Vernierfontaine

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Vernierfontaine
Vernierfontaine
Mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Pontarlier
Intercommunalité Communauté de communes des Portes du Haut-Doubs
Maire
Mandat
Jean-Louis Truche
2020-2026
Code postal 25580
Code commune 25605
Démographie
Population
municipale
483 hab. (2021 en augmentation de 3,65 % par rapport à 2015)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 06′ 34″ nord, 6° 17′ 59″ est
Altitude Min. 603 m
Max. 769 m
Superficie 13,28 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Valdahon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Valdahon
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Vernierfontaine
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Vernierfontaine
Géolocalisation sur la carte : Doubs
Voir sur la carte topographique du Doubs
Vernierfontaine
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
Voir sur la carte administrative de Bourgogne-Franche-Comté
Vernierfontaine

Vernierfontaine est une commune française située dans le département du Doubs en région Bourgogne-Franche-Comté.

Elle est surnommée « Bola » probablement d'après le nom de la famille Bolard ou plus sûrement parce que les Vernierfontaine avaient une réputation de râleurs, de Bêleurs (Bolàs en patois). Les Amiotte, les Amiotte-Petit, les Amiotte-Suchet, les Charmoille, les Gaulard et les Bolard habitent historiquement la commune.[réf. nécessaire]

Géographie[modifier | modifier le code]

Équidistant de Besançon et de Pontarlier, le village de Vernierfontaine est situé à 720 m d'altitude, à 6 km au sud-ouest du Valdahon et à 25 km à vol d'oiseau au sud-est de Besançon, sur le premier plateau du Jura, ici légèrement incliné vers le nord, au nord de la vallée de la Loue. Le territoire de la commune est essentiellement constitué de champs et prairies, parsemés de haies et de bosquets, ce qui lui donne un aspect bocager. Sa partie occidentale est occupée par le bois de la Bouhard, qui descend au nord-ouest jusqu'à 600 m d’altitude. Le point culminant de la commune est le Cense Valand, à son extrémité sud. Le plateau ne possède pas de cours d'eau, car l'eau des précipitations s’infiltre dans le terrain karstique.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Guyans-Durnes Fallerans Étray Rose des vents
Voires N Les Premiers-Sapins
(Nods)
O    Vernierfontaine    E
S
Lavans-Vuillafans Les Premiers-Sapins (Chasnans)

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat semi-continental et le climat de montagne et est dans la région climatique Jura, caractérisée par une forte pluviométrie en toutes saisons (1 000 à 1 500 mm/an), des hivers rigoureux et un ensoleillement médiocre[2].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 416 mm, avec 13,8 jours de précipitations en janvier et 10,8 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Épenoy », sur la commune d'Épenoy à 6 km à vol d'oiseau[3], est de 9,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 363,0 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 36,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −18,8 °C, atteinte le [Note 1],[4],[5].

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[6]. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[7].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Vernierfontaine est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[8],[9],[10].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Valdahon, dont elle est une commune de la couronne[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 22 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[11],[12].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (80,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (81,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (40,7 %), prairies (39,7 %), forêts (16,5 %), zones urbanisées (3 %)[13]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Histoire[modifier | modifier le code]

Des écrits remontant au IXe siècle mentionnent Vernierfontaine comme ayant été le point de retrouvailles de Charles le Chauve, nouvel empereur d'Occident et petit-fils de Charlemagne, avec son épouse Richilde. De plus, le village est traversé par la via Francigena, route de pèlerinage allant de Canterbury jusqu'à Rome.

Au Moyen Âge, le village appartient en grande partie au monastère de Mouthier.

On le retrouve également sous un nom latin, Warnarii Fontana. Le saint-patron de Vernierfontaine est saint André.

  • Étymologie : le nom de Vernierfontaine à l’époque est Warnarii Fontana (au moins depuis 876) qui signifie : la fontaine de Varnier ou de Garnier, homme germanique.

Warnerio fontana en 935 ; Verneri fonte en 1063 ; Varner fontana en 1189 ; Vernierfontainne en 1294 ; Vernierfontenne en 1307.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

D’or à la fontaine de sinople jaillissante d’azur, accompagnée en chef de deux flanchis de gueules.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Louis Charmoille    
mars 2008 En cours
(au 1er juin 2020)
Jean-Louis Truche[14],[15]
Réélu pour le mandat 2020-2026
DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[17].

En 2021, la commune comptait 483 habitants[Note 4], en augmentation de 3,65 % par rapport à 2015 (Doubs : +1,89 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
416578472513540510505520530
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
510514513505447463486504483
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
435425428363372366345376348
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
354336334308321321397419444
2018 2021 - - - - - - -
460483-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L’église, sous le vocable de saint André (patron des Bourguignons), est citée au Xe siècle, reconstruite sous forme de croix latine en 1696.
  • L’église actuelle est érigée en 1868 avec un clocher couvert d’un dôme comtois d'une hauteur de 63 mètres qui en fit le plus haut clocher de Franche Comté. Mais sa hauteur exagérée et la solidité douteuse de sa charpente nécessitèrent une réparation importante en 1911. On en profita pour le rabaisser d’une dizaine de mètres et pour lui donner sa forme actuelle à 4 pans triangulaires.

Le village avait son église en l'an 933 ce qui est rare pour la région. Est-ce la vétusté ou le fait de la guerre, en tout cas elle fut reconstruite à neuf entre 1696 et 1736. Mais vers 1850, bien des villages jusque-là sans église s'en étaient édifié de toute neuves ; Vernierfontaine fut il jaloux ? en tout cas, forte de ses moyens financiers, la commune décida de refaire une nouvelle église, et en changea l’orientation, l'entrée fut placée du côté nord. C'est avec le nouveau clocher que s'est mieux traduite l’ambition démesuré des paroissiens : il fallait avoir le plus haut clocher du diocèse, pour cela il fut monté à 63 mètres, une altitude qui devint gênante[Quoi ?] par la suite puisqu'en 1911 le clocher était raccourci de 10 mètres[20].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  3. « Orthodromie entre Vernierfontaine et Épenoy », sur fr.distance.to (consulté le ).
  4. « Station Météo-France « Épenoy », sur la commune d'Épenoy - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  5. « Station Météo-France « Épenoy », sur la commune d'Épenoy - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  6. « Les nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. », sur drias-climat.fr (consulté le )
  7. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.com, (consulté le )
  8. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  10. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  12. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  14. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  15. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  20. [clochers.free.fr/base/vernierfontaine.html]