John B. Root

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John B. Root
Description de cette image, également commentée ci-après

John B. Root jouant son propre rôle dans une scène de son film Montre-moi du rose (2009)

Nom de naissance Jean Guilloré
Naissance (58 ans)
Chambéry, Savoie, France
Nationalité Drapeau de la France France
Profession
Distinctions
Une quinzaine de récompenses, dont le Hot d'Or du meilleur réalisateur
Carrière
Années d’activité Depuis 1994

John B. Root[1], de son vrai nom Jean Guilloré, né le , est un réalisateur français de films pornographiques. D'abord auteur de littérature pour la jeunesse, il devient dans les années 1990 l'un des noms les plus connus de l'industrie pornographique en France. Réalisateur, mais aussi producteur, scénariste[2], cadreur[3] et acteur[4] de films pornographiques, photographe[3], il « cherche sans cesse à renouveler les films pornographiques » notamment à travers sa recherche d’interactivité avec le spectateur et se pose en défenseur du genre[5], notamment dans ses différents écrits (lettres ouvertes, blogs, et un livre autobiographique).

Biographie[modifier | modifier le code]

Les débuts[modifier | modifier le code]

Jean Guilloré commence sa carrière professionnelle en écrivant une quinzaine de livres pour la jeunesse dont "Son Voyage de Nicolas [qui] est un des classiques de la 5e"[6]. Evelyne Douailler, éditrice chez Bayard se souvient de cette période et dira de lui en 2002 qu'"il comprenait la rigueur d'une écriture pour les enfants. Il avait en lui des émotions d'enfants [...]. Ses textes ont toujours un pied dans la réalité, un autre dans le rêve"[6]. En parallèle, il réalise également des documentaires pour la télévision.

À 35 ans, il change de carrière et prend le pseudonyme de John B. Root qui est prononcé à l'anglaise, un jeu de mots entre le mot « biroute » (terme familier désignant le sexe masculin) et la traduction littérale en anglais du nom du célèbre dramaturge Jean Racine.

Bien qu'il soit connu aujourd'hui principalement en tant que réalisateur de films pornographiques, John B. Root n'a "pas commencé avec les films, mais avec un truc qui venait de débarquer sur le marché et qui était encore expérimental : les cd-roms interactifs !"[7]. Dans un entretien avec le critique de cinéma Philippe Azoury pour Les Inrockuptibles, il explique : "J’étais à la fois journaliste-reporter-image pour Thalassa et j’écrivais des livres pour enfants.[...] Je cherchais un financement pour un CD-Rom pour l’enfance. Je ne l’ai jamais trouvé. Entre-temps, on m’a proposé des budgets pour des CD-Roms de cul."[8]. En 1994, il crée ainsi le premier CD-Rom interactif pornographique français : Penthouse Virtual Escort[9],[10]. D'après John B. Root lui-même dans un entretien avec Cyril Cossardeaux pour www.culturopoing.com : "[...] il s’est très bien vendu. Il a été acheté par Penthouse et il s’en est vendu des milliers d’exemplaires. Je me suis dit que j’avais trouvé une poule aux œufs d’or [...][11].

De 1994 à 1998, il crée une quinzaine de CD-Rom interactifs pornographiques, dont deux reçoivent le prix du X Award Européen du meilleur CDX. XXX Réalisateur paru en 1998 fait l'objet d'un article dans Libération qui le décrit comme un jeu vidéo qui met dans la peau d'un réalisateur de film pornographique à mi-chemin entre le sous-genre de jeu vidéo de type Jeu de drague et de type Film interactif[12].

Article connexe : Jeu de drague.
Article connexe : Film interactif.
Article connexe : Digital Playground.

