2007), dans lequel elle a une scène hard où on la voit masturber l'actrice Cecilia Vega et Liberté sexuelle (2012), dans lequel elle joue un rôle important mais ne participe pas aux scènes hard.
  14. Zimmer 2012, p. 324-325.
  15. Zimmer 2011, p. 407.
  16. a et b Zimmer 2011, p. 408.
  17. Agnès Giard, « Le sexe au cinéma ? No pasara ! », sur sexes.blogs.liberation.fr, (consulté le 16 février 2015).
  18. Zimmer 2012, p. 344-345.
  19. « De la difficulté à représenter le sexe entre filles », sur Barbieturix
  20. Canal+
  21. a et b 2014 FPA Winners | Good For Her - Toronto Sex Store and Workshops
  22. http://www.masturbate-a-thon.dk/engelsk/index.html
  23. Ovidie Officiel - Filmographie
  24. Ovidie tourne pour France 2, Télé loisirs, 15 mars 2015
  25. Ovidie, ex-star du porno, fait grimper l’audience d’Envoyé spécial
  26. Agnès Giard, Y'a-t-il une vie après le X ?, blog Les 400 culs sur Libération, 24 novembre 2011
  27. "À quoi rêvent les jeunes filles ?" le documentaire d'Ovidie sur les femmes qui ont grandi avec Internet et leur rapport au sexe, Les Inrockuptibles, 20 juin 2015
  28. Fabien Randanne, « «Pornocratie»: Après le documentaire d'Ovidie, vous ne regarderez plus PornHub comme avant », sur 20minutes.fr, .
  29. L'ex-actrice porno Ovidie sort une enquête à charge sur l'ubérisation du X, Huffington Post, 11 janvier 2017
  30. Ovidie : «On a atteint un stade de violence inouïe dans le porno», Le Figaro, 13 janvier 2017
  31. (en-US) « Thessaloniki Documentary Festival Awards: Here are the Films that Won - Greece Is », Greece Is, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne)
  32. André Comte-Sponville / Ovidie. Dialogue sous X • Dialogues, Sexe, Morale, Porno, Désir, Genre, Érotisme, André Comte-Sponville, Ovidie • Philosophie magazine.
  33. (en-GB) « My porn manifesto », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne).
  34. « Hors-Série 5 - Causette - La boutique des arts ménagés », sur www.causette.fr (consulté le 31 mai 2017).
  35. Ovidie, « Marc Dufaud, cherchez le garçon », Libération.fr,‎ (lire en ligne).
  36. « Brain Magazine - Contact - Ovidie », sur www.brain-magazine.fr (consulté le 9 octobre 2017).
  37. Jérôme Lefilliâtre, « Radio Nova renforce sa case d'avant-soirée », Libération.fr,‎ (lire en ligne).
  38. « Profil linkedin d'Ovidie R. »
  39. « BPI Pompidou Borderline »
  40. « Vidéo Prenez-soin de vous Ovidie pour Sophie Calle »
  41. "A un clic du pire" : Ovidie et le porno infernal, L'Obs, 16 avril 2018
  42. L'En Dehors
  43. « Entretien avec Ovidie, prêtresse du sexe - Retour aux Forets », Retour aux Forets,‎ (lire en ligne)
  44. « Je me méfie des sexualités à excès (entretien avec Ovidie) », Éléments, no 102
  45. Bienvenue sur Ovidie Le Blog officiel
  46. « Anarchisme sur le retour avec Tancrède Ramonet », France Culture, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne)
  47. « Tancrède Ramonet: "En 2017, l'anarchisme s'exprime à Notre-Dame-des-Landes, Nuit debout ou avec Ovidie" », TéléObs, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne)
  48. « Le POV d'Ovidie : « Y’a forcément un homme derrière » », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant, paramètre « date » manquant (lire en ligne)
  49. « Stop au cyberharcèlement islamophobe contre l'association Lallab », Libération.fr, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne)
  50. L'ultra-libéralisme de Youporn | Le ticket de Metro d'Ovidie
  51. Entre censure et abus : quelle place pour la pornographie dans les sociétés occidentales ? | Atlantico.fr
  52. Major de l'X. - Libération
  53. Lilith prend position... contre la fourrure
  54. « Document d'Ovidie pour Canal+ : Pornocratie, les nouvelles multinationales du sexe », LeBlogTvNews,‎ (lire en ligne)
  55. Palmarès des Hot d'Or 2009
  56. evian-erotique.com
  57. 2013 Feminist Porn Award Winners | Good For Her - Toronto Sex Store and Workshops

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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