Vorges-les-Pins

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Vorges-les-Pins
Vorges-les-Pins
Église de Vorges-les-Pins.
Blason de Vorges-les-Pins
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Besançon
Canton Besançon-6
Intercommunalité Grand Besançon
Maire
Mandat
Jean-Paul Pécaud
2014-2020
Code postal 25320
Code commune 25631
Démographie
Gentilé Vorgiens
Population
municipale
597 hab. (2016 en augmentation de 7,57 % par rapport à 2011)
Densité 125 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 09′ 30″ nord, 5° 55′ 46″ est
Altitude Min. 240 m
Max. 480 m
Superficie 4,76 km2
Localisation

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Vorges-les-Pins est une commune française située dans le département du Doubs, en région Bourgogne-Franche-Comté. Elle fait partie de la région culturelle et historique de Franche-Comté.

Ses habitants se nomment les Vorgiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vorges-les-Pins est un petit village du département du Doubs situé entre les vallées du Doubs et celle de la Loue à 330 mètres d'altitude.

Vue générale du village.

Traditionnellement, l'agriculture est tournée vers l'élevage laitier.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Vorges en 1049 ; de Vergis en 1124 ; Vorges en 1235 et au XIVe siècle ; de Vorgiis en 1362, Vorges-les-Pins depuis 1923[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Thoraise Busy Rose des vents
Boussières N
O    Vorges-les-Pins    E
S
Chouzelot Chenecey-Buillon
Cessey

Géologie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal repose sur un lambeau du bassin keupérien Haute-Saônois[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Vorges appartient successivement aux seigneuries d'Abbans, de Chalon puis de Thoraise au XIIIe siècle. En 1273, une querelle entre Hugues de Montferrand seigneur de Thoraise et son neveu Pierre de Montferrand allié à Guillaume d'Abbans aboutit à l'incendie du village et à la destruction du château de Thoraise. C'est Adelaïde de Bourgogne qui apaise le conflit en interdisant tout nouveau recours à la violence[3]. Le village devient la propriété de Jean de Chalon[4] en 1384 puis de ses descendants jusqu'au XVIIIe siècle. Il subit des destructions lors de diverses invasions dont celles des troupes de Bernard de Saxe-Weimar durant la guerre de trente ans.

Sous l'ancien régime, les habitants vivent de la culture (blé, avoine), de la vigne et de l'élevage.

Une mine de fer est exploitée au XIXe siècle ainsi qu'une carrière de pierre et une mine de gypse. Au confluent de 2 ruisseaux de la commune est implanté un moulin (moulin Caillet).

Vorges avait une chapelle dès 1683[5], mais pas d'église. Les habitants suivaient le culte à Busy. Après de nombreuses démarches et grâce aux dons des habitants, une église est édifiée en 1843 sur l'emplacement de la chapelle[6]. Cette église est coiffée d'un clocher aux arêtes vives (lanterne) dominée par une coq qui tourne au souffle du vent.

Elle possède deux cloches dont une des plus petites du Doubs[7] fondue au XIVe siècle. On peut lire l'épigraphe en lettres gothiques majuscules : AVE MARIA GRATIA PLENA.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Vorges-les-Pins Blason D'or à trois emmanches de sinople dentées en sapin [Coupé en sapin d'or et de sinople de trois pièces], celle du milieu abaissée ; au chef parti au 1er d'argent à deux pics de mineur de sable passés en sautoir, au 2e d'azur au vigneron au naturel.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Transport[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la ligne 51  du réseau de transport en commun Ginko.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2013 Charles Batiste[8]
2013 En cours Jean-Paul Pécaud SE Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[10].

En 2016, la commune comptait 597 habitants[Note 1], en augmentation de 7,57 % par rapport à 2011 (Doubs : +1,79 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
266269269278273259260229248
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
204196189181172187176166175
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
141145131137162174156148148
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
163161148256370435493555597
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le village possède plusieurs monuments remarquables :

Un très beau linteau de porte du XVIIe siècle, finement sculpté de motifs religieux[13] (Grand rue) et une église d'époque moderne classée monument historique.

Dans la combe Bouvot, un pont de pierre, dit pont romain, franchit le ruisseau du Moulin Caillet. Il est écrit « pont et levé et pavage au delà du pont 1719.1729 ».

Au-dessus du pont on trouve les ruines d'une usine d'extraction du gypse transformé localement en plâtre. L'usine dirigée par l'ingénieur Théodore Poulet n'a fonctionné qu'une dizaine d'années à partir de 1858. La roche était extraite en souterrain via des galeries parcourues par des wagonnets sur rails. Le plâtre produit était de très bonne qualité mais la difficulté de son transport a conduit à la fermeture de l'exploitation. Un incendie a détruit le bâtiment en 1923.

Le village est surplombé par la route royale no 83 reliant Strasbourg à Lyon qui longe le coteau jusqu'au croisement avec la voie romaine.

Un monument est élevé au Mont Gardot en mémoire des combats de janvier 1871 durant la guerre franco -prussienne.

Sur la commune se trouvait une mine de fer à ciel ouvert mais également en sous-sol à la combe au berger. Elle était exploitée par Charles Saint, maître de forge de Torpes.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean COURTIEU, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 6, BESANÇON, CÊTRE,
  2. Henri-Amé Resal, Statistique géologique, minéralogique et minéralurgique des départements du Doubs et du Jura, (lire en ligne), p. 84.
  3. Adélaïde stipula que les agresseurs "...n'auraient pas à indemniser le Seigneur de Thoraise des pertes infligées mais que ce dernier pourrait « refermer » à loisir son château et son bourg de Thoraise".
  4. Pour 1500 florins.
  5. Orientée dans le sens est-ouest
  6. Orientée sud-nord
  7. 49 cm de diamètre.
  8. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  13. Au-dessus d'une inscription « Dieu et la paix soit en tous tem avec nous », se trouve un cœur à l'intérieur duquel est écrit « j'aime Dieu ». Le bâtiment était sans doute initialement une chapelle.
  14. https://inpn.mnhn.fr/docs/ZNIEFF/znieffpdf/430020411.pdf