À la télévision et au cinéma[modifier | modifier le code]

Canal+

"Depuis 1995, il a réalisé 21 films de 90’ diffusés par Canal+ et plus de 1.500 vidéos pour le câble et la télé satellite."[13]

En janvier 1997, Canal+ organise une soirée spéciale sur le thème de la créativité et de la technologie la nuit cyber. Au programme : Tron, des documentaires sur la technologie, et deux fictions interactives[14]. John B. Root réalise une de ces deux fictions Cyberix. C'est alors le premier film pornographique interactif en direct. Différentes versions avaient été tournées suivant différents point de vue (l'homme ou la femme[15]) et selon différents scénarios possibles[16].

En 1999, il réalise Le Principe de plaisir dont Titof dira en 2004 que c'est le "film dont il est le plus fier en tant qu'acteur [...] parce qu'il lui a fallu jouer des scènes de comédie et pas seulement «sortir [sa] queue»[17].

Le 12 juillet 2002, il réalise Explicite sur Kiosque (une ancienne chaîne du Groupe Canal+ en Pay-per-view). Ce film est décrit par Eric Dahan dans Libération comme la "première mondiale d'un direct hardcore avec Titof, HPG, Ian Scott, Loulou, Ally McTyana et Ovidie"[18]. Plus tard, Philippe Azoury dans Libération écrit à propos des liens entre la télévision grand public et la pornographie : "B. Root a mis en scène, en direct et en multicaméra (en), un porno de 90 minutes, coïtus non interruptus diffusé live [...]. Faire une émission sans filet était l'un des enseignements du Loft."[19]. En effet, Explicite "reprend le même principe que pour "Loft Story"" (une des premières émissions de téléréalité en France), "les images seront envoyées avec un décalage de cinq minutes", ce qui permet un certain contrôle sur les images de la part de la production mais "[...] le direct n'est plus vraiment du direct" comme le souligne Camille Bedin dans son article pour Le Monde. Le projet est critiqué par Maurice Laroche, le propriétaire du dernier cinéma pornographique à Paris qui déclara dans ce même article du Monde : "On fait du n'importe quoi ! De toute façon, on va bientôt avoir droit à un "Loft Story" hard, comme aux États-Unis."[5]

En 2003, il produit sans le réaliser Ti'touch : passage à l'acte, un film pornographique gay.

En 2009, il reçoit le "Hot d’Or du meilleur réal français après 16 ans à tenter de proposer une autre ésthétique du porno, scénarisé, contemporain et loin des manoirs de Dorcel"[20] comme commenté par Guillaume B. Decherf dans Les Inrockuptibles.

En 2013, son long métrage Gonzo, Mode d'emploi est en sélection officielle du Festival du nouveau cinéma de Montréal[21].

En 2013, il réalise le clip musical de Kyrie de l'album Istiklaliya pour le groupe électroacoustique Aufgang. Le clip est mal accueilli par www.sourdoreille.net qui le considère comme "un clip aux images saccadées, presque amateur, et d’assez peu grand intérêt"[22].

Article connexe : Histoire des arts interactifs.
Article connexe : Kinoautomat.

Interactive cinema (en)

Article connexe : Alpha France.

Sur le web[modifier | modifier le code]

En 1997, il crée son premier site web[23].

En 2000, il crée explicite.com[24]. Dans une analyse des liens entre technologie et pornographie pour Libération, Philippe Azoury et Emmanuelle Richard décrivent John B. Root comme "pionnier dès 2000, avec son site Explicite, de shows (deux fois par semaine à l'époque) live sur le Net, il privilégiait alors les tournages de ses films (Ally, French Beauty, Cybérix) à son activité web."[25]

En février 2002, il déclare à 01net.com recevoir par jour la visite de : "Mille machines différentes en ce moment", et que son chiffre d'affaires pour le web est : "en ce moment: 40 KF/mois, alors que je fais 5 millions avec la télé"[3].

En 2002, dans un contexte d'évolution du marché avec notamment la chute des revenus liés aux DVD, John B. Root crée un site web à abonnement payant[6].

En juillet 2006, son nom de domaine explicite.com est volé puis piraté, est alors créé dans l'urgence explicite-art.com[26]. En octobre 2006, une décision du National Arbitration Forum ordonne que le nom de domaine lui soit rendu[24].

