Film 8 mm

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Une caméra 8 mm de 1955.

Le mm est un format de film de cinéma amateur lancé en 1932 par Kodak utilisant une pellicule de 8 mm de largeur (image 4,9 × 3,6 mm, soit un rapport de 1,36:1). La première version, la plus courante, dite « type R »[1] (« R » pour reverse, en anglais), utilise un film de 16 mm avec des perforations particulières au format. Ce système a l'avantage de profiter des machines de développement 16 mm. On produit plus tard des bobines de film de 8 mm coupé dès avant la prise de vues. Initialement muet, le film pourra ensuite enregistrer un son magnétique sur une piste couchée entre les perforations et le bord avec un décalage de 56 images[2]. En 1965, il évoluera en Super 8, mais sans jamais disparaître (on trouve toujours de la pellicule) en gardant la même largeur mais avec des perforations plus petites, donc une image agrandie de 36 %, de meilleure qualité, et surtout, de maniement beaucoup plus pratique grâce à des cassettes facilitant le chargement et codant, par des encoches, la sensibilité du film[3].

Double 8[modifier | modifier le code]

L'intérieur d'une caméra Kodakmm avec ses deux bobines.

Le 8 mm « standard » s'est d'abord présenté sous la forme « Double 8 » : c'est-à-dire un film de 16 mm de large à deux rangées de perforations qui est chargé dans la caméra et dont la bobine est retournée une fois l'exposition de la première moitié du film réalisée. Cette manipulation doit se dérouler en lumière atténuée, les premières spires de film étaient voilées, les autres étant protégées par les joues de la bobine et la couche anti-halo[4]. Un inconvénient possible était qu'il arrivait de retourner une fois de trop le film et d'exposer deux fois la pellicule. La double impression (une caractéristique presque disparue sur les caméras super 8) permet des effets et des trucages presque impossibles en super 8 (le système du chargeur ne permettant de rembobiner la pellicule que sur une longueur limitée).

Le film est coupé en deux dans le sens de la longueur après le traitement dans les développeuses 16 mm et les deux parties collées bout à bout.

C'est sous le format double-8 que sont apparus les premiers films couleurs pour amateurs comme l'Agfachrome et le Kodachrome, disponible d'abord en 16 mm, développé sur les mêmes machines.

Les résultats obtenus sont très corrects, souvent à la hauteur, voire meilleurs que le Super 8[réf. nécessaire].

De même c'est sous ce format que l'on a vu peu à peu l'automatisation progressive et le perfectionnement des caméras[réf. nécessaire] :

  • Passage de l'entraînement à ressort au moteur électrique ;
  • Passage du réglage d'ouverture manuel à la cellule incorporée puis à la cellule couplée ;
  • Apparition de la visée reflex à travers l'objectif ;
  • Remplacement de la tourelle multiobjectif par un objectif zoom ;
  • Vitesse variable et obturateur variable ;
  • Marche arrière et fondu enchaîné.

Le format n'a pas disparu, il est toujours possible de trouver de la pellicule vierge et donc de filmer en double 8[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. IS0 486.
  2. ISO 1201-1972.
  3. ISO 3067-1983.
  4. ISO 1020-1974.
  5. « Qui fabrique du film de prises de vues cinéma et où en acheter ? », Filmlabs.org (consulté le 9 décembre 2017)

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