Lempdes-sur-Allagnon

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 Ne pas confondre avec la commune de Lempdes située dans le département voisin du Puy-de-Dôme.
Lempdes-sur-Allagnon
Vue aérienne de Lempdes-sur-Allagnon.
Vue aérienne de Lempdes-sur-Allagnon.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire
Arrondissement Brioude
Canton Sainte-Florine
Intercommunalité Communauté de communes Auzon Communauté
Maire
Mandat
Guy Lonjon
2014-2020
Code postal 43410
Code commune 43120
Démographie
Population
municipale
1 326 hab. (2013)
Densité 128 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 23′ 10″ Nord 3° 16′ 15″ Est / 45.3861111111, 3.27083333333
Altitude Min. 425 m – Max. 546 m
Superficie 10,4 km2
Localisation

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Lempdes-sur-Allagnon

Lempdes-sur-Allagnon est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région d'Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située au cœur du Massif central, à la sortie des gorges de l'Alagnon et à l'entrée de la Limagne de Brioude.

Lieux-dits[modifier | modifier le code]

Halle XIXe siècle.
Église Saint-Géraud.

Allard, Baraque d'Arvant, Besse, Congousse, Moulin Bas, Moulin Bossacra, Moulin du Grand Pont, Moulin Graveirat, Moulin Lagarde, Raffeyroux, Moulin De La Ribeyre.

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme latinisée Lendano au IXe siècle. Il est issu du gaulois lindon désignant un étang ou des eaux stagnantes, même origine celtique que le nom de la ville irlandaise de Dublin, issu du *dubu-lindon, « étang noir ».

Il a été complété afin d'éviter la confusion avec la ville homonyme de Lempdes, dans le Puy-de-Dôme.

Époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Les Montaigut de Beaune et de Bouzols sont les derniers seigneurs de Lempdes (1661-1789). Lempdes a dépendu dans la plus haute ancienneté du château de Léotoing dont il relevait en fief, et les seigneurs de Lempdes étaient les vassaux de ceux de Léotoing. Aussi, c'est à ces derniers que les Lempdais d'alors payaient l’impôt. Les premiers seigneurs de Léotoing portaient le nom de leur terre. Ils furent seigneurs jusque vers 1250. À cette époque ils perdirent leur titre au profit des dauphins d'Auvergne qui n'habitaient jamais Léotoing, mais venaient de temps à autre et Hugues Dauphin était seigneur de Lempdes en 1716. Puis Lempdes est portée en dot au vicomte de Polignac, Armand IV, par Béatrice Dauphine. La terre de Lempdes passe ensuite de la branche des Polignac à la maison de Montravel, puis par le jeu des alliance, aux Monboisier-Camilac et aux Montaigut de Bonne les seigneurs de Lempdes habitent dans le château.

Son emplacement à côté de l'église permet de supposer que l'église été primitivement la chapelle. Il y a un souterrain passant sous l'Allagnion le reliant au château de Moriat. Les habitants de Lempdes marquèrent toujours une certaine indépendance vis à vis de leurs maîtres, même s'ils étaient redoutables et vindicatifs, tels les Canillac. Aussi les habitants de Lempdes élisaient des syndics chargés de l'administration de 1661 à Antoine Henri de Montaigut par son mariage avec l’héritière des Montboissier Beaufort Camillac, l'ainée des trois filles de Maximilien de Montboissier Beaufort-Canillac et Marguerite Félicité d'Auzon. L’addition des biens des deux familles donne une liste d'une vingtaine de fiefs. Le château étant la résidence habituelle d'Antoine Henri de Montaigut a régulièrement veillé à son entretien

Les seigneurs de Lempdes ont largement tiré profit de la rivière très poissonneuse à l'époque le 5 juin 1698 par exemple Antoine Henri de Montaigut autorise Jean Barrier, meunier à qui son baillés trois moulins dont un à chanvre, à faire un montant pour prendre les poissons en précisant que les saumons reviendront au seigneur. Le 19 février 1674, il passe un bail de prix fait avec Jean Passion et Jean Aigniel (marié à Isabeau Chalchat), maîtres maçons de Lempdes pour refaire à neuf le four à pain tenu en assence par Denis Rieuf (boulanger) et de resuivre son couvert.

Les seigneurs de Lempdes monopolise les graviers en achetant le 30 septembre 1697 une gravière au Graveyrat (lieu-dit de Lempdes) à Jean Chalchat et Jean Aigniel.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Lempdes-sur-Allagnon Blason D'azur à la fasce ondée d'argent, accompagnée en chef d'une couronne comtale d'or, sommée de perles aussi d'argent, accostée de deux feuilles d'orme aussi d'or, et en pointe d'une tête de lion du même.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2014 Maurice Cubizolles DVG Président de la communauté de communes
mars 2014 en cours Guy Lonjon    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 1 326 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 138 1 225 943 1 149 1 261 1 317 1 426 1 422 1 463
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 544 1 614 1 490 1 402 1 423 1 552 1 683 1 644 1 694
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 726 1 634 1 581 1 377 1 490 1 349 1 266 1 366 1 364
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2008 2010
1 445 1 583 1 526 1 510 1 403 1 371 1 310 1 314 1 323
2013 - - - - - - - -
1 326 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

  • L'entreprise SIEL, fondée en 1987, spécialisée dans le domaine de la signalétique et de l'enseigne, avec une compétence particulière dans le thermolaquage, a son siège social et deux unités de fabrication dans la commune, employant au total près de 100 salariés[3].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église romane Saint-Géraud, du XIe siècle. Chœur des XIIe et XIXe siècles.
  • Halle.
  • Château.

Personnalité liée à la commune[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2008, 2010, 2013.
  3. La Montagne, 25 juin 2012.