En 2006, explicite est décrit comme "un des sites les plus professionnels de France : 20 000 visiteurs par jour, 2 500 abonnés." par Libération[25]. En 2010, dans un entretien pour x-intime.com, John B. Root déclare qu'explicite-art.com reçoit 25 000 visiteurs par jour et totalise 3 000 à 3 500 abonnés[27]. Le site thebestporn.com qui est spécialisé dans l'évaluation des sites pornographiques (et lui-même primé par un XBIZ Award), attribue à explicite-art.com, la note de 89 sur 100 (en date du 12 octobre 2014), ce qui classe le site :

  • 14e sur 250 dans la catégorie photographie[28].
  • 31e sur 12 294 au classement général des sites pornographiques payants[29]

En juillet 2010, il crée une Web TV : Explicite.tv[30]. Cette web-tv n'existe plus aujourd'hui.

En septembre 2013, John B. Root est en tournage de son long métrage Des filles libres, le synopsis fait appel à des camgirls. Des images du tournage sont alors diffusées en direct à la façon de Live show par webcam sur le site communautaire de webcam pornographique Cam4. Cet évènement est rapporté par XBIZ (en), presse américaine spécialiste de la pornographie[31],[32],[33]. À partir de 2014, le tournage de nouvelles scènes sont à nouveau diffusées en direct sur Cam4[34].

Article connexe : Pornographie sur Internet.
Article connexe : Cybersexe.
Article connexe : Camgirl.

Dans la presse écrite[modifier | modifier le code]

En septembre 2010, en collaboration avec Hot Vidéo/VCV Communication, il lance la revue bimestrielle HOT Explicite, qui est vendue en kiosque et accompagnée de deux DVD[35],[36].

Son style, ses acteurs fétiches[modifier | modifier le code]

La photographe Rebecca Topakian, ayant réalisé une série de photographies portant sur le tournage des films pornographiques explique que "John B. Root est connu pour faire un porno différent : en plus d'appliquer un soin particulier à faire des scénarios drôles et originaux et à avoir des images de qualité, il s'intéresse aux personnes avec qui il travaille, cherche des filles qui prennent du plaisir et qui sont des personnages à part entière."[37]

Reconnu dans le monde entier comme un réalisateur de talent, il admet lui-même être passionné par les femmes indépendantes qui assument leur sexualité. Il a révélé un grand nombre d’actrices pornographiques, parmi lesquelles les stars internationales Mélissa Lauren, Ovidie, Milka Manson[réf. nécessaire], Angell Summers[réf. nécessaire], Judy Minx, Jessie Volt ou Anna Polina, qui ont tourné leurs première scènes à ses côtés. Certaines de ses actrices pornographiques sont par la suite devenues comédiennes dans le cinéma traditionnel, comme Ally Mac Tyana ou Pénélope Tiger.

Dans un article pour leplus.nouvelobs.com, Faustine Karel, ancienne actrice pornographique parle de ses collaborations avec John B. Root et de leur impact sur la suite de sa carrière : "[...] J’accordais dès lors une confiance aveugle à Wikipédia, qui mentionnait John B. Root et Fred Coppula parmi les fiers lauréats des Hot d’Or. [...] Rapidement, j’adressais à ces parfaits inconnus des mails de candidatures maladroits [...] dès le lendemain, je reçus deux réponses favorables. Fred Coppula était en déplacement à Las Vegas ; c’est donc pour John B. Root que j’ai tourné mes premières scènes gonzo, l'équivalent porno du court métrage. [...] Commencer le porno chez John B. Root conduit l’ensemble des productions à nous contacter pour tous types de projets, en France ou à l’étranger."[38]

Dans son œuvre pornographique, John B. Root met en scène une sexualité principalement :

  • hétérosexuelle
  • ou lesbienne,
  • et consensuelle :

