Côtebrune

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Côtebrune
Côtebrune
Ancien donjon.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Besançon
Intercommunalité Communauté de communes du Doubs Baumois
Maire
Mandat
Donat Barrand
2020-2026
Code postal 25360
Code commune 25166
Démographie
Population
municipale
83 hab. (2018 en augmentation de 18,57 % par rapport à 2013)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 15′ 18″ nord, 6° 18′ 47″ est
Altitude Min. 415 m
Max. 584 m
Superficie 3,22 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Besançon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Baume-les-Dames
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Côtebrune

Côtebrune est une commune française située dans le département du Doubs, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est bâti sur le jurassique supérieur, qui forme un promontoire dominant la vallée de l'Audeux, souvent asséché. Le point culminant du territoire communal est à 593 mètres, au sud-est de la localité, au bois de Combeaudrey.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Glamondans Aïssey Rose des vents
N Magny-Châtelard
O    Côtebrune    E
S
Gonsans

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Côtebrune est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Besançon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 312 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (79 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (79 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (70,4 %), forêts (21 %), prairies (8,6 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Costebrune en 1305 ; Cottebrune en 1528 ; Costebrune en 1584[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XIVe siècle, Pierre de Côtebrune reprit le village en fief de Gérard de Montfaucon. La famille de Côtebrune s'allia aux plus grandes familles de la région, notamment aux Arguel et aux Châlon.

Au XVe siècle, un Jean de Côtebrune devint même maréchal de Bourgogne (1422). Puis la famille fit alliance avec les Rye, et la seigneurie arriva finalement aux Lallemand de Vaite.

Il semble que le bourg jouxtant la forteresse voisine du Châtelard, qui dominait l'abbaye de la Grâce-Dieu, ait été habité par des gens de Côtebrune puisque, dans le dénombrement de 1584, le seigneur appelle à ceux de Côtebrune qui sont allés habiter au Châtelard et qu'ils lui doivent toujours son cens.

La guerre de Dix ans obligea les habitants à beaucoup s'endetter pour faire face aux logements des troupes françaises mais le village ne fut pas détruit. Il perdit seulement la moitié de ses habitants, qui allèrent peut-être se réfugier au Châtelard. Un siècle plus tard, en septembre-octobre 1771, une épidémie vint frapper la population.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1994 mai 2020 Jean-Louis Morteau[9] UMP-LR Commerçant
mai 2020 En cours Donat Barrand [10]    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[12].

En 2018, la commune comptait 83 habitants[Note 3], en augmentation de 18,57 % par rapport à 2013 (Doubs : +1,53 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
104114116125176167165208215
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
182180160151158148146147125
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
907570596056625357
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
394036445854666870
2013 2018 - - - - - - -
7083-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Début 2017, la commune est « réputée sans clochers »[15].

  • Il reste un donjon carré des XIVe et XVe siècles dont la chapelle a été transformée en logements. La clé de voûte porte l'écusson des Côtebrune : Un sautoir d'or sur champ de gueules.
  • Une statue de la Vierge, à l'entrée du village, date du XVIIIe siècle et deux fontaines, dite du bas et l'autre dite du haut, de 1850, sont alimentées par une source naturelle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Côtebrune Blason
Inconnu.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Jean COURTIEU, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 2, BESANÇON, CÊTRE, .
  9. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  10. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  15. « Recherches sur critères », Clochers de France.