Thoraise

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Thoraise
Thoraise
Le château de Thoraise.
Blason de Thoraise
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Besançon
Intercommunalité Grand Besançon Métropole
Maire
Mandat
Jean-Paul Michaud
2020-2026
Code postal 25320
Code commune 25561
Démographie
Gentilé Thoraisiens
Population
municipale
348 hab. (2019 en augmentation de 10,48 % par rapport à 2013)
Densité 87 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 10′ 29″ nord, 5° 54′ 14″ est
Altitude Min. 222 m
Max. 411 m
Superficie 3,99 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Besançon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Besançon-6
Législatives Première circonscription
Localisation
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Thoraise
Liens
Site web thoraise.fr

Thoraise est une commune française située dans le département du Doubs, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Installé dans un méandre du Doubs, l'occupation de l'actuel emplacement du village daterait de l'époque protohistorique. Des vestiges gallo-romains ont également été retrouvés[1].

Ses habitants se nomment les Thoraisiens et Thoraisiennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Thoraise se situe à neuf kilomètres au sud-ouest de Besançon, dont le site est similaire. Au moment où la boucle du Doubs semble se refermer, un massif rocheux s'interpose, détournant son cours. C'est sur ce rocher que se situe le cœur du village.

Vue générale du village entouré par une boucle du Doubs.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Thoraise est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine de Montferrand-le-Château, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[5] et 2 523 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Besançon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 312 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[8],[9].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (45,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (45,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (45,5 %), eaux continentales[Note 3] (13,1 %), zones agricoles hétérogènes (11,1 %), prairies (8,1 %), zones urbanisées (7,7 %), terres arables (7,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (6,9 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Sous l'actuelle école des Ponts du 19e Régiment de Génie ont été découverts des vestiges d'un habitat protohistorique et d'une villa gallo-romaine lors de fouilles archéologiques réalisées de 1970 à 1994[1]. Un four de type polynésien, trois fosses et un vase de stockage témoignent de cette occupation protohistorique qui serait datée de l'âge du Bronze Final IIIb.

Des structures gallo-romaines ont aussi été déterrées : il s'agit de longs murs qui clôture une villa constituée de trois bâtiments reliés entre eux et de trois cours. L'occupation de cette dernière remonterait au milieu du Ier siècle de notre ère, sans dépasser le milieu du IIe siècle. Il s'agissait d'une importante villa, d'une superficie de 20 ha, d'après les vestiges retrouvés sur une surface d'environ 850 mètres de long sur 250 mètres de large.

Des mosaïques, des successions d'exèdres et des monnaies y ont été retrouvées. Des monnaies datant des IIIe et IVe siècle et des aménagements témoignent d'une occupation tardive de la villa.

Thorase en 1267 ; Touraise en 1281 ; Touraize en 1387 ; Thoraise depuis 1453[12].

La seigneurie de Thoraise a été fondée vers 1250 par un fils du seigneur de Montferrand. Le château fort est cité pour la première fois en 1273 lorsque Pierre de Montferrand, allié à Guillaume d'Abbans, le détruisit, mettant le feu aux chaumières alentour. En 1386 la seigneurie fut rachetée par le duc Philippe le Hardi, se trouvant ainsi aux mains des ducs de Bourgogne jusqu'en 1534 où Jean d'Achey en devint le seigneur. En 1756, la famille d'Achey s'étant éteinte, c'est Maxililien d'Izelin de Lanans maréchal de camp des armées du roi, qui l'achète jusqu'à sa saisie comme bien national en 1793. Outre l'importante production de céréales, la vigne tenait une grande place et les habitants avaient obligation de moudre le grain, battre leur chènevis et fouler le drap au moulin mentionné dès 1584. Le courant du Doubs actionnait aussi un martinet au XVIIIe siècle, une taillanderie au XIXe.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Thoraise Blason
Tranché: au 1er de sinople à la tour d'argent flammée du même, au 2e d'azur à la roue de moulin d'or; à la bande d'argent chargée de trois fleurs de lis d'azur posées dans le sens de la bande, brochant sur la partition[13].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Transport[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la ligne  54  du réseau de transport en commun Ginko.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 2002 2014 Serge Torteau[14] DVD  
mars 2014 En cours
(au 1er juin 2020)
Jean-Paul Michaud [15]
Réélu pour le mandat 2020-2026
MoDem Artisan
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[17].

En 2019, la commune comptait 348 habitants[Note 4], en augmentation de 10,48 % par rapport à 2013 (Doubs : +2 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
213189223217201209201215202
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
185209193169193204208185210
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
170182181174156160151199156
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
152165153189249239283280288
2015 2019 - - - - - - -
353348-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Anne Biget (sœur Marthe) (1748 - 1824). Son buste occupe une niche aménagée dans la façade de l'hôpital Saint-Jacques de Besançon. On y lit une inscription : À sœur Marthe, de Thoraise, providence des blessés, des prisonniers de guerre et des pauvres, l'Union bisontine des Femmes de France, 1890. Sœur Marthe fut décorée par Napoléon Ier et par Louis XVIII. Elle le fut aussi par les autres souverains de Prusse, d'Autriche et de Russie.

Galerie d'images[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b David Watts et Nicolas Meyer, « Thoraise – Camp militaire. Sauvetage urgent (1994) », ADLFI. Archéologie de la France - Informations. une revue Gallia,‎ (ISSN 2114-0502, lire en ligne, consulté le ).
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Unité urbaine 2020 de Montferrand-le-Château », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  8. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  11. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  12. Jean COURTIEU, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 5, BESANÇON, CÊTRE, .
  13. http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=19019
  14. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  15. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Borne, Notre-Dame du Mont à Thoraise et sa confrérie du XVIe au XXe siècle, 1939

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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