Épeugney

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Épeugney
Épeugney
La fontaine semi-circulaire de Maximien Painchaux en 1826.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Besançon
Canton Saint-Vit
Intercommunalité Communauté de communes Loue-Lison
Maire
Mandat
Gérard Mougin
2014-2020
Code postal 25290
Code commune 25220
Démographie
Population
municipale
594 hab. (2016 en augmentation de 9,59 % par rapport à 2011)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 07′ 06″ nord, 6° 01′ 31″ est
Altitude Min. 387 m
Max. 525 m
Superficie 13,95 km2
Localisation

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Épeugney est une commune française située dans le département du Doubs en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le climat est de type océanique, avec une forte influence continentale.

Article détaillé : Climat du Doubs.

Épeugney se situe à vingt et un kilomètres de Besançon et à quatorze kilomètres d'Ornans.

Elle fait partie du canton de Saint-Vit.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Chenecey-Buillon Pugey Rose des vents
N Montrond-le-Château
O    Épeugney    E
S
Rurey Cademène Scey-Maisières

Toponymie[modifier | modifier le code]

Espuigney au XIIe siècle ; Espingno en 1275 ; Espuigny en 1317 ; Espeugney en 1417[1].

Le nom est attesté sous la forme Espuignie en 1338[2].

Toponyme sans rapport avec ceux du type SPINETU > Épinay, Épinoy.

Il doit remonter à un type *SPONIACU, c'est-à-dire à un nom de domaine gallo-roman en i-acum, suffixe marquant la propriété. Il est précédé d'un anthroponyme. Albert Dauzat et Charles Rostaing[3] évoquent un hypothétique nom de personne germanique basé sur un radical *Spon-.

Histoire[modifier | modifier le code]

On a retrouvé des traces humaines remontant à l'âge du fer sur le site.

Au Moyen Âge, elle est rattachée à la Seigneurie de Scey-en-Valois. C'est en 1154 que le village se divise entre Pierre de Scey, le troisième du nom, (les biens qu'il hérite resteront annexés à Scey), et son frère, Richard de Scey, créateur de la Seigneurie de Montrond à laquelle est rattachée sa part.

En 1750 l'héritage de Richard est scindé en quatre parts. C'est donc à de nombreux propirétaires que la commune est liée sous l'Ancien Régime.

Quant à la religion, jusqu'à la construction de l'église en 1721, c'est à la paroisse de Rurey qu'Epeugney se rallie.

Le village reste opposé à l'ardeur anti-cléricale de la République et abat l'Arbre de la Liberté en 1797 pour le remplacer par une croix.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Claude Fouquet    
mars 2008 2014 Joëlle Bonnet[4]    
avril 2014 En cours Gérard Mougin DVD Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[6].

En 2016, la commune comptait 594 habitants[Note 1], en augmentation de 9,59 % par rapport à 2011 (Doubs : +1,79 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
400407422404365376366373350
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
364324350340301295304281248
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
230239267240249252233236241
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
231228289346403456487492496
2013 2016 - - - - - - -
568594-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église de l'Invention-des-Reliques-de-Saint-Étienne remonte à 1721. Après diverses réparations et aménagements aux dix-huitième et dix-neuvième siècles, c'est entre 1877 et 1881 que l'architecte Pierre Ducat lui donne son allure actuelle ;
  • La fontaine semi-circulaire en pierre est réalisée par l'architecte Maximien Painchaux en 1826. Son architecture en demi-cercle aux extrémités à pilastre et fronton, le tout flanqué d'un crucifix comme centre, subit nettement l'influence d'un modèle de Jean-Nicolas-Louis Durand, lauréat d'un concours à l'initiative du Comité de salut public les années 1794 et 1795.
  • La fontaine Jeanne d'Arc est ainsi nommée pour la statue qui la surmonte (et dont on ignore l'origine et la raison).

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Marie Doney. Centre de résistance pendant la période révolutionnaire, les prêtres rebelles baptisent et marient chez l'agent national. C'est ainsi que Jean-Marie est baptisé le 25 novembre 1794. Intelligent, il fréquente l'école dès cinq ans, presque toujours dans les premiers rangs. Le curé lui donne des leçons de latin. Après cinq ans d'études au collège de Dole, il en sort avec le premier prix[1].
  • André Oudet (Myon le 8 janvier 1942 - Besançon le 6 juillet 1999), peintre, organisa sa dernière exposition de tableaux en 1998 à l'église du village.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Jean Courtieu, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 3, Besançon, Cêtre,
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 (ISBN 2-85023-076-6)
  3. Ibidem
  4. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]