Orsans (Doubs)

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Orsans
Orsans (Doubs)
Entrée d'Orsans, en venant de Belmont.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Pontarlier
Intercommunalité Communauté de communes des Portes du Haut-Doubs
Maire
Mandat
Philippe Brisebard
2020-2026
Code postal 25530
Code commune 25435
Démographie
Population
municipale
162 hab. (2018 en diminution de 0,61 % par rapport à 2013)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 14′ 54″ nord, 6° 23′ 23″ est
Altitude Min. 500 m
Max. 630 m
Superficie 8,29 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Besançon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Valdahon
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Orsans est une commune française du département du Doubs, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé au nord du canton de Vercel-Villedieu-le-Camp, de part et d'autre de la RD 50 à mi-chemin entre Baume-les-Dames et Valdahon (environ 17 km), le village d'Orsans est établi dans la vallée de l'Audeux qui traverse la commune du sud vers le nord-ouest.

Vue générale du village dans la vallée de l'Audeux.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ossens en 1044 ; Oussans en 1103 ; Oursans en 1137 ; Osens en 1177 ; Ossans en 1294 ; Orsans en 1302 ; Orsan au XVe siècle : Orssans, Ourssans en 1547[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Orsans est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Besançon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 312 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (63,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (63,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (42,3 %), forêts (36,7 %), prairies (21 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

La maison d'Orsans tire son nom d'une châtellenie qui était située dans le bailliage de Baume-les-Dames[9]. Le plus ancien connu est Hugues d'Orsans dit Huguenin le Buson[10]. En 1308, il assistait à la remise à Jean d'Oiselet de la garde de la forteresse de Châteauvillain des mains de Gaucher de Commercy qui la tenait en fief de Jean de Châlon[10].

Guillaume d'Orsans, le , se voyait remettre le château de Miécourt par Jean de Vienne en reconnaissance de ses services en plus du fief de Pleujouse, de divers biens à Courtedoux et Fregiécourt ainsi que des droits sur les dîmes et les revenus de Cernay[11]. Le , il avait l'honneur d'être choisi comme servant de l'évêque de Bâle lors de l'engagement de Vendlincourt par Jean de Vienne envers Simon de Saint-Aubin, si bien qu'en 1381 l'évêque lui donnait les tailles de Delémont[11]. Le , c'est au tour de Conrad Munch, évêque de Bâle de confirmer les fiefs de Delémont, Soyhières et du château du Schlossberg[11].

Plusieurs des seigneurs d'Orsans ont été inhumés dans l'abbaye de la Grace-Dieu, d'autres dans la chapelle de Sainte Catherine à l'église de Vercel, d'autres encore dans l'église de Saint Jean-Baptiste de Besançon et aussi en la maison d'Orsans où il y avait un sépulcre de famille[9]. Les seigneurs d'Orsans était investis de l'Office de maréchal de l'Archevêché depuis 1435. À cette fonction était attaché le droit d'avoir une sépulture au parvis de la cathédrale de Saint Étienne à Besançon[12]. C'est Jean de la Rochetaillée, archevêque de Besançon qui en remet le titre à Renaud d'Orsans. Jean et Antoine d'Orsans vendirent cet office en 1547 à Nicolas Perrenot de Granvelle, chancelier de l'Empereur Charles Quint[12].

Ils furent reçus quinze fois dans la confrérie des chevaliers de Saint Georges[13],[14] depuis Simon d'Orsans en 1449 et jusqu'à Marc-Antoine d'Orsans en 1652. La maison d'Orsans s'éteindra avec le mariage d’Élisabeth d'Orsans et de Charles de Tréchateau, marquis du Chatelet. Ils s'établirent à Besançon. Charles devenu veuf hérita de la seigneurie d'Orsans, il mourut le , son corps fut inhumé dans une de ses terres et son cœur dans l'église de Saint Jean-Baptiste à Besançon[12]. Le blason de la famille était : d'argent au sautoir de gueules, couronné d'or ; timbre un griffon d'or tenant un dard de même. Les alliances étaient Roulans, Voifey, Quingey, Dompré, Vaudrey, Marmier, Bougne, Achey, Chauvirey, Vellefaux, Lantenne, Leugne, Cléron, Oiselet, Cusance, la Palut, Pierre-Fontaine, Montjoie, Tuilli et Chatelet[12],[9].

