Vergongheon

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Vergongheon
Mairie de Vergongheon rénovée en 2011.
Mairie de Vergongheon rénovée en 2011.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire
Arrondissement Brioude
Canton Sainte-Florine
Intercommunalité Communauté de communes Auzon Communauté
Maire
Mandat
Jean-Paul Pastourel
2014-2020
Code postal 43360
Code commune 43258
Démographie
Population
municipale
1 834 hab. (2014)
Densité 145 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 22′ 19″ nord, 3° 19′ 13″ est
Altitude Min. 403 m – Max. 483 m
Superficie 12,61 km2
Localisation

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Vergongheon est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • L'origine du toponyme provient d'un nom de personne germanique Burgundio(n)[1].
  • Différentes orthographes du nom se sont succédé au fil des époques. Cette évolution se retrouve par la trace écrite des noms de lieux liés à la commune [2] :
  • Ecclesia Sanctæ de Mariæ de Verginici (Église Sainte-Marie de Vergongheon), XIe siècle[3]
  • Ecclesia de Vergungo (Église de Vergongheon), XIe siècle (cartulaire de Sauxillanges, n°680)
  • Villa de Burgundione, 1220 (Spicilegium[4] Br.)
  • Vergonio, XIIIe (Spicilegium Br., n°951)
  • Vergonjo, 1320 (J . de Peyre, notaire)
  • Ecclesia B. Mariæ de Vergongione, 1323 (Spicilegium Br.)
  • Vergongho, 1371 (Archives nationales P. 1375², c. 2539)
  • Vergonghon, 1398 (compte de B. Sannadre) et 1401 (spic. Br.)
  • Verguonghon, 1511 (coustume D’Auvergne, folio 80 verso).
  • Vergonghon, 1793.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dès les premiers siècle de notre ère, la romanisation des campagnes profite à la valorisation du territoire. Débute alors la construction de nouvelles voies qui traversaient l'Arvernie du nord au sud et d'est en ouest. La grande voie de circulation de Clermont à Saint-Paulien franchissait l'Alagnon et traversait ensuite Vergongheon ou Lempdes, en direction de Brioude. La route antique mettait déjà la région en relation avec les ports de la Méditerranée et le reste de la Gaule.

La fête patronale se tient le 15 août en l'honneur de l'Assomption de Marie, ce qui est visible dans les noms données à l'église au fil des ans.

La commune a connu une exploitation de charbon.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 834 habitants, en diminution de -0,05 % par rapport à 2009 (Haute-Loire : 1,52 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
508 599 648 621 676 608 744 757 797
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
964 1 001 1 012 1 149 1 214 1 226 1 347 1 309 1 468
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 483 1 436 1 424 1 233 1 393 1 407 1 520 1 570 1 643
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 643 1 686 1 664 1 859 1 725 1 608 1 744 1 835 1 834
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique
Répartition de la population selon l'âge en 2009
Hommes  % Femmes  %
0-14 ans 170 19,0 169 18,0
15-29 ans 132 14,7 105 11,2
30-44 ans 201 22,5 181 19,3
45-49 ans 170 19,0 180 19,1
60-74 ans 159 17,8 182 19,4
75-89 69 6,6 115 12,2
≥90 ans 4 0,4 8 0,9
Ensemble 895 100,0 940 100,0

Sports[modifier | modifier le code]

Associations sportives de football[modifier | modifier le code]

Le football, sport populaire, a une place importante dans la vie associative de la commune de Vergongheon. La présence quasi permanente d'un club de football actif depuis le début des années 1920 en est la preuve.

En 1928, Jean Joachim jeune instituteur originaire du Gard et en poste à Vergongheon depuis 1925, fonde l'Union Sportive Vergongheonnaise (U.S.V.). Ce passionné de football est alors le créateur du premier club de la commune.

