Boussières

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Boussières
Boussières
La mairie de Boussières, en arrière-plan le clocher.
Image illustrative de l’article Boussières
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Besançon
Intercommunalité Grand Besançon Métropole
Maire
Mandat
Hélène Astric
2020-2026
Code postal 25320
Code commune 25084
Démographie
Gentilé Boussiérois [1]
Population
municipale
1 145 hab. (2018 en augmentation de 5,14 % par rapport à 2013)
Densité 205 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 09′ 30″ nord, 5° 54′ 08″ est
Altitude Min. 220 m
Max. 452 m
Superficie 5,58 km2
Aire d'attraction Besançon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Besançon-6
Législatives Première circonscription
Localisation
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Liens
Site web boussieres.fr

Boussières est une commune française située dans le département du Doubs, en région Franche-Comté.

Ses habitants s'appellent les Boussiérois et Boussiéroises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Boissières en 1092 ; Boyssières en 1101 ; Bosserio en 1182 ; Boxeriis en 1190 ; Bosceres en 1240 ; Boussières depuis 1416[2].

Boussières est située à quinze kilomètres au sud-ouest de Besançon et bordée par le Doubs.

Il est probable que l'étymologie de son nom est latine et qu'il aurait pour sens : « lieu planté de buis et de broussailles ».

Le climat est de type océanique, avec une forte influence continentale. Voir : Climat du Doubs.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Transport[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les lignes 54 55  du réseau de transport en commun Ginko.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Boussières est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Besançon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 312 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (44,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (45 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (44,5 %), zones agricoles hétérogènes (24,5 %), zones urbanisées (12,3 %), prairies (11,1 %), cultures permanentes (4,5 %), eaux continentales[Note 3] (3,1 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

On est à peu près sûr que le site de Boussières a été occupé par l'homme dès la période mérovingienne. C'est au XIe siècle qu'on voit trace écrite de la cité pour la première fois. Elle était à l'époque la propriété de la Seigneurie d'Abbans, mais les Seigneurs de Thoraise et de Chalon-Arlay y avaient aussi des biens.

Jeanne d'Abbans, en l'an 1290, vendit la Seigneurie d'Abbans à Jean Ier de Chalon-Arlay. Boussières en faisait partie.

Les écrits qu'on retrouve font mention d'un incendie qui détruisit presque totalement le village en 1548.

C'est en 1801 que Boussières devint chef-lieu de canton.

Église Saint Étienne ou Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

L'édifice originel est mentionné en 1092. Il ne subsiste de l'époque, que le clocher, rare trace d'art roman en Franche-Comté. Cette église est l'un des seuls bâtiments à ne pas avoir été détruit en 1548, lors d'un incendie qui ravagea le village.

L'avant-porche voûté est plus récent (1574) ; il fait suite à un souhait de Jean d'Orchamps curé de l'époque. Il est couvert de lauze et a été restauré à la fin du XXe siècle. Le clocher atteint 32 mètres de hauteur et a ses faces décorées de bandes lombardes. Il a été couvert d'un dôme à l'impériale en 1829 et héberge 2 cloches.

À l'intérieur se trouvent des fonts baptismaux en bois sculpté du début XIIIe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Boussières était un chef-lieu de canton jusqu'à son rattachement au nouveau Canton de Besançon-6.

Liste des maires successifs[10]
Période Identité Étiquette Qualité
1873 1884 Émile Retrouvey    
1884 1896 Célestin Poulet    
1896 1898 Joseph Retrouvey    
1898 1903 Célestin Poulet    
1903 1912 Jean Zuber    
1919 1941 Ernest Zuber   Décédé en fonction
1941 1953 Maurice Mille   Désigné par le préfet pour son premier mandat
1965 1977 Jean Canal    
1977 2008 Michel Poulet    
2008 mai 2020 Bertrand Astric Sans étiquette Ingénieur informaticien
mai 2020 En cours Hélène Astric [11]   Professeure
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[13].

En 2018, la commune comptait 1 145 habitants[Note 4], en augmentation de 5,14 % par rapport à 2013 (Doubs : +1,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
290327324311302302295271263
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
260254235222228500533524528
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
526575609536551519555510530
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
5055316977628379291 0401 0831 092
2018 - - - - - - - -
1 145--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis Borne (1872- inhumé au village en 1958) instituteur à Boussières de 1897 à 1933, érudit local, journaliste, écrivain. Ses travaux et écrits importants sur l'histoire locale et sur l’instruction populaire en Franche-Comté se sont révélés d'un grand intérêt scientifique :
    • Les sires de Montferrand, Thoraise, Torpes, Corcondray, aux XIIIe, XIVe et XVe siècles. Essai de généalogie et d'histoire d'une famille féodale franc-comtoise, Besançon, impr. Jacques et Demontrond, 1924 ;
    • Notre-Dame du Mont à Thoraise et sa confrérie du XVIe au XXe siècle, Besançon, impr. Jacques et Demontrond, 1939 ;
    • L'Instruction populaire en Franche-Conté avant 1792, Besançon, 1949-1953, 2 volumes.
  • Jean-Charles Valladont, archer, médaillé d'argent aux Jeux olympiques de 2016. Il est le premier habitant du village à recevoir la médaille de citoyen d’honneur du village.
  • Lieu de naissance du Pays, groupe de partage et de relations humaines.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.habitants.fr/doubs-25
  2. Jean COURTIEU, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 1, BESANÇON, CÊTRE, .
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  4. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 26 mars 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 13 mai 2021)
  9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 13 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  10. Site officiel du village - liste des maires
  11. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 septembre 2020).
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  16. La papeterie patrimoine culturel et architectural. http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/mersri_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=IA25000593

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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