Galerie[modifier | modifier le code]

Évènements[modifier | modifier le code]

  • La deuxième édition du vide-greniers a eu lieu le dimanche .
  • L'édition de 2010 du vide-greniers d'Orsans a lieu le dimanche .

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Orsans est un petit village comtois typique avec :

  • Ses grandes fermes comtoises traditionnelles, dont quelques-unes avec tuyé.
  • L'église avec clocher à dôme à impériale (clocher comtois traditionnel) bâtie entre 1759 et 1761 à la place d'une chapelle qui existait déjà au XIe siècle.
  • Une magnifique fontaine-abreuvoir restaurée au centre du village.
  • La mairie qui date du XVIIIe siècle a été édifié sur l'ancien palais de justice du bailliage d'Ornans.
  • L'Audeux avec ses gorges et cascades et les vestiges des anciens moulins.

Le village est encore connu pour son fameux bar « La Joconde », aujourd'hui fermé.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Gilbert Ferniot    
2008 mai 2020 Guy Parola[16] DVD Ouvrier
mai 2020 En cours Philippe Brisebard [17]    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[19].

En 2018, la commune comptait 162 habitants[Note 3], en diminution de 0,61 % par rapport à 2013 (Doubs : +1,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
280215287317315336312325281
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
246277303279284289293288243
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
250221207177173169160164178
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
141129112116102125151162164
2018 - - - - - - - -
162--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Au recensement de 1657, on compte 176 habitants dans 36 ménages. On trouve des Grosperrin, Beuretheret, Tripard, Lorioz, Cornuel, Roussel, Marmet, Mathey, Parigot, Ravier, Chappoy, Pargauld, Bapusot, Badoz, Fleurot, Boissenin, Sarrazin, Latie, Bonnot, Voinot, Julian, Barret, Bernard, Deschamps, Andrey, Lyme, Crusset, Gaulard, Felix, Grivet[22].

Sources[modifier | modifier le code]

  • Roglo, d'Orsans [1]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Courtieu, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 5, Besançon, Cêtre, 1986(.
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 26 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 14 mai 2021)
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 14 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. a b c et d Mémoires pour servir à l'histoire du comté de Bourgogne
  10. a et b Histoire généalogique des sires de Salins
  11. a b et c Le Jura Bernois
  12. a b c et d Histoire des séquanois
  13. a et b Dictionnaire universel de la noblesse de France
  14. a et b Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe
  15. Nobiliaire universel de France
  16. [PDF]« Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires », sur www.franche-comte.pref.gouv.fr..
  17. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 septembre 2020).
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  22. La population de la franche-Comté

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, volume 24, André Borel d'Hauterive, Albert Reverend, 1867, p.378.
  • Dictionnaire universel de la noblesse de France, Jean B.Courcelles, 1820, p.290.
  • Histoire des Séquanois et de la province séquanoise, des Bourguignons et du premier royaume de Bourgogne, de l'église de Besançon...", François Ignace Dunod de Charnage, Adamoli, 1737, p.376, 572, 573, 574, 577.
  • Histoire généalogique des sires de Salins au comté de Bourgogne, volume 1, Jean Baptiste Guillaume, 1757, p.60, 109, 142, 162, 183, 201, 203, 237, 238, 334.
  • La population de la Franche-Comté, tome 2, ouvrage collectif, Presses Univ. Franche-Comté, p.69.
  • Le Jura bernois: notices historiques sur les villes et les villages du Jura bernois, volume 2, Louis Vautrey, 1868, p.104, 105, 107, 150.
  • Mémoires pour servir à l'histoire du comté de Bourgogne, contenant l'idée de la noblesse et le nobiliaire du dit comté, François-Ignace Dunod de Charnage, 1740, pages 191 à 194.
  • Nobiliaire universel de France: un recueil général des généalogies historiques des maisons nobles de ce royaume, volume 6, Nicolas Viton de Saint-Allais, Ange Jacques Marie Poisson de la Chabeaussière, Jean-Baptiste-Pierre Jullien de Courcelles, abbé de Lespine, de St-Pons, Ducas, Johann Lanz, Bureau du Nobiliaire universel de France, 1815, p.186.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]