Rurey

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Rurey
Rurey
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Arrondissement de Besançon
Canton Saint-Vit
Intercommunalité Communauté de communes Loue-Lison
Maire
Mandat
Maurice Demesmay
2014-2020
Code postal 25290
Code commune 25511
Démographie
Population
municipale
336 hab. (2016 en augmentation de 3,38 % par rapport à 2011)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 05′ 50″ nord, 6° 00′ 35″ est
Altitude Min. 285 m
Max. 520 m
Superficie 14,77 km2
Localisation

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Rurey est une commune française située dans le département du Doubs en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Borrey en 1124 ; Rore en 1130 ; Royre en 1196 ; de Rureio en 1268 ; Rurey en 1316 ; Ruerey au XVIe siècle[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Chenecey-Buillon Épeugney Rose des vents
Courcelles N Cademène
O    Rurey    E
S
Rouhe, Châtillon-sur-Lison Lizine Amondans

Grâce aux recherches des spéléos du club de Montrond-le-Château il est prouvé que le village est accolé à une longue faille géologique nord-est - sud-ouest du faisceau Salinois qui a créé par son rejeu important une ligne de sources issues d'un étage marneux surplombant le village sur la butte témoin de La cote d'où les ruisseaux... Étagée de 300 mètres (Loue) à 500 mètres (sur la cote) la commune présente presque toutes les formes classiques du relief karstique avec notamment les falaises sur la Loue, les résurgences (La Froiière) les gouffres, les grottes. Une incertitude de taille demeure : le front glaciaire s'est-il étendu jusque sur la côte ? Les spéléos ont observé l'absence de colmatage à l'est de la faille ce qui autoriserait l'hypothèse d'un front glaciaire sur Rurey. Rurey est au cœur de la vaste zone Natura 2000 "Loue-Lison" créée pour la protection d'espèces rares (grand-duc, faucon pèlerin, pie écorcheuse, écrevisse à patte blanche, apron, etc.).

Histoire[modifier | modifier le code]

La grotte de la Piquette a été fouillée dans les années 1970 par l'université de Besançon. Elle met en évidence la présence de NEANDERTHAL puis vers -10 000 celle des chasseurs de chevaux. Reno re iacum nom gaulois signifiant les nombreux ruisseaux remarquables en effet sur un plateau karstique ; ils ont permis l'installation de plusieurs petits moulins (huile, textile) encore présents au XIXe siècle. Village au plan remarquable dit en kraal (enclos central pour le bétail ainsi protégé) avec les habitations qui l'entourent une façade vers l'enclos (bétail) l'autre vers la rue (habitants) et murs mitoyens communs. Trois ruisseaux traversent les trois enclos encore observables au plan terrier de 1830 disponible en mairie. Ces kraals ont disparu ou presque (allotissement entre riverains, percement de rues et ruelles pour les carrioles allant à la fromagerie). Cette forte organisation sociale accompagne la présence de la première fructerie historiquement prouvée (Cartulaire des sieurs de Chalons) en 1240 (Fruitière de Rurey fermée en 1996) ce qui prouverait que l'organisation sociale forte a permis la production collective du fromage de Comté. Paroisse fondée en 1448 sur un habitat de la mouvance de l'abbaye de Buillon. Probablement évangélisés très tard par les Irlandais de Luxeuil celtisants (Colomban, Eustase, Anatoile) puis par les abbayes relais de Salins, Buillon les habitants de Rurey sont repris en main à la fois par la noblesse et l'archevêque (procès gagné à Rome contre le curé pour une affaire de dîme en 1448). Les Rurey sont réputés orgueilleux, querelleurs, au point d'avoir été surnommés « les fous de Rurey ». En somme ils sont restés Gaulois. À signaler une villa gallo-romaine du IIe siècle présente sous labours et non fouillée à ce jour.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 1995 Jean Grammont    
mars 1995 2001 Jocelyne Durant    
mars 2001 2008 Jean Grammont    
mars 2008 En cours Maurice Demesmay[2] DVD Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4].

En 2016, la commune comptait 336 habitants[Note 1], en augmentation de 3,38 % par rapport à 2011 (Doubs : +1,79 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
514514498534550527532540516
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
510518514413427444371384375
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
326344338310291288260243210
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
199183154189227282303322331
2016 - - - - - - - -
336--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église-halle romane de la Nativité de Saint-Jean-Baptiste construite à la place d'une chapelle en 1713 et reconstruite en 1721[1].
  • Trois fontaines dont une circulaire du XIXe siècle une demi-circulaire (aussi du XIXe siècle), une néoclassique.
  • Des vestiges de la villa romaine sont exposés en mairie dont une anse d'amphore fabriquée en Bétique au IIe siècle et venue par bateau (80 litres d'huile pour un poids de 100 kg).
  • Sentier botanique[7] qui permet de découvrir les arbres, arbustes, pelouses marneuses et plantes caractéristiques de notre région et donne accès à un belvédère qui domine la vallée de la Loue vers Cléron.
  • 7 km de falaises sur la Loue dont une petite portion réservée à l’escalade[8] avec 90 lignes sur un beau calcaire multicolore en bordure de la Loue.
  • Cascades et marmites de géant sur le ruisseau du Bief de Vaux.
  • Un oratoire champêtre,
  • Un site remarquable constitué d'une tour calcaire détachée de la falaise et appelée Le saut de la Pucelle. Un mythe chrétien fréquent en France y localise le suicide d'une fille de Rurey poursuivie par les soudards du prince de Saxe-Weimar durant la terrible guerre de Dix Ans lorsque la Comté espagnole se défendait contre tous ses envahisseurs, dont les Français.
  • 650 hectares de forêts, 450 hectares du territoire au Réseau Natura 2000. Une grotte préhistorique. Une passe à poissons. Belvédères.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

D'importantes archives de Rurey sont déposées aux Archives départementales du Doubs, service public du département du Doubs notamment période révolutionnaire. Voir aussi le cartulaire des SIEURS de CHALONS;

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]