Chalèze

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Chalèze
Chalèze
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Besançon
Intercommunalité Grand Besançon Métropole
Maire
Mandat
René Blaison
2020-2026
Code postal 25220
Code commune 25111
Démographie
Gentilé Chaléziens[1]
Population
municipale
366 hab. (2018 en augmentation de 1,1 % par rapport à 2013)
Densité 64 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 16′ 04″ nord, 6° 05′ 22″ est
Altitude Min. 240 m
Max. 552 m
Superficie 5,68 km2
Unité urbaine Besançon
(banlieue)
Aire d'attraction Besançon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Besançon-4
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Chalèze est une commune française située dans le département du Doubs, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de Chalèze.

Le territoire est situé à huit kilomètres à l'est de Besançon, formé de deux parties distinctes :

- une plaine alluvionnaire inondable, propice aux activités agricoles et s'étendant sur la rive gauche du Doubs, avec empiètement sur la rive droite d'une altitude de 246 mères,

- sur le versant ouest de l'un des bourrelets du massif du Jura de la rive gauche un massif boisé, escarpé, culminant à 555 mètres d'altitude.

Appuyé à cette côte, le vieux village aux rues quadrillées est blotti devant son église au majestueux clocher à dôme à l'impériale.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Calesia en 1049 ; Calasia au XIIe siècle ; Chaleize en 1250, 1282, 1305 ; Chalèse en 1275 ; Chalesia à la fin du XVIe siècle ; Challaize en 1619 - La Canaie (La Cana) : Canal, Cana, Canaie en 1454 ; La Canée en 1554 ; La Canaz en 1590 ; La Cannay en 1594, rattachée en 1974[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Chalèze est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5]. Elle appartient à l'unité urbaine de Besançon, une agglomération intra-départementale regroupant 13 communes[6] et 137 837 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[7],[8].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Besançon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 312 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[9],[10].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (54,4 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (55,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (51,9 %), terres arables (23,2 %), prairies (12,7 %), zones urbanisées (7,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,5 %), eaux continentales[Note 3] (1,5 %), zones agricoles hétérogènes (1,1 %)[11].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[12].

Histoire[modifier | modifier le code]

C'est seulement en 1049 qu'il est fait état du village lorsque Hugues Premier, archevêque de Besançon qui en détient la mouvance, en fait don au chapitre de la Madeleine. Les reconnaissances de fiefs y sont ensuite nombreuses.

Territoire essentiellement agricole, les revenus en sont fréquemment amenuisés par les dévastations causées par les crues du Doubs, alors que les coteaux sont exploités en vignes et pâturages, tandis que le mont est couvert de forêt. Le hameau de la Cana (maintenant la Canaie) est le domaine de plusieurs moulins, d'une scierie et est traversé par l'aqueduc de Besançon dit canal de Jules César. Au XVIIIe siècle et dans la première moitié du dix-neuvième est pratiquée une importante activité de blanchiment des toiles sur pré, en particulier pour les congrégations religieuses. À cette époque les maisons basses et humides favorisent le développement d'épidémies et sont souvent la proie des flammes, comme le où quarante-cinq maisons disparaissent après récolte, n'en laissant que cinq épargnées.

Transport[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les lignes 26  et 75  du réseau de transport en commun Ginko.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1953 Julien Curty    
1953 1965 René Blaison    
1965 2001 Adelphe Curty    
2001 2008 Georges Mulin    
2008 2014 Christophe Curty[13]    
2014 mai 2020 Gilbert Pacaud SE Retraité
mai 2020 En cours René Blaison [14]   Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[16].

En 2018, la commune comptait 366 habitants[Note 4], en augmentation de 1,1 % par rapport à 2013 (Doubs : +1,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
303331317280282289278292385
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
296294254237236256291259237
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
204186173164159195190173190
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
192237323383379367390360368
2018 - - - - - - - -
366--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Familles existant aux XVIIe et XVIIIe siècles

1608 : Bullet, Franzet, Lambore, Morel, Péquignot, Pichery, Pourtier, Renaudot, Rouziot, Siroutot, Vaytet, Viguey. 1767 : Aubert, Baland, Bardot, Béliard, Bernard, Bonzon, Bouillet, Boujot, Bulez, Colard, Coquillot, Fuzento, Goguey, Male, Marez, Menestrier, Péquignot, Perrey, Perrot, Petetin, Pichery, Portier, Rifflard, Rouziot, Savourey, Tarby, Vanoz, Vaytet, Vitte.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Fontaine-lavoir-abreuvoir
    Église de la Nativité de Notre-Dame. Attestée dès 1256, le bourg de Montfaucon en dépend également jusqu'en 1311. La paroisse, unie à celle de Chalezeule en 1694, le sera aussi à celle de Thise par une bulle du pape Martin V en 1425. Au XVIIe siècle, le curé de Chalèze aura pour mission d'assister les habitants de Roche-lez-Beaupré, Novillars et Chalezeule. L'édifice actuel fut construit peu avant 1730, mais sera l'objet de consolidations dès 1763. Si l'incendie de 1764 préserve le bâtiment, il en détériore les menuiseries.
  • Aqueduc romain. Le territoire de la commune est traversé par l'ancien aqueduc romain reliant les sources d'Arcier à la ville de Vesontio (Besançon). Enterré et suivant le pied du contrefort de Montfaucon, il est encore visible par endroits, en particulier par une arche au lieu-dit la Combe.
  • Abreuvoir. Reconstruit en forme oblongue en 1863, situé au cœur du village, il est alimenté par une fontaine et avait la fonction de fournir de l'eau aux Chaléziens et au bétail.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Charles Marie Joseph Millot, né à Vesoul le , décédé à Buenos Aires le et inhumé à Besançon Saint Frejeux. Officier de Marine ; peintre caricaturiste sous la signature de Henri Gervèse. Spécialisé dans les cartes postales humoristiques sur la marine et la vie des marins de plusieurs nations, ainsi que dans la composition des affiches publicitaires. Il passe régulièrement ses vacances à Chalèze dans la propriété paternelle.
  • Jean Chicandre, né à Besançon le . Typographe-pressier d'hier pour des estampes et des livres d'aujourd'hui. Meilleur ouvrier de France en 1986. Représentant la troisième génération de cette famille d'imprimeurs, il entre réellement avant quatorze ans à l'atelier de son père. À dix-huit ans, fierté et récompense suprêmes qui, en quelque sorte, le confirment typographe, il compose seul son premier livre. Également pressier, il est revenu aux pratiques ancestrales de l'imprimerie, dût-il réinventer les outils introuvables, en imaginer d'autres qui lui soient propres, fabriquer le livre dans sa totalité, organiser la page, choisir le papier, les caractères de plomb ou le bois qu'il retaille parfois et qui doivent être adaptés à l'ouvrage. Il crée et édite de magnifiques illustrations comtoises.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.habitants.fr/doubs-25
  2. Jean COURTIEU, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 1, 2, 6, BESANÇON, CÊTRE, 1982, 1983, 1987.
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 26 mars 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  6. « Unité urbaine 2020 de Besançon », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 26 mars 2021).
  7. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  8. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 26 mars 2021).
  9. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 26 mars 2021).
  10. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 26 mars 2021).
  11. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 13 mai 2021)
  12. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 13 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  13. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  14. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 septembre 2020).
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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