Dannemarie-sur-Crète

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Dannemarie-sur-Crète
Dannemarie-sur-Crète
La gare devenue mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Besançon
Canton Besançon-1
Intercommunalité Grand Besançon
Maire
Mandat
Gérard Galliot
2014-2020
Code postal 25410
Code commune 25195
Démographie
Population
municipale
1 411 hab. (2015 en augmentation de 6,41 % par rapport à 2010)
Densité 348 hab./km2
Population
aire urbaine
10 000 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 12′ 24″ nord, 5° 51′ 59″ est
Altitude Min. 239 m
Max. 304 m
Superficie 4,06 km2
Localisation

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Dannemarie-sur-Crète est une commune française située dans le département du Doubs en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de Dannemarie-sur-Crête.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Domna Maria en 1110 ; Dennemarie en 1268 ; Dompna Maria en 1275 ; Dampnamaria au XVe siècle et au XVIe siècle ; Daimpnemarie en 1590 - Devient Dannemarie-sur-Crête par décret du 2 janvier 1922[1].

Construite sur une crête d'altitude de 303 mètres, son point culminant se situe au bois du Cras à 304 mètres tandis que la cote la plus basse se trouve sur la route nationale au carrefour de celle-ci avec la route Dannemarie-sur-Crète-Velesmes-Essarts. Le climat est sain et tempéré.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Villers-Buzon Rose des vents
Pouilley-Français N Chemaudin et Vaux
O    Dannemarie-sur-Crète    E
S
Saint-Vit, Velesmes-Essarts Grandfontaine

Histoire[modifier | modifier le code]

Sous l'ère des ducs de Bourgogne, Dannemarie n'est qu'un petit hameau d'une douzaine de maisons groupées autour d'un prieuré. Les terres étaient rattachées aux seigneurs de Montferrant, Torpes ou Corcondray, dont les finages se rejoignaient près du moulin de Bénusse.

En 1477, la Franche-Comté, et avec elle Dannemarie passe dans la maison des Habsbourg. L'obligation de cuire son pain au four banal disparait dans un acte du 13 décembre 1692, permettant aux habitants de Dannemarie de construire, chacun, un four. L'ancien four banal est d'ailleurs encore aujourd'hui visible dans la cour du château du village. Au cours du XVIIe siècle, et plus particulièrement pendant la guerre de Trente Ans, Dannemarie, comme toutes les communes de l'Est souffrit de déprédations de bandes. Aussi bien ne trouve-t-on plus actuellement dans le village qu'une seule maison de cette époque. Mais, immédiatement après la conquête de la Franche-Comté par Louis XIV, le village prend un remarquable essor, en même temps que Besançon se couvre de monuments magnifiques. Dannemarie souffre pendant la révolution de nombreuses réquisitions au profit de l'armée du Rhin.

En 1804, les communes de Pouilley-Français, Villers-Buzon et Bénusse sont réunies à la paroisse de Danemarie. L'activité du Conseil Municipal, au cours de la Restauration et de la Monarchie de Juillet est assez restreinte : la commune se plaint d'être la plus pauvre de toutes ; effectivement elle n'a que des bois insignifiants comme ressource. Pour se procurer des ressources, la paroisse loue les bancs de l'église aux fidèles au prix moyen de 3 francs par an.

Il y eut peu de faits marquants pendant la deuxième République puis sous le Second Empire.

Comme conséquence des défaites françaises de la guerre de 1870, les habitants eurent évidemment à supporter individuellement la contribution de guerre imposée par Bismarck qui s'élevait à 5 milliards d'or. Pendant la période 1871-1902, le conseil municipal eut souvent à débattre de la question scolaire. En effet deux écoles fonctionnaient simultanément : l'école publique mixte et l'école libre de filles. Mais c'est celle-ci qui ferme le 18 décembre 1898.

Le 9 août 1914, est voté un crédit de 500 francs « pour les besoins de plusieurs familles, par suite de départ de leur chef aux armées ». Le maire était cependant absorbé par de lourdes tâches : secourir les familles nécessiteuses et les veuves ; porter aide aux femmes et aux vieillards qui assuraient péniblement la marche du train de culture en l'absence du mobilisé. Pendant ces tragiques années, le village payait de son sang un lourd tribut au salut de la patrie, comme en font foi les plaques commémoratives apposées dans l'église et sur le monument aux morts : cinq personnes furent tuées pendant la Grande guerre sans compter de nombreux blessés.

Aucun événement saillant n'est à signaler jusqu'au mois de mai 1940. Mais en juin, l'invasion de la France s'étend jusqu'à la Suisse. Dannemarie est occupée par les Allemands jusqu'en 1941. À l'exception de vols ou de bris de meubles de la commune, la troupe allemande n'exerce pas de graves sévices. Dans la nuit du 8 au 9 septembre 1944, à minuit, les Américains, précédés de gros chars, pénètrent, l'arme à la bretelle, sur la place de l'église et poursuivent l'armée en déroute. Les combats de la Seconde Guerre mondiale, par bonheur ne creusèrent pas de vide dans le village. Mais il fallut un triste épilogue à la guerre d'Algérie pour qu'un nom s'ajoutât au mémorial.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Gérard Galliot[2] PS Fonctionnaire, conseiller général puis départemental
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[4].

En 2015, la commune comptait 1 411 habitants[Note 1], en augmentation de 6,41 % par rapport à 2010 (Doubs : +1,74 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
263297269222270280268251260
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
220252257240221227215206199
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
191170163151162147162160199
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
2502394446537749381 2711 2941 317
2013 2015 - - - - - - -
1 3651 411-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sites et monuments[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Courtieu, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 2, Besançon, Cêtre,
  2. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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