Eysson

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Eysson
Image illustrative de l'article Eysson
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement arrondissement de Pontarlier
Canton Valdahon
Intercommunalité Communauté de communes des Portes du Haut-Doubs
Maire
Mandat
Hervé Bouhelier
2014-2020
Code postal 25530
Code commune 25231
Démographie
Population
municipale
110 hab. (2014)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 12′ 01″ nord, 6° 25′ 52″ est
Altitude Min. 552 m – Max. 740 m
Superficie 6,01 km2
Localisation

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Eysson

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Eysson

Eysson est une commune française située dans le département du Doubs en région Bourgogne-Franche-Comté.

Les habitants de Eysson sont appelés les Eysson.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Essun en 1188 ; Aysson en 1248 ; Asson en 1330 ; Aisson en 1342 ; Heisson à la fin du XIVe siècle ; Heusson au XVe siècle ; Aissun en 1688 ; Aisson en 1720[1].

La commune d'Eysson se situe à mi plateau du massif du Jura, au nord-ouest de Vercel. Elle est limitée à l'est par la prolongation du mont de Vercel, et à l'ouest par la petite cluse de Creuse. On trouve dans cette cluse, en amont du moulin de Creuse, la source de l'Audeux (rivière), au lieu-dit la Conche. Cette source est une exsurgence, qui prend les teintes mystérieuses d'une petite "source bleue". Le territoire de la commune est essentiellement couvert de pâturages et de forêts de hêtres. L'emplacement du village est toujours resté le même, comme en témoignent les appellations de deux quartiers : Derrière la Ville et Le Faubourg.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Épenouse Villers-Chief Rose des vents
N Domprel
O    Eysson    E
S
Vercel-Villedieu-le-Camp Grandfontaine-sur-Creuse

Histoire[modifier | modifier le code]

L’histoire d’Eysson est liée à la fondation d’un prieuré, dont une première installation daterait du VIIIe ou IXe siècle. On sait avec certitude qu’une communauté de moines bénédictins de Cluny s’installe à la fin du Xe siècle, en lien avec le prieuré de Morteau. Jusqu’à la Révolution française, les habitants d’Eysson resteront sujets du prieur de Morteau. Les droits et devoirs des habitants d’Eysson à l’égard du prieur de Morteau sont décrits dans un texte de 1188, conservé aux archives départementales du Doubs.

On ne sait rien du prieuré d’Eysson. Il en reste toutefois le beau chevet roman de l’église, du XIIe siècle. L’église Saint-Georges d’Eysson porta le titre d’église-mère, jouissant d’une grande considération dans la région. La paroisse s’étendit sur les villages environnants de Grandfontaine, Domprel, La Sommette, Plaimbois-Vennes, et le curé d’Eysson nommé à la cure de Passonfontaine.
La paroisse était suffisamment importante pour que la charge de bailli d’Eysson, collecteur de l’impôt pour le prieur de Morteau, fut recherchée. En 1532, c’est Antoine Vernerey, également bailli de la seigneurie de Cicon, qui tint cette charge. Sa maison, toujours visible à Passonfontaine, est une preuve des revenus qu’il en retirait.
Eysson eut une école dès le XVIe siècle.
Le village fut sans doute ravagé par les mercenaires suédois de Louis XIII en 1641.
Ses habitants prirent part, durant la Révolution française, à la « petite Vendée » des paysans du Haut-Doubs, cachant des prêtres réfractaires à la constitution civile du clergé. Plusieurs habitants furent emprisonnés.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 France-Lise Mazzoleni    
mars 2008 en cours Hervé Bouhelier[2] DVD Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 110 habitants, en augmentation de 25 % par rapport à 2009 (Doubs : 1,76 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
134 247 136 147 162 175 180 167 181
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
183 196 169 173 185 176 166 127 130
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
127 127 140 131 111 103 109 121 117
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
108 88 94 103 92 75 84 88 110
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique
Chevet de Saint-Georges-d'Eysson (XII° s).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Georges-d'Eysson :

  • chevet roman du XIIe siècle ;
  • reste de l'église est datée de 1790 ; boiseries de l'atelier des frères Poyard de Vercel.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Courtieu, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 3, Besançon, Cêtre,
  2. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]