"Je ne fais donc très attention à ne montrer que des comportements "normaux", empreints de tendresse, de respect et n’allant pas vers le SM. Ce n’est pas que je ne voudrais pas le faire, c’est que je me sens une responsabilité "pédagogique". Dans Montre-moi du rose, les rapports humains entre les personnages sont extrêmement tendres et respectueux. [...]"[11]. Le journal 20 minutes nous explique qu'"[...] il met un point d’honneur à ne jamais mettre les femmes dans des situations de soumission face aux hommes et qu’il préfère les héroïnes fortes". B. Root déclare à ce sujet que «La majorité des réalisateurs de porno présentent des femmes objets qui ouvrent la bouche et le cul et disent merci. C’est fait pour des mâles qui doutent d’eux-mêmes. Mais est-ce que tu peux baiser avec une femme que tu considères comme un objet? Je veux bien qu’on me traite d’obsédé mais si on me traitait de misogyne, ça me donnerait envie de pleurer.»[39]

Les pratiques sexuelles dans ses productions incluent notamment l'éjaculation féminine[40], le fist-fucking[11], l'ondinisme, et la double pénétration. John B. Root utilise souvent la technique cinématographique du gonzo.

Article détaillé : Pornographie gonzo.
Article connexe : Upskirt.

Pornographie réalité

Il est souvent comparé à Éric Rohmer.

Militantisme pour le port du préservatif[modifier | modifier le code]

John B. Root est impliqué dans la promotion du safe sex.

En 1998, le ministère de la santé français et Canal+ lancent une campagne de prévention contre le sida qui fait appel à cinq réalisateurs du cinéma traditionnel pour réaliser chacun un court métrage pornographique. John B. Root et la société JBR media y participent notamment pour le casting[41],[42] :

En 2009, il déclare : "Les gamins de 14, 15 ans, on leur dit à l’école "mettez votre capote [...]", ils regardent un porno de Siffredi ou de n’importe quel abruti de chez Private, il n’y a pas de capote. Ils se disent "attendez, les pros baisent sans capote, donc, c’est pas vrai, c’est pas si dangereux qu’on nous le dit". Donc, non, ça ne passera pas par moi. Ça fait chier les acteurs, ça fait chier tout le monde, mais capote, et puis on la voit, la capote, on la montre."[11]

En 2015, à l'occasion d'un entretien avec lui RMC explique que "John est attaché à la prophylaxie (tous ses films, depuis le début, sont « safe-sex »)"[13]

Article connexe : Sécuri-sexe.

Défense de la pornographie[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

En 1998, il publie une lettre ouverte d'un pornographe à madame la ministre de la Culture et de la Communication[9].

En 1999, il publie chez La Musardine Porno blues, la belle et édifiante histoire d'un réalisateur de films X. La sortie de ce livre fait l'objet d'un article entier dans le Technikart du 01 avril 1999 qui le définit alors comme "une autobiographie doublée d’un vibrant plaidoyer pour le porno de qualité"[43].

Le 29 juillet 2002, dans un contexte de débat autour de l'interdiction de la diffusion des films pornographiques à la télévision française[44], il signe une première tribune dans Libération intitulée Lettre ouverte d'un pornographe consterné[45]. Le 31 octobre 2002, est publiée dans Libération une nouvelle tribune co-signée par John B Root et d'autres personnalités, notamment :

De octobre 2003 à novembre 2004[48], il publie un premier blog intitulé cahier d'un pornographe inkorrekt, le blog sexe de John B. ROOT[49]. Il y parle notamment de sa vie personnelle et des difficultés de son métier (la censure, le manque de moyens financiers etc.). Il y publie aussi des extraits du courrier des lecteurs. En avril 2004 notamment, il réagit sur son blog à l'article en ligne de l'écrivaine Isabelle Sorente paru dans lattention.com, et intitulé GANG BANG La pornographie, bagne sexuel industriel[50],[51]. L'article d'Isabelle Sorente est lui-même une réaction au film documentaire Shocking Truth. D'après John B. Root lui-même, le blog à l'époque, totalise en moyenne 5 000 visiteurs par jour[48].

