Amagney

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Amagney
Amagney
Église d'Amagney.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Besançon
Canton Besançon-5
Intercommunalité Grand Besançon Métropole
Maire
Mandat
Valdef
2014-2020
Code postal 25220
Code commune 25014
Démographie
Gentilé Magnoulots
Population
municipale
807 hab. (2016 en augmentation de 9,8 % par rapport à 2011)
Densité 61 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 18′ 21″ nord, 6° 09′ 09″ est
Altitude Min. 253 m
Max. 504 m
Superficie 13,13 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté

Voir sur la carte administrative de Bourgogne-Franche-Comté
City locator 14.svg
Amagney

Géolocalisation sur la carte : Doubs

Voir sur la carte topographique du Doubs
City locator 14.svg
Amagney

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Amagney

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Amagney
Liens
Site web amagney.fr

Amagney est une commune française située dans le département du Doubs, en région Bourgogne-Franche-Comté. Elle fait partie de la région culturelle et historique de Franche-Comté.

Ses habitants sont appelés les Magnoulots et Magnoulottes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est situé à environ 11 km à l'est de Besançon.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Marchaux-Chaudefontaine Châtillon-Guyotte Pouligney-Lusans Rose des vents
Thise N Deluz
O    Amagney    E
S
Roche-lez-Beaupré Novillars, Vaire

Transport[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la ligne 73  du réseau de transport en commun Ginko.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom d'Amagney proviendrait de l’association des mots celte « magos » (maison, village, marché) et du suffixe bas latin « iacos » déformé en « ey » dans la région (un lieu habité). Cette étymologie semble assez répandue, les racines de ses mots se retrouvent dans Émagny, Magny et Ameugny (Saône-et-Loire).

Histoire[modifier | modifier le code]

Amagnys en 1233 ; Amaygnées en 1253 ; Asmaynes en 1261 ; Amaignés ou Amaiacus en 1385 ; Ameigney en 1425. On a retrouvé sur le territoire d'Amagney des tuileaux d'origine romaine indiquant que la région était habitée au début de notre ère. La vallée du Doubs ayant été un lieu de passage important on peut penser qu'elle était habitée dès la préhistoire. Les premières mentions d'Amagney datent du XIIIe siècle. Le Chapitre métropolitain de Besançon y avait ses droits, notamment la dîme du vin en 1229. La famille de Montfaucon était également présente à Amagney selon un acte dans lequel Amédée de la Tour, chevalier de Besançon, déclare tenir en fief tout ce qu'il a à Amagney d'Amé de Montbéliard, seigneur de Montfaucon. En 1300 le seigneur de Montfaucon, Jean de Montbéliard, donne à l'hôpital du Saint Esprit de Besançon quatre bichets[1] de froment assignés sur le moulin d'Amagney et le droit de pâturage pour les bêtes aux Longeaux. Amagney existe depuis le XIIIe siècle, et en 1522 le lieu-dit Malmaison est officiellement rattaché au village. Amagney fut d'abord une terre vignoble, avant de produire des mirabelles surtout à la fin du XIXe siècle. Ce fruit est fêté chaque année le dernier dimanche du mois d'août dans le village.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 2008 Jean-Pierre Fostel    
2008 En cours Thomas Javaux DVD Restaurateur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[3].

En 2016, la commune comptait 807 habitants[Note 1], en augmentation de 9,8 % par rapport à 2011 (Doubs : +1,79 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
559564575539663706673653678
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
629585572528516482521517471
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
442437473439412439433407415
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
433422597656664680714719724
2013 2016 - - - - - - -
743807-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église d'Amagney :

Elle est attestée en 1275. En 1318, le patronage en appartient au trésorier du Chapitre métropolitain de Besançon. De cette église, dépendent Les Longeaux, La Malmaison et Rufille. L'église fut plusieurs fois reconstruite. Visité par l'archevêque de Besançon en mai 1665, elle reçut, en 1696, des ornements dus au ciseau du célèbre sculpteur Georges de La Seigne. Elle fut rebâtie en 1773 par l'entrepreneur Bidal. La décoration, cette fois, fut confiée au sculpteur Hugues Flamand, de Besançon, qui, en 1779, passa marché avec les habitants pour y installer deux retables et « décrasser la chaire à prêcher ». On commanda en outre au peintre Bisontin Jean-Pierre Fraichot deux tableaux. En 1775, on avait commandé une cloche au fondeur Claude-Joseph Lièvremont. En 1786, on plaça des bancs dans l'église et on dora le retable du maître-autel.

Cette église, devenue trop petite, dut être, un siècle plus tard considérablement agrandie. Les travaux furent à la charge des deux communes d'Amagney et de Novillars, ce dernier village ayant été rattaché au premier par décision archiépiscopale de 1714. Ce fut presque une reconstruction complète (à l'exception du clocher datant de 1821). L'architecte Pain Chaux dressa les plans du nouvel édifice : vaste église-halle à coupole (peinte par Charpy en 1875) dans laquelle on entre par un clocher porche. L'architecte Lavie dressa les plans de l'ornementation, assez surprenante dans cette région, puisque c'est la pierre qui a été choisie, et non le bois : chaire en pierre, autels et retables en pierre, fonts baptismaux et chemin de croix en pierre. L'exécution de ces ouvrages fut confiée à l'entreprise bisontine Domange-Baldauf et André, le sculpteur en fut Dreyer. Le , l'archevêque de Besançon pouvait venir consacrer la nouvelle église.

Les anciens éléments de décoration furent donnés par la paroisse d'Amagney à la toute nouvelle chapelle de Novillars. L'ancien cimetière qui entourait l'église fut désaffecté et un nouveau cimetière fut ouvert en 1848, à l'écart du village.

En ce qui concerne l'enseignement, les recteurs d'école sont attestés depuis 1735. En fait, l'instruction des enfants était assurée par des temps plus anciens : à la fin du XVIIe siècle, en effet, le curé Pourcheresse avait acheté une maison pour la paroisse, afin d'y loger une fille ou une veuve « qui enseignera les petites filles ». L'église sous le patronage de saint Ferréol et saint Ferjeux possède aussi un tableau ancien du XVIIe siècle montrant Besançon et ses fortifications ainsi que les deux saints.

  • Fontaines

Trois fontaines en belles pierres de taille du XIXe siècle ornent le village. L'une est ronde. Une des deux autres devait servir de base à la mairie mais le projet ne parvint jamais à son terme.

  • Monument aux morts

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. 29,3 litres en Franche-Comté.
  2. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :