Cléron

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Cléron
Cléron
Le pont sur la Loue, l'église et le château.
Blason de Cléron
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Besançon
Intercommunalité Communauté de communes Loue-Lison
Maire
Mandat
Jean-Marie Doney
2020-2026
Code postal 25330
Code commune 25155
Démographie
Gentilé Cléronais, Cléronaises [1]
Population
municipale
295 hab. (2021 en diminution de 8,39 % par rapport à 2015)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 05′ 16″ nord, 6° 03′ 43″ est
Altitude Min. 295 m
Max. 563 m
Superficie 14,56 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Besançon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Ornans
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Cléron

Cléron est une commune française située située dans le département du Doubs, la région culturelle et historique de Franche-Comté et la région administrative Bourgogne-Franche-Comté.

Située dans la vallée de la Loue, au cœur du premier plateau du Jura et à une dizaine de kilomètres d'Ornans, elle comptait 295 habitants en 2021 appelés Cléronais et Cléronaises[2].

Le village, situé sur la rive droite de la Loue, est dominé par son château médiéval des XIIIe et XIVe siècles et son église du XIVe siècle. Il est par ailleurs encadré par des reculées, amphithéâtres rocheux typiques du massif jurassien, dont le ravin de Valbois classé réserve naturelle nationale et la reculée de Norvaux. Cléron dispose de deux petits musées, le Musée du Tacot consacré aux anciennes lignes de chemin de fer du département du Doubs et le Hameau du Fromage présentant les traditions fromagères franc-comtoises. La commune est le berceau d'une spécialité fromagère ai lait de vache baptisée édel de Cléron et inspirée du mont d'Or.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le village au bord de la Loue.

La commune de Cléron est située en région Bourgogne-Franche-Comté, dans l'ouest du département du Doubs, à 13 kilomètres à vol d'oiseau au nord-est du département du Jura et à 33 kilomètres de la frontière entre la France et la Suisse. Les grandes villes les plus proches sont Besançon, préfecture du département, située à 17 km à vol d'oiseau en direction du nord[3] et Dijon, préfecture de la région, située à 81 km kilomètres vers le nord-ouest[4]. Paris, la capitale se trouve à 339 km au nord-ouest[5]. La distance la plus courte par la route entre le centre du village et le centre-ville de Besançon (mairie) est de 27,5 km[Note 1]. Elle est à la limite entre la haute vallée et la moyenne vallée de la Loue et au cœur du plateau d'Ornans. Elle fait partie du canton d'Ornans, de la communauté de communes Loue-Lison et elle est intégrée dans l'aire d'attraction de Besançon.Les communes limitrophes sont Scey-Maisières, Amondans, Fertans, Chassagne-Saint-Denis, Flagey et Cademène.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le fond de la reculée du ravin de Valbois

D'une superficie de 1 456 hectares, le territoire communal se situe à la jonction de la haute et de la moyenne vallée de la Loue, la rivière passant sous les 300 mètres d'altitude en quittant la commune de Cléron, et en partie sur le premier plateau du Jura. L'altitude la plus élevée de la commune (563 mètres) est mesurée au sud-est de son territoire, sur le plateau du Lavoutre, au tripoint des communes de Chassagne-Saint-Denis, Cléron et Flagey. L'altitude minimale est de 295 mètres à l'endroit où la Loue quitte le territoire communal, au niveau du tripoint des communes d'Amondans, Cademène et Cléron. Le village-centre a quant à lui une altitude comprise entre 310 et 370 mètres.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte du réseau hydrographique de la commune de Cléron

La commune fait partie du bassin versant de la Loue, rivière de 122 km qui est le principal affluent du Doubs. Elle borde le territoire communal sur plus de 8 km au nord, marquant la délimitation entre Cléron et les communes de Cademène et Scey-Maisières. Le ruisseau de Norvaux[6], d'une longueur de 7 kilomètres et dont la source se trouve sur la commune d'Amancey au sud de Cléron, traverse le territoire communal du sud au nord sur ses deux derniers kilomètres et se jette dans la Loue au niveau du château. Le ruisseau de la Mée[7], affluent du précédent et mesurant 5 km, naît sur la commune de Fertans au sud du territoire communal de Cléron qu'il parcourt sur sa deuxième moitié. Le ruisseau de Valbois[8], d'une longueur de 6 kilomètres, prend sa source au sud de Cléron sur le territoire communal de Chassagne-Saint-Denis, et traverse la commune de Cléron du sud au nord sur près de 4,5 km.

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[9]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental et est dans la région climatique Jura, caractérisée par une forte pluviométrie en toutes saisons (1 000 à 1 500 mm/an), des hivers rigoureux et un ensoleillement médiocre[10].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 230 mm, avec 13,5 jours de précipitations en janvier et 10 jours en juillet[9]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Coulans », sur la commune d'Éternoz à 9 km à vol d'oiseau[11], est de 10,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 259,2 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 38,7 °C, atteinte le ; la température minimale est de −18,9 °C, atteinte le [Note 2],[12],[13].

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[14]. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[15].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Cléron est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 3],[16],[17],[18].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Besançon, dont elle est une commune de la couronne[Note 4]. Cette aire, qui regroupe 312 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[19],[20].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (69 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (69,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (66,5 %), prairies (22,2 %), zones agricoles hétérogènes (6,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,5 %), zones urbanisées (2,4 %)[21]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Logement[modifier | modifier le code]

Le centre du village

Au recensement de 2020, la commune comptait 164 logements dont 129 étaient des résidences principales, 24 des logements vacants et 11 des résidences secondaires[Insee 1]. Le nombre de logements situé dans des immeubles collectifs s'élève à 32 appartements, soit 19,3 % du total, et 131 maisons individuelles. Sur les 128 résidences principales construites avant 2018 que compte la commune, 35 (27,3 %) ont été achevées avant 1946, 50 (39,1 %) entre 1946 et 1990 et 43 (33,6 %) de 1991 à 2017. L'ancienneté d'emménagement dans la résidence principale montre que sur les 296 habitants de la commune au recensement de 2020, 191 ont emménagé depuis 10 ans ou plus, 74 depuis 2 à 9 ans et 31 depuis moins de 2 ans.

Évolution du nombre de logements à Cléron[Insee 1]
1968 1975 1982 1990 1999 2009 2014 2020
81 74 103 118 129 148 163 164

Transports et voies de communication[modifier | modifier le code]

Le principal axe routier qui dessert la commune est la route départementale 9, longue de 65 kilomètres, qui relie Larnod et la route nationale 83 au nord, aux portes de Besançon, et Les Hôpitaux-Neufs et la route nationale 57 au sud à quelques kilomètres de la frontière suisse. Elle franchit la Loue par un pont en pierre, unique point de passage routier sur le territoire communal. Un axe routier secondaire, la route départementale 103, permet de rejoindre les communes situées à l'ouest, Amondans, Lizine ou encore Malans. L'échangeur autoroutier français le plus proche est situé à 32 kilomètres au nord par la route, il s'agit de la sortie no 3 Besançon Ouest de l'A36 dite la Comtoise (Beaune-Mulhouse).

Le train desservait autrefois le village grâce à la ligne Besançon - Pontarlier, appelée familièrement le Tacot, inaugurée le et fermée en 1951. Actuellement, la gare la plus proche de Cléron est la gare de Saône (19 km) desservie par des trains express régionaux (TER) reliant Besançon-Viotte et la ville suisse de La Chaux-de-Fonds. La gare de Besançon-Viotte, située à 28 km, permet des liaisons par TGV vers Paris-Gare-de-Lyon, Strasbourg et Lyon.

L'aéroport français le plus proche est celui de Dole-Jura (77 km) tandis que les aéroports internationaux situés dans un rayon de 200 kilomètres sont l'aéroport de Genève (133 km par la route), l'aéroport de Berne (151 km) et l'aéroport de Bâle-Mulhouse (189 km).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Cluruns en 1136 ; Clarons en 1275 ; Clairon en 1283[22].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'église et le château.

D'après la légende, le nom de « Cléron » viendrait de l'instrument de musique appelé "Clairon". En effet, au IXe siècle, Charles le Chauve aurait donné le clairon en argent de Charlemagne, son grand-père, à un jeune chevalier s'étant battu ardemment contre Gérard de Roussillon. Celui-ci aurait octroyé à ce chevalier les terres sur lesquelles il se ferait entendre depuis les rives de la Loue, en soufflant dans le dit clairon[23].

