Byans-sur-Doubs

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Byans-sur-Doubs
Byans-sur-Doubs
Clocher du XIIe siècle de l'église
de Byans-sur-Doubs.
Blason de Byans-sur-Doubs
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Besançon
Canton Saint-Vit
Intercommunalité Grand Besançon Métropole
Maire
Mandat
Didier Paineau
2014-2020
Code postal 25320
Code commune 25105
Démographie
Gentilé Byannais
Population
municipale
543 hab. (2016 en diminution de 1,09 % par rapport à 2011)
Densité 55 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 06′ 58″ nord, 5° 51′ 22″ est
Altitude Min. 223 m
Max. 522 m
Superficie 9,91 km2
Localisation

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Byans-sur-Doubs est une commune française située dans le département du Doubs, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants se nomment les Byannais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Byans est située entre la bordure sud-est de la forêt de Chaux et Quingey ; à environ 25 km de Besançon. Son territoire est assez vallonné avec de nombreuses combes et collines qui appartiennent à Mr KURY Dominique. Le Doubs s'écoule à 2 km au nord-ouest du centre du village, servant de délimitation naturelle avec la commune d'Osselle. Le point culminant de la commune est la colline du Goulot, elle s'élève à 522 m. On y trouve un belvedère qui surplombe tout le territoire de Byans, d'où l'on peut voir également Boussières, la Forêt de Chaux, Saint-vit, Dole et au loin, la Bourgogne. Le village est traversé par le ruisseau du Bief, qui prend sa source à la fontaine du Bout d'amont, au sud-est, et se jette dans le Doubs près du pont de Reculot.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Osselle-Routelle Abbans-Dessous Abbans-Dessus Rose des vents
Villars-Saint-Georges N Quingey
O    Byans sur Doubs    E
S
Fourg Liesle Lombard

Transport[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la ligne 56  du réseau de transport en commun Ginko.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom « Byans » viendrait du mot bwa qui signifie « courbe » ou « courbure », le village faisant originairement, un demi cercle autour d'une côte. Byans a vu son nom et son orthographe changer plusieurs fois au cours de son histoire. Ainsi cela évolue comme suit : 1251 : Byans-lez-Quingey ; 1269 : Byans-vers-Abbans ; 1275 : Bians ; 1352 : Bian ; 1616 : Byan ; 1678 : Byans ; 1922 : Byans-sur-Doubs.

Histoire[modifier | modifier le code]

La fondation de ce village vient de la réunion de deux hameaux aujourd'hui disparus. Molumbe, situé près du Doubs (aujourd'hui Reculot) et Montantin qui se situait entre Fourg et Byans. Un pré nommé Montanty (visible sur les cartes IGN) semble être le dernier vestige, de ce hameau disparu.

Les premières traces de Byans remontent au XIIIe siècle, appelé alors « Byans-lez-Quingey ». À cette époque, le village est sous la suzeraineté d'une famille noble de Byans. On trouve trace, entre autres, d'un « Jérémie Chevalier de Byans », qui donne en 1251 sa chapelle d’Abbans au prieuré de Courtefontaine. Cette lignée s'éteint tout à la fin du XVe siècle et Byans passe par la suite entre les mains de nombreuses familles comme les Chalon-Arlay, Montrichard, Agatanges, Courchetet D'Esnans et le dernier : le Marquis de Jouffroy d'Abbans.

Comme fait marquant de l'histoire pré-révolutionnaire, on apprend qu'au cours de la guerre de Dix Ans, les paysans de Byans, en mai 1637 se révoltèrent contre les troupes d'occupation françaises qu'ils massacrent[1].

Plus tard, sous l'Ancien Régime, après l'annexion française de la Franche-comté, le village est rattaché à la juridiction d'Abbans-dessus et au bailliage de Quingey. Byans est chef-lieu de canton pendant la période révolutionnaire.

Le village subit la guerre de 1870 avec son bombardement meurtrier du 29 janvier 1871, l'occupation prussienne et ses réquisitions.

Jusqu'au début du XXe siècle, Byans connaît une certaine prospérité, le village est réputé et reconnu, et ce depuis le XVIIIe siècle, pour l'importance de ses vignes et la qualité de ses vins. A son apogée, au milieu du XIXe siècle, elles s'étendent sur plus de 110 hectares[2]. Il semblerait que la concurrence, et non le Phylloxéra, soit le vrai responsable du déclin de la vigne, car en 1914, on en compte encore 49 hectares.

De nos jours, ce qui reste des vignes de Byans couvre moins d'un hectare. En 1881, la fromagerie du village fabrique jusqu'à 15 000 kg de fromage par an. Entre 1900 et 1914, on dénombre à Byans jusqu'à 7 auberges, 7 fours à chaux, 2 carrières en exploitation, une briqueterie, un moulin, et plusieurs métiers artisanaux comme forgeron, tailleur de pierre, cordonnier, menuisier, vigneron, etc.

Histoire de l'équipement[modifier | modifier le code]

  • 1851 : cimetière transféré de la place du Village au lieu-dit « aux Riottes » ;
  • 1857 : pont sur le Doubs ;
  • 1864 : chemin de fer ;
  • 1876 : mairie-école ;
  • 1906 : électrification ;
  • 1944 : foyer-cinéma ;
  • 1949 : école ménagère devenu lycée agricole privé en 1982 ;
  • 1957 : eau courante ;
  • 1972 : maison de retraite (château construit en 1900)[3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la famille de Byans.

Il existait entre le XIIIe et le XVe siècle, une famille noble dite de Byans ; ses armes étaient :

« De gueules au sautoir d'or cantonné de douze billettes du même »[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1981 1985 Hubert Bulle    
1985 1989 Hubert Bouveret    
1989 2001 Philippe Marle    
2001 2008 Thierry Daigre[5]    
2008 En cours
(au 10 décembre 2014)
Didier Paineau    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[7].

En 2016, la commune comptait 543 habitants[Note 1], en diminution de 1,09 % par rapport à 2011 (Doubs : +1,79 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
630744745677733738709692720
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
599582601546578578606582507
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
470475444376408403399395427
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
391451447433549560583578572
2013 2016 - - - - - - -
516543-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

1688 : 265 habitants.

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Lavoir de Pénière de 1846.
  • Église Saint-Désiré dont le clocher-porche du XIIe siècle est classé aux Monuments historiques.
  • Oratoire du XIXe siècle.
  • Fontaine de la Pénière.
  • Gare de Byans.
  • La maison de Retraite, Le château aux Combes, bâtiment du XIXe siècle, est une maison de retraite de 25 lits[10].


Personnalité liée à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. La Guerre de dix ans, 1634 1644 par Gerard Louis
  2. Annuaire départemental du Doubs (1844)
  3. Dictionnaire des communes du département du Doubs
  4. Dictionnaire historique, biographique et généalogique des anciennes familles franc-comtoises
  5. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  10. Site de la maison de retraite

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]