Beure

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Beure
Image illustrative de l'article Beure
Blason de Beure
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Besançon
Canton Besançon-6
Intercommunalité Grand Besançon
Maire
Mandat
Philippe Chaney
2014-2020
Code postal 25720
Code commune 25058
Démographie
Population
municipale
1 369 hab. (2014)
Densité 343 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 12′ 32″ nord, 6° 00′ 16″ est
Altitude Min. 234 m
Max. 480 m
Superficie 3,99 km2
Localisation

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Liens
Site web www.beure.fr

Beure est une commune française située dans le département du Doubs en région Bourgogne-Franche-Comté.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Boriis en 1134, Boyres en 1179, Bures en 1233, Buire en 1247, Bueyres en 1255 puis Buyres en 1349, ont pour origine le terme germanique bûr désignant une habitation isolée et plus spécialement l'habitat des castors proliférant jadis le long du ruisseau des Mercureaux[1]. Ont suivi : Behure en 1354, Beures en 1447, Beure en 1492, Beurue en 1629[2], et même Beurre plus récemment.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune est située sur la rive sud-est du Doubs, à environ 5 km en aval du centre ville de Besançon.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Planoise Besançon Rose des vents
Avanne-Aveney N Fontain
O    Beure    E
S
Larnod
Pugey
Arguel

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Jusqu'au milieu du XIXe siècle, les routes royales 67 (St Dizier-Lausanne) et 83 (Lyon-Strasbourg) passaient dans le bourg et montaient vers Larnod par les actuels chemins du Sinaï et de la Maltournée. À ce dernier lieu-dit, elles se séparaient, la RR 67 partant sur Pugey et Mérey-sous-Montrond, tandis que la RR 83 continuait vers le relais de la diligence de Larnod, puis Busy et Chouzelot en suivant l'itinéraire d'une voie romaine.

Dans les années 1840, ces deux tronçons de route ont été déclassés, la route 67 rejoignant Tarcenay depuis Besançon en passant par Morre et le tunnel du Trou au loup (actuelles N. 57 et D. 67), tandis que la route 83 empruntait un nouveau parcours par la montée du Comice et la descente directe sur Chouzelot (actuelle N. 83). Un double péage eut cours jusqu'en 1849 sur ce dernier tronçon.

La D.141 relie Beure à Arguel depuis 1849, date d'ouverture du passage contournant l'extrémité de la crête d'Arguel. En l'absence de chemin carrossable direct, les chariots devaient précédemment emprunter la route royale 67 pour gagner Arguel via Pugey.

Beure disposait jadis d'une gare ferroviaire, ce dont témoigne encore le nom "rue de la Gare". L'ancienne gare est actuellement réaménagée en restaurant voisinant le rond-point principal (RN 83 - RD 683) de la commune. La gare était située sur la ligne à voie métrique exploitée de 1910 à 1951 par la Compagnie des chemins de fer du Doubs (CFD) ; elle reliait la gare de Besançon St Paul à la commune d'Amathay-Vesigneux, via Cléron. Le "tacot" qui y circulait passait de Rivotte à Tarragnoz par un tunnel sous la Citadelle dont on peut voir encore les extrémités ; il empruntait jusqu'à Larnod-Gare la voie actuelle de la RN83[3].

Le contournement routier de Besançon (Voie des Mercureaux) est ouvert à la circulation depuis le 12 juillet 2011. La route, équipée du premier radar "tronçon" de France, traverse une partie de la commune, suivant la vallée des Mercureaux (en amont du village)[4]. Le chantier a gravement atteint le site, les salamandres tachetées jusqu'alors présentes pourraient disparaître, il s'agit de la seule population de cette espèce recensée en Franche-Comté [5].

Plusieurs sentiers pédestres traversent la commune dont le GR 59.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le territoire communal repose sur un lambeau du bassin keupérien Haute-Saônois[6].

Beure est entouré de vallons boisés, ce qui donne à ce village un cachet indéniable. Le ruisseau des Mercureaux traverse la localité et termine sa course dans le Doubs. Son nom pourrait évoquer l'exploitation de l'or, dont le mercure est utilisé comme amalgame.

Le gypse, présent dans le sous-sol, a été exploité autrefois.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

L'histoire de la localité remonte à la nuit des temps. Le cirque rocheux qui la protège, la rivière le Doubs et le ruisseau des Mercureaux ont profité au regroupement des populations, d'abord autour des grottes, puis des gypsières et finalement dans la plaine où la découverte récente de squelettes prouve que le site était habité depuis très longtemps.

Le village est situé sur une voie romaine ou plus certainement une voie routière gauloise puisque les ornières de celle-ci correspondent à la largeur des jantes de roues des chariots employés par les gaulois. Une partie de cette voie sur laquelle, selon la légende, Jules César est passé à cheval, est encore visible sur quelques dizaines de mètres.