La réalité est cependant tout autre : Dès l'époque gallo-romaine, un « castrum » aurait occupé cet emplacement, avec pour mission de contrôler ce passage. On sait également, qu'au XIIe siècle une famille de Cléron seconde les Scey pour le contrôle du gué, sur le tracé de la route reliant Besançon à Salins-les-Bains; cette route servant à acheminer le sel comtois vers Pontarlier et la Suisse. Le château de Cléron aurait quant à lui, été construit par Humbert de Cléron en 1320. Ce château de forme rectangulaire et encadré par quatre tours avait la même utilité que le castrum gallo-romain.

Au XIIIe siècle, Jean 1er de Chalon-Arlay, seigneur de Montmahoux, convoite ce site stratégique. Mais la seigneurie lui échappe au profit des comtes de Bourgogne, qui récupérèrent également le château de Scey

Vers 1320, Humbert de Cléron fait reconstruire son château de Cléron, le premier pont en bois est édifié à la place du gué et permet ainsi de traverser la Loue.

Au XVe siècle, il existe un martinet sur le bief du ravin de Valbois au lieu-dit le Grillet. Ce bâtiment malheureusement à l'abandon, menaçant ruines, est toujours existant. On peut y voir le bief ainsi que l'emplacement de la roue à aubes permettant de faire tourner le martinet.

À cette époque, l'élevage, la polyculture ainsi que la vigne sont les principales ressources. Le village souffre à plusieurs reprises des guerres incessantes. Pendant la guerre de 10 ans, le village est dévasté une première fois par les Suédois en 1639, puis une deuxième fois en 1641 par les Français.

En 1614, la population du village était de 150 âmes et de 350 en 1850. Actuellement ce sont un peu plus de 300 âmes qui habitent le village.

Une dynamique artisanale s'est créée à la sortie du village, dans une zone d'activité souhaitée et développée par la municipalité vers la fin des années 1980. Cette zone artisanale regroupe plusieurs petits ateliers de fabrication de pièces ou d'artisanat, regroupés autour d'une laiterie offrant ainsi aux éleveurs locaux un débouché pour la vente de leur production. Cette fromagerie familiale, célèbre pour sa production de morbier et de comté l'est également par des fromages de fabrication « maison » : Edel de Cleron « le Fromager des clarines ; le Saint Vernier ; les exquis du Val de Loue ainsi qu'une large gamme de fromage à raclette nature et aromatisée ». La production fromagère s'exporte en France et à l'étranger, et plus particulièrement aux États-Unis.

Vers la fin des années 1990, il a été créé par la famille Perrin, (propriétaire de la fromagerie), un restaurant ainsi qu'un musée du fromage expliquant aux touristes de passage l'histoire ainsi que la fabrication du comté.

Dans la même zone, est installé dans un ancien atelier de menuiserie, le musée du « Tacot », train régional à voie métrique exploité par la Compagnie des Chemins de fer du Doubs de 1910 à 1953. La ligne venait de Besançon via Épeugney et continuait jusqu'à Amathay-Vésigneux via Fertans, puis Levier et Pontarlier. Ce chemin de fer régional a été démantelé à la fin des années 1950 du fait de la « démocratisation » de l'automobile, cette ligne n'étant plus rentable[24],[25].

Dans l'ancien presbytère du village, l'association Cléron Accueil gère un gîte d'étape et de séjour de 29 places. Situé dans un bâtiment de la fin du XVIIe siècle, le gîte se trouve dans un cadre pittoresque, à proximité de la Loue, de l'église et du château. Parmi ses activités, Cléron Accueil propose de la documentation sur les sites et balades de la région, ainsi que des dégustations et ventes de produits locaux.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de l'arrondissement de Besançon, du département du Doubs et de la région Bourgogne-Franche-Comté[26]. Elle est membre de la communauté de communes Loue-Lison créée en 2017 par fusion de la communauté de communes Amancey-Loue-Lison dont elle faisait partie préalablement avec les communautés de communes du Pays d'Ornans et du canton de Quingey. Cette structure intercommunale regroupe 72 communes pour une population de 25 427 habitants (en 2019).

Dans le cadre des élections départementales, Cléron est depuis 2015 l'une des 60 communes composant le canton d'Ornans après avoir fait partie de l'ancien canton d'Amancey de 1793 à 2015[27]. Elle dépend, pour les élections législatives, de la cinquième circonscription du Doubs[28].

