Velesmes-Essarts

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Velesmes et Les Essarts.

Velesmes-Essarts
Velesmes-Essarts
Le bâtiment voyageur de la gare, aujourd'hui mairie de Dannemarie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Besançon
Canton Saint-Vit
Intercommunalité Grand Besançon Métropole
Maire
Mandat
Jean-Marc Jouffroy
2014-2020
Code postal 25410
Code commune 25594
Démographie
Gentilé Velesmois
Population
municipale
343 hab. (2016 en augmentation de 5,54 % par rapport à 2011)
Densité 117 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 11′ 31″ nord, 5° 52′ 32″ est
Altitude Min. 230 m
Max. 295 m
Superficie 2,92 km2
Localisation

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Liens
Site web velesmes-essarts.fr

Velesmes-Essarts est une commune française située dans le département du Doubs en région Bourgogne-Franche-Comté. Les habitants se nomment les Velesmois et Velesmoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Vilema en 1189 ; Velimme, Veleime en 1385 ; Velesme en 1614 ; Velesmes-Essarts depuis 1922[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Dannemarie-sur-Crète Rose des vents
Saint-Vit N Grandfontaine
O    Velesmes-Essarts    E
S
Osselle-Routelle Torpes

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de "Velesmes" d'après certains spécialistes est d'origine gauloise, de "velo" (bon). Le village a donc probablement été créé par des paysans gaulois avant la conquête romaine (58-52 avant notre ère). Les traces certaines de l'existence du village remonte à 1189.

En 1225 le village qui appartenait au seigneur de Grandfontaine est vendu aux comtes de Bourgogne. Plus tard le village s'intégre à la seigneurie de Torpes.

Velesmes est un village d'agriculteurs et de défricheurs qui ne possède rien. Il est constitué uniquement par des bâtiments nécessaires aux exploitants agricoles. Velesmes ne possède aucun édifice (par exemple : château, église...).

Essarts: lieu essartés - Essarter : arracher et brûler les broussailles après déboisement, brûlis de broussailles qui permet la culture temporaire. Larrousse Encore un peu d'histoire...

Le territoire de Velesmes appartenait vers 1200 à la seigneurie de Montferrand, dont la création était alors toute récente. Un partage intervenu vers 1250 dans la famille seigneuriale, entraîna la formation d'une nouvelle seigneurie, celle de Thoraise, dont Velesmes fit partie. Eudes de Thoraise, mort en 1333, cinquième chef de la dynastie, fit à son tour une répartition entre ses enfants. L'un d'entre eux ayant reçu Torpes, ainsi que d'autres terres parmi lesquelles celles de Velesmes, devint le premier sire de Torpes (vassal du sire de Thoraise son frère). À partir de 1330 environ, et jusqu'à la révolution, l'histoire de Velesmes ne se distingue guère de celle de Torpes.

On a une idée de l'importance du village d'autrefois, grâce à un dénombrement de l'année 1390. II comprenait alors 18 meix se composant d'une chaumière avec son jardin, son verger et une étendue de terre plus ou moins importante. Un four appartenant au seigneur est également mentionné. Velesmes n'était donc pas un hameau négligeable, au XIVe siècle déjà.

Louis Borne, qui semble avoir dépouillé toutes les archives conservées de la seigneuries de Torpes, nous donne quelques détails sur l'origine du hameau dénommé, on ne sait pourquoi, Les Essarts Martin ; pourquoi Martin ? Un premier essartage avait eu lieu en 1524, avant même que l'autorisation eût été accordée. Puis celle-ci tardant à venir, par suite du décès du seigneur, la forêt repoussa sur le terrain déjà nettoyé et partiellement mis en culture. Les deux entrepreneurs se nommaient Jacques Laurent et Pierre Gouvernaud, de Dannemarie. Une seconde entreprise eut lieu en 1609. L'autorisation fut donnée à Étienne Garnache, natif de Morteau, demeurant à Bénusse, en même temps qu'à Pierre Couraud, à condition qu'ils construisent chacun une maison et y résident effectivement. Ils devaient en retour donner chaque année au seigneur du froment, de l'avoine, une poule et 4 francs.

En 1567, pour grossir la dot de sa fille, le seigneur de Torpes imposa à Velesmes une contribution globale de 30 écus d'or. À titre de comparaison, indiquons que pour le village de Torpes, la répartition entre les habitants avait été imposée par le seigneur. À une minime quote-part de 12 gros (un franc), s'ajouta une autre qui se montait à 40 écus d'or.

Usée par le temps, une croix s'élève dans un coin de verdure au croisement de la grande rue et de la rue du dessus des vignes. À ce jour, personne n'a pu dater précisément cette croix que les anciens du village appellent "La croix des Américains". En effet, lors de la Libération de Velesmes le 8 septembre 1944, un Américain[Note 1] du 142e régiment de la 36e division d'infanterie des Etats-Unis a été tué à proximité de celle-ci. Par respect et reconnaissance, les habitants lui ont érigé une croix surmontée de son casque et l'ont fleurie régulièrement. Une cérémonie a commémoré le souvenir de cet événement le 8 mai de chaque année[2].


Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Velesmes-Essarts Blason De sinople à l’écusson d’or chargé d’une fontaine composée d’un bassin surmonté d’un toit de six pans de gueules soutenu par quatre piliers de sable sur des plots d’argent, les deux du milieu brochant sur le bassin, l’écusson accompagné d’une branche de chêne et d’une branche de vigne fruitées d’or, entrelacées en orle.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Pierre Berthet    
2008 En cours
(au 10 décembre 2014)
Jean-Marc Jouffroy[3] DVD Employé
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Familles existantes en 1750 : Biby, Bourquin, Brezet, Charton, Chay, Chevassu, Clerc, Conraud, Cuinet, Damelet, de Lune, Doubey, du Matterat, Fleuriot, Fouffroy, Lambelin, Landry, Mairey, Morel, Robin, Romanet, Vialle.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5].

En 2016, la commune comptait 343 habitants[Note 2], en augmentation de 5,54 % par rapport à 2011 (Doubs : +1,79 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
171156160160184184183188188
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
177155176161154141161153127
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1161251111021071019611297
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
103163253312318302311312324
2016 - - - - - - - -
343--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Fontaine-lavoir
  • La gare ferroviaire de la ligne Dole-Belfort (gare de Dannemarie-Velesmes) est située sur la commune voisine de Dannemarie-sur-Crète.
  • La fontaine avec son lavoir rond couvert d'un toit hexagonal est une des plus belles du Doubs.
  • L'église et le cimetière sont ceux de Grandfontaine, chef-lieu de la paroisse, moyennant une participation aux frais d'entretien[1].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Pour 2 chercheurs locaux : François Favory et Jean Nuninger, le soldat tué est John Harmich de l'Ohio ou Noah Long de l'Oklahoma.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Jean COURTIEU, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 6, BESANÇON, CÊTRE,
  2. Jean COURTIEU, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 6, BESANÇON, CÊTRE,
  3. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]