Seigneurie[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, Beure dépendait du seigneur d’Arguel, qui, au XIVe siècle, rendait la justice sur la place du village. Dès le XIIIe siècle des moulins banaux sont en fonctionnement, alors qu’un four banal et un poste à péage ne sont mentionnés qu’au XVe siècle.

L'usine Dubourg implantée depuis le XVe siècle dans le quartier de Gouille le long du Doubs forgeait le fer. Elle a fabriqué certain éléments de la tour Eiffel[7].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Du XIIIe siècle au XIXe siècle, la vigne est la principale activité économique du village, les vignerons travaillaient pour le compte de l'archevêché et quelques bourgeois de Besançon, propriétaires des parcelles. Les grandes portes des maisons en plein cintre des celliers s'ouvraient sur la rue pour laisser entrer charrettes et tonneaux.

Aujourd'hui la plupart des villageois travaillent dans l'agglomération de Besançon, mais Beure est le site de quelques petites entreprises industrielles et artisanales. Les activités maraîchères et les vignes ne subsistent que de façon résiduelle. La plus grande partie des zones constructibles est à présent bâtie. L'implantation d'usines au bord du Doubs et d'un futur magasin de vente au détail en libre-service à prédominance alimentaire illustrent la perte du caractère rural de la commune.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la commune

Blason de Beure Blason D’azur semé de billettes d’or au castor assis du même brochant sur le tout.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 2001 Jean Cretin (+)   Contremaître à l'usine Rhodia
2001 En cours Philippe Chaney[8] UMP-LR Chef d'entreprise
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 369 habitants, en augmentation de 0,07 % par rapport à 2009 (Doubs : 1,76 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
690 742 776 749 990 1 092 1 144 1 212 1 205
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 092 1 107 1 155 1 096 1 268 1 228 925 814 741
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
772 798 752 648 800 850 863 887 1 003
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
1 131 1 278 1 243 1 166 1 188 1 377 1 385 1 361 1 369
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le clocher à dôme à impériale de l'église, typique de la Franche-Comté, permet de situer l’église dans les rues très étroites par lesquelles on y accède. L’église, dont le vocable est Saint Hippolyte, date de 1715. Elle renferme une statue de saint Vernier en bois polychrome[13].

Cascade du Bout du Monde à Beure, entièrement gelée, prise en février 2012.

Le plateau de Peu est situé sur les hauteurs du territoire de la commune. Il permet un aperçu presque complet du village et on peut y observer une partie du quartier de Planoise (Besançon) et quelques collines voisines. La photographie présentée ci-dessus (dans l'infobox) a été prise depuis cet endroit.

La station-service AGIP (qui a racheté une partie du réseau TOTAL) est inscrite, depuis 2013, à l'inventaire des monuments historiques. Dans les années 1970, Jean Prouvé réalise pour TOTAL une centaine de stations de ce type. Le principe est d'être modulables et déplaçables. Jean Prouvé utilise alors son matériau fétiche : l’aluminium. Il est aujourd'hui considéré commet l’un des plus grands concepteurs en architecture et design du XXe siècle. Quasiment toutes les stations de ce type ont été détruites ou démontées. Il n’en resterait que deux en activité et dans leur élément en France, la seconde étant à Marseille.

Outre la cascade des Mercureaux et la grotte dite de la Vieille Église[14], la commune possède un musée militaire : le musée des armées Lucien-Roy qui regroupe des objets, des armes et des costumes de différents conflits depuis la conquête de la Franche-Comté par Louis XIV jusqu'aux guerres récentes[15].

Article détaillé : Musée de Beure.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Henri Bouchot, historien d'art et conservateur du Cabinet des Estampes.

Jean-Louis Clade, historien et romancier ; habite à Beure.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.grandbesancon.fr/index.php?p=33&art_id=757&vars=Y29tbXVuZV9pZD0xMD
  2. Jean COURTIEU, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 1, BESANÇON, CÊTRE,
  3. Musée du Tacot à Cléron, Doubs
  4. Site officiel de la voie de contournement, consulté le 24 avril 2010.
  5. la Presse Bisontine no 115 de novembre 2010
  6. Henri-Amé Resal, Statistique géologique, minéralogique et minéralurgique des départements du Doubs et du Jura, (lire en ligne), p. 84.
  7. Site sur les communes de Franche-Comté
  8. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. Clocher de Beure sur un site amateur
  14. Auguste Castan la désigne comme grotte de la Chaise. Pour le groupe spéléologique du Doubs, c'est la grotte-chapelle de la Chère. Des offices religieux s'y tenaient durant la Révolution française.
  15. Le musée de Beure sur le site du Grand Besançon

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]