De 1973 à 1981, la commune était rattachée à Amancey par fusion association, de même que les communes d'Amondans, Fertans et Malans[27],[26].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La mairie

Comme toute commune dont la population est comprise entre 100 et 499 habitants, le conseil municipal de Cléron est actuellement composé de onze membres[29]. Il est élu au scrutin majoritaire plurinominal à deux tours avec candidatures isolées ou groupées et possibilité de panachage[30]. Le maire actuel de la commune est Jean-Marie Doney, né en 1960, élu pour la première fois en 2015 suite à la démission d'Alain Galfione, et réélu le [31],[32].

Dans les communes de moins de 1 000 habitants, les conseillers communautaires sont désignés parmi les conseillers municipaux élus en suivant l’ordre du tableau (maire, adjoints puis conseillers municipaux) et dans la limite du nombre de sièges attribués à la commune au sein du conseil communautaire[33]. Un siège est attribué à Cléron au sein de la communauté de communes Loue-Lison. Le maire Jean-Marie Doney représente ainsi la commune au sein du conseil communautaire[34].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
? ? Comte Gabriel de Montrichard (1848-1920)   Conseiller Général du Canton d'Amancey (1910-1920)
? ? Comte Robert d'Oilliamson (1867-1938)   Conseiller Général du Canton d'Amancey (1920-1922)
Gendre du précédent
? ? Comte Roland de Montrichard (1882-1953)   Propriétaire du Château de Cléron
Conseiller Général du Canton d'Amancey (1945-1952)
Chevalier de la Légion d'honneur
mars 1964 mars 2001 Claude Lornet DVD  
mars 2001 mars 2008 Robert Galli SE  
mars 2008 mars 2014 Chantal Guet-Guillaume[35] SE  
mars 2014 novembre 2015 Alain Galfione SE  
novembre 2015 En cours
(au 1er juin 2020)
Jean-Marie Doney [36]
Réélu pour le mandat 2020-2026
SE  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[37]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[38].

En 2021, la commune comptait 295 habitants[Note 5], en diminution de 8,39 % par rapport à 2015 (Doubs : +1,89 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
532516536486522533500497487
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
502477453427425471470397367
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
355344342325287288277275220
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
209188182235266294304307319
2018 2021 - - - - - - -
302295-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[39] puis Insee à partir de 2006[40].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Cléron est rattachée à l’académie de Besançon, dans la zone A du calendrier scolaire. Les enfants de la commune sont scolarisés à l'école intercommunale publique Palmyr Uldéric Cordier qui se situe à Amancey (6 km) et au collège Pierre Vernier d'Ornans.

Santé et services d'urgence[modifier | modifier le code]

Cléron dépend, pour les secours, du centre de secours d'Amancey[41], commune distante de six kilomètres par la route où se trouvent également les services de santé les plus proches, dont une pharmacie et un cabinet médical, tandis que les hôpitaux les plus proches[42] sont le Centre hospitalier universitaire de Besançon (26 km) et le Centre Hospitalier Saint-Louis d'Ornans (9 km).

Vie culturelle et sportive[modifier | modifier le code]

Tissus associatif[modifier | modifier le code]

Plusieurs associations font vivre les héritages culturels du village : AEP, Tacot, Chasseurs...

Cultes[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un seul lieu de culte de confession catholique, l'église Saint-Siméon. Au sein du diocèse de Besançon, le doyenné des Premiers Plateaux regroupe cinq unités pastorales (paroisses) dont celle de la Haute Vallée de la Loue[43] à laquelle appartient Cléron.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de Cléron[modifier | modifier le code]

Construit au XIVe siècle (1320) par Humbert de Cléron sur l'emplacement d'un ancien castrum gallo-romain, le château de Cléron a été fortement remanié au XVIIIe siècle. Ce château, malgré sa restauration, a conservé son aspect défensif, typique de l'architecture militaire moyenâgeuse. Il a entre autres conservé ses défenses, donjon, mâchicoulis, meurtrières et assommoirs soigneusement restaurés.

Plusieurs fois ruiné au cours des siècles, le château a été remanié à maintes reprises. Le corps de logis perpendiculaire à la Loue date du XVe siècle. Il est flanqué d'une tour carrée dite « tour de l'horloge » datant du XIXe siècle. Sur le corps de bâtiment parallèle à la Loue, existent deux autres tours : la plus grande, carrée, le donjon servait également à défendre la tour ronde située un peu plus loin et appelée « tour de la Folle ». Une « viorbe » (escalier à vis) d'une centaine de marches permet d'accéder au sommet de la tour de guet.

Ce château, propriété de la famille de Montrichard, ne se visite pas, à l'exception des jardins pendant la période estivale.