En 1935, au vu des mauvais résultats du club, Eugène Seniquette et la compagnie des chemins de fer située à Arvant décident d'un commun accord de créer par fusion l'Union Sportive Arvant-Vergongheon présidée par Jean Gaubens, renommée en 1937 en Union Sportive Arvant P.L.M. (Compagnie Paris-Lyon-Méditerranée). L'équipe de football connaît alors plusieurs succès qui s'interrompront en 1939 avec l'entrée en guerre du pays qui marquera une pause dans les activités sportives des communes.

Après guerre, de 1944 à 1945, les joueurs de Bergoide monte l'Association des Travailleurs Vergongheonnais (A.T.V.), présidé par M. Dessimond. Cette association ne pourra s'affilier à la F.F.F. puisque l'U.S.V. restait affiliée officiellement.

Anthonin Michel, fondera en 1946, l'Association des Mineurs Vergongheonnais.

Enfin, c'est en 1951, que l'Association des Mineurs Vergongheonnais et l'Union Sportive Arvant Cheminots (U.S.A.C.) fusionneront pour donner naissance à l'Association Vergongheon-Arvant (A.V.A.), présidé par Joseph Pelissero, qui est encore aujourd'hui l'association qui regroupe les joueurs de football des communes d'Arvant et de Vergongheon. Le stade Joseph Pelissero de Vergongheon porte, en hommage, le nom du fondateur de ce club de football.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église[modifier | modifier le code]

Église romane de Vergongheon.

De style roman, l'église a été récemment restaurée et la toiture du clocher entièrement refaite en ardoise. Son clocher comporte trois cloches, sonnant les heures, les demi-heures et l'angélus, outre bien sûr les baptêmes, les mariages et les enterrements.

En 1837, l'église menaçait de s'écrouler et une reconstruction partielle fut lancée en 1844. Lors des travaux une partie de la voûte de la nef s'effondra, obligeant à consolider les flancs du bâtiment. Fermée au public en temps normal, elle sert néanmoins pour les messes et autres célébrations.

La gare d'Arvant[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare d'Arvant.

La commune est desservie par la gare SNCF d'Arvant d'une importance autrefois particulière et aujourd'hui modérée. En effet, la gare d'Arvant constitue un point de bifurcation important, où se rejoignent la ligne des Cévennes et la ligne Figeac - Arvant, qui rejoint la ligne des Causses (Béziers-Neussargues). À partir de la gare d'Arvant, la ligne devient à deux voies jusqu'à Clermont-Ferrand.

Hameau et Lieu-dit[modifier | modifier le code]

  • Arvant
  • la Taupe
  • Bergoide
  • le Feu (le Puy du Feu)
  • Morny
  • Pied Joubert
  • la Métairie Blanche
  • la Jarrige
  • la Petite Jarrige
  • Bouxhors
  • la Pierraille
  • la croix de Bayoux
  • la Chaud
  • le Monteil

Le Curtis de Loubière[modifier | modifier le code]

À l'époque carolingienne, ce centre d'exploitation était dépendant du domaine comtal. Il regroupait alors un ensemble de terres agricoles et vraisemblablement un enclos peut-être déjà fortifié dans lequel était construit un manoir. Cette résidence fiscale était utilisée par les collecteurs d'impôts pendant leurs déplacements. La villa regroupait également des terres et dépendances à usage collectif. Les fondations de la maison forte féodale, dont il reste une tour difficile à dater, reposent peut-être sur les vestiges de ce domaine.

Le château de Rilhac[modifier | modifier le code]

Blason de la maison d'Auzon

Les ruines du château prennent place sur une vaste terrasse alluviale, qui se développe sous la forme d’un large plateau surplombant le lit de l'Allier. Le site offre une véritable position stratégique permettant de contrôler les passage sur la rivière ainsi que le tout proche Chemin Français (voie royale) traversant la plaine de Brioude. Rilhac fait aujourd'hui partie de la commune de Vergonheon.

