Passonfontaine

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Passonfontaine
Passonfontaine
Vue générale du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Pontarlier
Intercommunalité Communauté de communes des Portes du Haut-Doubs
Maire
Mandat
Benoît Bouchard
2020-2026
Code postal 25690
Code commune 25447
Démographie
Population
municipale
337 hab. (2021 en augmentation de 6,65 % par rapport à 2015)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 06′ 31″ nord, 6° 25′ 10″ est
Altitude Min. 715 m
Max. 960 m
Superficie 19,49 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Valdahon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Valdahon
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Passonfontaine

Passonfontaine est une commune française située dans le département du Doubs, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Passonfontenne en 1243 ; Passumfonteine en 1267 ; Poissonfonteinne en 1316 ; Passonfontainne en 1352 ; Passonfontaine depuis 1524[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Épenoy Avoudrey Rose des vents
Les Premiers-Sapins
(Rantechaux)
(Vanclans)
N
O    Passonfontaine    E
S
Les Premiers-Sapins (Nods) Arc-sous-Cicon Longemaison

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Jura, caractérisée par une forte pluviométrie en toutes saisons (1 000 à 1 500 mm/an), des hivers rigoureux et un ensoleillement médiocre[3].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 447 mm, avec 13,5 jours de précipitations en janvier et 10,9 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Épenoy », sur la commune d'Épenoy à 4 km à vol d'oiseau[4], est de 9,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 363,0 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 36,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −18,8 °C, atteinte le [Note 1],[5],[6].

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[7]. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[8].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Passonfontaine est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[9],[10],[11].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Valdahon, dont elle est une commune de la couronne[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 22 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[12],[13].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (58,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (58,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (54,2 %), forêts (26 %), zones humides intérieures (13,8 %), zones agricoles hétérogènes (4,6 %), zones urbanisées (1,4 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans les livres La Maison du Montagnon et de Cicon... à la grâce-Dieu, l'abbé Jean Garneret et l'abbé Alfred Bouveresse mentionnent tour à tour l'histoire de Passonfontaine. Elle s'est déroulée à l'ombre de Cicon; Henri de Cicon avait affranchi de la mainmorte Antoine Vernerey en 1500 et lui confie la charge d'intendant de la seigneurie de Passonfontaine. Antoine Vernerey ajoutait à cette fonction celle de Bailli d'Eysson pour le prieuré de Morteau. Il obtint le 11 aout 1524, la permission pour les habitants de Passonfontaine d'avoir leurs propres fours à pain, moyennant redevances aux seigneurs. La descendance de cette famille fut très nombreuse et compte Jean II Vernerey dit "la Routte", sergent-major de bataille au service de l'Espagne, blessé et prisonnier des Français en 1633. Évadé, on le retrouve commandant du château d'Ussier qu'il défendit avec succès contre les Suédois du duc de Weimar en 1639 et ensuite contre les troupes françaises dont il repoussa toutes les tentatives. Il reprend aux Français, Baudoucourt, Faucogney et Lure. Cette belle défense et d'autres exploits valurent au capitaine Jean Vernerey de la Routte, des lettres d’ennoblissement signées par Philippe IV d'Espagne le , enregistrées à Simancas en Espagne. Jean Vernerey et sa femme Anne Belin furent les parrains en 1649 d'une des cloches de l'église de Passonfontaine. En 1992, Olivier et Pascal Vernerey acquièrent la Grosse Maison, classée Monument Historique le et nantie d'un arrêté de péril[15]. Depuis, les familles Olivier et Pascal Vernerey restaurent avec les conseils et l'aide de la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Franche-Comté la Maison Antoine Vernerey.

La famille Pourcelot (Porcelot/Porcelet/des Porcelets) issue de l'aristocratie bourguignonne des cogouverneurs de Besançon s'installe à Passonfontaine où elle maintient son titre héréditaire de "Bannelier de Cicon" pendant près de deux cents ans (1481- fin XVIIe siècle).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Georges Bôle    
2008 mai 2020 Stéphanie Alixant DVD Ouvrière
mai 2020 En cours Benoît Bouchard [16]    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[18].