John B. Root a filmé et encadré plusieurs étudiantes féministes, qui considéraient comme un job étudiant le fait de tourner des films pornographiques ou de se prostituer (Mia More, Judy Minx, Lola Bruna, Faustine Karel).

En juillet 2009, le « fan-club de John B. Root » est banni de Facebook, sans raison selon lui[52].

Les idées défendues[modifier | modifier le code]

Violence autorisée dans le cinéma grand public VS Sexualité même non violente interdite dans le cinéma grand public[modifier | modifier le code]

  • La réglementation en France, Classement X : "Le classement X d’un film le prive de tous les soutiens financiers qui peuvent être accordés par l’État à l’industrie du cinéma français. À cela s’ajoute une taxation délibérément alourdie : la TVA sur un film X s’élève à 20%, contre 5,5% pour les autres films, et un prélèvement spécial de 33% des bénéfices imposables s’ajoute en cas de production/distribution d’un film pornographique."[53]
  • John B. Root "[...] déplore que, dans le cinéma mainstream, le sexe se confonde avec la souffrance, la prostitution ou l'hystérie"[54] analyse le nouvel obs en novembre 2014.
  • En juin 2015, Angell Summers fait la même critique dans L'Obs à propos de la censure de la pornographie sur l'Oculus Rift. "La violence [est] mieux acceptée que le porno [...] si la violence y a toute sa place, que ce soit via les jeux vidéo ou les films, le X lui est banni. Apparemment, il est plus choquant de voir des sexes en pleine action que de voir des crânes explosés et des gens s’entre-tuer."[55]

Les acteurs ou actrices ne sont pas forcément mal-traités[modifier | modifier le code]

  • "[...] le cliché du tournage glauque, celui qu'on imagine avec des pauvres filles endettées venues de loin et obligées de vendre leur image pour se nourrir, traitées comme du bétail par des pornographes misogynes. Cela dit ça existe, mais pas tellement chez B. Root."[37]
  • ""Testez-vous" vos actrice ?[...] Non. Je ne "teste" pas mes actrices. Il m'arrive, sur le Net, d'avoir un contact physique avec elles, mais c'est un jeu filmé, qu'on met en ligne. C'est pas un "petit cadeau" malodorant de producteur pourri :-)"

Le cinéma pornographie comme bien culturel / œuvre artistique[modifier | modifier le code]

  • "John est avant tout un cinéaste. Qu'il ait choisi le porno comme genre ne retire rien à ses qualités"[56]
  • "L'économie de moyen est souvent prise comme excuse par de mauvais réalisateurs pour faire de mauvaises vidéos" (John B. Root)

La pornographie comme défouloir[modifier | modifier le code]

  • "D'après Jean G, il se pourrait bien qu'un cinéma adulte et «maîtrisé» dans sa diffusion soit un facteur d'apaisement et de développement de la libido chez beaucoup d'entre nous. Il se pourrait aussi qu'un cinéma adulte qui met en scène des phantasmes puisse aider au bon équilibre mental..."[57]

Même s'il existe actuellement du porno laid, d'autres pornos sont possibles[modifier | modifier le code]

« Mais LE porno, ça n’existe pas, il y a DES pornos. LA musique, ça n’existe pas, il y a DES musiques : des bonnes, des intéressantes et des nulles. Le porno, c’est pareil[11].  »

  • "Je crois que la pornographie peut être une chose très drôle, très belle si on la traite avec assez d'enthousiasme et de passion..."[3]

Pornographie et protection des enfants[modifier | modifier le code]

« Le porno, c’est comme l’eau de Javel, c’est pas fait pour les enfants ! »

— John B. Root, dans Porno Blues

Article connexe : Opposition à la pornographie.