Les origines du fief de Rilhac demeurent assez obscures avant le XIIIe. La villa surement antique, doit être rapprochée d'une ancienne dépendance du domaine fiscale de Lubières-Brassac. Le nom de Rilhac est connue depuis le IXe siècle[9], avant que la maison forte féodale soit édifiée en marge de la cour. Au Xe siècle, le vicomte du Vellay Armand de Polignac et sa femme Berthilde (de Chanteuge?), également maître de la cour de Fontannes, profitent des revenues de cette terre pour l’exercice de leur charge vicomtale[10]. cependant, sans que cela ne soit prouvé par l'archéologie, quelques vestiges du donjon pourrait faire remonter sa construction aux Xe-XIe siècle et peuvent se rattacher à un premier état de construction.
Il faut attendre Le XIIIe siècle pour que le château et sa forteresse apparaissent clairement dans les textes comme un fief comtal. Il est dépendant du chapitre de Brioude et fut "concédé" aux d'Auzon. Il en est fait mention pour la première fois en 1206 par le comte de Clermont[11]. Son histoire accompagne cette famille féodale qui tiendra le gros bourg et son château jusqu’à la fin du XIIIe siècle. Viendra la puissante famille de Montorrin qui avec les Polignac ensuite, hériteront de la châtellenie alzonienne et des hautes murailles de Rilhac
Les vestiges de l'enceinte actuelle datent du XIIe - XIIIe siècle. Les fortifications et la basse-cour sont renforcées à la fin du Moyen Âge. Les matériaux de construction sont en partie composés de galets de l'Allier ainsi que de basalte. L'évolution des bouches à feu est typique de l'époque des guerres de religion.

Les riches terriers du domaine regroupait Lubière, Bergoide, Ouillandre, Le Monteil, Pont-Servier.
En 1729, les Chalet de Rochemonteix achètent Rilhac et le transmettent aux Domangeville. Cette dernière acquisition amènera le château à la ruine.

Fin 2016, une partie du batiment, en cours de restauration est mise en vente pour 96.000 euros[12]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

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  • Louis-Marcel Gauthier (1903-1938) : enfant de Vergongheon, il fit partie de l'équipage du « Croix-du-Sud » qui était l'un des trois avions à avoir traversé l'Atlantique Sud, soit 19 767 km en 127 h 57 min. Le record du monde de distance en hydravion était battu. Louis-Marcel Gauthier fut décoré de la Légion d'honneur. Une rue porte son nom à Vergongheon.
  • Jean Pomel (1881-1966) : maire de 1935 à 1965 (interrompu entre 1941 et 1945 par l'occupation allemande et le régime de Vichy), il fut à l'origine d'un grand nombre d'améliorations dans la commune (construction d'école et de HLM, distribution de l'eau du Cézallier, réfection du réseau électrique...). La rue reliant Vergongheon à Arvant porte son nom.
  • Auzon de Montravel.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Volume 2.
  2. Dictionnaire topographique de la France : département de la Haute-Loire, Ministre de l'instruction publique et des beaux-arts. Imprimerie nationale, , 444 p. (lire en ligne)
  3. cartulaire de Sauxillanges, n°679
  4. Spicilegium en latin « action de glaner » traduisible par Spicilège : un recueil de notes, de documents, de textes. Synonyme d'anthologie.
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. 817, In aice Brivatensi, in cultura Ruillacensi, Cartulaire de Brioude, Ch. 252
  10. Christian Lauranson-Rosaz, L'Auvergne et ses marges (Velay, Gévaudan) du VIIIe au XIe siècle La fin du monde antique ? Les Cahiers de la Haute-Loire - Le Puy-en-Velay, 1987
  11. P. Chazaud,« Un serment féodal », dans Tablettes historique du Velay, 1878, vol. 3, p. 80-81.
  12. « Maison Médiévale à vendre en France », sur www.chateauxpourtous.fr (consulté le 19 décembre 2016)