En 2021, la commune comptait 337 habitants[Note 4], en augmentation de 6,65 % par rapport à 2015 (Doubs : +1,89 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
610574623604662695710785677
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
630657671626673665641612566
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
549536549489442433443423332
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
303290229217193227264284323
2021 - - - - - - - -
337--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Attachée à la seigneurie de Cicon, la Grosse Maison édifiée par Antoine Vernerey à partir de 1520 est typiquement XVIe avec ses jolies fenêtres à meneaux et à accolades simples ou doubles; elle présente des dimensions imposantes (34 m x 27 m), qui s’expliquent par son rôle d’entrepôt. Un avant-couvert, reposant sur deux piliers antérieurs protège l’entrée principale. Dans la pierre, sous le faîtage, est sculptée la croix de Saint Antoine, en forme de T, patron des deux bâtisseurs. Le grand tué entièrement en pierre (16 mètres de haut) situé au centre de la maison est un peu postérieur, 1634 et les plafonds « à la française » remplaceront les premiers vers 1680. Maison forte et grenier au XVIe siècle, la maison Antoine Vernerey fut exploitée pendant plus de cinq siècles comme une ferme pastorale. La Grosse Maison est classée Monument historique en totalité depuis le [15].
  • Église Saint-Martin bâtie en 1813 au clocher comtois qui renferme une cloche recensée dans la base Palissy[21].
  • Chapelle du Sausset.
  • Étang de Barchet[22], plan d'eau de 3,5 ha. Un sentier d'interprétation de 5 km en fait le tour. Depuis le début du printemps 2009, des chevaux rustiques de race Konik Polski ont été introduits pour la gestion écologique des lieux.
  • Tourbières des Seignes

Passonfontaine dans la littérature[modifier | modifier le code]

Maurice Dayet, auteur des Notes sur le Conventionnel Vernerey et sur sa famille (Mémoires de la Société d’Émulation du Doubs, 1912), cite Jean Vernerey, littérateur, né vers 1540 à Passonfontaine. Étudiant à Dole, puis à Paris, il voyagea ensuite pendant sept ans et fréquenta les cours des plus célèbres professeurs de Bologne, Parme et Padoue. Il se trouvait encore dans cette dernière ville en 1571 et annonçait son désir de rentrer en Franche-Comté. Son retour eut lieu sans doute autour de 1575 et il mourut à Passonfontaine avant l'âge de 40 ans. Il publia deux ouvrages à Padoue en 1565.

Dans le poème d'Aragon Le Conscrit des Cent Villages, l'auteur fait référence à un village qu'il appelle Passefontaine[23]. Ce village est introuvable dans la liste des communes de France et dans la liste des communes supprimées. On peut supposer qu'Aragon a fait référence à Passonfontaine[24].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Vers 1520, Antoine Vernerey entreprit la construction de deux maisons à la mesure de sa richesse et dans le style des nobles de l'époque. Antoine Vernerey mourut vers 1532 et c'est son fils prénommé Anthoine, qui termina les édifices, étant entré lui-même dans la plupart des fonctions de son père. Anthoine Vernerey acquit une partie de la seigneurie de Rantechaux. Comme son père, il fut enterré dans l'ancienne église et après l'incendie de celle-ci, leurs restes furent ramenés en 1834, au pied de la chaire de la nouvelle église. Sur la dalle de leur tombe est sculpté en écriture semi cursive : "Cy gist feu Honorable nome Anthoine Vernerey - qui trepassa le MVCXXXII - Dieu aye son ame - Cy gist feu Honorable Antoine Vernerey de son vivant chastelain de rantechaux lequel trepassa le premier jour de 15--".

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Courtieu, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 5, Besançon, Cêtre, .
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  4. « Orthodromie entre Passonfontaine et Épenoy », sur fr.distance.to (consulté le ).
  5. « Station Météo-France « Épenoy », sur la commune d'Épenoy - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  6. « Station Météo-France « Épenoy », sur la commune d'Épenoy - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  7. « Les nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. », sur drias-climat.fr (consulté le )
  8. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.com, (consulté le )
  9. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  10. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  11. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  12. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  14. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  15. a et b Liste des Monuments Historiques, Architecte des Bâtiments de France du Doubs Lire en ligne
  16. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  21. « Cloche », notice no PM25001202, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture
  22. https://archive.wikiwix.com/cache/20171210172052/https://cen-franchecomte.org/document.php?iddoc=Grpxt7KvhwR4dNDf.
  23. Vers 64: Passefontaine Treize-Vents
  24. Que l'on écrive Passefontaine ou Passonfontaine, le rythme du vers n'est pas altéré. C'est toujours un octosyllabe qui se déclame: Pa-son(se)-fon-tai-ne-trei-ze-vents.