Grandfontaine (Doubs)

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Grandfontaine
Grandfontaine (Doubs)
Le lavoir et son barrage
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Besançon
Canton Besançon-1
Intercommunalité Grand Besançon
Maire
Mandat
François Lopez
2014-2020
Code postal 25320
Code commune 25287
Démographie
Population
municipale
1 539 hab. (2015 en augmentation de 8,76 % par rapport à 2010)
Densité 271 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 11′ 54″ nord, 5° 54′ 04″ est
Altitude Min. 224 m
Max. 295 m
Superficie 5,68 km2
Localisation

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Grandfontaine
Liens
Site web www.grandfontaine.fr

Grandfontaine est une commune française située dans le département du Doubs en région Bourgogne-Franche-Comté.

Les habitants sont nommés les Grandifontains et les Grandifontaines.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Magnus Fonte en 1078 ; Grandis Fonte en 1089 ; Granfontaine en 1268[1]. Écarts : Les Baraques de la Rose - La Cocotte - La Belle Étoile - La Croix Rouge - Le Vernoy - Courbieau.

Le village de Grandfontaine est situé à dix kilomètres au Sud-Ouest de Besançon sur la rive droite du Doubs, à deux cent quarante mètres d'altitude.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Dannemarie-sur-Crète Chemaudin et Vaux, Franois Avanne-Aveney Rose des vents
Velesmes-Essarts N Montferrand-le-Château
O    Grandfontaine    E
S
Torpes Thoraise

Histoire[modifier | modifier le code]

Le territoire passe pour avoir été un carrefour de plusieurs voies antiques, dont celles de Besançon - Chalon et Besançon - Lyon. Une légende tendrait à confirmer l'importance de la commune à l'époque romaine. Saint Germain, en lutte contre les hérétiques de Séquanie réfugiés en une ville forte de tours et murailles à deux lieues de Besançon, nommée Grandfontaine, les rejoint afin de les exhorter à rentrer dans le sein de l'Église. Ils s'en emparent, le percent de flèches et le décapitent. Miracle ! Il se relève, prend sa tête dans ses mains et, après être passé près du tombeau de saint Férréol et de son frère Ferjeux de Besançon, gagne l'abbaye de Baume-les-Dames pour y être enterré dignement.

Grandfontaine entre dans l'histoire lorsque le pape Grégoire VII confirme l'abbaye de Baume-les-Messieurs dans la possession du monastère de Saine-Marie avec toutes ses dépendances. Depuis une époque indéterminée et officiellement jusqu'au XVIIIe siècle le village est divisé en deux parties bien distinctes séparées par un ravin : Grandfontaine et Chevanney, partie principale sans doute la plus ancienne, concentrée autour de son église.

Le vent très furieux du 15 janvier 1702 qui renverse la plupart des toits des maisons, le gel à glace du 11 juin 1706 qui fait perdre toutes les récoltes, de même que le terrible hiver de 1709 ou la forte gelée de 1758 qui occasionne des dégâts importants à la vigne sont des calamités climatiques qui perturbent la vie de la commune.Territoire essentiellement agricole, parfois conquis par des défrichages et d'importants travaux d'irrigation, une partie est aussi consacrée à la culture de la vigne (presque 14 hectares en 1744), alors qu'un tiers est boisé. Un moulin nouvellement construit est présent en 1785 dans le Pré de Vaugrenans. Depuis quelques années des entreprises se sont installées, en particulier avec la création d'une zone artisanale, alors que depuis les années 70 la proximité de la capitale régionale transforme le territoire en cité-dortoir, encore plus sensible au hameau de La Belle Étoile. Si les exploitants agricoles sont réduits à la portion congrue, les ouvriers et employés représentent les trois-quarts de la population, pour un cinquième de cadres. Construction d'une nouvelle école, création de la place de la Bascule, sont des exemples prouvant le dynamisme de cette commune qui a su s'adapter à un accroissement au triple de sa population depuis quarante ans.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 en cours François Lopez[2] DVG Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4].