Réserve naturelle nationale du ravin de Valbois[modifier | modifier le code]

Espace naturel abritant la majorité des milieux naturels des hautes vallées de la Loue et du Lison. La forêt de ravin côtoie falaises et pelouses calcaires. Le ruisseau de Valbois et des prairies complètent la diversité d’habitats de cette reculée jurassienne en formation depuis 90 millions d’années. Le Conservatoire d'espaces naturels de Franche-Comté en est le gestionnaire depuis le 1er janvier 2014.

Les pierres mystérieuses[modifier | modifier le code]

  • Le rocher du Moine : appelé aussi « Toum Tatre », ce monolithe de 39 mètres de haut se situe en bordure de falaise dans la reculée de Norvaux. De par sa forme, il ressemble à un moine avec sa tonsure[44].
  • La Pierre-qui-vire : appelée également « Roche-qui-tourne », ce monolithe d'une dizaine de mètres de hauteur se situe sur la rive gauche de la Loue, à la sortie de Cléron en allant vers Ornans. Cette pierre aurait la particularité de tourner sur elle-même une fois par siècle[44]. La pratique druidique utilisait ce genre de création naturelle géologique pour effectuer des divinations et des sacrifices. Ces pierres faisaient l'objet d'un culte comme à l'abbaye de la Pierre-qui-Vire dans le Morvan. Elles étaient le centre de lieux cultuels qui ont été repris par l'église catholique.

La ligne du Tacot[modifier | modifier le code]

  • Des infrastructures conséquentes sont réalisées à Cléron pour permettre la passage de la ligne du Tacot : outre la gare et sa remise à locomotive, un viaduc de 4 arches a été nécessaire pour franchir la Loue et un second de 7 arches, légèrement courbe, pour le passage du vallon à la sortie du bourg en direction d'Amancey (au dessus du ruisseau de Norvaux).
  • Le Musée du Tacot retrace l’épopée des petits trains des Chemins de fer du Doubs, ayant permis à toute une vallée et une région d’échanger avec les principales villes du département au début du XXe siècle. Maquettes et images d'archives permettent de retracer cette période.

Le patrimoine bâti[modifier | modifier le code]

On trouve plusieurs maisons anciennes dans le bourg dont certaines avec le toit couvert de lauzes.

Les fontaines[modifier | modifier le code]

Le village possède trois fontaines réparties et étagées le long de la Grande Rue. Ce sont trois fontaines-lavoirs-abreuvoirs recouvertes d'un toit «en croupe» qui ont été réaménagées au XIXe siècle par l'architecte Vieille Fils. La fontaine «du bas» située à l'entrée du village, près du pont sur la Loue, vient d'être restaurée et remise en eau grâce à la Fondation du patrimoine.

Le hameau de Nahin possède aussi un lavoir-abreuvoir et un bel abreuvoir ovale le long du chemin qui descend vers les pâtures.

Patrimoine gastronomique[modifier | modifier le code]

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Le village de Cléron a été élu "Plus beau village de Franche-Comté 2018" par les auditeurs de la station de radio France Bleu Besançon, une distinction traduisant entre autres sur son riche environnement naturel, paysager, culturel, historique et architectural[45]. Par ailleurs, le village est choisi pour représenter la région Bourgogne-Franche-Comté dans l'édition 2024 de l'émission de télévision Le Village préféré des Français.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la commune

Blason de Cléron Blason
De gueules à la croix tréflée cantonnée de quatre croisettes aussi tréflées, le tout d’argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Le village a obtenu le label concours des villes et villages fleuris au début des années 2000, avec une fleur à son actif.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Distance calculée grâce à l'outil Calculer un itinéraire du portail Web www.geoportail.gouv.fr.
  2. Les records sont établis sur la période du au .
  3. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

INSEE[modifier | modifier le code]

  1. a et b Institut national de la statistique et des études économiques, « Dossier complet - Commune de Cléron (25155) », sur insee.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.habitants.fr/doubs-25
  2. « Services publics Cléron - Habitants », sur habitants.fr (consulté le ).
  3. « Distance entre Cléron et Besançon », sur fr.distance.to (consulté le ).
  4. « Distance entre Cléron et Dijon », sur fr.distance.to (consulté le ).
  5. « Distance entre Cléron et Paris », sur fr.distance.to (consulté le ).
  6. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Norvaux (U2610520) » (consulté le )
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