Montrond-le-Château

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Montrond-le-Château
Montrond-le-Château
L'église du village.
Blason de Montrond-le-Château
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Besançon
Intercommunalité Communauté de communes Loue-Lison
Maire
Mandat
Angèle Prillard
2020-2026
Code postal 25660
Code commune 25406
Démographie
Gentilé Castelmontois/Castelmontoise
Population
municipale
563 hab. (2018 en diminution de 2,93 % par rapport à 2013)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 08′ 39″ nord, 6° 02′ 48″ est
Altitude Min. 407 m
Max. (château) 525 m
Superficie 11,6 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Besançon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Vit
Législatives Première circonscription
Localisation
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Montrond-le-Château
Liens
Site web Site de la commune de Montrond-le-Château : www.montrond-le-chateau.fr

Montrond-le-Château est une commune française située dans le département du Doubs, en région Bourgogne-Franche-Comté. Elle fait partie de la communauté de communes Loue-Lison et du canton de Saint-Vit.

Ses habitants sont les Castelmontois et Castelmontaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Montron en 1233, 1294 ; Montront en 1480, 1599. Après avoir proposé la dénomination de Montrond-Saint-Georges, la dénomination de Montrond-le-Château est adoptée par décret du [1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Montrond-le-Château est à 17 km au sud de Besançon, à 12 km d'Ornans et à 22 km de Quingey

Situé à 450 m d'altitude moyenne sur le premier plateau jurassien, le territoire communal, d’une superficie de 1 160 hectares (dont 462 ha boisés), s’étire sur un axe nord-ouest sud-est. 

Au dernier recensement, la commune comptait 552 habitants. Elle est desservie par une route départementale (la D 102) qui la relie à Épeugney et Mérey-sous-Montrond.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Montrond-le-Château est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Besançon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 312 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (51,1 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (52,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (43,6 %), prairies (30,8 %), zones agricoles hétérogènes (20,3 %), zones urbanisées (5,3 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Histoire[9][modifier | modifier le code]

L'occupation du site est ancienne comme l'attestent diverses découvertes :

Montrond est un site gallo-romain ; une porterie datant de l’an 182 ou 183 a été trouvée en 1840. 

La découverte de tombeaux [10] et de boucles de ceinturons de la même époque[11] ) confirme la présence de la civilisation mérovingienne sur le territoire. 

Un fragment de vase du haut Moyen Âge (VeVIe siècles) a également été mis au jour. 

Montrond est mentionné en 1154 dans un acte de partage de terres entre Pierre III de Scey et son fils Richard de Montbéliard. Plus tard (v.1276), les terres deviennent la propriété de Richard de Montfaucon-Montbéliard.

Amédée Ier de Neuchâtel, seigneur de Montrond[12],décide de faire fortifier la butte du village en 1231 avec l’aide de Pierre V de Scey.

Guillaume de Vienne hérite du fief en 1406. Celui-ci, outre Montrond, comprend alors Mérey, Villers, Tarcenay, Malbrans, Épeugney, Rurey, Cademène, Lizine, Scey...

Montrond est vendu en 1446 à Thiébaud IX de Neuchâtel[13], puis passe à Guillaume de Fürstenberg en 1505 du fait de son mariage avec Bonne de Neuchâtel.

Thomas de Jouffroy, déjà seigneur de Marchaux, acquiert le fief en 1605 avant qu'il soit partagé entre plusieurs seigneurs au XVIIe siècle.

Le château fort[modifier | modifier le code]

Implanté sur une butte-témoin ( la Motte), dominant la plaine qui l’entoure, le château est idéalement situé près du village où se trouve alors une maison-forte.   

Le , un tremblement de terre[14] provoque l’effondrement d’une tour.

En 1492, l’archiduc Maximilien d’Autriche, gendre de Charles le Téméraire, est invité à célébrer les fêtes de la Nativité au château. Il séjourne à Besançon le et vient à Montrond pour Noël. 

Lors de la conquête de la Franche-Comté par Louis XIV en 1674, le château est assiégé. Comme la quasi-totalité des châteaux forts de la Comté, il sera démantelé. 

Au début du XXe siècle, on pouvait encore observer une tour, haute d’une dizaine de mètres jusqu'à son effondrement en 1935. La cour centrale redevenue une prairie sera plantée de conifères au début des années 1970. Les ruines font aujourd'hui l'objet de travaux d'entretien et consolidation.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Montrond-le-Château Blason
De gueules à la bande d’argent chargé en chef d’un croissant d’azur
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1995 ? Marc Grosjean    
mars 2001 mars 2008 René Locatelli    
mars 2008 mars 2014 Gabriel Laithier    
mars 2014 mai 2020 Dominique Girardier SE Retraité Fonction publique
mai 2020 En cours Angèle Prillard [15]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[17].

En 2018, la commune comptait 563 habitants[Note 3], en diminution de 2,93 % par rapport à 2013 (Doubs : +1,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
279306318321338351353357379
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
384362360345340360364343343
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
330326319327334340337300273
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
296310279320393471546558560
2018 - - - - - - - -
563--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Label[modifier | modifier le code]

Les pelouses de la Motte du château[20] sont un espace naturel sensible. Inauguré le 10 octobre 2020, le site est labellisé pour ses pelouses sèches et sa mare.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Les sol et sous-sol sont caractéristiques d'un relief karstique, avec la présence de dolines, lapiaz, pertes et gouffres. Certains d'entre-eux (grotte des Cavottes, puits de la Belle Louise, puits du Pré Rond, gouffre des Ordons[21]…) ont acquis une renommée dépassant largement les limites de la commune ; ils sont fréquentés par des spéléologues venant de toute l'Europe. Un gîte a été aménagé pour eux dans le village.
  • Le château de Montrond (ruines) perché au sommet de la butte, domine tout le village. Une route puis un sentier permettent d'atteindre le sommet au niveau d'une statue de vierge à l'enfant installée sur un piédestal monumental[22]. Au sommet, la vue s'étend sur le village entier, les villages avoisinants ainsi que le massif du Jura à l'est. Ce lieu est classé site panoramique.

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Aimé-Honoré-Marie Bailly, né à Montrond en 1845, capitaine trésorier de la compagnie de gendarmerie de la Gironde à Bordeaux. Chevalier de la Légion d’honneur.
  • Jules-Joseph Valfrey, né à Montrond en 1838. Ministre plénipotentiaire honoraire. Sous-directeur du Midi et de l’Orient dans le service des affaires publiques depuis 1877. Officier de la Légion d’honneur. Auteur de plusieurs ouvrages d’histoire diplomatiques.
  • Auguste Decreuze (Montrond 1806 - Paris 1839), peintre, élève de Antoine-Jean Gros. A exposé au Salon de Paris en 1833.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Courtieu, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 4, Besançon, Cêtre, .
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 26 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 14 mai 2021)
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 14 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. D'après site communal de Montrond-le-Château
  10. toujours visibles dans le village, ayant été reconvertis en auges.
  11. Déposées au musée des Beaux Arts de Besançon
  12. Fils de Rodolphe III de Neufchâtel et de Sybille de Montfaucon (fille de Thierry III de Montbéliard)
  13. dit « le jeune » (v.1412-1469)
  14. Épicentre à Bâle
  15. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 septembre 2020).
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  20. « Inauguration de l’espace naturel sensible de la Motte du Château – Journal du Lycée » (consulté le 18 février 2021).
  21. Ainsi que : Trou de la Lave, puits de la Borme (du bœuf), trou du Brizon , trou de la Brosse...
  22. Le monument, qui date de 1855, a été restauré au XXe siècle.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]