En 2015, la commune comptait 1 539 habitants[Note 1], en augmentation de 8,76 % par rapport à 2010 (Doubs : +1,74 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
388349360350374347360343368
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
357362331317331346329281302
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
242280289247232248252265325
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
3424768981 0701 1111 1191 3811 4151 533
2015 - - - - - - - -
1 539--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique
Familles existant à la seconde moitié du XVIIIe siècle'

Barthod, Beliard, Boujouane, Bourquin, Bouveret, Boyou, Cariey, Charton, Chaton dit Jolicard, Chemailly, Chevassu, Chevier, Conscience, Ducret, Gremaux, Humbert, Louis, Mairey, Marchand, Pointurier, Savourey, Tevenot, Vieille.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame-du-Mont. De fondation probablement plus ancienne sous le vocable de Saint-Pierre, elle figurait déjà à cet emplacement au XIVe siècle, orientée est-ouest, sa toiture en laves et en tuiles au clocher couvert d'un dôme en fer blanc. Son accès devenu dangereux est interdit en 1725. L'actuelle, église-halle de style Louis XVI, est construite de 1778 à 1782 selon les plans de l'architecte Bisontin François Lazare Renaud. Son clocher-porche est couronné du traditionnel toit à l'impériale.
  • Lavoir. Construit en 1828 d'après les plans de l'architecte Gustave Vieille, il est alimenté par la source qui se trouve à moins de cent mètres. Le bassin de lavage est constitué par la retenue d'eau aménagée juste en aval.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

DEMOUGEOT Robert, Joseph, Mélitin, né le 9 mai 1896 à Lods, mort à Grandfontaine le 5 mai 1991. Ancien combattant 1916-1918. Appelé, classe 1916, en 1915. Combats de La Main de Massiges. Reçu à Saint Cyr en 1919, il choisit l'infanterie coloniale. Est affecté en Alsace nouvellement libérée. Puis en Indochine, en Tunisie, en France métropolitaine à Vincennes. Sert ensuite en Algérie puis à Saint-Maixent-l'École dans les Deux-Sèvres. Nommé chef de Bataillon, il est désigné au poste de chef de cabinet du gouverneur général de l'OAF et rejoint Dakar en 1938. À la demande du gouverneur général Marcel de Coppet rejoint, en 1939, Tananarive à Madagascar. Rentre en France en 1946 et s'installe dans sa demeure de Grandfontaine avant d'en être élu maire de 1947 à 1962. Pendant son mandat il est notamment à l'origine de la création du Syndicat intercommunal d’adduction d'eau potable de Grandfontaine en association avec Charles MAIROT, maire de Montferrand-le-Chateau, et H. JOUFFROY, maire de Velesmes-Essarts. Il a également obtenu le renforcement et la modernisation du réseau électrique et la modernisation de la desserte téléphonique de la commune de Grandfontaine.

VALZER Pierre-Laurent, né le 29 juillet 1808 à Soulce-Cernay, mort le 5 mars 1883 à Grandfontaine. Fils de laboureur, il fait sa rhétorique au séminaire d'Ornans (1826-1827) puis une année au séminaire de philosophie à la mission d'École à École-Valentin, il partage le second prix de dissertation avec Victor Mauvais (1809-1854) astronome et député du Doubs. Il débute en 1828 au séminaire de théologie de la rue Mégevand, en 1831 il est ordonné prêtre par Monseigneur Antoine Jacques de Chamon qui remplaçait le cardinal archevêque de Besançon Louis François Auguste de Rohan-Chabot, exilé à Rome. Après trois ans à Montbenoît, il est en 1834 à la cure de Grandfontaine. Il préside le groupement de sept jeunes filles qui veulent devenir gardes-malades. Ce fut le début de ce qui est l'actuelle congrégation des Saints Noms de Jésus et de Marie (les sœurs bleues de La Marne) dont la Maison-Mère est à Montferrand-le-Château.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Courtieu, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 3, Besançon, Cêtre,
  2. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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