Œuvre[modifier | modifier le code]

CD-ROMS interactifs comme réalisateur[modifier | modifier le code]

  • 1994 : Penthouse VIRTUAL ESCORT
  • 1995 : VIDEOPHONE love Line n°1
  • 1995 : ZARA WHITES Double Xperience
  • 1996 : CYBERIX
  • 1996 : VIRTUAL PRESENCE n°1
  • 1996 : VIRTUAL PRESENCE n°2
  • 1996 : VIRTUAL PRESENCE n°3
  • 1996 : SEXTET
  • 1997 : LES FILLES DE JOHN B. ROOT
  • 1997 : NO LIMIT
  • 1997 : HUNGARIAN GIRLS
  • 1997 : LAURE SAINCLAIR (pour Marc Dorcel)
  • 1998 : FOVEA !!! (cette fille est folle)
  • 1998 : EXHIBITIONS
  • 1998 : XXX Réalisateur

Longs-métrages[modifier | modifier le code]

  • 1997 : Sextet
  • 1997 : Cyberix
  • 1998 : Concupiscence
  • 1998 : 24 heures d'amour
  • 1998 : Exhibition 99
  • 1998 : Sex Dreamers
  • 1999 : Le Principe de plaisir
  • 2000 : XYZ
  • 2000 : Elixir
  • 2001 : French Beauty
  • 2001 : Orgasmus
  • 2002 : Explicite
  • 2002 : Ally
  • 2002 : Xperiment
  • 2002 : Une nuit au bordel
  • 2003 : Inkorrekt(e)s
  • 2008 : Ludivine
  • 2009 : Montre-moi du rose
  • 2010 : Dis-moi que tu m'aimes
  • 2012 : Mangez-moi !
  • 2013 : Gonzo, mode d'emploi
  • 2014 : Des filles libres[58]
  • 2015 : EquinoXe
  • 2017 : Solstix

Comme témoin/intervenant dans des documentaires[modifier | modifier le code]

Galerie non exhaustive d'acteurs et actrices ayant tourné pour John B. Root[modifier | modifier le code]

Source images : explicite-art.com

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • Une quinzaine d'X awards européens[60] Festival International de l'Érotisme de Bruxelles, dont :
    • 1995 : Drapeau de la Belgique X Award européen du meilleur CDX pour Zara Whites'double Xperience[61]
    • 1996 : Drapeau de la Belgique X Award européen du meilleur CDX pour Cyberix[61]
    • 2004 : Drapeau de la Belgique X Award européen du meilleur réalisateur
    • 2005 : Drapeau de la Belgique X Award européen du meilleur réalisateur français[62]
    • 2008 : Drapeau de la Belgique X Award européen du Jury, Meilleure Contribution Artistique France pour Ludivine 90[63]
    • 2008 : Drapeau de la Belgique X Award européen Meilleur Scénario France pour Ludivine 90[63]
    • 2008 : Drapeau de la Belgique X Award européen Meilleur Réalisateur France pour Ludivine 90[63]
    • 2009 : Drapeau de la Belgique X Award européen Meilleur réalisateur pour Montre-moi du rose
  • 2009 : Drapeau de la France Hot d'or du meilleur réalisateur français pour Montre-moi du rose (JBR Media)[64]
  • 2011 : Drapeau de l'Espagne Galaxy Award du "Best Photo Content" pour Explicite-art[65]
  • 2013 : Drapeau de l'Espagne Nominé pour le Galaxy Award du "Best Photo Content" pour Explicite-art[66]
  • 2013 : Drapeau du Canada Gonzo, Mode d'emploi est en sélection officielle du Festival du nouveau cinéma de Montréal[21]

Publications[modifier | modifier le code]

Littérature de jeunesse (sous le nom de Jean Guilloré)[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

