Orgie

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Illustration d'une orgie romaine de type sexuel par Édouard-Henri Avril (vers 1910).

Une orgie est une réunion où l'on se livre à toutes sortes d'excès. L'étymologie se réfère aux fêtes organisées dans la Grèce antique en l'honneur de Dionysos (le Dieu de la fête du vin). C'est à partir du XVIIe siècle que le terme détient une connotation sexuelle ; on emploie aussi le terme d'orgie pour donner une image de profusion ou d'excès : orgie de couleurs, orgie de lumière. Ce terme évoque par ailleurs une frénésie sexuelle couplée d'une profusion alimentaire, faisant partie de ces jeux de l'excès ayant pour but l'exaltation collective.

Dans l'Antiquité grecque et romaine, des orgies étaient pratiquées au moment de certaines fêtes religieuses, comme les bacchanales et les saturnales.

Aujourd'hui, le mot orgie a pris le sens de débauche de toute sorte et particulièrement : débauche de table (par exemple : faire une orgie de foie gras), ou débauche sexuelle dans le cas d'une sexualité de groupe.

Description[modifier | modifier le code]

But[modifier | modifier le code]

L’orgie est une activité sociale dont le but est la recherche du plaisir de ses participants.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Les orgies de l’Antiquité combinaient toutes les modalités possibles du plaisir (sensoriel, ludique, intellectueletc.)[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'origine des orgies remonte plus loin que l'Antiquité grecque ou romaine, c'étaient des fêtes religieuses associées à la vie et à la régénération du Cosmos. Dans la vie spirituelle de l'homme archaïque, les orgies étaient pratiquées pour renouveler les forces vives de l'univers comme ils avaient pu le voir intuitivement pour les saisons. Lors de l'avènement de l'agriculture, l'orgie devint une fête des moissons dont les traditions ont traversé le temps : la hiérophanie de l'acte primordiale est repris pour devenir sacré[2].

Des données historiques (textes, poteries, mosaïques, bas-reliefs…) attestent l'existence des orgies dans la plupart des périodes de l'histoire : l'Antiquité grecque et romaine, le Moyen Âge, la Renaissance, et l'Époque moderne[3].

« Manger, boire, vomir, c'est l'image traditionnelle de l'orgie romaine. Les Romains, à la différence des Grecs, n'ont pas su contenir leurs banquets dans les limites d'un rituel, celui du plaisir et de la volupté sous toutes leurs formes. La cena romaine, c'est la bombance, une certaine image de la Rome impériale, où tout fut toujours démesuré, à l'image même de la cité et de ses habitants[1]. »

« Dans le banquet, les Grecs ont voulu faire la synthèse de tous les plaisirs intellectuels ou physiques qu'ils ont pu concevoir. Soucieux de réduire tout comportement humain à des règles d'harmonie, ils ont “codifié” leurs fêtes pour en faire un enchaînement raisonné de distractions esthétiques, sensuelles ou spirituelles. Craignant par-dessus tout d'être les esclaves de leurs désirs, se méfiant du dévergondage qui relève du domaine de l'ubris [démesure], haïssable pour un Grec, ils rationalisent l'irrationnel et transposent jusque dans leurs bombances la définition élitiste du Kalos Kagathos, le Beau et le Bon[1]. »

Dans les arts[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Catherine Salles, Les Bas-fonds de l'Antiquité, Petite Bibliothèque Payot, 2004.
  2. Mircea Eliade, Traité d'histoire des religions.
  3. Burgo Partridge, A History of orgies, Prion, 2002.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Burgo Partridge, A History of orgies, Prion, 2002

Articles connexes[modifier | modifier le code]