Nina Roberts

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Nina Roberts
Description de cette image, également commentée ci-après

Nina Roberts photographiée par John B. Root au début des années 2000.
Source image : explicite-art.com.

Nom de naissance Sophie Malnatti
Alias
Gina Roberts
Naissance (38 ans)
Villecresnes, Val-de-Marne, France
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession
Distinctions
Caractéristiques physiques
Taille 1,65[1]
Poids 50[1]
Yeux Marrons
Cheveux Bruns (parfois teints en blond, châtain, etc)
Signes distinctifs
Tatouages épaule droite
Carrière
Années d’activité 2002 - 2011[1]
Nombre de films + 30 films

Nina Roberts, de son vrai nom Sophie Malnatti, née le [2] à Villecresnes, est une ancienne actrice pornographique française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issue d’une famille très catholique, la future Nina Roberts affirme vite un caractère rebelle et se considère comme une « punk anticonformiste ». Adolescente, elle découvre le cinéma pornographique, dont elle a le sentiment qu'il donne aux femmes un pouvoir sur les hommes[3].

Mère célibataire à l'âge de vingt ans, sans argent, elle répond à une annonce de casting pour films X, et connaît une première expérience avec l'acteur-réalisateur HPG[3]. Après avoir tourné quelques films amateurs, elle devient actrice professionnelle en utilisant le pseudonyme de Nina Roberts, destiné à évoquer l'actrice américaine Julia Roberts avec laquelle elle a un petit air de famille[4]. Elle joue d'ailleurs le rôle principal d'une parodie X de Pretty Woman, intitulée Pretty Nina.

Pendant deux ans, elle tourne avec HPG, puis Fred Coppula ou Fabien Lafait. Présente dans des productions Marc Dorcel et Blue One, elle devient très rapidement l'une des principales vedettes du porno français des années 2000. Elle fait plusieurs fois la couverture de Hot Vidéo et atteint le sommet de sa popularité vers 2004[5].

Dès 2003, cependant, elle arrête temporairement les tournages pour se lancer dans l'écriture : elle publie l'année suivante son premier livre, J'assume, qui retrace son parcours dans le X, et dont Virginie Despentes signe la préface. Elle publie en 2007 un second livre, Grosse Vache, dans lequel elle trace le portrait d'une jeune fille qui se confronte à la boulimie, puis à l'anorexie, à la cocaïne, au speed, et à l'amour.

Elle revient ensuite devant la caméra et, en 2007, participe à 3 films de Fabien Lafait, Marie-Chantale Marie-Salope, La Boulangère et Stagiaires débutantes. La même année, le réalisateur Thibault Staib, son compagnon de l'époque, réalise sur une période de six mois un documentaire qui la suit au jour le jour alors qu'elle prépare sa retraite du porno. Le film, intitulé Nina, est diffusé sur Planète No Limit. Elle entame à l'époque une reconversion dans la photographie, tout en continuant à se produire occasionnellement dans des shows érotiques[6].

En 2008, alors que ses apparitions devant la caméra se sont raréfiées, elle fait partie de la distribution de Casino-No-Limit produit par Marc Dorcel (le plus gros budget X français à ce jour), pour les besoins d'une scène avec Mélissa Lauren[7].

Nina Roberts arrête ensuite sa carrière d'actrice. Elle connaît ensuite des moments psychologiquement difficiles et vit une période de toxicomanie, dont elle parvient à sortir grâce au couple qu'elle forme avec le musicien Rash, chanteur du groupe punk Horresco Referens[8].

Elle devient ensuite, sous le nom de NIN4, chanteuse et bassiste du groupe pop punk Pravda (rebaptisé Pravda 2.0), où elle succède à Sue. Elle est également artiste pluridisciplinaire (vidéo, photo, écriture), inspirée par l'esthétique punk rock. Le manque d'argent la pousse cependant à rester en contact avec le milieu du X : elle continue de travailler comme maquilleuse sur des tournages[8] , et pour Dorcel aux services castings[3] et communication[8]. Au début des années 2010, elle continue à faire de brèves apparitions devant la caméra, mais sans participer aux scènes sexuelles.