  • 2011 : Dans l'album Elixir & French Beauty (Bandes Originales Des Films) MP3, de Noël Akchoté, chez le label Rectangle
    . Paroles du titre L'Ally-T'As[67]
  • 2013 : Dans le triple album CD Bande Original, chez le label Rectangle
    . Paroles des titres (1, 3, 4, 27, 34)[68]
  • 2013 : Réalisation pour le groupe Aufgang du clip musical Kyrie de l'album Istiklaliya.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le « nom de famille » de son pseudonyme est B. Root et non Root
  2. (en) John B. Root sur l’Internet Movie Database
  3. a, b, c et d http://www.01net.com/actualites/john-b-root-realisateur-je-prefere-jouer-le-jeu-du-contenu-exclusif-176667.html
  4. https://fr.linkedin.com/pub/john-b-root/72/a77/209
  5. a et b Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées monde_1819218.
  6. a, b et c Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées liberation.fr.
  7. http://www.x-intime.com/entretien,John-B-Root-2eme-partie,26.html
  8. http://www.lesinrocks.com/cinema/films-a-l-affiche/porno-blues-la-belle-et-edifiante-histoire-dun-realisateur-de-films-x/
  9. a et b http://www.liberation.fr/culture/1998/01/21/projection-privee-de-b-root-a-trautmann_225556
  10. http://www.letagparfait.com/fr/2011/06/07/le-charme-et-tous-ses-clics/
  11. a, b, c, d et e http://www.culturopoing.com/concours/entretien-avec-john-b-root-a-propos-de-montre-moi-du-rose
  12. http://ecrans.liberation.fr/ecrans/1999/02/05/sequence-jeux-self-porno_264126
  13. a et b http://rmc.bfmtv.com/emission/john-b-root-l-invite-de-15h20-du-1806-895584.html
  14. http://www.liberation.fr/medias/1996/01/26/canal-a-partir-de-20h30-soiree-speciale-consacree-aux-creations-multimedia-une-nuit-cyber-bientot-de_159088
  15. http://next.liberation.fr/culture/2010/08/07/du-cul-du-cul-du-cul_670718
  16. http://www.liberation.fr/medias/1996/01/26/sexe-foot-et-deux-videos-interactives-cyberix-et-l-affaire-proposent-divers-points-de-vue-et-denouem_159086
  17. http://www.liberation.fr/portrait/2004/02/03/recto-verso_467608
  18. http://www.liberation.fr/guide/2002/06/24/les-baies-du-blue-train_408109
  19. http://next.liberation.fr/cinema/2002/10/09/au-rayon-x-un-melange-de-genres-de-vues-et-d-esprits_417973
  20. http://www.lesinrocks.com/2009/10/23/actualite/les-hot-dor-au-coeur-dun-x-en-crise-1136411/
  21. a et b http://www.consulfrance-quebec.org/42eme-edition-du-Festival-du
  22. http://www.sourdoreille.net/aufgang-et-une-douzaine-dactrices-porno/
  23. <http://www.01net.com/editorial/176667/john-b-root-realisateur-je-prefere-jouer-le-jeu-du-contenu-exclusif/
  24. a et b http://domains.adrforum.com/domains/decisions/788274.htm
  25. a et b http://ecrans.liberation.fr/ecrans/2006/07/08/aaaah-clic-hmmm_45197
  26. http://unearaigneeauplafond.fr/explicitecom-limpact-du-vol-de-nom-de-domaine-sur-le-trafic-dun-site-classe-x/
  27. http://www.x-intime.com/entretien,John-B-Root-1ere-partie,25.html
  28. http://www.thebestporn.com/categories_niches/nude_photography/all_sites/
  29. http://www.thebestporn.com/browse_sites.html?listingType=all&siteType=3
  30. http://www.xstarsnews.com/explicite-tv-8001.html
  31. http://blog.cam4.com/females/the-making-of-john-broots-des-filles-libres/?_ga=1.37367717.444325306.1418040081
  32. http://fr.blogs.cam4.com/2014/01/10/des-filles-libres-le-nouveau-film-de-john-b-root-tourne-sur-cam4/
  33. http://www.xbiz.com/news/169435
  34. http://johnbroot.com/2014/05/22/amel-silvia-rico-en-live/
  35. http://johnbroot.com/2014/07/08/hot-explicite/
  36. http://bibliographienationale.bnf.fr/Series/CuP_10.h/cadre778-1.html#FRBNF42276334
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