En juin 2009, Nina Roberts réalise un clip contre le viol, en réaction à celui qui avait été diffusé avec Clara Morgane et qu'elle jugeait trop édulcoré[9]. Elle fait par ailleurs des apparitions dans des films classiques, comme Bye Bye Blondie réalisé par Virginie Despentes, ou Léa de Bruno Rolland[5].

Elle reprend des études et devient coach sportive et diététicienne[3], ayant décidé, pour le bien de son fils, de mener une vie plus stable[8]. En 2011, dans le reportage Rhabillage, réalisé par Ovidie pour Envoyé spécial, elle témoigne sur sa reconversion professionnelle et sur ses difficultés à échapper à son passé[10]. Elle conserve cependant des liens avec le milieu du X, qu'elle perçoit « comme une drogue » dont il est difficile de se passer. Elle travaille notamment pour Jack Tyler en tant que maquilleuse[11], mais également comme scénariste et co-réalisatrice[12].

Filmographie sélective[modifier | modifier le code]

Pornographique[modifier | modifier le code]

Actrice[modifier | modifier le code]

  • 2003 : Pretty Nina de Fabien Lafait
  • 2003 : Mes meilleures copines de Yannick Perrin
  • 2004 : La Totale de Fred Coppula
  • 2004 : Chrono sex de Fred Coppula
  • 2004 : Katsumi à l'école des sorcières d'Alain Payet
  • 2004 : Infirmière de choc de Patrice Cabanel
  • 2004 : Clean girls de Fabien Lafait
  • 2004 : Tentation... d'une femme mariée de Fred Coppula
  • 2004 : Protection très rapprochée d'Hervé Bodilis
  • 2004 : Vendeuses prêtes à niquer de Patrice Cabanel
  • 2004 : Belles comme la vie de Yannick Perrin
  • 2004 : Nina, toujours consentante ... de Fabien Lafait
  • 2005 : Les Co-locataires de Patrice Cabanel
  • 2005 : Propriété Privée de Jack Tyler
  • 2006 : Les Deux sœurs d'Hervé Bodilis
  • 2006 : Éloge de la chair de Jack Tyler
  • 2006 : Entre femmes de Fabien Lafait
  • 2007 : Marie-Chantal, Marie-Salope de Vyper
  • 2007 : La Boulangère de Fabien Lafait
  • 2007 : Les petites étrangères d'Éric Marchand
  • 2008 : Stagiaires débutantes de Fabien Lafait
  • 2008 : Casino-No-Limit d'Hervé Bodilis
  • 2010 : Mademoiselle de Paris d'Hervé Bodilis (rôle non sexuel)
  • 2012 : La Journaliste de Pascal Lucas (rôle non sexuel)

Réalisatrice[modifier | modifier le code]

  • 2013 : Jeux vicieux (co-réalisatrice avec Jack Tyler)

Non pornographique[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • J'assume, éditions Scali, 2004 ;
  • Grosse Vache, éditions Scali, 2007.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) Nina Roberts sur l'Internet Adult Film Database.
  2. (en) Nina Roberts sur l’Internet Movie Database.
  3. a, b, c et d Agnès Giard, Faire du X pour «faire face aux hommes», blog Les 400 culs sur Libération, 17 avril 2013
  4. Nina Roberts à ne plus classer X, Allociné, 21 mars 2008
  5. a et b Christophe Lemaire, in Le Cinéma X, La Musardine, 2012, page 426
  6. « "Nina" Roberts, retour sur un passé classé X », Télérama,‎ (lire en ligne)
  7. Nina Roberts au casting de Casino-No Limit, Dorcel Blog, 12 mars 2008
  8. a, b, c et d Spécial sexe: les retraités du porno, Les Inrockuptibles, 8 août 2010
  9. Nina Roberts fait son clip contre le viol , L'Express, 9 juin 2009
  10. Le blues des ex du X, Le Parisien, 24 novembre 2011
  11. « Category X », comment se porte le porno français ?, Chaos reigns, 2 mai 2014
  12. Une semaine sur un tournage porno avec Jack Tyler, Le Tag parfait, 11 mars 2013
  13. « Awards Won » [archive du ], Festival Internacional de Cine Erótico de Barcelona (consulté le 7 octobre 2007)
  14. « X Stars aux Ninfa Awards 2008: Les Gagnants! », (consulté le 23 avril 2014)

Liens externes[modifier | modifier le code]